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Autoportrait en chevreuil

Couverture du livre « Autoportrait en chevreuil » de Victor Pouchet aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391384
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Avril s'inquiète pour Elias. Elle l'aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l'empêche de vivre pleinement.
Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu'a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village,... Voir plus

Avril s'inquiète pour Elias. Elle l'aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l'empêche de vivre pleinement.
Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu'a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village, d'être le fils du « fou ». De celui qui se dit magnétiseur, médium ou « paradoxologue » et qui fait subir à sa famille la tyrannie de ses discours et de ses délires.
L'amour d'Avril suffira-t-il pour qu'Elias échappe à cette enfance abîmée ?

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Articles (2)

Avis (8)

  • Du précédent roman de l’auteur j’avais noté ceci : « L'idée de départ était originale, les premières pages accrocheuses et puis je ne sais à quel moment c'est l'ennui qui est passé au-dessus de tout ça. Au final pas grand chose à dire de ce court roman qui par moment m'a même semblé un peu long....
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    Du précédent roman de l’auteur j’avais noté ceci : « L'idée de départ était originale, les premières pages accrocheuses et puis je ne sais à quel moment c'est l'ennui qui est passé au-dessus de tout ça. Au final pas grand chose à dire de ce court roman qui par moment m'a même semblé un peu long. ». Je pourrais presque dire mot pour mot la même chose de ce dernier en y rajoutant que j’ai trouvé ça par moment maladroit et que j’ai été gênée par le déséquilibre entre les 3 parties du roman. Certains ont souligné l’humour et la sensibilité de ce texte mais pour ma part la platitude l’a emporté. On s'ennuie gentiment mais surement - heureusement pas longtemps.

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  • Quelle belle surprise que ce roman...
    Je ne m'attendais pas à l'apprécier autant.
    Dès le départ l'écriture subtile de l'auteur m'a plue, sa façon en douceur et sans psychologie de faire parler Elias petit garçon et jeune homme amoureux.
    J'aime beaucoup les mots de ce jeune homme amoureux, et...
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    Quelle belle surprise que ce roman...
    Je ne m'attendais pas à l'apprécier autant.
    Dès le départ l'écriture subtile de l'auteur m'a plue, sa façon en douceur et sans psychologie de faire parler Elias petit garçon et jeune homme amoureux.
    J'aime beaucoup les mots de ce jeune homme amoureux, et la façon dont Victor Pouchet arrive à créer cette histoire dans une famille dysfonctionnelle, certes, mais sans jugements tranchés.

    On est à la place de ce petit garçon qui évidemment recherche approbation et amour, sépare bien la famille et l'école pour mieux gérer sa vie un peu étrange. Très même aux yeux d'urbains, moins aux yeux de personnes vivant en campagne.
    Il reste dans ce pays des personnes médiums, magnétiseurs, celui-ci bourre le crâne de son fils de ses croyances, ça va loin...

    Élias, devenu grand et amoureux, essaie de vivre. Et ce n'est pas facile.
    Et au delà de son histoire, c'est cet état qui est touchant. Et peut concerner beaucoup de gens.
    Mais au delà, avec l'arrivée d'Avril, la jeune femme dont il est amoureux ensuite, et que l'on lit aussi, j'aime la façon dont l'auteur nous donne à lire les angoisses et anxiétés d'une société via ses personnages, quelques soient leurs parents et passés.

    Alors ce n'est ni sombre ou gai.

    C'est très humain, fin et humaniste ce roman et on espère aussi que L'amour d'Avril et l'amour d'Elias les aidera tous deux à vivre, vivre le mieux possible.

    Quelle belle plume et quelle belle empathie.
    J'ai aimé cette lecture, la sensibilité de l'auteur, certains passages sont poétiques et le livre est une réussite.

    N'hésitez pas à lire Autoportrait en chevreuil, c'est beau de compréhension de l'autre, ce qui n'est pas si courant, finalement.

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  • Un curieux titre pour un ouvrage atypique mais une lecture qualitative. Seule sa lecture à tête reposée permet d'en appréhender sa profondeur et son intitulé.

    Un récit à 3 voix autour du personnage d'Elias, au coeur de ce récit ; celle d'Elias lui-même, celle d'Avril,sa compagne et future...
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    Un curieux titre pour un ouvrage atypique mais une lecture qualitative. Seule sa lecture à tête reposée permet d'en appréhender sa profondeur et son intitulé.

    Un récit à 3 voix autour du personnage d'Elias, au coeur de ce récit ; celle d'Elias lui-même, celle d'Avril,sa compagne et future mère de son enfant et enfin celui du père d'Elias....lors de sa rencontre avec Avril.

    Récit d'une enfance particulière entre un historique familial compliqué, un père qui se veut médium, peu rationaliste, pour lequel le monde et son interaction avec l'espèce humaine passe par la gestion des ondes, une mère disparue jeune,  une belle mère effacée et support de famille et un frère au destin tragique . On peut ajouter à cela une grand mère profondément catholique et particullèrement aimante mais vivant, hélas, loin d'eux..

    Elias grandit, pour le moins, dans un modèle particulièrement complexe,considéré par son père, sorte de rebouteux, coupe -feu et médium local, comme un peu son successeur, tous les deux ayant des capacités d'appréhesion du monde particulières. Son père va donc le former, l'endurcir (on n'est pas loin de la maltraitance) et vouloir le glisser dans un moule peu classique. Pour corser l'ensemble, il y a l'arrivée du demi-frère prénommé Ann,au sort funeste et au comportement variant.

     Amour d'un père particulier, vie en dehors de la communauté, pression, incompréhension, Elias se sent démuni. Avril peut être sa planche de salut mais encore faut-il qu'il le comprenne et que, pour celà, il se libère, qu'il brise les murs qu'il dresse parfois et se remette de la tragédie familiale afin de vivre pleinement sa vie d'adulte.

    Oeuvre profondément humaine et sensible, ce roman se lit facilement.

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  • Ci-dessous mon avis pour "Autoportrait en chevreuil" :
    " Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet est son deuxième roman. Sur la couverture on voit un chevreuil sur un canevas, on peut déjà imaginer que l'histoire ne se situera pas dans le présent.
    Pourtant, au début, l'histoire est bien...
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    Ci-dessous mon avis pour "Autoportrait en chevreuil" :
    " Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet est son deuxième roman. Sur la couverture on voit un chevreuil sur un canevas, on peut déjà imaginer que l'histoire ne se situera pas dans le présent.
    Pourtant, au début, l'histoire est bien ancrée dans le présent. Mais Avril la compagne d'Elias va lui proposer un exercice nouveau pour lui, et surement nécessaire si l'on en croit les premières pages. Elias doit apprendre à sortir de son passé pour envisager l'avenir. Il est du genre à conserver plein de choses, symboles de son histoire. Les jeter lui semblerait un sacrilège. Avril n'est pas de cet avis et pense qu'il doit se détacher de ce qu'il a vécu.
    C'est ainsi que s'ouvre l'histoire de l'enfant qu'était Elias et ses apprentissages, son évolution au sein d'une famille particulière. Son père notamment est très accro aux méthodes parallèles, pour se soigner, pour prévoir l'avenir, pour lire en chacun. On comprend rapidement que Elias n'a pas eu une enfance évidente, partagé entre la réalité et l'imaginaire.
    Cette partie de l'histoire est racontée de manière plutôt poétique et c'est très agréable à lire bien que de la peine s'insinue en nous pour le jeune garçon qu'était Elias.
    Puis vient la deuxième partie autour de Avril, celle par qui les changements interviendront, celle qui sera à l'origine de la remise en question, celle qui croit à leur histoire très fort. C'est une sorte de journal qui est présenté. Jusqu'à ce que le père de Elias intervienne et se confie à elle.
    Dans cet ouvrage, il y toutes sortes d'actes de la vie qui sont présentés, la création d'une famille, les choix de chacun, les responsabilités et les devoirs que nous avons, l'impact de nos décisions est encore plus fort quand il y a des enfants. Les sentiments sont développés autour des ces aspects-là et les personnages sont tous bien différents donc l'identification à l'un d'eux est relativement facile.

    Dans la vie d'Elias, Avril est arrivée comme sa lumière, celle qui lui fera reprendre pied dans sa vie. Elle va l'aider à y voir plus clair en lui et c'est un cadeau inestimable que la vie lui a offert. Sinon comment aurait-il pu continuer d'avancer ?

    Ce livre m'a énormément plu car il est empreint de beaucoup de poésie, de douceur malgré les événements et il laisse entrevoir la lumière qui permettra à Elias de sortir d'un schéma dont il n'était que spectateur. L'écriture est posée tout en ne laissant rien au hasard. Toute la subtilité qui est placée entre les lignes est forte et laisse à chaque lecture le soin d'y apporter sa propre interprétation, son propre jugement et ainsi la remise en question peut traverser le livre pour s'insinuer en nous.

    L'auteur a produit un roman rempli d'émotions et la dernière partie semble même trop courte, on aimerait en savoir plus sur ce qu'il adviendra des personnages, de leurs choix pour l'avenir. Une très belle lecture".

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  • « Autoportrait en chevreuil » est un peu tiré par les cornes. Dans sa construction d’abord, avec trois parties déséquilibrées qui nuisent à la compréhension. Dommage parce que la partie II, journal intime de la protagoniste, a le rythme, l’intelligence et la puissance du « Brandt rhapsodie » de...
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    « Autoportrait en chevreuil » est un peu tiré par les cornes. Dans sa construction d’abord, avec trois parties déséquilibrées qui nuisent à la compréhension. Dommage parce que la partie II, journal intime de la protagoniste, a le rythme, l’intelligence et la puissance du « Brandt rhapsodie » de Jeanne Cherhal et Benjamin Biolay. Par son sujet ensuite, moins centré sur la personnalité du jeune Elias (dont le totem est un chevreuil) que sur son père, un magnétiseur dont l’improbable profession autorise toutes les bizarreries. Le ressort narratif, enfin, celui d’une enfance présupposée unique. Depuis Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, on a l’impression que la littérature se repait d’épanchements nostalgiques de ce genre, entre insectes punaisés, cache aux trésors, interrogations naïves sur le fils de Dieu et premiers émois amoureux. Au final, ces souvenirs se ressemblent tous. Autre chose m’a gênée. J’ai eu l’impression que l’auteur nous refourguait « un truc à savoir » à chaque chapitre en s’appuyant sur l’incommensurable culture générale du papa, présumé medium (j’ai appris que l’homme était le seul animal qui pouvait plier son coude, c’est déjà pas mal…) La ficelle est un peu grosse d’autant que Finitudes nous a déjà fait le coup du parent dingo avec son Bojangles. « Autoportrait en chevreuil » a la maladresse et l’envie d’impressionner d’un premier roman – ce qu’il n’est pas.
    Bilan :

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  • Rendez-vous de la page 100 (Explorateurs de la rentrée littéraire 2020)

    Une très belle lecture tout en poésie, douceur et innocence. Elias raconte ses souvenirs, son passé et son rapport avec son père qui lui impose une vie régie par la croyance d'ondes. D'un regard plus agé et reculé sur son...
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    Rendez-vous de la page 100 (Explorateurs de la rentrée littéraire 2020)

    Une très belle lecture tout en poésie, douceur et innocence. Elias raconte ses souvenirs, son passé et son rapport avec son père qui lui impose une vie régie par la croyance d'ondes. D'un regard plus agé et reculé sur son enfance, Elias guide le lecteur et la femme qu'il aime, Avril, dans les tréfonds de certains de ses traumatismes, de ses plus belles joies ou encore, de ses incompréhensions. Un roman qui ne tarit pas en justesse et délicatesse et que j'ai très hâte de continuer !

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  • EXPLORATEUR DE LA RENTREE 2020
    Pour être honnête, jamais je ne me serais tournée vers ce livre à la couverture qui ne m'attire pas et par peur d'une trop grande place donnée au nature writing et à l’observation. Encore une fois, avec les éditions finitude, j'ai été bluffée par la puissance de...
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    EXPLORATEUR DE LA RENTREE 2020
    Pour être honnête, jamais je ne me serais tournée vers ce livre à la couverture qui ne m'attire pas et par peur d'une trop grande place donnée au nature writing et à l’observation. Encore une fois, avec les éditions finitude, j'ai été bluffée par la puissance de l'écriture et la manière dont le narrateur m'a touchée et bouleversée par sa sensibilité.

    Ici trois personnes prennent la parole. Elias commence, dans un premier chapitre qui est le plus long. Amoureux et engagé dans une relation avec Avril, il se remémore son enfance, à travers des paragraphes assez courts. Sa mère est morte alors qu'il avait trois ans, son père, magnétiseur un peu loufoque, contrôle la vie de sa petite famille à travers les ondes qu'il perçoit et il sent les mauvaises ondes que diffuse Elias. C'est pourquoi, quand il aura un petit frère, Ann, il ne devra pas trop l'approcher ni le toucher.

    Pour la 2ème partie, plus courte, c'est Avril qui prend la parole à travers un journal avec des descriptions de journées très brèves mais qui offrent un autre regard sur Elias. Enfin c'est le père qui prend la parole brièvement à la fin pour revenir sur l’enfance d’Elias.

    Elias est un garçon silencieux, curieux de ce qu'était sa mère mais soumis à la coupe des ondes, des croyances et lubies de son père. Elias aime son petit frère auquel je me suis également attachée. Ann est un petit garçon attendrissant plein d'imagination qui sera également victime des ondes. Les souvenirs d'Elias montrent un garçon d'une grande sensibilité, très observateur, en mal d'amour qui essaie notamment de ne pas oublier le souvenir de sa mère.

    J'ai été très touchée par Elias et son petit frère. L'écriture est poétique et sublime. La brièveté des chapitres n'empêche aucunement toute l'intensité des anecdotes. Tout est juste, mesuré pour être émouvant sans artifice.

    Un très beau texte, une magnifique découverte.

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  • CHRONIQUE EXPLORATEUR DE LA RENTRÉE 2020 :

    Victor Pouchet prête sa plume à Elias, le premier narrateur de ce récit à trois voix, qui peine à mettre des maux sur les mots. Elias a grandi à l’ombre d’un père qui prenait de la place, beaucoup de place. Magnétiseur, sensible aux ondes, coupeur de...
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    CHRONIQUE EXPLORATEUR DE LA RENTRÉE 2020 :

    Victor Pouchet prête sa plume à Elias, le premier narrateur de ce récit à trois voix, qui peine à mettre des maux sur les mots. Elias a grandi à l’ombre d’un père qui prenait de la place, beaucoup de place. Magnétiseur, sensible aux ondes, coupeur de feu et un peu chaman, autant dire que l’homme détonne dans la campagne bretonne (la rime est volontaire !). La mort, elle-aussi, fait partie du paysage et du récit.

    C'est de cette même narration, durant les cent premières pages de ce court roman, que suis restée à distance. Je n’arrivais pas, en dépit de passages particulièrement poétiques, mais trop rares, notamment en ce qu’ils exprimaient des tréfonds de la nature humaine, à entrer dans ce récit de vie un peu trop schématique et décousu à mon goût. Survient une variante dans ce schéma narratif, pour les parties II et III, qui m’a permis de retrouver de l’intérêt pour cette lecture dont je ressors mitigée.

    J’ai apprécié la manière dont Victor Pouchet parvient, avec justesse et sans voyeurisme, à laisser entendre les arcanes, même les plus secrètes, d’une famille finalement pas si extraordinaire. J’ai aimé, aussi, comment il fait de la nature un personnage central sans chercher à l’idéaliser. Je suis nettement moins convaincue par les protagonistes, qu’il s’agisse d’Elias, de ses parents, de son frère Ann ou de sa petite-amie Avril. De tous, c’est cette dernière qui m’a semblé la plus juste mais elle n’échappe pas à quelques stéréotypes, dommage. Pourtant, cet Autoportrait en chevreuil renvoie à un autre totem, pas animal celui-ci : le récit. En effet, Victor Pouchet laisse entendre toutes les potentialités, notamment thérapeutiques voir autothérapeutiques, que peut avoir ce dernier. Si l’existence des êtres humains que nous sommes se consume, rien ne nous empêche, en effet, d’éteindre l’incendie à coup de jets d’encre ; pour le plus grand bonheur des lecteurs que nous sommes.

    Mon avis de la page 100, donné dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire 2020, pour cet Autoportrait en chevreuil est, pardonnez le jeu de mots un peu facile, en demi-teinte. Pour l’instant, je ne parviens pas à entrer pleinement dans ce récit fait par Elias qui nous livre, de manière décousue, ses souvenirs d’enfance dont le protagoniste central est son père, ce « maboul » aux yeux des autres qui croient aux ondes et aux forces invisibles de la nature. Il y a cependant des moments de grâce, de poésie aussi notamment en ce que Victor Pouchet parvient à nous communiquer de la nature humaine. Je laisse donc, encore, toutes leurs chances aux dernières pages qu’il me reste à parcourir.

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