Les hirondelles de Kaboul

Couverture du livre « Les hirondelles de Kaboul » de Yasmina Khadra aux éditions Pocket
  • Date de parution :
  • Editeur : Pocket
  • EAN : 9782266204965
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût... Voir plus

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore.

« Un cri déchirant au coeur de la nuit de l'obscurantisme. » Alexandra Lemasson - Le Magazine littéraire

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Avis (17)

  • J'ai pu découvrir le film grâce au 37° Festival International du Premier Film d'Annonay et je n'ai pas été déçu par l'adaptation de ce court roman mais le livre, comme d'habitude, apporte davantage de détails, de précisions et les deux se complètent admirablement.

    Cette plongée dans...
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    J'ai pu découvrir le film grâce au 37° Festival International du Premier Film d'Annonay et je n'ai pas été déçu par l'adaptation de ce court roman mais le livre, comme d'habitude, apporte davantage de détails, de précisions et les deux se complètent admirablement.

    Cette plongée dans l’Afghanistan des talibans est terrible de réalisme et de folie. L’adaptation au cinéma de ce roman court et tellement fort, Les Hirondelles de Kaboul, par Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, sous la forme d’un film d’animation m’a motivé pour réparer un oubli fâcheux, la lecture du livre de Yasmina Khadra.
    Cet écrivain algérien, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, a adopté les deux prénoms de sa femme comme pseudonyme en hommage à celle qui l’a toujours soutenu. Ex-officier de l’armée algérienne, il avait publié déjà plusieurs livres quand il a décidé de se consacré au métier d’écrivain en 2000. Son œuvre littéraire est importante et reconnue mondialement.
    Dans Les Hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra s’attache aux pas d’Atiq Shaukat (42 ans), gardien de la geôle où sont enfermées les femmes condamnées à mort. Il joue facilement de la cravache lorsqu’il se déplace dans les rues surpeuplées de Kaboul. Bien sûr, sa femme, Mussarat, très malade, reste à la maison.
    Nous sommes en 2001. Les talibans ont conquis le pouvoir par la guerre et appliquent leurs principes religieux comme des forcenés, s’en prenant essentiellement aux femmes, bannissant toute musique, interdisant de rire dans la rue et envoyant de force les hommes à la mosquée écouter les prêches enflammés de mollahs illuminés.
    D’emblée, l’horreur s’impose avec cette lapidation publique d’une prostituée, scène insupportable au cours de laquelle Moshen Ramat, fils de bourgeois bien élevé, marié à la belle Zunaira, jeune magistrate licenciée sans procès ni indemnité, participe à l’horreur, emporté par l’hystérie collective.
    C’est lorsqu’il avoue cela à Zunaira que leur couple craque. Au fil des pages, lisant le style épuré de l’auteur, j’ai constamment ressenti toute l’horreur d’un régime traitant les femmes comme des êtres inférieurs, les enfermant sous cette toile de tente grillagée devant leur visage dès qu’elles sortent, le tchadri, obligatoirement accompagnées par un homme.
    L’histoire de ces deux couples que tout oppose, Atiq et Mussarat d’un côté, Moshen et Zunaira de l’autre, m’angoisse au fil des pages alors que les talibans brutalisent, arrêtent, exécutent, que les enfants sales traînent dans les rues de la capitale, que les blessés de guerre tentent d’épater les passants en enjolivant leurs exploits et que le mollah Bashir prêche pendant plus de deux heures à la mosquée où Moshen a été conduit à coups de cravache.
    Il y a aussi le vieux Nazish qui était muphti à Kaboul et qui rêve de partir alors que ses fils ont été tués à la guerre. Qassim Abdul Jabbar, milicien réputé, méprise sa famille et n’espère qu’une chose : diriger la forteresse, le plus grand centre pénitentiaire du pays. Pour plaire aux mollahs, il fournit des condamnés à mort dont les exécutions attirent la foule et ravissent les dirigeants.

    Je n’en dis pas plus car ce roman révèle une surprise que je n’ose qualifier de belle mais je salue l’imagination de l’auteur qui réussit à apporter une note d’espoir dans un pays qui, s’il a été depuis délivré des talibans, est toujours déchiré par des luttes sanglantes.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Un roman court (148 pages), dur, déchirant, mais oh combien nécessaire pour nous rappeler ce qu'a vécu ce peuple afghan. Dès la première page, le décor est planté : "Les terres afghanes ne sont que champs de bataille, arènes et cimetières." Yasmina Khadra, notamment par l'intermédiaire de deux...
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    Un roman court (148 pages), dur, déchirant, mais oh combien nécessaire pour nous rappeler ce qu'a vécu ce peuple afghan. Dès la première page, le décor est planté : "Les terres afghanes ne sont que champs de bataille, arènes et cimetières." Yasmina Khadra, notamment par l'intermédiaire de deux couples, va réussir à nous faire vivre et ressentir la vie quotidienne à Kaboul, telle qu'elle est devenue depuis que les Taliban et les Mollahs font régner sur le pays un régime dictatorial.
    Il y a Atiq Shaubat qui ne se déplace jamais sans sa cravache et son trousseau de clés. il est geôlier à la maison d'arrêt. Cet ancien moudjahidine est plus ou moins en train de perdre la raison en voyant ce qu'est en train de devenir son pays, d'autant que sa femme Mussarat est mourante.
    Il y a d'autre part Moshen Ramat époux de la belle et instruite Zunaira qui se retrouve à avoir fait quelque chose d'impensable pour lui : " Une prostituée a été lapidée sur la place. J'ignore comment je me suis joint à la foule de dégénérés qui réclamait du sang. ... je me suis surpris à ramasser des cailloux et à la mitrailler, moi aussi."
    Les destins croisés de ces quatre personnes nous plongent dans ce régime qui impose peur et violence à la population. Une petite lueur d'espoir peut cependant encore naître dans le coeur de certains habitants. Il faut noter que dans le roman, ce brin d'espoir et de révolte est porté par des femmes. Ces femmes dont les conditions de vie sont impensables tant elles sont inhumaines. Grâce à elles, un homme, même s'il va finir par sombrer dans la folie aura tenté de se redresser et aura pu vivre des instants de vraie vie.
    L'auteur va nous entraîner avec ces personnages sous une chaleur accablante, l'air empli d'une odeur épouvantable, dans les rues de Kaboul. Nous avons l'impression d'être au coeur de cette foule loqueteuse, de frôler ces vieillards, ces mendiants ou ces invalides de guerre qui hantent les rues ou la cour de la mosquée, entourés parfois par des nuées de mioches livrés à eux-mêmes.
    Avec "Les hirondelles de Kaboul", nous nous retrouvons dans un lieu, une nation privée de liberté et d'humanité, un pays où les droits sont inexistants, où la justice est entre les mains des talibans et où les femmes n'ont plus de place et n'ont droit qu'au mépris. Difficile de survivre et de garder quelque espoir dans un tel contexte.
    Un livre d'une vérité effrayante, d'un réalisme bouleversant, mais dans lequel la poésie n'est pas absente et qu'il faut avoir le courage de lire car Il rend compte d'événements que nous préférerions occulter.
    C'est avec impatience que j'attends l'opportunité d'aller voir le film d'animation éponyme, adapté de ce roman.

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  • Connaissant déjà Yasmina Khadra depuis un certain temps, j'ai pensé qu'il était temps d'en parler un peu et je débute (au hasard car j'ai quelques ouvrages de lui), par « Les hirondelles de Kaboul ».
    Cet écrivain, (ياسمينة خضراء), est né en Algérie et ses ouvrages sont célèbres car traduits...
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    Connaissant déjà Yasmina Khadra depuis un certain temps, j'ai pensé qu'il était temps d'en parler un peu et je débute (au hasard car j'ai quelques ouvrages de lui), par « Les hirondelles de Kaboul ».
    Cet écrivain, (ياسمينة خضراء), est né en Algérie et ses ouvrages sont célèbres car traduits dans une dizaine de pays.

    Dans « Les hirondelles de Kaboul », le lecteur lit des témoignages sur cette ville dévastée qu'est devenue Kaboul. On voit le régime instauré par les talibans et en dépit de 'horreur, certains gardent espoir malgré la violence qui a cours quotidiennement. Il y est beaucoup question de la condition de la femme

    Le personnage de Atiq, paraît haïssable au début, mais au fil de la lecture, on revoit un peu notre sentiment. Atiq est un geôlier dont la femme, Mussarat, est malade.

    Par contre, aucun doute sur la beauté du couple que forment Mohsen et Zunaira : « Tu es le seul soleil qui me reste Zunaira. Sans toi, ma nuit serait plus profonde que les ténèbres, plus froide que les tombes. »
    Et ce voile ! : « Tu veux voir mon visage, l'ultime soleil qui te reste ? Prouve-moi d'abord que le jour s'est levé, que le nuit infamante n'est qu'un mauvais rêve qui relève d'un souvenir lointain ; »

    Tout au long du récit, on voit combien il est magnifique – le lecteur est empli d'émotions devant le malheur de cette population pour qui la violence et les horreurs sont monnaie quotidienne.

    L'auteur rend un grand hommage aux femmes qui montrent tant de force pour supporter ce qu'elles subissent – dictature – terreur – humiliations – dénonciations – angoisse – mais aussi de l'amour.
    Au départ, « Les hirondelles de Kaboul » était destiné à être le cri d'une douleur, le témoignage d'une lutte qui a lieu entre la lumière et l'obscurantisme. Mais l'auteur a voulu transmettre un message d'espoir.

    Un livre pas très épais, mais tellement touchant – triste – qui nous démontre ce qu'endure le peuple afghan.

    Il reste à espérer que les hirondelles pourront continuer de voler..

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  • C'est un livre sur des vies bouleversées, pillées, humiliées ou lapidées par les talibans. Baigné dans un régime de terreur l'humain est happé par la folie destructrice qui ne laisse pas de place à l'espérance mais ne pourra empêcher l'Amour de renaître.

    C'est un livre sur des vies bouleversées, pillées, humiliées ou lapidées par les talibans. Baigné dans un régime de terreur l'humain est happé par la folie destructrice qui ne laisse pas de place à l'espérance mais ne pourra empêcher l'Amour de renaître.

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  • Un livre magnifique et bouleversant sur la condition féminine en Afghanistan. A lire!

    Un livre magnifique et bouleversant sur la condition féminine en Afghanistan. A lire!

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  • Une écriture fine et tout en dentelle où les histoires s'entrecroisent dans un Kaboul à l'agonie abattue par l'interdit et l'oppression où malgré tout ,les boutons de roses traversent le béton ....pour aller mourir dans les tragiques illusions .

    Une écriture fine et tout en dentelle où les histoires s'entrecroisent dans un Kaboul à l'agonie abattue par l'interdit et l'oppression où malgré tout ,les boutons de roses traversent le béton ....pour aller mourir dans les tragiques illusions .

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  • A travers le parcours de deux couples très différents, Yasmina Khadra nous plonge dans l'horreur de la vie quotidienne sous un régime taliban. Kaboul, durant le conflit opposant les troupes du commandant Massoud aux Talibans, apparait comme une ville dévastée par la guerre, balayée par les...
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    A travers le parcours de deux couples très différents, Yasmina Khadra nous plonge dans l'horreur de la vie quotidienne sous un régime taliban. Kaboul, durant le conflit opposant les troupes du commandant Massoud aux Talibans, apparait comme une ville dévastée par la guerre, balayée par les vents brûlants et les nuages de poussière, peuplée de citadins s'entassant dans des taudis et hantée par des hordes de mendiants et d'orphelins. Une poignée de barbus armés de cravaches y fait régner sa loi, obligeant les hommes à assister aux prêches et à participer aux exécutions publiques. Il n'y a ni rires ni musique, aucun espoir ni perspective d'avenir pour les hommes, et encore moins pour les femmes. Juste la folie qui guette et la mort qui rode.
    Très bien écrit, ce court roman se lit d'une traite. L'intrigue en elle-même n'est pas très originale, j'ai même trouvé la fin facilement prévisible. Par contre l'ambiance est oppressante, c'est ce qui fait la force du roman. Les images sont puissantes, telle ces groupes de femmes enfermées dans leur tchadri qui s'aventurent dans les rues, menées par quelques hommes comme un troupeau de bétail, cet homme qui n'a pas aperçu d'autre visage féminin que celui de sa femme depuis de longues années ou ces jeunes enfants qui s'amusent à lapider des chiens errants avant de mettre en pratique leur entraînement lors des exécutions publiques. Tout n'est que désespoir, violence de masse et barbarie, c'est d'un réalisme glaçant et malheureusement toujours d'actualité.

    http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2015/07/les-hirondelles-de-kaboul-de-yasmina.html

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  • Kaboul en guerre, Kaboul et les talibans, Kaboul et ses femmes emprisonnées dans leurs thadri… Kaboul…….le véritable enfer.
    Oui, c’est bien ainsi que pourrait être l’enfer. Mais c’est la réalité, pas loin, en ce moment. Et c’est absolument glaçant à lire.
    Mais il est important de ne pas...
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    Kaboul en guerre, Kaboul et les talibans, Kaboul et ses femmes emprisonnées dans leurs thadri… Kaboul…….le véritable enfer.
    Oui, c’est bien ainsi que pourrait être l’enfer. Mais c’est la réalité, pas loin, en ce moment. Et c’est absolument glaçant à lire.
    Mais il est important de ne pas l’ignorer. Et même si c’est dur à la limite du supportable, merci à Yasmina Khadra de mettre son incontestable talent d’écrivain à dénoncer ces barbaries à travers ce roman poignant.
    Un peu trop secouée, je vais attendre quelques temps avant de continuer avec « L’attentat ».

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