Défaite des maîtres et possesseurs

Couverture du livre « Défaite des maîtres et possesseurs » de Vincent Message aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757864678
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

C'est notre monde, à quelques détails près. Et celui-ci notamment : les hommes ne sont plus maîtres et possesseurs de la nature. De nouveaux venus leur font connaître le sort qu'ils réservaient auparavant aux animaux. Malo et Iris mènent ensemble une vie frappée d'interdit par ces barrières qui... Voir plus

C'est notre monde, à quelques détails près. Et celui-ci notamment : les hommes ne sont plus maîtres et possesseurs de la nature. De nouveaux venus leur font connaître le sort qu'ils réservaient auparavant aux animaux. Malo et Iris mènent ensemble une vie frappée d'interdit par ces barrières qui séparent les espèces. Alors qu'elle est blessée, en attente d'une opération, il n'a devant lui que quelques jours pour tenter de la sauver.

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Articles (13)

Avis (45)

  • Certains disent qu'il faut avoir rencontré une fois un livre qui change votre vie. Pour moi ce fut celui-ci. Un choc philosophique, une écriture qui prend aux tripes.
    Ici les hommes sont réduits à ....de la simple nourriture. Élevés, parqués, découpés.... cela vous rappellera sans doute quelque...
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    Certains disent qu'il faut avoir rencontré une fois un livre qui change votre vie. Pour moi ce fut celui-ci. Un choc philosophique, une écriture qui prend aux tripes.
    Ici les hommes sont réduits à ....de la simple nourriture. Élevés, parqués, découpés.... cela vous rappellera sans doute quelque chose.
    C'est magistralement écrit.

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  • C'est étrange j'étais récemment au théâtre pour voir "Les Mandibules" de Louis Calaferte, un texte écrit fin des années 70, un texte qui nous parle de la surconsommation, de nos dérives alimentaires, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement en pensant à ce récit.

    C'est un livre...
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    C'est étrange j'étais récemment au théâtre pour voir "Les Mandibules" de Louis Calaferte, un texte écrit fin des années 70, un texte qui nous parle de la surconsommation, de nos dérives alimentaires, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement en pensant à ce récit.

    C'est un livre puissant, marquant, un roman d'anticipation que nous propose Vincent Message. Une fable écologique.

    Nous sommes dans un avenir qui pourrait être proche, dans une société de l'ordre du possible.

    Un peuple venant de l'univers est arrivé sur notre terre, il a colonisé l'homme et est devenu "Maître et possesseur" de la nature, de la planète. Parlons-en de la nature !

    Tout a disparu sur terre, le gibier, les oiseaux, tout cela à cause de la surconsommation. Par son comportement irresponsable l'homme a fait disparaître toutes les richesses de la terre.

    Il y a aujourd'hui trois catégories d'humains, trois castes :

    - ceux qui travaillent

    - les hommes de compagnie qui remplacent les animaux disparus

    - les hommes d'élevage

    Malo est aujourd'hui rapporteur à l'assemblée, il est porteur d'un projet de loi visant à améliorer la fin de vie des hommes, à la prolonger.

    Il a rencontré Iris il y a 11 ans, à l'époque où il était inspecteur des élevages.... Elle est depuis devenue "Humain de compagnie" clandestine.

    Suite à un accident - elle a la jambe broyée - il lui faut un bracelet d'identité pour la soigner, ce combat n'est pas simple car nous sommes dans une société différente avec des codes stricts, pas de mélanges entre les trois "castes"....

    Comme Louis Calaferte, Vincent Message analyse nos comportements, envisage l'évolution de notre société. Inévitablement on s'interroge sur ce que nous pourrions changer pour sauvegarder notre belle terre, sa biodiversité, son équilibre.

    C'est avec une écriture puissante, audacieuse, dure parfois mais aussi très poétique que l'auteur nous fait réfléchir au devenir de notre belle planète bleue.

    Les conditions d'élevages sont la plupart du temps désastreuses pour les animaux (je pense à Isabelle Saporta et "Le livre noir de l'agriculture" mais aussi au combat mené à travers ses récits d'Aymeric Caron). Si l'on transpose ceci chez l'homme, on prend plus conscience, on est secoué et c'est peut-être aussi l'occasion de modifier nos comportements.

    Des réflexions sur le monde du travail, de l'argent, une ambiance incroyable, des mots percutants, Vincent Message sème le trouble, le doute dans nos esprits.

    Un livre fort, puissant, noir mais il est vrai tellement indispensable.

    Vous l'avez compris c'est un coup de ♥


    Les jolies phrases


    C'était le chaos de la vie qui veut vivre, mais si grouillante qu'on comprenait pourquoi les équilibres globaux exigeaient que des virus périodiques les déciment au hasard et recréent autour de chacun, par ce moyen toujours contestable qu'est la mort, un peu d'espace pour respirer.

    Jusqu'à quand une vie d'homme mérite-t-elle d'être vécue ? Qui peut savoir cela ? Qui a le droit d'en décider ?

    Les hommes ne voulaient plus être seuls, mais ils ne s'entendaient qu'avec ceux qui leur étaient semblables presque en tous points.

    On fait souvent le mal qu'on ne veut pas. Souvent on vise l'ennemi et ce n'est pas l'ennemi qui tombe. Parfois on ne vise même pas et il y en a qui tombent quand même.

    ...comment prend-on en compte les intérêts de ceux qu'on ne voit pas, ou qui ne parlent pas, ou auxquels on se refuse par principe à donner la parole ?

    Ce n'est pas parce que quelqu'un est inférieur qu'il devient soudain légitime de le maltraiter et de l'asservir.

    Aimer les animaux ce n'est pas moins aimer les hommes ; aimer les hommes ce n'est pas moins aimer les gens de notre espèce. Car si on aime la vie avec une passion folle, alors on peut aimer tous les vivants, reconnaître partout leur souffle, et ce qu'il a de fragile, et sa capacité à se détraquer en peu de temps, et se mettre à haïr, en regard, toutes les violences qui leur sont faites.



    https://nathavh49.blogspot.be/2018/05/defaite-des-maitres-et-possesseurs.html

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  • Je crois que tout est dit dans ce passage, de bourreaux voilà les hommes devenus victimes dans un glapissement quasiment naturel et inéluctable.

    En filigrane l'histoire de Malo, qui essaie de contourner les lois que lui même rédige, qui prend peu à peu conscience de la dérive de son espèce...
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    Je crois que tout est dit dans ce passage, de bourreaux voilà les hommes devenus victimes dans un glapissement quasiment naturel et inéluctable.

    En filigrane l'histoire de Malo, qui essaie de contourner les lois que lui même rédige, qui prend peu à peu conscience de la dérive de son espèce sur les hommes. L'histoire se répète ne peut on rêver d'un autre monde ?

    De beaux passages sur la beauté de notre terre, d'autres beaucoup plus durs sur le traitement que l'on fait subir aux hommes (animaux) pleine de réalisme à la limite du haut le coeur. Heureusement la belle histoire d'amour entre Malo et Iras adoucie un peu tout cela.

    Un roman que l'on se prend en pleine face et que je vais faire passer de main en main tout cet été.

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  • Ayant assisté aux lectures à haute voix par Dominique Pignon, je m'étais plongé dans le livre dès le lendemain; Une dystopie fort intéressante et très bien écrite, un peu glaçante toutefois; Les hommes sont désormais classés en trois catégories par des êtres ayant envahi la terre: ceux destinés...
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    Ayant assisté aux lectures à haute voix par Dominique Pignon, je m'étais plongé dans le livre dès le lendemain; Une dystopie fort intéressante et très bien écrite, un peu glaçante toutefois; Les hommes sont désormais classés en trois catégories par des êtres ayant envahi la terre: ceux destinés à être mangés, les ouvriers esclaves et les hommes et femmes de compagnie...

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  • Dès le 4e de couverture, le ton est donné : "Il y a, pour résumer, trois catégories d'hommes: ceux qui travaillent pour nous; ceux qui s'efforcent de nous tenir compagnie; ceux que nous mangeons."

    "Défaite des maîtres et possesseurs" est certainement l'un des livres les plus percutants que...
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    Dès le 4e de couverture, le ton est donné : "Il y a, pour résumer, trois catégories d'hommes: ceux qui travaillent pour nous; ceux qui s'efforcent de nous tenir compagnie; ceux que nous mangeons."

    "Défaite des maîtres et possesseurs" est certainement l'un des livres les plus percutants que j'aie jamais lu. Un uppercut littéraire, tant par son propos que par la simplicité et l'efficacité de son style. Un propos qui porte à réfléchir sur un sujet d'actualité: la domination de l'homme sur toutes les autres espèces et l'usage, souvent indigne, qu'il en fait. Ce qui est particulièrement percutant, c'est le style utilisé, pas de grands cris, pas de revendications bruyantes, mais simplement une mise en perspective sur le mode du récit factuel. Vincent Message décrit par exemple un élevage et un abattoir "d'humains de consommation" en utilisant exactement le même argumentaire, la même phraséologie, le même verbiage et la même dialectique qu'emploient de nos jours les défenseurs des élevages d'animaux de consommation, même les plus sordides.

    Entendons nous bien, je ne suis pas végétarienne, encore moins vegan, mais il n'empêche que je suis préoccupée par la cause animale. Il faut dire aussi que la fille et petite-fille de boucher à l'ancienne que je suis ne reconnais en aucun cas les élevages et filières industrielles, avec tous leurs excès et leurs conséquences, comme un mode de production valable.
    Un livre qui ne laissera personne indifférent, c'est absolument certain, et qui peut faire réfléchir tout un chacun aux excès consuméristes de notre société actuelle, mais sans donner de leçon

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  • Iris n'a pas de papiers. Hospitalisée après un accident de voiture, elle attend pour être opérée que Malo Claeys, avec qui elle habite, trouve un moyen de régulariser sa situation. Mais comment la tirer de ce piège alors que la vie qu'ils mènent ensemble est interdite, et qu'ils n'ont été...
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    Iris n'a pas de papiers. Hospitalisée après un accident de voiture, elle attend pour être opérée que Malo Claeys, avec qui elle habite, trouve un moyen de régulariser sa situation. Mais comment la tirer de ce piège alors que la vie qu'ils mènent ensemble est interdite, et qu'ils n'ont été protégés jusque-là que par la clandestinité ?
    C'est notre monde, à quelques détails près. Et celui-ci notamment : nous n'y sommes plus les maîtres et possesseurs de la nature. Il y a de nouveaux venus, qui nous ont privés de notre domination sur le vivant et nous font connaître le sort que nous réservions auparavant aux animaux.
    Il remet en cause l'emprise de l'homme sur la nature.

    Je n'ai pas aimé ce livre que je n'ai pas compris....C'est trop tourné vers la science fiction, trop irréel...

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  • Au début de la lecture, l'accès à l'histoire est un peu difficile...Il faut s'approprier les définitions de l'auteur quant aux hommes qui travaillent , à ceux de compagnie et à ceux qui seront mangés par les autres venus d'ailleurs...(mais on ignore d'où) qui désormais les dominent et décident...
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    Au début de la lecture, l'accès à l'histoire est un peu difficile...Il faut s'approprier les définitions de l'auteur quant aux hommes qui travaillent , à ceux de compagnie et à ceux qui seront mangés par les autres venus d'ailleurs...(mais on ignore d'où) qui désormais les dominent et décident de leur vie. La narration est dense à parfois s'y égarer. Mais très vite on s'attache à l'histoire d'Iris (élevée pour être mangée) recueillie en secret par un haut dirigeant du ministère. Original et étonnant roman à ne pas manquer !

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  • Vincent Message, jeune écrivain, en est déjà à son second roman. Après Les Veilleurs, publié en 2009, il réussit une œuvre marquante qui incite à une profonde réflexion sur nos habitudes de vie et de consommation. Justement récompensé par le Prix Orange du livre 2016, Défaites des maîtres et...
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    Vincent Message, jeune écrivain, en est déjà à son second roman. Après Les Veilleurs, publié en 2009, il réussit une œuvre marquante qui incite à une profonde réflexion sur nos habitudes de vie et de consommation. Justement récompensé par le Prix Orange du livre 2016, Défaites des maîtres et possesseurs est une fiction complètement d’actualité.

    Le narrateur se nomme Malo Claeys et nous comprenons petit à petit qu’il vient d’ailleurs, que la société dans laquelle il vit est fliquée et qu’il est très inquiet à cause de la disparition d’Iris, une clandestine qui vivait à son domicile. Saskia, son ex-épouse, est partie avec Yanis, leur fils. Aurait-elle dénoncé Iris ?
    Retrouvée inanimée au bord de la route, Iris doit être amputée puis greffée mais son bracelet est détérioré et il faut absolument lui en procurer un autre car elle sera piquée puisqu’il y a trop d’hommes sur cette terre…
    Peu à peu, nous comprenons ce qui s’est passé et l’incompréhension devant la situation sur Terre : « autant de gâchis, de morts inutiles, un pareil consentement à faire souffrir et à détruire sans retour. » Que c’est bien observé ! Malo constate que nous recherchons des êtres vivants ailleurs mais que nous massacrons les animaux sur terre, dans les mers.
    La recherche menée par Malo l’amène à se souvenir comment il a sauvé Iris et nous emmène dans une ferme humaine d’élevage… scènes difficilement soutenables mais l’écriture de Vincent Message permet au lecteur le plus sensible de passer au-dessus du premier réflexe épidermique pour aller au-delà. Une réflexion salutaire.
    La colonisation menée par ces êtres venus d’ailleurs ne peut que rappeler ce que nous avons fait sur d’autres continents : les guerres, les nombreuses victimes, les virus apportés, les espèces disparues, la pollution… Ils ont pris notre habitude de tout nommer, pour mieux dominer ?
    Nous apprenons que les hommes ont été classés en trois catégories par ceux qu’ils nomment « les démons » : « ceux qui travaillent pour nous ; ceux qui s’efforcent de nous tenir compagnie ; ceux que nous mangeons. Nous les traitons, tous, comme des êtres à notre service, que nous utilisons pour combler autant que faire se peut nos désirs et avec lesquels nous pouvons en user comme bon nous semble, pour peu que cela contribue à améliorer notre sort, ou l’agrément que nous prenons à la vie. Nous sommes durs avec cette espèce, sans doute, mais c’est pour le plus grand bien de la nôtre. Nous savons tous, parce que c’est une affaire d’instinct, ou de bon sens, que les intérêts de notre espèce sont des intérêts supérieurs. »

    Cette longue citation ne vous rappelle rien ? Vincent Message va loin dans le parallèle avec ce que nous faisons subir aux autres espèces et cela doit nous faire réfléchir et modifier nos comportements.

    D’autres débats animent la quête de Malo et l’histoire devient de plus en plus palpitante. Un seul mot s’impose : défaite. « Qui veut être le maître se perd ; qui veut par-dessus tout compter au nombre des possesseurs ne se maintiendra qu’en dépossédant tous les jours, tous les autres. »
    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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