Paolo Cognetti

Paolo Cognetti
Né à Milan en 1978, Paolo Cognetti a étudié les mathématiques et la littérature américaine avant de monter sa maison de production de cinéma indépendant. Auteur de documentaires littéraires, de textes sociologiques et de romans, il partage sa vie entre sa ville natale, le val d'Aoste et New Yo... Voir plus
Né à Milan en 1978, Paolo Cognetti a étudié les mathématiques et la littérature américaine avant de monter sa maison de production de cinéma indépendant. Auteur de documentaires littéraires, de textes sociologiques et de romans, il partage sa vie entre sa ville natale, le val d'Aoste et New York. Son roman Sofia s'habille toujours en noir, paru chez Liana Levi en 2013, lui a valu de figurer dans la sélection du Prix Strega.

Avis (24)

  • Couverture du livre « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti aux éditions Audiolib

    Valérie L. sur Les huit montagnes de Paolo Cognetti

    J'aime tellement les lectures faites par Emmanuel Dekoninck, qui fut le premier lecteur à vraiment m'emballer quand j'ai commencé les lectures audio, que j'ai envie d'écouter tout ce qu'il lit, même si a priori, le thème n'est pas pour moi. Je ne suis pas très adepte de nature writing...
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    J'aime tellement les lectures faites par Emmanuel Dekoninck, qui fut le premier lecteur à vraiment m'emballer quand j'ai commencé les lectures audio, que j'ai envie d'écouter tout ce qu'il lit, même si a priori, le thème n'est pas pour moi. Je ne suis pas très adepte de nature writing (Gallmeister n'est pas une maison d'édition que j'aime, par exemple) et je n'aurais pas lu ce roman en version papier. Je me suis pourtant laissée porter par la version audio, qui a bercé mes premiers allers-retours vers le Havre. Et je me suis prise à ces promenades en pleine montagnes, à cette vie dure mais choisie par Bruno. Je n'ai pas été touchée par le narrateur mais je ne suis pas sûre que c'est à lui que l'auteur souhaite qu'on s'attache. Bruno, lui, ce montagnard pur et dur, m'a séduite. Et je crois qu'il peut suffire d'une phrase dans un livre pour qu'il m'emporte définitivement et cette phrase a surgi. D'autres ont suivi. Si je me suis senti proche de la solitude, choisie mais qui reste, toujours à apprivoiser, de Pietro, j'ai beaucoup aimé et fait mienne la leçon de vie et d'humilité que Bruno partage avec son ami à la fin du roman. Je vous laisse la découvrir.

  • Couverture du livre « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti aux éditions Stock

    Missbook85 sur Les huit montagnes de Paolo Cognetti

    Prenez de la hauteur et installez-vous au sommet des montagnes du Val d'Aoste avec Paolo Cognetti dans " Les huit montagnes ", Prix Médicis Etranger 2017, publié chez Stock en 2016.
    Amoureux de la montagne, le père de Pietro ne se lasse pas de s'échapper de Milan pour parcourir les sentiers...
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    Prenez de la hauteur et installez-vous au sommet des montagnes du Val d'Aoste avec Paolo Cognetti dans " Les huit montagnes ", Prix Médicis Etranger 2017, publié chez Stock en 2016.
    Amoureux de la montagne, le père de Pietro ne se lasse pas de s'échapper de Milan pour parcourir les sentiers escarpés. Il fait ainsi découvrir à Pietro le charme sauvage de la montagne. Chaque été ils prennent donc la direction de Grana, petit village du Val d'Aoste.
    Lorsque Pietro fait la connaissance de Bruno, un garçon des montagnes, se noue entre eux une amitié indélébile. Agé de 11 ans lui aussi, il préfère garder les vaches dans les alpages au chemin de l'école. Alors parfois, le père de Pietro emmène les deux garçons plus haut, là où l'altitude met le corps humain à rude épreuve, à la limite du supportable.
    p. 73 : " C'était un matin d'août 1984, et c'est le dernier souvenir que je garde de cet été : le jour suivant, Bruno retournerait à l'alpage, et mon père à Milan. En attendant, nous étions tous les trois sur le glacier, ensemble, comme plus jamais nous ne le serions, unis les uns aux autres par une corde, que ça nous plaise ou non. "
    Les parents de Pietro s'attachent eux aussi à Bruno, le considérant comme un second fils. Pensant l'aider en lui faisant réciter ses verbes chaque soir, ils le poussent ainsi vers une voie qui ne lui correspond pas.
    p. 91 : " Nous restâmes sans dire un mot. Moi qui savait à quoi elle ressemblait, cette ville, je n'avais pas besoin d'en savoir plus pour m'insurger contre l'idée de mes parents. Bruno aurait détesté Milan et Milan aurait été la fin de Bruno, comme quand sa tante le lavait et l'habillait et l'envoyait chez nous apprendre ses verbes. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi ils faisaient tout pour le transformer en ce qu'il n'était pas. "
    Par des chemins de vie différents, Pietro et Bruno vont se perdre de vue. Si Bruno fait le choix de rester vivre à la montagne, Pietro, quant à lui, a des envies de grandeurs. Mais la mort prématurée de son père le ramènera dans les hauteurs de son enfance, prenant ainsi conscience que finalement sa destinée est peut-être là...
    p. 130 : " Un lieu que l'on a aimé enfant peut paraître complètement différent à des yeux d'adulte et se révéler une déception, à moins qu'il ne nous rappelle celui que l'on n'est plus, et nous colle une profonde tristesse. "
    Le temps, les silences, les malentendus, les blessures laissent leurs cicatrices. Mais, si profondes soient-elles, rien ne peut détruire ce qui a pu lier des personnes et qui, parfois, se révèle bien plus tard.
    p. 168 : " Je ne me rappelais plus très bien les raisons qui m'avaient fait m'éloigner de la montagne, ni ce que j'avais aimé d'autre quand je ne l'avais plus aimée elle, mais j'avais l'impression, en la remontant chaque matin en solitaire, que nous faisions lentement la paix. "
    Il y a du Pagnol dans cette histoire d'amitié enfantine et initiatique, relevée d'une touche à la Mark Twain pour son côté "nature writing".
    Un roman délicat et poignant, une grande bouffée d'oxygène dans chacune de ces pages.
    Et c'est sans contexte cette forte inspiration autobiographique qui donne toute cette sincérité dans l'émotion de ce roman.
    Une douce lecture que je recommande pour cet été...

  • Couverture du livre « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti aux éditions Stock

    Nathalie Chartier sur Les huit montagnes de Paolo Cognetti

    Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.
    Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à...
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    Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.
    Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à la perspective de longues escalades en montagne. La mère, auparavant infirmière, est assistante sociale, investie d’une responsabilité féminine et collective. Elle apaise les accès de rage de son époux.
    C’est à Grana, petit village des Dolomites, que la petite famille ira passer ses vacances et que Pietro va rencontrer Bruno, le petit montagnard. Naturellement ils iront explorer les sentiers des alpages, les torrents, les crêtes, leur amitié devient indissociable de la montagne.
    Le père de Pietro revit lors de ces séjours à la montagne. Il est fasciné par les glaciers « souvenirs des hivers que la montagne garde » et va initier son fils à la montagne. Il emmènera Pietro et Bruno tout là- haut, juste après le brouillard vers les cimes enneigées. Hélas, malgré ses efforts, Pietro a le mal des montagnes, premier révélateur d’une incompréhension entre le père et le fils qui va perdurer au fil des années.
    Adulte, Pietro s’éloignera de la montagne ; pour autant il reviendra toujours escalader et explorer à Grana avec Bruno qui est resté.
    Parfois, Pietro ira seul sur les traces de son père, remontant la montagne pour une lente réconciliation en quête d’apaisement.
    Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans ce récit, triste et nostalgique ; l’écriture est belle et envoutante, j’ai été emportée par les destins, fascinée par la montagne, par l’émotion et la poésie qui jaillit au fil des pages et des crêtes. Un magnifique récit récompensé à juste titre par le prestigieux Prix Strega 2017 (équivalent italien du Goncourt).
    « Quel que soit le destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes ».
    Merci à #netgalleyfrance# et les Editions Stock pour cette belle découverte.

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