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Aline Zalko

Aline Zalko

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Anse rouge » de Aline Zalko et Sandrine Caillis aux éditions Thierry Magnier

    Mes écrits d'un jour sur Anse rouge de Aline Zalko - Sandrine Caillis

    « J’avais pensé naïvement que le vent de l’île chasserait mes nuages et mes orages, qu’un retour sur le territoire empoisonné enclencherait une décontamination à effet immédiat. Pensées magiques. Je sais maintenant qu’il va me falloir parcourir avec constance le chemin de tous ces étés, sans...
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    « J’avais pensé naïvement que le vent de l’île chasserait mes nuages et mes orages, qu’un retour sur le territoire empoisonné enclencherait une décontamination à effet immédiat. Pensées magiques. Je sais maintenant qu’il va me falloir parcourir avec constance le chemin de tous ces étés, sans prendre de raccourci. Éplucher les peaux une à une, les larmes aux yeux ça va de soi, jusqu’à atteindre le cœur. »

    Marie étouffe, suffoque d’un passé trop douloureux. Aujourd’hui, à 21 ans, elle retourne à Noirmoutier, là où tout a basculé. Sur la plage d’Anse rouge, les souvenirs de son enfance refont surface. 4 étés. Un frère et une sœur. Un piège inévitable pour elle.

    « La mémoire est une fabrique à récit hagiographique, une usine à réinterprétation à la gloire des uns et des autres et surtout de soi-même. Alors certaines sont forcément bricolées, repeintes ou réparées pour faire plus joli ou moins douloureuses. Mais parfois, il arrive qu’on se souvienne d’une scène très exactement comme elle s’est déroulée, qui repasse en boucle sur la toile de nos pensées, comme un jingle. »

    Anse rouge est un récit sur la prise de conscience. Il m’a bouleversé. Cette gamine sous l’emprise de ses bourreaux prend aux tripes et donne envie de hurler. Comment peut-on, aussi jeune, avoir une emprise aussi destructrice sur autrui ? Quel en est le but ? Cela m’interroge profondément. Comment avoir envie de manipuler et dominer ? Je n’ai pas réponses et l’autrice non plus. Les rapports humains sont bien trop complexes.
    Anse rouge est, malgré ce sujet si lourd, un texte lumineux qui laisse entrevoir la lumière pour Marie, la fin d’un règne et l’acceptation de soi. C’est surtout ça qu’il faut retenir.
    Sandrine Caillis a ce don, comme dans son premier roman Les ombres que nous sommes, de nous retranscrire les émotions d’adolescents au plus juste. Un texte puissant, à partager sans hésiter.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2022/07/07/39549196.html

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    Couverture du livre « Anse rouge » de Aline Zalko et Sandrine Caillis aux éditions Thierry Magnier

    ziggy sur Anse rouge de Aline Zalko - Sandrine Caillis

    Marie fût une enfant mise sous une bulle, isolée de ses pairs, par une mère sur protectrice, terrifiée par tous les dangers de la vie. Elle a aujourd’hui une vingtaine d’années et fait ses études à Paris, lorsqu’ elle reçoit un SMS avec comme unique message « Viens ». C’est le message de trop...
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    Marie fût une enfant mise sous une bulle, isolée de ses pairs, par une mère sur protectrice, terrifiée par tous les dangers de la vie. Elle a aujourd’hui une vingtaine d’années et fait ses études à Paris, lorsqu’ elle reçoit un SMS avec comme unique message « Viens ». C’est le message de trop qui provoque en elle une véritable implosion. Elle décide alors de rejoindre l’île de Noirmoutier afin de regarder enfin son passé en face et de régler ses comptes avec le traumatisme qu’elle a vécu.
    Marie va donc plonger dans « ses décombres oubliés », « dénouer le complot de sa mémoire » qui a si bien déguisé la vérité, se retrouver face à ce qui lui est arrivé, afin de survivre.
    En la suivant sur les traces de son passé, nous remontons de l’été de ses dix ans à celui de ses quatorze ans. Alors qu’elle passe ses vacances sur l’île de Noirmoutier avec ses parents, elle rencontre Augustin et sa sœur Joséphine, qui, par leur vivacité, leur confiance en eux, leur liberté et leur autorité vont l’attirer comme un aimant, elle, si mal dans sa peau.
    Le personnage de Marie commence dans la vie avec toutes les cartes en mains pour devenir la proie de prédateurs aguerris : la naïveté, l’isolement, le désir d’exister dans le regard des autres, celui de plaire. Elle est prête à tout pour faire partie du groupe, mais qu’en est-il de ceux d’en face ?
    Ce roman puissant, délicat, parle de l’emprise et du traumatisme enfoui à l’adolescence mais qui façonne l’adulte en devenir et crée un véritable raz de marée pour qui l’a vécu.

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    Couverture du livre « Inventer les couleurs » de Gilles Paris et Aline Zalko aux éditions Gallimard Jeunesse Giboulees

    Yv Pol sur Inventer les couleurs de Gilles Paris - Aline Zalko

    Très jolie histoire écrite pas Gilles Paris qui n'aime rien mieux que de parler de l'enfance. Ses enfants, dont Hyppolite, ont une grande part d'innocence ou d'insouciance bien qu'ils ne vivent pas dans des environnements protégés. C'est sûrement ces deux qualités et un certain optimisme pour ne...
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    Très jolie histoire écrite pas Gilles Paris qui n'aime rien mieux que de parler de l'enfance. Ses enfants, dont Hyppolite, ont une grande part d'innocence ou d'insouciance bien qu'ils ne vivent pas dans des environnements protégés. C'est sûrement ces deux qualités et un certain optimisme pour ne pas dire un optimisme certain qui les sauvent du monde des adultes voire qui leur permet de mettre de la couleur dedans. Et là, c'est bien de cela qu'il s'agit, Hyppolite, à travers ses dessins tente de mettre de la couleur dans le monde de son papa, abruti par le travail à l'usine et une vie sociale et sentimentale qui frôle le zéro absolu.

    Comme d'habitude, Gilles Paris fait preuve d'une grande tendresse et d'une grande humanité. Ses héros peuvent sembler déconnectés de ce monde violent et individualiste, mais s'il sait retirer le positif, l'optimisme et l'espoir qui peuvent faire défaut à beaucoup, il n'élude pas les difficultés des adultes à faire face à la solitude, à l'éducation des enfants, aux fins de mois qui arrivent de plus en plus tôt, à la dépression,... tout est écrit, entre les lignes.

    Ce texte est formidablement appuyé par les dessins superbes de Aline Zalko qui joue avec les couleurs. Son trait est figuratif, classique mais ses couleurs beaucoup moins et c'est le contraste que j'ai beaucoup aimé qui renforce le tout, donnant à cette histoire simple une force évidente et, au risque de me répéter, une grosse lueur d'espoir et d'optimisme dans la force des enfants à faire bouger les adultes autour d'eux.