Les huit montagnes

Couverture du livre « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234083196
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes. » Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au coeur du val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble,... Voir plus

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes. » Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au coeur du val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
Vingt ans plus tard, c'est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé - et son avenir.
Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle l'intime à l'universel et signe un grand roman d'apprentissage et de filiation.

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  • Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.
    Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à...
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    Une très belle histoire d’amitié, de filiation où la montagne est omniprésente, révélatrice des êtres.
    Pietro l’enfant unique vit à Milan. Il grandit aux côtés d’un père chimiste dans une usine, en colère contre le monde entier, que le vacarme de la ville insupporte, qui ne trouve le répit qu’à la perspective de longues escalades en montagne. La mère, auparavant infirmière, est assistante sociale, investie d’une responsabilité féminine et collective. Elle apaise les accès de rage de son époux.
    C’est à Grana, petit village des Dolomites, que la petite famille ira passer ses vacances et que Pietro va rencontrer Bruno, le petit montagnard. Naturellement ils iront explorer les sentiers des alpages, les torrents, les crêtes, leur amitié devient indissociable de la montagne.
    Le père de Pietro revit lors de ces séjours à la montagne. Il est fasciné par les glaciers « souvenirs des hivers que la montagne garde » et va initier son fils à la montagne. Il emmènera Pietro et Bruno tout là- haut, juste après le brouillard vers les cimes enneigées. Hélas, malgré ses efforts, Pietro a le mal des montagnes, premier révélateur d’une incompréhension entre le père et le fils qui va perdurer au fil des années.
    Adulte, Pietro s’éloignera de la montagne ; pour autant il reviendra toujours escalader et explorer à Grana avec Bruno qui est resté.
    Parfois, Pietro ira seul sur les traces de son père, remontant la montagne pour une lente réconciliation en quête d’apaisement.
    Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans ce récit, triste et nostalgique ; l’écriture est belle et envoutante, j’ai été emportée par les destins, fascinée par la montagne, par l’émotion et la poésie qui jaillit au fil des pages et des crêtes. Un magnifique récit récompensé à juste titre par le prestigieux Prix Strega 2017 (équivalent italien du Goncourt).
    « Quel que soit le destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes ».
    Merci à #netgalleyfrance# et les Editions Stock pour cette belle découverte.

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  • Vous aimez les grands espaces, la nature, le silence, la solitude .... Ce livre est pour vous. Pour ma part dès que j'en ai entendu (ou lu) parler j'ai su qu'il était fait pour moi.
    L'auteur, à travers le personnage de Pietro, nous parle de la montagne, de Sa Montagne. Pas celle des pistes de...
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    Vous aimez les grands espaces, la nature, le silence, la solitude .... Ce livre est pour vous. Pour ma part dès que j'en ai entendu (ou lu) parler j'ai su qu'il était fait pour moi.
    L'auteur, à travers le personnage de Pietro, nous parle de la montagne, de Sa Montagne. Pas celle des pistes de ski, des stations à la mode, non non, mais la sienne, sa montagne rurale, sauvage et inconnue de la foule à part quelques randonneurs. Mais il nous parle aussi de ses parents, son père principalement, Giovanni, homme solitaire, taiseux, chimiste dont le travail l'oblige à vivre à Milan dans un immeuble où il étouffe
    Dans la philosophie qui était la sienne (du père), qui consistait à monter et à descendre, ou plutôt à fuir en haut tout ce qui lui empoisonnait la vie en bas, après la saison de la légèreté venait forcément celle de la gravité : c'était le temps du travail, de la vie en plaine et de l'humeur noire.(p47)
    mais qui tiendra grâce à des étés à Grana dans le Piémont, où il pourra parcourir tous les sentiers, les faire connaître à son fils, y laissera des traces de son passage bien longtemps après. Cet homme qui cache une blessure ancienne et dont il ne guérira jamais
    Sa mère, infirmière, femme discrète mais très impliquée dans le social, sera celle qui temporise son mari, son fils et construira sa vie parallèlement à ses deux hommes, conciliant leur amour de la nature et son besoin de venir en aide aux autres
    Ma mère intervenait alors, elle qui s'était retrouvée avec entre autres devoirs conjugaux, celui de l'apaiser, d'amortir les coups dans la rixe entre mon père et le monde. (p8)
    Une relation entre un père peu bavard, proposant à son fils, Pietro de découvrir la vie, son sens à travers paysages et marches sur les sentiers escarpés.
    Le glacier c'est le souvenir des hivers anciens que la montagne garde pour nous. passé une certaine hauteur, elle en conserve le souvenir, et si on veut retrouver un hiver lointain, c'est là-haut qu'il faut le chercher.(p40)
    C'est aussi l'histoire d'une amitié entre deux hommes, virile, forte et pudique. Bruno, l'enfant de la montagne, le berger. Ils passeront de magnifiques moments de complicité mais aussi de longues périodes sans se voir ni se parler mais sachant que l'autre est toujours là, il y aura de la distance à l'adolescence, quand on se cherche, que l'on devient autre mais se retrouveront car ce ne sont pas des hommes à être autres que ce qu'ils sont vraiment.
    J'avais l'impression d'être passé à côté du plus important, pendant que je me consacrais à d'autres choses si futiles que je n'aurais même pas su dire ce que c'était.(p100)
    Il y aura des tours, des détours, des voyages lointains (mais toujours proches de la montagne), il y aura des amours, du travail, des retrouvailles et des absences mais l'amitié restera par un simple appel, un regard, un silence
    Je me rappelais plus très bien les raisons qui m'avaient fait m'éloigner de la montagne, ni ce que j'avais aimé d'autre quand je ne l'avais plus aimée elle, mais j'avais l'impression, en la remontant chaque matin en solitaire, que nous faisions lentement la paix. (p103)
    Au-delà d'un magnifique roman sur l'amour de la montagne, de la nature, c'est l'histoire d'un père et d'un fils qui n'ont pas réussi à se trouver, ou trop tard, car trop semblables, avec des zones d'ombre qui ne s'éclairciront que longtemps après.
    En grande partie autobiographique, l'auteur, cinéaste documentaire, se révèle à travers ce roman, peut-être parce qu'il est plus facile d'écrire que de parler, récit clair, limpide mais d'une grande sensibilité effleurée, à peine visible mais si présente.
    L'été efface les souvenirs de la même façon qu'il fait fondre la neige, mais le glacier renferme la neige des hivers lointaines, c'est un souvenir d'hiver qui refuse qu'on l'oublie.(p111)
    Pour moi qui aime la nature, qui savoure chaque jour de vivre au milieu d'elle, d'avoir découvert les bienfaits et parfois les réponses qu'elle m'apporte sur tous les plans, les paysages, les bienfaits d'une vie simple allant à l'essentiel, le silence, ce roman m'a conforté et a souvent rejoint ma façon de penser.
    Les choses qu'on ne peut pas utiliser on ne s'embête pas à leur chercher un nom, parce qu'elles ne servent à rien.(p129)
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, l'auteur m'a emmenée dans sa montagne, dans son refuge "sa petite maison", construite grâce à l'amour silencieux d'un père, l'amitié de deux hommes et il me conforte dans le fait qu'il faut parfois un chemin long, tortueux pour trouver le lieu de notre bonheur.
    Ce livre a obtenu le Prix Médicis Etranger 2017

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  • Après Eric Holder et sa belle n'a pas sommeil, encore un très beau moment de lecture pour moi en pleine nature avec Les huit montagnes de Paolo Cognetti aux Editions Stock.
    Après le Médoc, direction l'Italie et les hauteurs du Val d'Aoste pour une magnifique randonnée dans les alpages guidée...
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    Après Eric Holder et sa belle n'a pas sommeil, encore un très beau moment de lecture pour moi en pleine nature avec Les huit montagnes de Paolo Cognetti aux Editions Stock.
    Après le Médoc, direction l'Italie et les hauteurs du Val d'Aoste pour une magnifique randonnée dans les alpages guidée par Paolo Cognetti.
    Une forte histoire d'amitié entre deux jeunes garçons, Pietro et Bruno qu'au départ tout séparait : le premier de la ville et le second,enfant des montagnes. Ce sont d'ailleurs ces montagnes italiennes chères à leur enfance qui vont les réunir de nouveau vingt temps plus tard face à leur avenir.
    C'est fort. C'est sincère. C'est brut. C'est beau. Un grand bol d'air pur!
    Après Silvia Avallone, voici pour moi un nouveau coup de coeur de la littérature italienne!

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  • https://lettresexpres.wordpress.com/2018/05/10/paolo-cognetti-les-huit-montagnes/

    Les descriptions, qui ne s’embarrassent pas de lyrisme inutile, sonnent juste, et posent une belle atmosphère montagnarde. C’est le genre de roman pour lequel on a envie de donner à lire quantité de citations...
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    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/05/10/paolo-cognetti-les-huit-montagnes/

    Les descriptions, qui ne s’embarrassent pas de lyrisme inutile, sonnent juste, et posent une belle atmosphère montagnarde. C’est le genre de roman pour lequel on a envie de donner à lire quantité de citations plutôt que de s’étaler à le décrire.Il ne faut pas s’attendre à une action trépidante, mais même sans être complètement fanatique de marche en montagne, on ne peut qu’apprécier l’écriture impeccable, sans oublier la traduction, et la mélodie de la montagne, qui m’a rappelé bien souvent L’iris de Suse, le dernier livre de Giono que j’ai lu. Une comparaison tout à fait méritée pour ce beau roman !

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  • Pietro est né à Milan, mais la montagne a toujours fait partie de sa vie. De celle de ses parents tout d’abord qui, bien qu’originaires de la campagne vénitienne, effectuaient de nombreux séjours dans les Dolomites jusqu’à ce qu’un événement dramatique les pousse à quitter leur région et à...
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    Pietro est né à Milan, mais la montagne a toujours fait partie de sa vie. De celle de ses parents tout d’abord qui, bien qu’originaires de la campagne vénitienne, effectuaient de nombreux séjours dans les Dolomites jusqu’à ce qu’un événement dramatique les pousse à quitter leur région et à chercher refuge à Milan.

    Mais l’appel de la montagne, qui triomphe toujours chez celui qui en est amoureux, réapparaît après quelques années et la mère de Pietro se met rapidement à rechercher un endroit où la petite famille pourra passer ses étés. C’est sur Grana, hameau situé dans une vallée profonde perpendiculaire au Val d’Aoste, que la mère de Pietro jette son dévolu et qu’elle loue un petit chalet sans prétention. Elle y passe les deux mois d’été avec Pietro, et Giovanni, le père, les rejoint en août lors de ses congés annuels. Ce père taciturne, souvent en colère contre le monde, entreprend d’initier son fils à la montagne, et pendant plusieurs étés, Pietro le suit, sans jamais avouer que ces randonnées, qui deviennent bientôt des courses en haute montagne, lui pèsent parce qu’il souffre du mal des montagnes.

    Pietro est comme son père, peu communicatif, mais il devient tout de suite ami avec Bruno, le seul enfant de Grana qui, à onze ans, garde les vaches de sa famille dans les alpages. Et c’est cet ami, plus que son père, qui lui fait découvrir les beautés simples de la montagne. Leur amitié se renforce d’année en année, jusqu’à ce que le jeune Bruno commence à travailler comme maçon, tandis que Pietro se fait de nouveaux amis parmi la jeunesse dorée qui vient de la ville pour pratiquer l’escalade dans la région. Mais ce n’en est pas fini pour autant de cette amitié. Elle va perdurer au long des années, entre Bruno, celui qui reste au pays, et Pietro, celui qui part découvrir de nouvelles montagnes au loin, mais finit toujours par revenir à Grana.

    Le roman de Paolo Cognetti nous parle de l’amitié entre deux garçons et de la passion pour la montagne. Mais au-delà de ces deux thèmes principaux, il évoque les difficultés de communication entre un père et son fils et l’importance de la transmission des valeurs. Il pose également différentes questions : peut-on intervenir légitimement dans la vie des autres, même si on est convaincu de faire le bien ? Qu’est-ce qui nous y autorise ?

    Pietro respecte le principe édicté par son père : la montagne ne se parcourt qu’en été. L’hiver, l’homme se retire devant la neige, pour laisser la nature se reposer. Le père de Pietro exècre le ski et les installations sportives qui ont défiguré la montagne et le jeune Pietro reprend cette idée à son compte. L’auteur quant à lui, dénonce les excès du tourisme sportif en montagne, comme on peut d’ailleurs le lire dans son blog (si vous lisez l’italien, c’est ici).

    Vainqueur en juillet 2017 du plus prestigieux prix italien, le prix Strega, (après avoir reçu en juin le prix Strega des jeunes qui est l’équivalent de notre Goncourt des lycéens), et tout récemment du prix Médicis étranger 2017, « Les huit montagnes » a de nombreuses qualités, tout en étant un roman tout à fait abordable pour le grand public et pour les jeunes. L’écriture est sobre et fluide, tout en étant très évocatrice. Pour qualifier la forme et le fond, un seul qualificatif s’impose : l’authenticité ; celle des valeurs évoquées, celle des sentiments, purs et jamais forcés, celle de la simplicité. Un récit profond et tendre, parfois triste et nostalgique, proche de la nature comme on l’était il y a plusieurs décennies, naturellement et simplement, et non de manière artificielle comme on veut parfois l’être aujourd’hui !

    Bref, « les huit montagnes », c’est le roman de l’amitié, de la liberté et de la nature : un grand bol d’air rafraîchissant dans ce monde de fous !

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  • Intéressant de decouvrir ses 2 personnages captivant , leurs histoires perso , leurs destins differents et souvent houleux , a decouvrir c est sur

    Intéressant de decouvrir ses 2 personnages captivant , leurs histoires perso , leurs destins differents et souvent houleux , a decouvrir c est sur

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  • Quand je tombe amoureuse d'un roman, mon cerveau débloque et je ne sais plus quoi dire à son sujet. Un peu comme si je n'avais pas trop envie de donner des arguments de lecture aux autres, histoire de le garder pour moi. C'est exactement l'impasse dans laquelle je suis avec Les huit montagnes de...
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    Quand je tombe amoureuse d'un roman, mon cerveau débloque et je ne sais plus quoi dire à son sujet. Un peu comme si je n'avais pas trop envie de donner des arguments de lecture aux autres, histoire de le garder pour moi. C'est exactement l'impasse dans laquelle je suis avec Les huit montagnes de Paolo Cognetti. J'ai envie de mettre une ribambelle de cœurs pour composer mon avis de lecture et en verdict, de vous dire : lisez-le, vous verrez bien.

    Paradoxalement, ce roman, on peut le résumer en deux citations :
    Il n’y a rien de mieux que la montagne pour se souvenir.
    Il n’y avait rien de mieux qu’une longue nuit dans ma tanière sur la montagne pour me remettre à neuf.
    Ce roman, c'est l'histoire de Pietro et celle de Bruno, l'un vient de la ville et l'autre de la montagne. Ils se rencontrent à Grana dans le Val d'Aoste et s'y retrouvent tous les étés pendant les vacances de Pietro. Ils se rencontrent, s'apprivoisent et tissent une amitié solide et fulgurante.

    L'un est observateur, taiseux et réfléchi, l'autre est agile et sensible. L'un est fort, l'autre futé. Pas d'ambiguïté entre eux, ils partagent une amitié simple et sincère. Une amitié fraternelle, fusionnelle et amoureuse. Ensemble, ils vont parcourir la montagne, vivre mille et une aventures. Il vont tout partager et puis se perdre de vue, pour mieux se retrouver.

    On assiste à la naissance d'une amitié qu'on jalouse aisément.

    On assiste à la construction d'un homme, celle de Pietro avec ses souvenirs de jeunesse, ses choix, ses questionnements et les prémisses de son émancipation. Son rapport à la vie. Ses relations avec ses parents, notamment son père. Un père incroyablement inspirant… Enfin, ça, c'est ce qu'il projette. Pietro, lui, le voit plutôt un homme envahissant, despote et pénible. Il ne se reconnaît pas dans le regard de son père et d'ailleurs, lui-même ne connaît pas son père. La grande question de ce roman ? Vont-ils avoir le temps de se découvrir ?

    On assiste à l'histoire d'amour entre un homme et la montagne. Histoire d'amour qui se transforme rapidement en triangle amoureux... Parce que le lecteur, lui aussi, est invité à tomber amoureux au fil des pages. Je suis tombée amoureuse.

    Ce roman, c'est un bout d'héritage. C'est une histoire de filiation. C'est une histoire de construction, de réalisation de soi. C'est une histoire de rencontre. C'est une histoire de solitude. C'est une histoire de rupture et de réparation. C'est une histoire de souvenirs. C'est une histoire d'homme. C'est une histoire de père. C'est une histoire de fils.

    Verdict : C'est un roman mélancolique, plein de nostalgie. D'une beauté à couper le souffle. Il m'a donné des envies de montagne, des envies de neige... C'est une prouesse pour l'amoureuse du soleil que je suis.

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  • Roman italien sur lequel plane l'ombre de Pavese et Pasolini qui ont aussi en leur temps écrit sur la montagne, les villages et la lumière qui les baignent. Fidèle à cet héritage, la langue et le style de Paolo Cognetti sont irréprochables. Une fois acté ce réel talent d'auteur et sa passion...
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    Roman italien sur lequel plane l'ombre de Pavese et Pasolini qui ont aussi en leur temps écrit sur la montagne, les villages et la lumière qui les baignent. Fidèle à cet héritage, la langue et le style de Paolo Cognetti sont irréprochables. Une fois acté ce réel talent d'auteur et sa passion pour son sujet, on peut regretter que beaucoup de thèmes soient seulement effleurés. On ne sait plus en refermant le livre si l'on a lu un roman sur l'amitié, la paternité, les regrets ou la difficulté du métier de vivre selon ses aspirations. Les Huit Montagnes reste un ouvrage bien éclairé mais un peu froid.

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  • Je vous emmène à Grana dans le Val d'Aoste où les sommets culminent à plus de 4000. Deux amoureux fous, un brin originaux, s'y marièrent en 1962. Rejetés par leurs familles, ils étaient 4, le nombre minimum pour célébrer une union. Rien de plus naturel donc que de fuire la ville au moment des...
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    Je vous emmène à Grana dans le Val d'Aoste où les sommets culminent à plus de 4000. Deux amoureux fous, un brin originaux, s'y marièrent en 1962. Rejetés par leurs familles, ils étaient 4, le nombre minimum pour célébrer une union. Rien de plus naturel donc que de fuire la ville au moment des vacances pour aller s'y ressourcer. De cette union, naîtra un garçon, Pietro. Très vite, il est initié aux plaisirs de la randonnée. Le père et le fils y réalisent de nombreuses escapades, de quoi tisser le fil de la complicité. Vient parfois se glisser dans cette intimité, Bruno, cet enfant des montagnes. Lui les regarde d'un tout autre oeil. Elles ne représentent pas ses vacances mais sa vie quotidienne, il y est né, il y mourra aussi. Entre les deux garçons du même âge, le jeu de la concurrence et le sentiment de jalousie viennent parfois troubler les relations. Les année passent et puis un jour, un drame vient assombrir le tableau, les cartes sont rebattues et commence alors une autre vie...

    Ce roman d'apprentissage est d'une exquise beauté. Il montre tout ce dont les enfants ont besoin pour se construire et puis, cette nécessité, un jour, de s'affranchir de l'éducation de ses parents pour s'affirmer, décider de son propre chemin. Il y a de formidables passages sur la relation père-fils, si peu décrite dans la littérature en général, les femmes (mères-filles) y occupant une très grande place il faut bien l'avouer. Heureusement, Paolo COGNETTI est là pour réduire un peu cette inégalité de traitement et il le fait avec beaucoup de talent.

    Il évoque avec une infinie précision la relation de l'homme à la nature, et à la montagne plus encore.

    Les descriptions des panoramas m'ont évoqué avec ravissement ce trek réalisé au Pérou. Il y a quelque chose de singulier, d'unique dans la découverte, la surprise.

    Et comme à chacun à son altitude, à chacun sa manière de s'approprier la montagne. Avec elle, c'est tout un panel de disciplines qui s'offre à qui veut bien la conquérir.

    Mais il ne faudrait pas réduire ce roman à cette seule dimension. Dans "Les huit montagnes", il y a aussi un brin d'interculturalité,. J'ai beaucoup aimé la confrontation des univers des jeunes garçons et les mots attachés à chaque environnement social et urbain.

    Enfin, il explore les relations humaines. Comme pour les montagnes, à chacun sa manière de les apprécier. Il y a celles et ceux qui, à l'image de la mère de Pietro, ont besoin d'y baigner et en font le sens de leur existence.

    Et puis il y a les autres qui ont besoin de distance et d'isolement pour être soi-même.

    La plume de Paolo COGNETTI est absolument remarquable, elle est empreinte de sensibilité et d'humanité. Dans "Les huit montagnes", il fait de la nature sa toile de fond pour examiner en profondeur ce qui compose chacun, ses origines, ses souvenirs, sa manière très personnelle et subjective d'apprécier la vie à sa juste valeur.

    Un très beau roman initiatique.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/12/les-huit-montagnes-de-paolo-cognetti.html

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  • Pietro, un petit milanais de onze ans, passe chaque été ses vacances à la montagne. Il se lie d’amitié avec Bruno, un petit montagnard.
    Amitié cimentée par l’amour des montagnes.
    Amitié qui durera toute une vie malgré des choix de vie différents.
    Un livre à la construction et à l’écriture...
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    Pietro, un petit milanais de onze ans, passe chaque été ses vacances à la montagne. Il se lie d’amitié avec Bruno, un petit montagnard.
    Amitié cimentée par l’amour des montagnes.
    Amitié qui durera toute une vie malgré des choix de vie différents.
    Un livre à la construction et à l’écriture très simples qui magnifie la montagne, de l’Italie jusqu’au Tibet, et encense l’amitié.
    Si j’ai trouvé le début un peu long, je me suis ensuite laissée embarquer dans la vie de ces deux personnages.

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