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Nicolas Mathieu

Nicolas Mathieu

Nicolas Mathieu est né à Épinal en 1978. Après des études d'histoire et de cinéma, il s'installe à Paris où il exerce toutes sortes d'activités instructives et presque toujours mal payées. En 2014, il publie chez Actes Sud Aux animaux la guerre, adapté pour la télévision par Alain Tasma. Aujourd'...

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Nicolas Mathieu est né à Épinal en 1978. Après des études d'histoire et de cinéma, il s'installe à Paris où il exerce toutes sortes d'activités instructives et presque toujours mal payées. En 2014, il publie chez Actes Sud Aux animaux la guerre, adapté pour la télévision par Alain Tasma. Aujourd'hui, il vit à Nancy et partage son temps entre l'écriture et le salariat.

Portrait © Bertrand Jamot

Articles en lien avec Nicolas Mathieu (2)

Avis sur cet auteur (112)

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    Couverture du livre « Rose royal » de Nicolas Mathieu aux éditions Editions In8

    Bill sur Rose royal de Nicolas Mathieu

    Rose, la cinquantaine aime bien boire, comme ses copines d'ailleurs. 

    Mais ce que Rose voudrait, c'est (re)trouver un homme, un qui ne la frappe pas, un avec qui elle se sente bien. Pour éviter les trop gros ennuis, Rose s'est acheté un petit pistolet. Avec lui dans son sac à main, elle sait...
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    Rose, la cinquantaine aime bien boire, comme ses copines d'ailleurs. 

    Mais ce que Rose voudrait, c'est (re)trouver un homme, un qui ne la frappe pas, un avec qui elle se sente bien. Pour éviter les trop gros ennuis, Rose s'est acheté un petit pistolet. Avec lui dans son sac à main, elle sait pouvoir se défendre 

    Mais la vie a plus d'un tour dans son sac ... 

    Une nouvelle où la tension monte peu à peu, où, quand on pense que Rose va enfin pouvoir souffler, la terreur reprend de plus belle. 

    Une première nouvelle où Nicolas Mathieu montre qu'il sait aussi écrire sur les femmes plus âgées que celles qui habitent ses romans. 

    La deuxième nouvelle de ce recueil met en scène un juge retraité, qui lui aussi s'est armé pour se défendre de ces mafieux corses qui ont promis d'avoir sa peau, même s'il vit maintenant à l'ombre de la cathédrale d'une ville de l'est. Sauf que le petit loubard qu'il a pris sous son aile va lui emprunter son arme pour épater sa copine ... 

    Deux textes très courts, où Nicolas Mathieu montre déjà tout son talent d'écriture, toute sa capacité à décrire des situations, sans trop de mots, avec la précision nécessaire , et où il décrit ses personnages avec empathie en nous donnant l'impression que leur destin inéluctable arrivera bientôt à son terme.

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    Couverture du livre « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu aux éditions Actes Sud

    Jo_Ly sur Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

    C'est chaussée de mes New Balance, donc déjà prête à déguerpir à toutes jambes si besoin était, que je me lance dans cette chronique...
    Ce roman chorale s'étale sur 4 étés, de 1992 à 1998. Leurs enfants après eux.
    On est à l'Est, les hauts fourneaux ne brûlent plus. le désir oui. On a...
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    C'est chaussée de mes New Balance, donc déjà prête à déguerpir à toutes jambes si besoin était, que je me lance dans cette chronique...
    Ce roman chorale s'étale sur 4 étés, de 1992 à 1998. Leurs enfants après eux.
    On est à l'Est, les hauts fourneaux ne brûlent plus. le désir oui. On a quatorze ans, les hormones s'emballent, on aimerait bien en faire autant avec les filles.
    On pourrait s'arrêter là.
    Mais à fresque sociale, étendue de personnages. C'est grand une fresque, hein, on va pas chipoter, sur toile ou sur papier.
    Anthony a quatorze ans. Son père est alcoolique, même qu'il fout sur la gueule de la mère parfois. Entre le boulot de merde et les crédits. le chômage, les copains au café du coin. La mère qui pardonne, une fois, dix fois, bah quoi, c'est pas très original les gnons d'où qu'on vient.
    Alors Anthony, forcément, il fuit son quotidien. Et fuir le quotidien, pour lui, c'est l'alcool (ah oui tiens, comme papa), les copains, la vitesse, le shit, la baise.
    J'en ai d'autres comme ça.
    426 pages de clichés mal cadrées. A ne surtout pas encadrer ! Stéréotype de la fille de bourges qui s'ennuie, écarte un peu trop les cuisses, mais papa et maman sont occupés, papa s'improvise politicien, maman, maman elle fait comme toutes les mamans des milieux cossus, du shopping et de la déco. Pas le temps pour voir la gamine déraper. Et se rattraper à la première *bip* qui passe.
    L'arabe de quartier. Qui vend son shit. Se fait defoncer la gueule par son père quand ça commence à sentir la zonzon. Pas grave, on retourne au bled, on s'essaie au go fast. Et puis là aussi, la jeunesse s'emmerde, n'espère rien. Picole.
    Les personnages se noient, dans l'ennui. Dans l'alcool surtout. Décidément, on ne peut plus rien pour eux, c'est ça qu'il nous raconte Nicolas Mathieu. La France crasse, désindustrialisée. Qui a enfilé son gilet jaune.
    J'ai tenu bon. Même sur le fil !
    Son écriture nerveuse, affûtée, féroce parfois, sauve un peu le fond.
    C'est un espace vaste comme le monde qui sépare le Goncourt 2018 du Goncourt 2021. Vaste comme la vacuité de l'avenir des jeunes de l'Est de la France. Apparemment...

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    Couverture du livre « Connemara » de Nicolas Mathieu aux éditions Actes Sud

    Regine Zephirine sur Connemara de Nicolas Mathieu

    Le titre fait référence à la chanson « Les lacs du Connemara » que Sardou chantait dans les années 80. Une chanson nostalgie qui rappelle l’époque de l’adolescence.
    Le lecteur suit les protagonistes de cette histoire dans leur vie de quarantenaire et les retours sur leur adolescence. Il y a...
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    Le titre fait référence à la chanson « Les lacs du Connemara » que Sardou chantait dans les années 80. Une chanson nostalgie qui rappelle l’époque de l’adolescence.
    Le lecteur suit les protagonistes de cette histoire dans leur vie de quarantenaire et les retours sur leur adolescence. Il y a Hélène, la surdouée qui a su s’extraire de sa classe sociale modeste grâce à des études supérieures. Et ça a marché. Après un début d’une carrière prometteuse à Paris, elle fait un burn-out et se retrouve senior manager dans une boite de conseil dans l’est de la France. Elle passe sa vie à courir les rendez-vous, à remplir des power point et faire défiler des slades. Tout cela en jonglant avec sa vie de famille car son mari, cadre supérieur, n’est pas souvent là pour leurs deux filles.
    En alternance, on suit aussi la vie de Christophe, qui, depuis son divorce, vit avec son fils chez son père, dans une petite ville de province qu’il n’a jamais quittée. Il a u emploi de commercial et vend de la nourriture pour chiens. Il n’a pas brillé à l’école mais a eu son moment de gloire lorsqu’il a été, pour un temps très court, star du hockey sur glace de la région.
    Ces deux-là, qui sont à un tournant de leur vie de quadragénaires, dans un flottement assez déprimant, vont se recroiser. Car ils se connaissent de l’époque du lycée et des fêtes entre ados, ce temps où Christophe était le jeune champion adulé par les filles et Hélène l’adolescente mal dans sa peau qui ne rêvait que de départ.
    La réussite de l’une et la médiocrité d e l’autre les a placés dans des classes sociales éloignées et, malgré ou à cause de leurs destins que tout oppose, ils vont croire qu’un nouveau départ est possible.
    L’histoire est construite avec des flash-back sur leur adolescence, leur vie en famille. On comprend mieux comment s’est construite leur personnalité. Et ce nouvel amour, comme un élan pour repartir, ressemble à cette chanson de Michel Sardou, pleine de la nostalgie d’un temps révolu.

    L’auteur a épinglé la vie de l’entreprise avec ses enjeux et sa « novlangue corporate », parfois cela frise la caricature. Je me suis prise au jeu du récit avec ses protagonistes inquiets et qui se retournent sur leur passé mais, très vite, je me suis lassée de ce ressassement qui n’en finit pas, de ces atermoiements et de ces différences de classe un tantinet trop appuyées.
    Lecture mitigée et déception car je m’attendais à plus de profondeur.

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    Couverture du livre « Connemara » de Nicolas Mathieu aux éditions Actes Sud

    LALIE.01 sur Connemara de Nicolas Mathieu

    « Terre brûlée au vent
    Des landes de pierres
    Autour des lacs, c'est pour les vivants
    Un peu d'enfer, le Connemara.
    Des nuages noirs qui viennent du nord
    Colorent la terre, les lacs, les rivières
    C'est le décor du Connemara…. »

    C'est ainsi que je débute ma chronique pour « Connemara »...
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    « Terre brûlée au vent
    Des landes de pierres
    Autour des lacs, c'est pour les vivants
    Un peu d'enfer, le Connemara.
    Des nuages noirs qui viennent du nord
    Colorent la terre, les lacs, les rivières
    C'est le décor du Connemara…. »

    C'est ainsi que je débute ma chronique pour « Connemara » de l'écrivain français Nicolas Mathieu (Prix Goncourt 2018 avec « Leurs enfants après eux » ) - (Si je le fais ainsi, c'est parce qu'en lisant cet ouvrage, les images de cette région irlandaise me sont revenues en mémoire quand j'y étais et comme le titre fait référence à la chanson de Michel Sardou, « Les Lacs du Connemara », énorme succès, qui a accompagné de nombreuses soirées dansantes et alcoolisées, depuis cette époque, il s'est remis à trotter dans ma tête.

    « Connemara » s'attache à établir le portrait d'adultes quarantenaires des zones périurbaines de l'Est de la France, dans les années 2010-2015, et qui se souviennent avec nostalgie - mélancolie et colère, de leur adolescence dans la région dans les années 1990.

    C'est la peinture d'une époque - un roman dense et riche, lu avec plaisir et avidité, non pour l'intrigue amoureuse entre Hélène et Christophe, mais bien plutôt pour la variété des situations et des personnages socialement différents qu'il présente - pour la variété d'une écriture au spectre large aussi à l'aise dans les descriptions à dimension poétique que dans les passages les plus triviaux et pour la grande souplesse de sa structure narrative.

    Je dois avouer que j'ai poussé bien des soupirs durant cette lecture – surtout pour les nombreuses séquences ponctuées d'un langage spécifique : celui qui est propre aux carrières commerciales ou au langage sportif comme pour le hockey sur glace. le hockey avec Christophe, le beau gosse attirant – sportif - hockeyeur de l'Épinal Hockey Club.

    D'autres scènes m'ont semblées un peu longues, par exemple celles des soirées entre copains – celle de l'accouchement – celle de la noce – la présence de personnages appartenant à des classes sociales aisées (les parents de Charlotte lors de vacances à l'île de Ré).

    Mais bon, passons. Ce roman présente tout de même bien des qualités et ça le « rachète » : c'est une fresque sociale qui fourmille de détails – le tableau d'une société prise dans toutes ses composantes, qu'elles soient humaines ou sociétales.

    Je préfère arrêter ici ma chronique, afin de ne pas en dire plus qu'il n'en faut.

    Mais je ne manque pas de vous indiquer quelques critiques élogieuses pour « Connemara » de Nicolas Mathieu :
    « Dans Connemara, plusieurs types de colère (personnelles et politiques) sourdent, mais c'est la mélancolie qui domine. Celle qui saisit chacun à l'heure des bilans du mitan de la vie, bien sûr. Mais aussi, et d'abord, celle d'une écriture qui s'est donné l'impossible tâche de jouer les barrages, d'arrêter le cours des jours en fixant son mouvement, de faire pièce à la débâcle en célébrant, aussi, les beautés de la vie. La mélancolie inhérente à l'entreprise grandiose et dérisoire de vouloir rendre éternel par les mots un peu du temps où nous fûmes. »

    « « Le titre du roman, Connemara, fleure bon la tourbe et l'herbe humide, mais ne conduit pas dans les vertes contrées d'Irlande. Il fait référence à la célèbre chanson de Michel Sardou, sans laquelle nulle soirée alcoolisée ne saurait se conclure dans l'Hexagone. »
    Mon additif personnel : Ah oui, en effet, cette tourbe si présente dans ce paysage et qui s'étend parfois sur de grandes distances."

    « L'histoire d'une femme et d'un homme originaires de la même petite ville des Vosges, en Lorraine. L'une a tout fait pour s'en éloigner, l'autre y est resté. »

    « Nicolas Mathieu signe un beau roman sur le mitan de la vie, quand beaucoup a été construit mais que tout est encore possible. Ou presque. »

    That's all. A lire.