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Yasmina Khadra

Yasmina Khadra

De son vrai nom Mohamed Moulessehoul, Yasmina Khadra est un écrivain algérien qui a choisi une identité féminine pour publier ses œuvres. Né le 10 janvier 1955, l’auteur fait d’abord carrière dans l’armée jusqu’en 2000 : il quitte alors son grade de commandant pour se consacrer à l’écriture. A pa...

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De son vrai nom Mohamed Moulessehoul, Yasmina Khadra est un écrivain algérien qui a choisi une identité féminine pour publier ses œuvres. Né le 10 janvier 1955, l’auteur fait d’abord carrière dans l’armée jusqu’en 2000 : il quitte alors son grade de commandant pour se consacrer à l’écriture. A partir de 1984, Mohamed Moulessehoul  écrit et publie plusieurs romans et nouvelles sous son véritable nom. En 1997, le roman Morituri sort en France, sous le pseudonyme de Yasmina Khadra. C’est en 2001 que l’auteur révèle son identité masculine dans son roman autobiographique L’Ecrivain.   

Les romans de Yasmina Khadra sont traduits en 33 langues dans le monde entier. Si l’auteur a acquis sa renommée internationale avec Morituri, il consacre également son écriture à la transcription du « dialogue de sourds qui oppose l’Orient et l’Occident ». En 2015, le roman La Dernière Nuit du Raïs raconte les dernières heures du dirigeant Mouammar Khadafi à travers sa propre voix.  Plusieurs œuvres de Yasmina Khadra ont été adaptées au cinéma, au théâtre et en chorégraphie.

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Articles en lien avec Yasmina Khadra (11)

Avis sur cet auteur (271)

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    Couverture du livre « Qu'attendent les singes » de Yasmina Khadra aux éditions Pocket

    Elizabeth Pianon sur Qu'attendent les singes de Yasmina Khadra

    Sous couvert d'une intrigue policière, l'auteur nous livre un portrait sans concession de l'Algérie.
    Tout n'y est que compromissions, passe-droits, corruption.
    Nora, la commissaire chargée d' l'enquête sur la mort d'une jeune fille, a un fort tempérament et est incorruptible,
    elle veut la...
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    Sous couvert d'une intrigue policière, l'auteur nous livre un portrait sans concession de l'Algérie.
    Tout n'y est que compromissions, passe-droits, corruption.
    Nora, la commissaire chargée d' l'enquête sur la mort d'une jeune fille, a un fort tempérament et est incorruptible,
    elle veut la vérité.
    Mais c'est sans compter dur les rboba (ceux qui se prennent pour dieu sur terre).
    J'ignore si cette vision de l'Algérie est la réalité.
    Si oui, c'est impressionnant.
    Elle est dirigée manipulées par quelques personnages sans aucun scrupule.
    Seuls comptent leurs intérêts et leur puissance.
    Le policier n'est pas le genre habituel de Yasmina Khadra.
    Mais il excelle dans ce rôle aussi et j'ai été passionnée par cette histoire.

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    Couverture du livre « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra aux éditions Pocket

    LALIE.01 sur Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

    Né en Algérie, Yasmina Khadra (pseudonyme de Mohammed Moulessehoul), avec « Ce que le jour doit à la nuit », a écrit un roman sur la douleur d'un peuple – ses valeurs – des idéaux – ses étrangers (qui n'en sont pas toujours) – l'Histoire – la fierté – les drames et les espoirs.
    Nous sommes dans...
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    Né en Algérie, Yasmina Khadra (pseudonyme de Mohammed Moulessehoul), avec « Ce que le jour doit à la nuit », a écrit un roman sur la douleur d'un peuple – ses valeurs – des idéaux – ses étrangers (qui n'en sont pas toujours) – l'Histoire – la fierté – les drames et les espoirs.
    Nous sommes dans les années 1930.

    « Ce que le jour doit à la nuit » débute brutalement, avec la ruine et la descente aux enfers du père adoré de Younes. Pauvre homme que le destin persécute, il va de problèmes en problèmes et finit par se résoudre à l'inévitable : confier son fils unique à son frère, afin de lui offrir une vie meilleure qu'il est incapable de lui donner, ce qui lui crève le coeur et le mènera, par honte et par colère, à sa perte.

    Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes n'en manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Il noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche ", comme on les appelle.

    L'oncle, Mahi, Algérien, et sa tante, Germaine, Française, couple témoin du mélange des cultures, lui offrent une vie aisée et une enfance protégée, d'abord à Oran puis à Rio Salado, parmi la jeunesse coloniale qui accueille à bras ouverts cet enfant aux yeux bleus, si beau que toutes les portes lui seront ouvertes.

    Vient aussi le bonheur qui a pour nom Emilie, une "princesse" que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent.

    « Younes » pour les Arabes, « Jonas » pour les Français, deux prénoms pour les deux côtés de cette Algérie coloniale que l'on découvre sous un jour pas si nouveau, en tout cas mal connu, avec ce petit garçon qui grandit au milieu des deux peuples qui ont aimé ce pays d'un amour ensoleillé et indéfectible.

    Mais Younes ne perd ni son coeur ni son âme dans cette nouvelle existence. Il reste fidèle à lui-même, à ses valeurs et à sa parole donnée. Quitte à perdre l'amour de sa vie, cette trop belle Emilie qui surgit tel un ange au milieu de Rio et menace de diviser le clan formé par Younes et ses amis.

    Puis viendra la guerre 40-45, et surtout, ensuite, la lutte pour l'indépendance et l'incompréhension des colons, si éloignés souvent des conflits politiques.
    Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

    Un très beau livre, plus doux que les précédents, plus nostalgique - "nostalgérique" comme le dit si bien l'auteur. Une très belle histoire d'amitié surtout, plus forte que la vie, que l'amour, que les préjugés et les différences.

    « Nostalgérie ? » que « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra auteur de nombreux ouvrages (dont certains chroniqués…)

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    Couverture du livre « L'attentat » de Yasmina Khadra aux éditions Pocket

    Evy Black sur L'attentat de Yasmina Khadra

    Ce livre est répugnant.
    250 pages pour expliquer, non pire, justifiée et excusé le geste d'une terroriste qui se fait exploser au milieu d'un groupe d'enfant.

    Ce livre est répugnant.
    250 pages pour expliquer, non pire, justifiée et excusé le geste d'une terroriste qui se fait exploser au milieu d'un groupe d'enfant.

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    Couverture du livre « Les hirondelles de Kaboul » de Yasmina Khadra aux éditions Pocket

    calypso sur Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra

    Très beau roman de Yasmina Khadra qui témoigne de la situation du peuple afghan sous le régime taliban. On suit en parallèle le destin de deux couples dans une capitale qui n’a de couleur que celle du sang et d’odeur que celle du plomb. Les habitants subissent et errent plus qu’ils ne vivent et...
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    Très beau roman de Yasmina Khadra qui témoigne de la situation du peuple afghan sous le régime taliban. On suit en parallèle le destin de deux couples dans une capitale qui n’a de couleur que celle du sang et d’odeur que celle du plomb. Les habitants subissent et errent plus qu’ils ne vivent et agissent, contraints par une force qui les dépasse et les accable. Pourtant, dans cette ville en ruines où l’inertie est pour beaucoup une tentative de préservation mentale et physique, quelques voix s’élèvent et laissent bruire une révolte contre l’obscurantisme. Des chemins se croisent et l’humanité renaît, avec tout ce que cela comporte de risques et de tragédies…
    Écrit en 2002… Et pourtant… Un roman qui nous rappelle, s’il était nécessaire, l’importance de la littérature qui, face à la grande Histoire, nous ouvre les portes de l’infiniment petit en mettant en avant les destinées individuelles, avec beaucoup de subtilité et de sensibilité. On a l’impression d’y être : dans cette capitale dévastée et déshumanisée, dans ces rues salies par les corps lapidés et par la noirceur et la folie des âmes, dans cette prison qui voit ses occupants défiler, dans ces maisons lourdes de silences et de regrets. C’est un roman qui nous happe et qui nous fait prendre position car il est absolument impossible de rester insensible face aux actes décrits et aux pensées révélées. Mais tout est instable car l’être humain est changeant : un personnage honni peut s’avérer désespérément fragile quand un autre, insignifiant, peut cacher une grandeur d’âme insoupçonnée. C’est en outre extrêmement bien écrit mais le style peut déstabiliser au début : il faut persévérer, la poéticité du texte est aussi une arme contre la barbarie et elle dit tout ce que l’humain a de beau en lui.

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