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La peste

Couverture du livre « La peste » de Albert Camus aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070360420
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

« C'est moi qui remplace la peste », s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la « peste brune » déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires,... Voir plus

« C'est moi qui remplace la peste », s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la « peste brune » déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, La Peste éternise ces jours de ténèbres, cette « passion collective » d'une Europe en folie, détournée comme Oran de la mer et de sa mesure.
Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. Mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? Face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencenments, La Peste recense les conduites ; elle nous impose la vision d'un univers sans avenir ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, où le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, où les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence.
La Peste sera donc, au gré des interprétations, la « chronique de la résistance » ou un roman de la permanence, le prolongement de L'Étranger ou « un progrès » sur L'Étranger, le livre des « damnés » et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'Albert Camus douta parfois de mener à bien, au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles...

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Articles (3)

Avis (30)

  • À force d’en entendre parler et de la savoir bien sagement en attente sur l’une des étagères de ma bibliothèque et, surtout, très probablement encore sous l’impact du climat de crise sanitaire j’ai fait le choix de me replonger dans l’œuvre d’Albert Camus : La Peste. Jusqu’alors je ne...
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    À force d’en entendre parler et de la savoir bien sagement en attente sur l’une des étagères de ma bibliothèque et, surtout, très probablement encore sous l’impact du climat de crise sanitaire j’ai fait le choix de me replonger dans l’œuvre d’Albert Camus : La Peste. Jusqu’alors je ne connaissais que l’Etranger que j’avais beaucoup apprécié. Le style de La Peste est différent, plus factuel et cela volontairement. Le narrateur, dont on soupçonne l’identité mais dont on obtient le véritable nom qu’à la fin de l’œuvre, fait volontairement œuvre de neutralité. C’est une chronique impartiale des faits qu’il tente de dresser : celui de ces mois où la ville joyeuse d’Oran a rappelé à ses habitants la réalité de la mort. Cette dernière frôle chacun de près et cela a forcément un impact sur les manières d’être humains. Certains retrouvent la paix tandis que d’autres sombrent dans la folie. Il y’a des passages qui paraissent lents, voir pesants, mais on ne peut certainement pas le reprocher à Albert Camus. Cela fait partie de la traversée à laquelle il nous invite, elle n’a rien d’aisé : elle pèse sur notre réflexion, elle questionne, déplaît peut-être parfois mais quoiqu’il en soit ne laisse certainement pas indifférent. On ressort marqué de cette lecture, surtout en ce moment où Albert Camus et sa plume, magistrale, rappelle aux humains que nous sommes qu’il n’y a rien de plus précieux que nos relations aux autres ; c’est précisément par là que semble tenir notre humanité.

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  • La peste, à relire absolument, tant Camus a été visionnaire sur la situation que nous vivons actuellement. J'avais déjà fort apprécié ce roman lorsqu'on y était amenés par notre prof de français, il y a très longtemps. J'avais alors choisi cet ouvrage, parmi d'autres, pour l'étudier plus...
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    La peste, à relire absolument, tant Camus a été visionnaire sur la situation que nous vivons actuellement. J'avais déjà fort apprécié ce roman lorsqu'on y était amenés par notre prof de français, il y a très longtemps. J'avais alors choisi cet ouvrage, parmi d'autres, pour l'étudier plus longuement, et en faire une fiche de lecture.
    En relisant ce livre, j'ai été particulièrement saisie par le rapprochement qui peut être fait avec la situation actuelle:
    "Pendant ce temps, et de toutes les banlieues environnantes, le printemps arrivait sur les marchés. Des milliers de roses se fanaient dans les corbeilles des marchands, le long des trottoirs, et leur odeur sucrée flottait dans toute la ville. …."
    Les modes de communication étaient limitées, à l'époque le télégramme était la solution, quand pour nous c'est internet.
    "Les télégrammes restèrent alors notre seule ressource. Et comme en fait, les formules qu’on peut utiliser dans un télégramme sont vite épuisées, de longues vies communes ou des passions douloureuses se résumèrent rapidement dans un échange périodique de formules toutes faites comme : « Vais bien. Pense à toi. Tendresse."
    Rien à ajouter....

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  • En cette période de pandémie et de confirment, il m'a semblait nécessaire de relire ce monument qu'est "La peste" de Camus.
    On y retrouve ce qui nous préoccupe en ce moment et les diverses attitudes humaines autour de ce problème. Selon que l'on soit riche ou pauvre, actif ou pas, honnête ou...
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    En cette période de pandémie et de confirment, il m'a semblait nécessaire de relire ce monument qu'est "La peste" de Camus.
    On y retrouve ce qui nous préoccupe en ce moment et les diverses attitudes humaines autour de ce problème. Selon que l'on soit riche ou pauvre, actif ou pas, honnête ou malhonnête, tous les comportements y sont présents, ainsi que les évolutions de ces hommes en parallèle à l'évolution de la maladie.
    Cette lecture est toujours passionnante.

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  • On y retrouve l'incertitude et le sentiment d'impuissance, l'immobilité liée au confinement, le manque de liberté et l'ennui ; le danger proche qui engendre la peur, la peur de l'autre, du corps, la répulsion et le désir pourtant d'un rapprochement dans la douleur, la frustration.
    Les...
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    On y retrouve l'incertitude et le sentiment d'impuissance, l'immobilité liée au confinement, le manque de liberté et l'ennui ; le danger proche qui engendre la peur, la peur de l'autre, du corps, la répulsion et le désir pourtant d'un rapprochement dans la douleur, la frustration.
    Les comportements changent.
    Il y a l'inconscience ou la panique, le repli sur soi ou la folie, la résignation.
    Certains défauts sont exacerbés : l'hypocrisie, la dissimulation, la délation, la corruption, le trafic, le désir de jouissance immédiate, l'égoïsme, l'oubli.
    Les inégalités ressortent au lieu d'être effacées.
    Le retour à la foi ou à des valeurs humanitaires fait surgir en revanche des qualités comme l'empathie, la serviabilité, l'investissement, l’engagement, la ténacité, le don de soi, la discipline, la dignité, etc.
    Et la sympathie!
    plus sur anne.vacquant.free.fr/av/

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  • Cela avait commencé tranquillement, lors d'un printemps comme les autres. Quelques malades, quelques décès. Rien de grave, rien d'important, pas de quoi bouleverser le quotidien, pas de quoi se sentir concerné. Et puis, le nombre de malades a augmenté, s'est envolé...Finalement, il fallait...
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    Cela avait commencé tranquillement, lors d'un printemps comme les autres. Quelques malades, quelques décès. Rien de grave, rien d'important, pas de quoi bouleverser le quotidien, pas de quoi se sentir concerné. Et puis, le nombre de malades a augmenté, s'est envolé...Finalement, il fallait peut-être s'y intéresser à cette maladie mortelle. Prises au dépourvu, les autorités ont mis du temps à prendre la mesure du problème, ont tatônné, ont esquivé, pour enfin décréter prendre des mesures radicales :une mise en quarantaine généralisée, l'isolement des malades, l'ouverture de lieux entièrement dédiés aux nouveaux patients. Et le quotidien a bel et bien été bouleversé. Par l'isolement, la séparation d'avec des êtres chers. Par la peur d'être infecté. Par les chiffres de plus en plus hauts énoncés tous les jours. Par la possibilité que cela n'arrive pas qu'aux autres. Dans les hôpitaux surchargés, les médecins n'ont pu que constater l'absence de lits, la pénurie de matériel, le manque de médicaments, certes commandés mais qui tardent à arriver, les tentatives pour trouver un remède efficace. Et ils ont du s'habituer à l'impuissance, à la mort. Dans l'épreuve, certains se sont révélés égoïstes, centrés sur eux-mêmes, prêts à tout pour briser la quarantaine ou à tirer profit de la crise. D'autres ont remué des montagnes pour aider, soulager, se mettre à la disposition de la communauté. La maladie touchait tout le monde, les riches, les pauvres, les vieux, les jeunes. Mais bien sûr les plus pauvres, entassés dans des appartements exigus, étaient les premiers atteints. Dans les commerces, les vivres manquaient et des queues se formaient devant les vitrines de moins en moins approvisionnées. Les familles tentaient de voir leurs malades mais les hôpitaux étaient interdits au public. Les enterrements se faisaient à huis-clos, les larmes étaient solitaires. On espérait qu'avec l'été, la maladie perdrait peut-être en virulence mais cet espoir fut vain. La chaleur écrasante exacerbait les susceptibilités mais laissait le virus de marbre. Et les plages fermées ne pouvaient être une consolation pour ces confinés en mal de liberté. Les médecins qui attendaient une baisse significative des cas se retrouvèrent avec un ''plateau'', maigre résultat mais qui constituait une respiration pour ces pauvres hères confrontés quotidiennement à la mort, ne comptant plus les heures passées aux côtés de patients agonisants.
    Ainsi les médecins soignaient, les bénévoles aidaient, les curés priaient, les fossoyeurs enterraient et le miracle eu lieu. La maladie se retira lentement, laissant derrière elle la peine et le deuil. On disait qu'il y aurait un avant et un après l'épidémie. Et on avait pensé à l'après, forcément. On le voyait joyeux, festif. Il fut doux-amer...

    Bien sûr c'était Oran, c'étaient les années 40, c'était la peste comme métaphore du nazisme...
    Mais cela pourrait être la France, l'année 2020, le coronavirus. Et c'était inquiétant, voire angoissant, de constater que l'impuissance face à une épidémie est la même, que les moyens mis en œuvre pour la combattre sont les mêmes, que ce texte aurait pu être écrit aujourd'hui.
    Lire cette œuvre dans le contexte actuelle lui apporte une lumière particulière. Il y a quelques mois encore, on aurait parlé de la guerre, du nazisme, des camps, on aurait analysé les personnalités du docteur Rieux et des divers protagonistes, on aurait peut-être évoqué une lecture laborieuse, un texte exigeant, une certaine lenteur, une absence d'intrigue. Mais menacé par un virus potentiellement mortel, confiné, privé de libertés, le lecteur de 2020 cherche (et trouve) dans La peste, les similitudes avec ce qu'il expérimente au quotidien et se trouve immergé dans un classique qui entre en résonance avec son propre vécu.une expérience dramatiquement étrange.

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  • Un livre à relire, parce que Camus est un auteur d'exception, et parce que la chronique de l'épidémie de peste à Oran, c'est notre histoire, celle du Covid-19 à Paris : même confinement, même recherche de la maladie, même combat contre l'épidémie en plein printemps, mêmes interrogations...
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    Un livre à relire, parce que Camus est un auteur d'exception, et parce que la chronique de l'épidémie de peste à Oran, c'est notre histoire, celle du Covid-19 à Paris : même confinement, même recherche de la maladie, même combat contre l'épidémie en plein printemps, mêmes interrogations métaphysiques et tentatives d'explications, même expérience de la solidarité ou au contraire de l'individualisme destructeur… La galerie de personnages, Rieux, Tarrou, Paneloux, Rambert garde son efficacité, dans sa simplicité un peu caricaturale, car le mal reste le mal, et l'humanisme, une aspiration de notre époque.

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  • J'ai été moins emballée par La Peste que par l'Étranger. Il m'a fallu un temps certain pour entrer véritablement dans l'histoire.

    J'ai été moins emballée par La Peste que par l'Étranger. Il m'a fallu un temps certain pour entrer véritablement dans l'histoire.

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  • Camus n'a plus à me démontrer son talent. Depuis La chute, lu en terminale pour mon option lettres, je suis en admiration totale de cet auteur. Véritable uppercut littéraire, ce livre m'a permis de partir à la rencontre des autres oeuvres de Camus dont L'étranger, mon livre de chevet par...
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    Camus n'a plus à me démontrer son talent. Depuis La chute, lu en terminale pour mon option lettres, je suis en admiration totale de cet auteur. Véritable uppercut littéraire, ce livre m'a permis de partir à la rencontre des autres oeuvres de Camus dont L'étranger, mon livre de chevet par excellence et qui reste à ce jour inégalé dans mon coeur de lectrice. Bien évidemment j'avais déjà lu La peste, il y a fort fort longtemps, et si je me rappelais d'une oeuvre forte, marquante, je ne savais pas à l'époque combien sa relecture serait aussi saisissante.

    Pour ceux qui liraient ces quelques lignes dans une vingtaine ou trentaine d'années, oui on peut toujours rêver, nous vivons en ce mois d'avril 2020 une période de confinement dû à un virus particulièrement actif et meurtrier. Et tout ce que je peux dire est à quel point je suis encore davantage en admiration devant les mots de Camus, si justes et si précis.
    Et à ceux qui liraient ce billet dans les heures, jours ou semaines après qu'il a été posté, je ne peux que vous conseiller la lecture de la peste, maintenant ou après le confinement, vous ne pourrez que vous y retrouver.

    Le sujet est simple et tellement d'actualité. La peste s'abat sur Oran ce qui vaut la fermeture de la ville par les autorités. On ne peut plus y rentrer, on ne peut plus en sortir. Des médecins, des soignants se battent pour sauver des vies et trouver un remède. Ça vous rappelle quelque chose ?
    Des amants, des familles, des amis sont, de fait, séparés, ça aussi ça vous rappelle quelque chose ? Une vie en stand-by s'instaure, la peur se mêle à l'espoir. Le ton est donné, le ton est parfait.
    J'ai lu aussi que Camus avait écrit ce roman en analogie avec la montée du nazisme, la fameuse peste brune. Lui-même l'aurait écrit dans ses carnets, je ne vais certainement pas, moi, petite lectrice, le contredire. Et il est vrai que l'on y trouve notamment une forme de résistance mais aussi de profiteurs. Mais j'avoue que là, maintenant, même en essayant de lire cette oeuvre à travers ce prisme, je n'ai réussi à voir que le combat contre la maladie afin de libérer la population. La guerre des hommes et la guerre sanitaire seraient-elles finalement du même ordre ? J'aurais peut-être ma réponse lors d'une prochaine lecture de ce roman.

    Enfin (merci Wikipedia), il est à noter que La peste connaît un regain d'intérêt, particulièrement en France et en Italie, depuis le début de l'épidemie comme l'avait été le Paris est une fête d'Ernest Hemingway au lendemain des attentats de 2015. Une autre forme de résistance pour ne pas sombrer dans la résignation ?

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