La peste

Couverture du livre « La peste » de Albert Camus aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070349579
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

« C'est moi qui remplace la peste », s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la « peste brune » déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires,... Voir plus

« C'est moi qui remplace la peste », s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la « peste brune » déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, La Peste éternise ces jours de ténèbres, cette « passion collective » d'une Europe en folie, détournée comme Oran de la mer et de sa mesure.
Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. Mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? Face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencenments, La Peste recense les conduites ; elle nous impose la vision d'un univers sans avenir ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, où le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, où les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence.
La Peste sera donc, au gré des interprétations, la « chronique de la résistance » ou un roman de la permanence, le prolongement de L'Étranger ou « un progrès » sur L'Étranger, le livre des « damnés » et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'Albert Camus douta parfois de mener à bien, au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles...

Donner votre avis

Articles (2)

  • Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités
    Le livre qui a changé votre vie : le palmarès des 20 livres les plus cités

    Pour célébrer ses 20 ans, France 5 a lancé un sondage en ligne demandant "quel est le livre qui a changé votre vie ?".A cette question, plus de 6000 internautes ont répondu. Le palmarès a été révélé le 11 décembre 2014 par François Busnel lors de son émission littéraire "La Grande Librairie".

  • Tendance : La catastrophe naturelle inspire les romanciers français
    Tendance : La catastrophe naturelle inspire les romanciers français

    Ouragans, tsunamis, inondations, éruptions : les éléments déchaînés inspirent les auteurs français. Sans remonter jusqu’aux grands classiques (« L’Inondation », nouvelle de Zola ou « La Peste » de Camus), chaque rentrée littéraire, ou presque, livre « son roman de catastrophe ». 

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Ce livre m'a passionné, du début à la fin. Il reste pour moi l'un des livres marquants de ma jeunesse.

    Ce livre m'a passionné, du début à la fin. Il reste pour moi l'un des livres marquants de ma jeunesse.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • C'est difficile de dire quelque chose de plus sur cet écrivain si grandiose! J’ai adoré l’histoire, malgré la dureté et la tragédie du sujet : la contamination de la peste, et la peur des habitants d’Oran face à ce fléau. J'adore la plume d'Albert CAMUS.

    C'est difficile de dire quelque chose de plus sur cet écrivain si grandiose! J’ai adoré l’histoire, malgré la dureté et la tragédie du sujet : la contamination de la peste, et la peur des habitants d’Oran face à ce fléau. J'adore la plume d'Albert CAMUS.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Connaissant les romans d'Albert Camus que par L'étranger et La mort heureuse, j'ai été surprise par l'écriture. La narration a un point de vue différent et on ne retrouve pas cette ambiance lasse. Mais ça reste toujours aussi captivant et aussi philosophique qu'Albert camus sait le faire. Les...
    Voir plus

    Connaissant les romans d'Albert Camus que par L'étranger et La mort heureuse, j'ai été surprise par l'écriture. La narration a un point de vue différent et on ne retrouve pas cette ambiance lasse. Mais ça reste toujours aussi captivant et aussi philosophique qu'Albert camus sait le faire. Les personnages sont intéressante psychologiquement parlant.
    A Oran dans les années 1940, les rats sortent des égouts pour mourir aux yeux de tous. Il s'agit du début de la prise d'otage de la ville par la peste. Comment les personnages évoluent face à cette épidémie ? Comment la médecine s'organise t'elle ?
    Je vous invite à le découvrir.
    Sur ce je vous souhaite à tous de bonnes lectures .

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Que dire d’autre à part que j’ai adoré ! J’ai adoré l’histoire, j’ai adoré le cheminement de l’auteur pour nous montrer l’état d’esprit des habitants d’Oran pendant la peste, j’ai adoré le style d’écriture, j’ai adoré la psychologie de tous ces personnages, …

    J’avais lu il y a quelques années...
    Voir plus

    Que dire d’autre à part que j’ai adoré ! J’ai adoré l’histoire, j’ai adoré le cheminement de l’auteur pour nous montrer l’état d’esprit des habitants d’Oran pendant la peste, j’ai adoré le style d’écriture, j’ai adoré la psychologie de tous ces personnages, …

    J’avais lu il y a quelques années «l’étranger » et j’avais été surprise de voir qu’il était plus simple à lire que je ne le pensais. Et puis, j’ai regretté de ne pas avoir essayé d’aller plus loin dans la compréhension de cette œuvre, d’essayer de comprendre ce que voulait dire l’auteur entre les lignes. C’est pourquoi pour la peste, j’ai pris mon temps. Et j’ai beaucoup apprécié. Je l’ai trouvé un peu plus difficile à aborder que l’étranger mais le plaisir était bien présent.

    C’est le style de livre dont Philippe Vilain dit qu’il ne se passe pas grand-chose et pour lequel les lecteurs d’aujourd’hui s’ennuient. J’avoue qu’effectivement, si je l’avais lu il y a 10 ans, je n’aurais pas dépassé la 20ème page.

    En lisant ce livre, je n’avais pas la grille de lecture qu’il fallait en avoir. J’ai donc pris au premier degré l’histoire. Mais a priori, il fallait y voir une allégorie à la peste brune à savoir les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

    Le narrateur dont on ne connaît pas l’identité au départ mais qu’on devine assez facilement, nous raconte d’abord combien il a été difficile pour le médecin et pour les autorités administratives de mettre un nom sur la maladie de la peste. Cette partie de l’histoire m’a fait penser, toujours sans connaître la grille de lecture que j’évoquais plus haut, au fait qu’à la période de la seconde guerre mondiale, certaines personnes avaient du mal à prononcer le terme « guerre » de peur de porter malheur.

    L’état d’esprit des habitants d’Oran est finement analysé par Camus : la résignation, la peur, la colère, l’espoir, la tristesse sont évoqués tour à tour. Et on ressent cet état d’esprit vis-à-vis de la religion. Le père Paneloux au début de l’épidémie dans son sermon, va dire aux habitants que ce qu’il leur arrive est de leur faute, parce qu’ils ont pêché. A la fin, son sermon est différent : il va leur dire que ce qu’il leur arrive est la volonté de Dieu et que ne pas affronter l’épidémie en voulant s’échapper de la ville n’est pas bon pour eux. La religion est au centre de cette histoire et j’ai trouvé que ces paroles étaient dures vis-à-vis des habitants.

    Tous les personnages évoqués ont une importance cruciale dans l’histoire : le médecin Rieux, Tarrou, Grand, Cottard, le vieux asthmatique, … J’ai adoré d’ailleurs Grand, éternel romantique qui ne terminera jamais sa phrase et pour qui je vais faire honneur en le citant :« Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne ».

    En bref, « Chapeau bas ».

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Relecture de ce roman qui a propulsé A.Camus vers le Prix Nobel de littérature, L'écriture est fluide et même les imparfait du subjonctif sont à leur place, ces grands classiques ne nous déçoivent jamais!
    Trop jeune à la première lecture pour assimiler la peste au nazisme, j'apprécie...
    Voir plus

    Relecture de ce roman qui a propulsé A.Camus vers le Prix Nobel de littérature, L'écriture est fluide et même les imparfait du subjonctif sont à leur place, ces grands classiques ne nous déçoivent jamais!
    Trop jeune à la première lecture pour assimiler la peste au nazisme, j'apprécie pleinement maintenant ce texte qui est plus qu'une chronique sur la Résistance ; assimiler l'expansion de la peste à l'expansion du nazisme 10 ans auparavant est un hymne au courage, à l'abnégation et à l'entraide.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • C'est le premier livre que j'ai aimé a lire je l'ai dévorer.
    Cela ma donner avis de lire tout les livre d'Albert Camus

    C'est le premier livre que j'ai aimé a lire je l'ai dévorer.
    Cela ma donner avis de lire tout les livre d'Albert Camus

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un bon livre où l'on s'interroge sur son propre comportement. Le fléau, cette peste... autrement dit l'image du nazisme. Les héros sont tantôt des résistants, tantôt des collaborateurs, tantôt de simples quidam qui tentent de survivre. Un livre à mettre entre toutes les mains!

    Un bon livre où l'on s'interroge sur son propre comportement. Le fléau, cette peste... autrement dit l'image du nazisme. Les héros sont tantôt des résistants, tantôt des collaborateurs, tantôt de simples quidam qui tentent de survivre. Un livre à mettre entre toutes les mains!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Relu à l'occasion de Meursault contre enquête, j'ai éprouvé le même intérêt qu'à ma première lecture et le livre de Daoud aide à réexaminer l'écriture et le traitement de cet acte gratuit: meurtre de l'Arabe. Il a raison: tout tourne autour du meurtrier et rien sur la victime

    Relu à l'occasion de Meursault contre enquête, j'ai éprouvé le même intérêt qu'à ma première lecture et le livre de Daoud aide à réexaminer l'écriture et le traitement de cet acte gratuit: meurtre de l'Arabe. Il a raison: tout tourne autour du meurtrier et rien sur la victime

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.