Défaite des maîtres et possesseurs

Couverture du livre « Défaite des maîtres et possesseurs » de Vincent Message aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021300147
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Iris n'a pas de papiers. Hospitalisée après un accident de voiture, elle attend pour être opérée que son compagnon, Malo Claeys, trouve un moyen de régulariser sa situation. Mais comment s'y prendre alors que la relation qu'ils entretiennent est interdite ?

C'est notre monde, à quelques... Voir plus

Iris n'a pas de papiers. Hospitalisée après un accident de voiture, elle attend pour être opérée que son compagnon, Malo Claeys, trouve un moyen de régulariser sa situation. Mais comment s'y prendre alors que la relation qu'ils entretiennent est interdite ?

C'est notre monde, à quelques détails près. Et celui-ci, notamment : nous n'y sommes plus les maîtres et possesseurs de la nature. Il y a de nouveaux venus, qui nous ont privés de notre domination sur le vivant et nous font connaître un sort analogue à celui que nous réservions auparavant aux animaux.

Avec cette fable brillante, dans la lignée d'un Swift ou d'un Kafka, Vincent Message explore un des enfers invisibles de notre modernité.

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  • C'est étrange j'étais récemment au théâtre pour voir "Les Mandibules" de Louis Calaferte, un texte écrit fin des années 70, un texte qui nous parle de la surconsommation, de nos dérives alimentaires, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement en pensant à ce récit.

    C'est un livre...
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    C'est étrange j'étais récemment au théâtre pour voir "Les Mandibules" de Louis Calaferte, un texte écrit fin des années 70, un texte qui nous parle de la surconsommation, de nos dérives alimentaires, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement en pensant à ce récit.

    C'est un livre puissant, marquant, un roman d'anticipation que nous propose Vincent Message. Une fable écologique.

    Nous sommes dans un avenir qui pourrait être proche, dans une société de l'ordre du possible.

    Un peuple venant de l'univers est arrivé sur notre terre, il a colonisé l'homme et est devenu "Maître et possesseur" de la nature, de la planète. Parlons-en de la nature !

    Tout a disparu sur terre, le gibier, les oiseaux, tout cela à cause de la surconsommation. Par son comportement irresponsable l'homme a fait disparaître toutes les richesses de la terre.

    Il y a aujourd'hui trois catégories d'humains, trois castes :

    - ceux qui travaillent

    - les hommes de compagnie qui remplacent les animaux disparus

    - les hommes d'élevage

    Malo est aujourd'hui rapporteur à l'assemblée, il est porteur d'un projet de loi visant à améliorer la fin de vie des hommes, à la prolonger.

    Il a rencontré Iris il y a 11 ans, à l'époque où il était inspecteur des élevages.... Elle est depuis devenue "Humain de compagnie" clandestine.

    Suite à un accident - elle a la jambe broyée - il lui faut un bracelet d'identité pour la soigner, ce combat n'est pas simple car nous sommes dans une société différente avec des codes stricts, pas de mélanges entre les trois "castes"....

    Comme Louis Calaferte, Vincent Message analyse nos comportements, envisage l'évolution de notre société. Inévitablement on s'interroge sur ce que nous pourrions changer pour sauvegarder notre belle terre, sa biodiversité, son équilibre.

    C'est avec une écriture puissante, audacieuse, dure parfois mais aussi très poétique que l'auteur nous fait réfléchir au devenir de notre belle planète bleue.

    Les conditions d'élevages sont la plupart du temps désastreuses pour les animaux (je pense à Isabelle Saporta et "Le livre noir de l'agriculture" mais aussi au combat mené à travers ses récits d'Aymeric Caron). Si l'on transpose ceci chez l'homme, on prend plus conscience, on est secoué et c'est peut-être aussi l'occasion de modifier nos comportements.

    Des réflexions sur le monde du travail, de l'argent, une ambiance incroyable, des mots percutants, Vincent Message sème le trouble, le doute dans nos esprits.

    Un livre fort, puissant, noir mais il est vrai tellement indispensable.

    Vous l'avez compris c'est un coup de ♥


    Les jolies phrases


    C'était le chaos de la vie qui veut vivre, mais si grouillante qu'on comprenait pourquoi les équilibres globaux exigeaient que des virus périodiques les déciment au hasard et recréent autour de chacun, par ce moyen toujours contestable qu'est la mort, un peu d'espace pour respirer.

    Jusqu'à quand une vie d'homme mérite-t-elle d'être vécue ? Qui peut savoir cela ? Qui a le droit d'en décider ?

    Les hommes ne voulaient plus être seuls, mais ils ne s'entendaient qu'avec ceux qui leur étaient semblables presque en tous points.

    On fait souvent le mal qu'on ne veut pas. Souvent on vise l'ennemi et ce n'est pas l'ennemi qui tombe. Parfois on ne vise même pas et il y en a qui tombent quand même.

    ...comment prend-on en compte les intérêts de ceux qu'on ne voit pas, ou qui ne parlent pas, ou auxquels on se refuse par principe à donner la parole ?

    Ce n'est pas parce que quelqu'un est inférieur qu'il devient soudain légitime de le maltraiter et de l'asservir.

    Aimer les animaux ce n'est pas moins aimer les hommes ; aimer les hommes ce n'est pas moins aimer les gens de notre espèce. Car si on aime la vie avec une passion folle, alors on peut aimer tous les vivants, reconnaître partout leur souffle, et ce qu'il a de fragile, et sa capacité à se détraquer en peu de temps, et se mettre à haïr, en regard, toutes les violences qui leur sont faites.



    https://nathavh49.blogspot.be/2018/05/defaite-des-maitres-et-possesseurs.html

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  • Je crois que tout est dit dans ce passage, de bourreaux voilà les hommes devenus victimes dans un glapissement quasiment naturel et inéluctable.

    En filigrane l'histoire de Malo, qui essaie de contourner les lois que lui même rédige, qui prend peu à peu conscience de la dérive de son espèce...
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    Je crois que tout est dit dans ce passage, de bourreaux voilà les hommes devenus victimes dans un glapissement quasiment naturel et inéluctable.

    En filigrane l'histoire de Malo, qui essaie de contourner les lois que lui même rédige, qui prend peu à peu conscience de la dérive de son espèce sur les hommes. L'histoire se répète ne peut on rêver d'un autre monde ?

    De beaux passages sur la beauté de notre terre, d'autres beaucoup plus durs sur le traitement que l'on fait subir aux hommes (animaux) pleine de réalisme à la limite du haut le coeur. Heureusement la belle histoire d'amour entre Malo et Iras adoucie un peu tout cela.

    Un roman que l'on se prend en pleine face et que je vais faire passer de main en main tout cet été.

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  • Ayant assisté aux lectures à haute voix par Dominique Pignon, je m'étais plongé dans le livre dès le lendemain; Une dystopie fort intéressante et très bien écrite, un peu glaçante toutefois; Les hommes sont désormais classés en trois catégories par des êtres ayant envahi la terre: ceux destinés...
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    Ayant assisté aux lectures à haute voix par Dominique Pignon, je m'étais plongé dans le livre dès le lendemain; Une dystopie fort intéressante et très bien écrite, un peu glaçante toutefois; Les hommes sont désormais classés en trois catégories par des êtres ayant envahi la terre: ceux destinés à être mangés, les ouvriers esclaves et les hommes et femmes de compagnie...

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  • Dès le 4e de couverture, le ton est donné : "Il y a, pour résumer, trois catégories d'hommes: ceux qui travaillent pour nous; ceux qui s'efforcent de nous tenir compagnie; ceux que nous mangeons."

    "Défaite des maîtres et possesseurs" est certainement l'un des livres les plus percutants que...
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    Dès le 4e de couverture, le ton est donné : "Il y a, pour résumer, trois catégories d'hommes: ceux qui travaillent pour nous; ceux qui s'efforcent de nous tenir compagnie; ceux que nous mangeons."

    "Défaite des maîtres et possesseurs" est certainement l'un des livres les plus percutants que j'aie jamais lu. Un uppercut littéraire, tant par son propos que par la simplicité et l'efficacité de son style. Un propos qui porte à réfléchir sur un sujet d'actualité: la domination de l'homme sur toutes les autres espèces et l'usage, souvent indigne, qu'il en fait. Ce qui est particulièrement percutant, c'est le style utilisé, pas de grands cris, pas de revendications bruyantes, mais simplement une mise en perspective sur le mode du récit factuel. Vincent Message décrit par exemple un élevage et un abattoir "d'humains de consommation" en utilisant exactement le même argumentaire, la même phraséologie, le même verbiage et la même dialectique qu'emploient de nos jours les défenseurs des élevages d'animaux de consommation, même les plus sordides.

    Entendons nous bien, je ne suis pas végétarienne, encore moins vegan, mais il n'empêche que je suis préoccupée par la cause animale. Il faut dire aussi que la fille et petite-fille de boucher à l'ancienne que je suis ne reconnais en aucun cas les élevages et filières industrielles, avec tous leurs excès et leurs conséquences, comme un mode de production valable.
    Un livre qui ne laissera personne indifférent, c'est absolument certain, et qui peut faire réfléchir tout un chacun aux excès consuméristes de notre société actuelle, mais sans donner de leçon

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  • Iris n'a pas de papiers. Hospitalisée après un accident de voiture, elle attend pour être opérée que Malo Claeys, avec qui elle habite, trouve un moyen de régulariser sa situation. Mais comment la tirer de ce piège alors que la vie qu'ils mènent ensemble est interdite, et qu'ils n'ont été...
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    Iris n'a pas de papiers. Hospitalisée après un accident de voiture, elle attend pour être opérée que Malo Claeys, avec qui elle habite, trouve un moyen de régulariser sa situation. Mais comment la tirer de ce piège alors que la vie qu'ils mènent ensemble est interdite, et qu'ils n'ont été protégés jusque-là que par la clandestinité ?
    C'est notre monde, à quelques détails près. Et celui-ci notamment : nous n'y sommes plus les maîtres et possesseurs de la nature. Il y a de nouveaux venus, qui nous ont privés de notre domination sur le vivant et nous font connaître le sort que nous réservions auparavant aux animaux.
    Il remet en cause l'emprise de l'homme sur la nature.

    Je n'ai pas aimé ce livre que je n'ai pas compris....C'est trop tourné vers la science fiction, trop irréel...

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  • Au début de la lecture, l'accès à l'histoire est un peu difficile...Il faut s'approprier les définitions de l'auteur quant aux hommes qui travaillent , à ceux de compagnie et à ceux qui seront mangés par les autres venus d'ailleurs...(mais on ignore d'où) qui désormais les dominent et décident...
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    Au début de la lecture, l'accès à l'histoire est un peu difficile...Il faut s'approprier les définitions de l'auteur quant aux hommes qui travaillent , à ceux de compagnie et à ceux qui seront mangés par les autres venus d'ailleurs...(mais on ignore d'où) qui désormais les dominent et décident de leur vie. La narration est dense à parfois s'y égarer. Mais très vite on s'attache à l'histoire d'Iris (élevée pour être mangée) recueillie en secret par un haut dirigeant du ministère. Original et étonnant roman à ne pas manquer !

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  • Vincent Message, jeune écrivain, en est déjà à son second roman. Après Les Veilleurs, publié en 2009, il réussit une œuvre marquante qui incite à une profonde réflexion sur nos habitudes de vie et de consommation. Justement récompensé par le Prix Orange du livre 2016, Défaites des maîtres et...
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    Vincent Message, jeune écrivain, en est déjà à son second roman. Après Les Veilleurs, publié en 2009, il réussit une œuvre marquante qui incite à une profonde réflexion sur nos habitudes de vie et de consommation. Justement récompensé par le Prix Orange du livre 2016, Défaites des maîtres et possesseurs est une fiction complètement d’actualité.

    Le narrateur se nomme Malo Claeys et nous comprenons petit à petit qu’il vient d’ailleurs, que la société dans laquelle il vit est fliquée et qu’il est très inquiet à cause de la disparition d’Iris, une clandestine qui vivait à son domicile. Saskia, son ex-épouse, est partie avec Yanis, leur fils. Aurait-elle dénoncé Iris ?
    Retrouvée inanimée au bord de la route, Iris doit être amputée puis greffée mais son bracelet est détérioré et il faut absolument lui en procurer un autre car elle sera piquée puisqu’il y a trop d’hommes sur cette terre…
    Peu à peu, nous comprenons ce qui s’est passé et l’incompréhension devant la situation sur Terre : « autant de gâchis, de morts inutiles, un pareil consentement à faire souffrir et à détruire sans retour. » Que c’est bien observé ! Malo constate que nous recherchons des êtres vivants ailleurs mais que nous massacrons les animaux sur terre, dans les mers.
    La recherche menée par Malo l’amène à se souvenir comment il a sauvé Iris et nous emmène dans une ferme humaine d’élevage… scènes difficilement soutenables mais l’écriture de Vincent Message permet au lecteur le plus sensible de passer au-dessus du premier réflexe épidermique pour aller au-delà. Une réflexion salutaire.
    La colonisation menée par ces êtres venus d’ailleurs ne peut que rappeler ce que nous avons fait sur d’autres continents : les guerres, les nombreuses victimes, les virus apportés, les espèces disparues, la pollution… Ils ont pris notre habitude de tout nommer, pour mieux dominer ?
    Nous apprenons que les hommes ont été classés en trois catégories par ceux qu’ils nomment « les démons » : « ceux qui travaillent pour nous ; ceux qui s’efforcent de nous tenir compagnie ; ceux que nous mangeons. Nous les traitons, tous, comme des êtres à notre service, que nous utilisons pour combler autant que faire se peut nos désirs et avec lesquels nous pouvons en user comme bon nous semble, pour peu que cela contribue à améliorer notre sort, ou l’agrément que nous prenons à la vie. Nous sommes durs avec cette espèce, sans doute, mais c’est pour le plus grand bien de la nôtre. Nous savons tous, parce que c’est une affaire d’instinct, ou de bon sens, que les intérêts de notre espèce sont des intérêts supérieurs. »

    Cette longue citation ne vous rappelle rien ? Vincent Message va loin dans le parallèle avec ce que nous faisons subir aux autres espèces et cela doit nous faire réfléchir et modifier nos comportements.

    D’autres débats animent la quête de Malo et l’histoire devient de plus en plus palpitante. Un seul mot s’impose : défaite. « Qui veut être le maître se perd ; qui veut par-dessus tout compter au nombre des possesseurs ne se maintiendra qu’en dépossédant tous les jours, tous les autres. »

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  • Le monde tel qu'il pourrait être... la terre s'est fait envahir par des êtres qui peuvent nous ressembler mais qui ont pris le pouvoir sur les hommes. Ceux-ci sont utilisés comme bêtes de somme, afin de réaliser des tâches subalternes, comme êtres de compagnie ou, tout simplement, pour être...
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    Le monde tel qu'il pourrait être... la terre s'est fait envahir par des êtres qui peuvent nous ressembler mais qui ont pris le pouvoir sur les hommes. Ceux-ci sont utilisés comme bêtes de somme, afin de réaliser des tâches subalternes, comme êtres de compagnie ou, tout simplement, pour être élevés à des fins alimentaires...
    C'est certes de la fiction mais je ne l'ai pas pris comme un livre de science-fiction. Ces êtres venus d'ailleurs sont en fait nous, tels que nous agissons en gaspillant les ressources sans respecter les autres êtres vivants de la planète.
    Ce livre nous engage finalement dans une réflexion sur ce que nous avons fait de la Terre. Au-delà il engage aussi une réflexion sur la démocratie lorsque les "autres" entament un débat législatif sur le fait de prolonger ou non la durée de vie des humains au-delà de 60 ans. Ils savent que les humains ont une conscience mais cela vaut-il la peine de prolonger la vie pour autant, de ne pas les envoyer à l'abattoir puisque de toutes façon, après les soixante années ils ne servent pas à grand chose?
    C'est assez bien écrit pour susciter une réflexion ou une prise de conscience du lecteur. Parfois cela fait même froid dans le dos quand on se prend au jeu de se mettre en situation et d'être considéré comme une bête destinée à l'élevage. Assez de sentiments pour refermer ce livre en se disant que c'est réussi puisque au-delà du plaisir de lecture il y a le "cerveau qui travaille" pour s'interroger sur nous-mêmes.

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  • Imaginez d’abord un monde où une seule et même espèce contrôle la vie de toutes les autres. Imaginez que cette espèce « suprême » ne fasse cas de la violence engendrée contre ces autres espèces jusqu’à décider de leur sort. Bienvenue dans la réalité, bienvenue dans notre présent ! Vincent...
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    Imaginez d’abord un monde où une seule et même espèce contrôle la vie de toutes les autres. Imaginez que cette espèce « suprême » ne fasse cas de la violence engendrée contre ces autres espèces jusqu’à décider de leur sort. Bienvenue dans la réalité, bienvenue dans notre présent ! Vincent Message ne s’arrête bien évidemment pas là, mais c’est de ce postulat qu’il tire le titre de son roman, et tout son fil rouge, Défaite des maîtres et possesseurs. Pourquoi défaite ? Parce qu’un jour une autre espèce ressemblant à l’homme colonise à son tour la terre et soumet l’homme de la même manière qu’il a soumis les animaux…

    Cette fable glaçante a clairement été pensée pour provoquer un électrochoc et réveiller les consciences. L’auteur transpose le présent en inversant presque les rôles, avec des référence évidentes aux abattoirs et aux techniques d’élevage intensives de notre réalité. En retournant la situation, l’auteur nous met face à ce que l’on refuse de voir et de porter à notre connaissance. De ce point de vue, c’est un livre qui marque, et il peut être difficile d’en terminer la lecture.

    Je reste néanmoins sur ma faim, car si le livre interpelle, les considérations finales me semblent un peu mièvres et les personnages trop peu travaillés. Mais après tout, l’intérêt de ce livre se situe ailleurs...

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  • Ce livre est à part. Loin des clivages conformistes, nous pénétrons à pas de loup dans un entre-monde frissonnant. Cette histoire telle une spirale entraîne le lecteur dans une ambiance quasi ténébreuse. Science-Fiction, anticipation, clairvoyance, le ton est donné, le futur perceptible, le...
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    Ce livre est à part. Loin des clivages conformistes, nous pénétrons à pas de loup dans un entre-monde frissonnant. Cette histoire telle une spirale entraîne le lecteur dans une ambiance quasi ténébreuse. Science-Fiction, anticipation, clairvoyance, le ton est donné, le futur perceptible, le lecteur choisit sa voie.
    Ce sera celle du narrateur, Malo, qui vit à mille lumières de notre habitus. Ce récit est non pas effrayant, mais déroutant. Il voit ce que l’homme peut devenir, faire, et l’angoisse prend corps pour le lecteur bousculé et dérangé. La nature a gagné. Parabole de la Planète des Singes.
    La maîtrise verbale est un enchantement. « Je lui ai raconté, en choisissant les mots comme on ramasse sur une plage de galets ceux qui semblent les plus ronds, ceux qui sont comme ses joues. »
    Les phrases s’emboîtent telles des poupées gigognes, les mots s’écoulent en myriade du beau. C’est donc tout le paradoxe de cette fable de haute voltige. « Les arbres bruissent autour de moi. J’écoute la vie que le vent leur fait, cette musique sans paroles, leur calme. Je continue d’écrire. »
    Cette histoire est aussi sentimentale et c’est tout le charme de l’encre qui enrobe les mots de Vincent Message. Malo le narrateur semble de notre siècle de ce côté des éléments, et c’est tout l’art habile de l’auteur qui monte en gamme. Ce mélange de genres est une réussite. Le lecteur s’identifie à Iris à Malo tour à tour. Seuls les paysages semblent calquer en peinture livresque dans la trame de l’auteur. On lit ce livre, comme si ce monde était nôtre. Cette histoire est superbe. Douée d’imagination elle fait sortir le lecteur de son cercle de références, et ce dernier apprécie. Même si l’on sent un brouillard épais s’élever en filigrane dans ce récit unique.
    Il reste après la lecture ce questionnement face au plausible, au réalisme, et cette fable de ligne fantastique est une main qui nous pousse dans le dos et qui nous dit « Attention !!!! »
    On ne sort pas indemne d’une telle lecture ! Moralisant, subrepticement, il emporte le lecteur dans une autre dimension, il pointe du doigt là où ça fait mal, et avoue que la nature elle nous survivra toujours et sera celle qui tient les dés en main malgré tout. Profondément mature ce livre est un avertissement, une plongée dans le tunnel futuriste.
    Brillant !!!!!!!!!!
    Merci à Lecteurs.com pour l’envoi de Défaite des maîtres et possesseurs de Vincent Message. Ce geste m’a beaucoup touché .
    Publié par Points Poche ce livre va faire des petits par milliers !!!!

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