Pierre Assouline

Pierre Assouline
Pierre Assouline est écrivain et journaliste. Il est notamment l'auteur de dix biographies et de quatre romans.

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  • Autour d'un verre avec Pierre Assouline

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  • Autour d'un verre avec Pierre Assouline
    Autour d'un verre avec Pierre Assouline, auteur de Sigmaringen

    Figure incontournable de la littérature française contemporaine, Pierre Assouline est connu pour avoir écrit la biographie de nombreux personnages emblématiques tels Hergé, Georges Simenon, Albert Londres, Gaston Gallimard, Le dernier des Camondo... Dans son dernier roman "Sigmaringen", nous retrouvons la dimension historique évoquée dans Lutétia, traitant également de la période de la seconde guerre mondiale.  Sigmaringen, ville allemande où, en exil, Pétain et ses collaborateurs ont rêvé pendant huit mois de reconquérir la France.

Avis (38)

  • Couverture du livre « Herge » de Pierre Assouline aux éditions Gallimard

    c. Souli sur Herge de Pierre Assouline

    Très intéressant pour le fan de tintin que je suis mais aussi pour un non fan. La biographie d'une personnalité marquante de son siècle (et ici c'est bien le cas) a toujours sa raison d'être. Hergé n'est pas qu'un petit auteur de bd parmis tant d'autres, c'est le créateur d'une œuvre iconique....
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    Très intéressant pour le fan de tintin que je suis mais aussi pour un non fan. La biographie d'une personnalité marquante de son siècle (et ici c'est bien le cas) a toujours sa raison d'être. Hergé n'est pas qu'un petit auteur de bd parmis tant d'autres, c'est le créateur d'une œuvre iconique. Un personnage (hergé) intéressant et plus complexe qu'on peut le penser.
    La période de ses débuts et surtout de la guerre et après guerre est passionnante.
    Je reproche juste la rareté de datations précises pour mieux situer les événements. J'aurais aimé aussi, par moments, plus de développements sur le processus créatif de certains albums.

  • Couverture du livre « Lutetia » de Pierre Assouline aux éditions Gallimard

    Pen Parrau sur Lutetia de Pierre Assouline

    C’est un livre qui m’a séduite au fil des pages.
    C’est donc en insistant un peu que je me suis fait prendre par le récit de cet emblématique hôtel parisien. Car l’histoire de cet hôtel est folle, incroyable ...
    Le récit commence avant la seconde guerre où la quiétude et le luxe du lieu règnent...
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    C’est un livre qui m’a séduite au fil des pages.
    C’est donc en insistant un peu que je me suis fait prendre par le récit de cet emblématique hôtel parisien. Car l’histoire de cet hôtel est folle, incroyable ...
    Le récit commence avant la seconde guerre où la quiétude et le luxe du lieu règnent pour le plaisir de ses clients de passage comme pour ses habitués. On découvre le fonctionnement d’un grand hôtel, ses coulisses et ses multiples corps de métier. L’histoire nous est contée par le détective de l’hôtel, homme invisible qui scrute tout.
    Puis la seconde guerre arrive et les allemands réquisitionneront le Lutetia pour y implanter leurs services secrets. Et l’histoire va continuer jusqu’au retour des prisonniers et des déportés.
    Dans ce livre Pierre Assouline allient les petites histoires avec la grande histoire et c’est un véritable plaisir de lecture.

  • Couverture du livre « Gaston Gallimard ; un demi-siècle d'édition française » de Pierre Assouline aux éditions Gallimard

    Dominique JOUANNE sur Gaston Gallimard ; un demi-siècle d'édition française de Pierre Assouline

    Un travail remarquable. Pierre Assouline se sert de la biographie de Gaston Gallimard comme fil conducteur pour raconter le monde de l’édition et ses écrivains de 1881 à 1975 dont un large paragraphe consacré à la vie des éditeurs et leurs maisons en temps de guerre sous le régime nazi. On...
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    Un travail remarquable. Pierre Assouline se sert de la biographie de Gaston Gallimard comme fil conducteur pour raconter le monde de l’édition et ses écrivains de 1881 à 1975 dont un large paragraphe consacré à la vie des éditeurs et leurs maisons en temps de guerre sous le régime nazi. On apprend beaucoup sur la création et le parcours des éditions que nous connaissons actuellement.
    Pour information, le N° de mars de Transfuge consacre une enquête intéressante intitulée : « Gallimard est-il toujours Gallimard ».

  • Couverture du livre « Sigmaringen » de Pierre Assouline aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Sigmaringen de Pierre Assouline

    Le nom de cette ville allemande située sur le Danube, au sud du pays, dans le Bade-Wurtemberg, évoque immanquablement son château qui domine la cité où se réfugièrent vichystes et collabos qui avaient pu fuir à temps la débâcle de l’armée du IIIe Reich.

    Dans ce roman, Pierre Assouline nous...
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    Le nom de cette ville allemande située sur le Danube, au sud du pays, dans le Bade-Wurtemberg, évoque immanquablement son château qui domine la cité où se réfugièrent vichystes et collabos qui avaient pu fuir à temps la débâcle de l’armée du IIIe Reich.

    Dans ce roman, Pierre Assouline nous invite à vivre ces quelques mois, de septembre 1944 à avril 1945, en suivant les pas de Julius Stein, majordome de la famille Hohenzollern qui a dû abandonner des lieux habités depuis quatre siècles, sur ordre de Ribbentrop, afin de laisser place libre au maréchal Pétain et sa suite. Otto Abetz, ambassadeur de France à Paris, avait dit au Führer que Sigmaringen serait la ville idéale pour abriter ceux qui avaient collaboré. Tout le personnel est resté afin que tout se passe pour le mieux.
    D’une discrétion exemplaire, Julius ne se livre à aucun épanchement : « Un majordome général a vocation à tout entendre sans rien écouter. » Avec application et précision, il nous présente tous les occupants du château ainsi que cet indescriptible capharnaüm de 383 pièces dont le maréchal occupe le 7e étage, « l’Olympe », pendant que Laval n’est pas content de ses appartements.
    Dès l’arrivée de ces Français, les mesquineries reprennent. Le maréchal exige d’être le seul à pouvoir utiliser l’ascenseur car il se considère comme le plus illustre prisonnier du château. Quant au gouvernement, il se compose de deux parties : ceux qui ne veulent rien faire, regroupés autour de Laval, et ceux qui travaillent pour reprendre le pouvoir avec Brinon, Déat, Luchaire, Darnand…
    Fort d’une recherche énorme et très approfondie, l’auteur qui cite toutes ses sources à la fin du livre, nous fait partager le quotidien de ces sinistres personnages qui se détestent, se jalousent. Sa lecture est formidablement instructive car Pierre Assouline décrit aussi la ville où de plus en plus de Français fuyant les libérateurs et l’inévitable épuration à venir, ont trouvé refuge : « Il y avait de tout : des collaborateurs bien sûr, mais aussi des zazous, des miliciens en armes bien que le port d’armes soit interdit en ville par crainte d’incidents avec les fidèles de Doriot, des mères de famille nombreuses, des dandys, des tueurs, des maréchalistes, des actrices, des politiciens, des enfants, d’authentiques fascistes et même des braves gens qui avaient suivi le mouvement, tombés dans le panneau de la panique en se jetant dans le flot des fuyards, craignant d’être à leur tour dénoncés par leur concierge s’ils rentraient chez eux, persuadés que les gaullistes réservaient un mauvais sort à tous ceux qui n’avaient pas rejoint la France libre, et qu’en suivant le maréchal comme ils l’avaient fait pendant quatre ans, il se plaçaient sous sa protection naturelle, des gens qui avaient trouvé dans cette ville un endroit où abriter leur terreur. »
    Julius étant Allemand, il nous renseigne aussi sur les états d’âme d’un peuple en train d’être brisé mais il avoue : « Chez nous, dès lors qu’on endosse un uniforme, on se croit délesté d’une certaine responsabilité. On n’a plus à décider… On obéit, que l’uniforme soit celui d’un soldat, d’un officier, d’un postier, d’un pompier ou d’un maître d’hôtel. »
    Pendant que les Alliés avancent et bombardent Dresde, Himmler décrète le Volkssturm, la mobilisation générale, soit 500 000 hommes de 16 à 55 ans. L’hiver est terriblement froid. Julius parle de l’épuration nazie dans le monde de la culture : « le pouvoir mena une guerre contre l’esprit, la sensibilité, l’intelligence, la culture. » Au moment où tout se désagrège, apparaît un personnage important, le Docteur Destouches plus connu sous le nom de Louis-Ferdinand Céline. Ayant obtenu les papiers nécessaires, il réussit à fuir à temps avec sa famille après avoir surtout pensé à soigner les plus pauvres.

    Enfin, nous vivons l’arrivée de l’armée française : « La représentation de Vichy-sur-Danube, une comédie tragique et bouffonne, était terminée. » Avec talent, Pierre Assouline réussit un livre passionnant, non dénué de sentiments et très instructif sur une période si difficile pour notre pays, période à toujours avoir en mémoire lorsque les temps redeviennent difficiles.

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