Paolo Cognetti

Paolo Cognetti
Né à Milan en 1978, Paolo Cognetti a étudié les mathématiques et la littérature américaine avant de monter sa maison de production de cinéma indépendant. Auteur de documentaires littéraires, de textes sociologiques et de romans, il partage sa vie entre sa ville natale, le val d'Aoste et New Yo... Voir plus
Né à Milan en 1978, Paolo Cognetti a étudié les mathématiques et la littérature américaine avant de monter sa maison de production de cinéma indépendant. Auteur de documentaires littéraires, de textes sociologiques et de romans, il partage sa vie entre sa ville natale, le val d'Aoste et New York. Son roman Sofia s'habille toujours en noir, paru chez Liana Levi en 2013, lui a valu de figurer dans la sélection du Prix Strega.

Avis (22)

  • Couverture du livre « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti aux éditions Stock

    Nathalie Chartier sur Les huit montagnes de Paolo Cognetti

    Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.
    Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à...
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    Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.
    Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à la perspective de longues escalades en montagne. La mère, auparavant infirmière, est assistante sociale, investie d’une responsabilité féminine et collective. Elle apaise les accès de rage de son époux.
    C’est à Grana, petit village des Dolomites, que la petite famille ira passer ses vacances et que Pietro va rencontrer Bruno, le petit montagnard. Naturellement ils iront explorer les sentiers des alpages, les torrents, les crêtes, leur amitié devient indissociable de la montagne.
    Le père de Pietro revit lors de ces séjours à la montagne. Il est fasciné par les glaciers « souvenirs des hivers que la montagne garde » et va initier son fils à la montagne. Il emmènera Pietro et Bruno tout là- haut, juste après le brouillard vers les cimes enneigées. Hélas, malgré ses efforts, Pietro a le mal des montagnes, premier révélateur d’une incompréhension entre le père et le fils qui va perdurer au fil des années.
    Adulte, Pietro s’éloignera de la montagne ; pour autant il reviendra toujours escalader et explorer à Grana avec Bruno qui est resté.
    Parfois, Pietro ira seul sur les traces de son père, remontant la montagne pour une lente réconciliation en quête d’apaisement.
    Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans ce récit, triste et nostalgique ; l’écriture est belle et envoutante, j’ai été emportée par les destins, fascinée par la montagne, par l’émotion et la poésie qui jaillit au fil des pages et des crêtes. Un magnifique récit récompensé à juste titre par le prestigieux Prix Strega 2017 (équivalent italien du Goncourt).
    « Quel que soit le destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes ».
    Merci à #netgalleyfrance# et les Editions Stock pour cette belle découverte.

  • Couverture du livre « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti aux éditions Stock

    Mumu Dans le Bocage sur Les huit montagnes de Paolo Cognetti

    Vous aimez les grands espaces, la nature, le silence, la solitude .... Ce livre est pour vous. Pour ma part dès que j'en ai entendu (ou lu) parler j'ai su qu'il était fait pour moi.
    L'auteur, à travers le personnage de Pietro, nous parle de la montagne, de Sa Montagne. Pas celle des pistes de...
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    Vous aimez les grands espaces, la nature, le silence, la solitude .... Ce livre est pour vous. Pour ma part dès que j'en ai entendu (ou lu) parler j'ai su qu'il était fait pour moi.
    L'auteur, à travers le personnage de Pietro, nous parle de la montagne, de Sa Montagne. Pas celle des pistes de ski, des stations à la mode, non non, mais la sienne, sa montagne rurale, sauvage et inconnue de la foule à part quelques randonneurs. Mais il nous parle aussi de ses parents, son père principalement, Giovanni, homme solitaire, taiseux, chimiste dont le travail l'oblige à vivre à Milan dans un immeuble où il étouffe
    Dans la philosophie qui était la sienne (du père), qui consistait à monter et à descendre, ou plutôt à fuir en haut tout ce qui lui empoisonnait la vie en bas, après la saison de la légèreté venait forcément celle de la gravité : c'était le temps du travail, de la vie en plaine et de l'humeur noire.(p47)
    mais qui tiendra grâce à des étés à Grana dans le Piémont, où il pourra parcourir tous les sentiers, les faire connaître à son fils, y laissera des traces de son passage bien longtemps après. Cet homme qui cache une blessure ancienne et dont il ne guérira jamais
    Sa mère, infirmière, femme discrète mais très impliquée dans le social, sera celle qui temporise son mari, son fils et construira sa vie parallèlement à ses deux hommes, conciliant leur amour de la nature et son besoin de venir en aide aux autres
    Ma mère intervenait alors, elle qui s'était retrouvée avec entre autres devoirs conjugaux, celui de l'apaiser, d'amortir les coups dans la rixe entre mon père et le monde. (p8)
    Une relation entre un père peu bavard, proposant à son fils, Pietro de découvrir la vie, son sens à travers paysages et marches sur les sentiers escarpés.
    Le glacier c'est le souvenir des hivers anciens que la montagne garde pour nous. passé une certaine hauteur, elle en conserve le souvenir, et si on veut retrouver un hiver lointain, c'est là-haut qu'il faut le chercher.(p40)
    C'est aussi l'histoire d'une amitié entre deux hommes, virile, forte et pudique. Bruno, l'enfant de la montagne, le berger. Ils passeront de magnifiques moments de complicité mais aussi de longues périodes sans se voir ni se parler mais sachant que l'autre est toujours là, il y aura de la distance à l'adolescence, quand on se cherche, que l'on devient autre mais se retrouveront car ce ne sont pas des hommes à être autres que ce qu'ils sont vraiment.
    J'avais l'impression d'être passé à côté du plus important, pendant que je me consacrais à d'autres choses si futiles que je n'aurais même pas su dire ce que c'était.(p100)
    Il y aura des tours, des détours, des voyages lointains (mais toujours proches de la montagne), il y aura des amours, du travail, des retrouvailles et des absences mais l'amitié restera par un simple appel, un regard, un silence
    Je me rappelais plus très bien les raisons qui m'avaient fait m'éloigner de la montagne, ni ce que j'avais aimé d'autre quand je ne l'avais plus aimée elle, mais j'avais l'impression, en la remontant chaque matin en solitaire, que nous faisions lentement la paix. (p103)
    Au-delà d'un magnifique roman sur l'amour de la montagne, de la nature, c'est l'histoire d'un père et d'un fils qui n'ont pas réussi à se trouver, ou trop tard, car trop semblables, avec des zones d'ombre qui ne s'éclairciront que longtemps après.
    En grande partie autobiographique, l'auteur, cinéaste documentaire, se révèle à travers ce roman, peut-être parce qu'il est plus facile d'écrire que de parler, récit clair, limpide mais d'une grande sensibilité effleurée, à peine visible mais si présente.
    L'été efface les souvenirs de la même façon qu'il fait fondre la neige, mais le glacier renferme la neige des hivers lointaines, c'est un souvenir d'hiver qui refuse qu'on l'oublie.(p111)
    Pour moi qui aime la nature, qui savoure chaque jour de vivre au milieu d'elle, d'avoir découvert les bienfaits et parfois les réponses qu'elle m'apporte sur tous les plans, les paysages, les bienfaits d'une vie simple allant à l'essentiel, le silence, ce roman m'a conforté et a souvent rejoint ma façon de penser.
    Les choses qu'on ne peut pas utiliser on ne s'embête pas à leur chercher un nom, parce qu'elles ne servent à rien.(p129)
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, l'auteur m'a emmenée dans sa montagne, dans son refuge "sa petite maison", construite grâce à l'amour silencieux d'un père, l'amitié de deux hommes et il me conforte dans le fait qu'il faut parfois un chemin long, tortueux pour trouver le lieu de notre bonheur.
    Ce livre a obtenu le Prix Médicis Etranger 2017

  • Couverture du livre « Sofia s'habille toujours en noir » de Paolo Cognetti aux éditions Liana Levi

    Elizabeth Neef-Pianon sur Sofia s'habille toujours en noir de Paolo Cognetti

    Etrange, insoumise, borderline…. Depuis l’enfance , Sofia s’affronte à la vie, aux autres.
    Excentrique, énigmatique, hors norme…… Sofia fascine ceux qui l’approchent, fascine le lecteur.
    Paolo Cognetti la dépeint enfant, adolescente, jeune adulte, et il le fait très bien.
    Mais il ne ménage...
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    Etrange, insoumise, borderline…. Depuis l’enfance , Sofia s’affronte à la vie, aux autres.
    Excentrique, énigmatique, hors norme…… Sofia fascine ceux qui l’approchent, fascine le lecteur.
    Paolo Cognetti la dépeint enfant, adolescente, jeune adulte, et il le fait très bien.
    Mais il ne ménage pas nos méninges !
    Combien de fois je me suis demandé qui était tel personnage, quand l’action se déroulait, où se trouvait Sofia. Un puzzle pas toujours facile à reconstituer.
    Ah, il faut suivre !. Mais ça vaut le coup, vraiment, cette histoire de Sofia est envoutante.

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