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Joelle Jolivet

Joelle Jolivet
Née en 1965, Joëlle Jolivet a étudié aux Arts Appliqués de Paris et aux Beaux Arts. Elle s'intéresse particulièrement à la lithographie et à la gravure sur linoléum, son principal moyen d'expression. Elle a publié de nombreux albums chez les plus grands éditeurs jeunesse et travaille régulièremen... Voir plus
Née en 1965, Joëlle Jolivet a étudié aux Arts Appliqués de Paris et aux Beaux Arts. Elle s'intéresse particulièrement à la lithographie et à la gravure sur linoléum, son principal moyen d'expression. Elle a publié de nombreux albums chez les plus grands éditeurs jeunesse et travaille régulièrement pour la presse. Ses livres sont édités dans le monde entier. Joëlle Jolivet vit et travaille à Ivry-sur-Seine.

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Histoire d'une baleine blanche » de Joelle Jolivet et Luis Sepulveda aux éditions Metailie

    LALIE.01 sur Histoire d'une baleine blanche de Joelle Jolivet - Luis Sepulveda

    Une autre belle histoire de l'écrivain chilien, Luis Sepúlveda (1949-2020) : « Histoire d'une baleine blanche. ». Récit original car vu d'après cette baleine (d'ailleurs une baleine ou un cachalot blanc comme dans Moby Dick de Herman Melville ? )

    Cette baleine défend son monde contre les...
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    Une autre belle histoire de l'écrivain chilien, Luis Sepúlveda (1949-2020) : « Histoire d'une baleine blanche. ». Récit original car vu d'après cette baleine (d'ailleurs une baleine ou un cachalot blanc comme dans Moby Dick de Herman Melville ? )

    Cette baleine défend son monde contre les prédateurs, des pêcheurs et surtout le baleinier « Essex » du capitaine Achab. C'est plutôt la mer qui parle.

    L'auteur nous raconte cette guerre sans merci qui devient un grand mythe de la littérature. La baleine nous raconte sa façon de s'intégrer dans l'ordre du monde – ses découvertes – sa mission (secrète) – ainsi que sa guerre et le mystère qu'elle protège.

    Nous sommes au large de la Patagonie où une baleine blanche est en charge de la protection des morts mapuches et quand le temps sera venu, elle guidera leurs âmes au-delà de l'horizon : c'est prévu ainsi et c'est écrit dans la mythologie.
    Par contre, l'homme se trouve dans un monde où tout bouge et au 19ème siècle, c'est le développement de la chasse à la baleine.

    Très belles illustrations – un sujet touchant – une histoire bouleversante et poétique – une baleine qui a réellement existé : Mocha Dick – un voyage original – une totale immersion dans l'esprit d'une baleine – un joli conte s'appuyant sur les mythes des peuples abandonnés du Sud : voici tout le talent de Luis Sepúlveda avec son engagement pour la sauvegarde de l'environnement et des espèces menacées mais aussi pour les droits des peuples autochtones (par exemple les Mapuches ou les Indiens Shuars).

    Une histoire courte mais vraiment jolie : à conseiller : « Histoire d'une baleine blanche » (« La historia de una ballena blanca » et écoutez-la.

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    Couverture du livre « Bestiaire : cinq contes pour petits et grands » de Joelle Jolivet et Luis Sepulveda aux éditions Metailie

    voyages au fil des pages sur Bestiaire : cinq contes pour petits et grands de Joelle Jolivet - Luis Sepulveda

    C’est Noël avant l’heure, voilà qu’aujoud’hui les éditions Métailié rendent hommage à Luis Sepúlveda, décédé en 2020, et publient en un seul volume « cinq contes pour petits et grands ». Sous le titre « Bestiaire » sont regroupées les cinq fables animalières écrites par le regretté auteur...
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    C’est Noël avant l’heure, voilà qu’aujoud’hui les éditions Métailié rendent hommage à Luis Sepúlveda, décédé en 2020, et publient en un seul volume « cinq contes pour petits et grands ». Sous le titre « Bestiaire » sont regroupées les cinq fables animalières écrites par le regretté auteur chilien. On y retrouve les histoires de la mouette et du chat qui lui apprit à voler, du chat et de la souris qui devinrent amis, d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur, d’un chien mapuche et d’une baleine blanche.

    Pour que vous puissiez vous familiariser avec cette faune poétique, je me permets de vous renvoyer vers mes critiques de ces romans, postées sous leurs titres respectifs.

    Mais tout de même, voici un petit aperçu de ce que réserve ce recueil : deux de ces romans n’ont que des animaux pour personnages (la mouette et l’escargot), les humains n’y apparaissant que de loin mais dans le rôle peu reluisant de destructeurs de la Nature. Dans celle du chat et de la souris, les animaux ont le rôle principal, mais on y ajoute cette fois un humain gentil. D’ailleurs, il ne faudrait pas croire que Sepúlveda condamne l’espèce humaine en général. Dans les histoires de la baleine et du chien mapuche, il célèbre l’harmonie existant entre la Nature et les Gens de la Terre ou de la Mer, c’est-à-dire les peuples autochtones ancestraux du Chili, et condamne sans appel les étrangers cupides, qui spolient les terres de ces derniers et pillent les ressources naturelles au nom du Dieu Profit.

    Agrémentés des jolis dessins de Joëlle Jolivet, ces cinq contes sont des perles d’émotions, de sagesse et de poésie. Parfois amusants ou mélancoliques, tendres ou désespérants, ils parlent d’amitié, de loyauté, de respect de la Nature, de solidarité et de persévérance, autant de valeurs que l’être humain serait bien inspiré de cultiver…

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    Couverture du livre « Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur » de Joelle Jolivet et Luis Sepulveda aux éditions Metailie

    voyages au fil des pages sur Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur de Joelle Jolivet - Luis Sepulveda

    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les escargots sont si lents ?

    L’un des petits-fils de Luis Sepúlveda lui a un jour posé la question, et voici la réaction de l’auteur : « Je lui ai répondu que je n’avais pas de réponse pour le moment, et je lui ai promis de lui répondre, je ne savais pas...
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    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les escargots sont si lents ?

    L’un des petits-fils de Luis Sepúlveda lui a un jour posé la question, et voici la réaction de l’auteur : « Je lui ai répondu que je n’avais pas de réponse pour le moment, et je lui ai promis de lui répondre, je ne savais pas quand, mais je lui répondrais. Comme je tiens toujours parole, cette histoire essaye de répondre à cette question« .

    Et donc, il était une fois un jeune escargot qui vivait avec ses congénères – qui s’appelaient tous « escargot » –, paisiblement, lentement, dans une grande prairie, le Pays de la Dent-de-Lion. Le jeune escargot se posait cependant beaucoup de questions : pourquoi cette lenteur, et pourquoi les escargots n’avaient-ils pas de nom ? Mais il était bien le seul de son espèce à s’intéresser à tout cela, au point d’agacer les plus vieux escargots qu’il interrogeait sans cesse, et qui finirent par menacer d’expulser cet empêcheur de vivre lentement, paisiblement.

    Blessé par cette intolérance, le jeune escargot décida de partir, et de ne revenir que lorsqu’il aurait un nom et la réponse à ses questions.

    Lentement, très lentement, il se dirigea vers les confins du Pays. Il rencontra une tortue, qui lui montra comment les humains détruisaient la prairie en y construisant une route et des maisons. Et là, il commença à comprendre : « ma lenteur m’a servi à te rencontrer, pour que tu me montres le danger« . Sentant la menace peser sur les siens, l’escargot décida de rentrer, le moins lentement possible, pour les avertir. Au cours de son lent, très lent trajet, il croisa une colonne de fourmis, puis une taupe, qui le remercièrent : « Nous remercions ta lenteur, escargot, car si tu étais rapide comme le lapin, ou si tu glissais avec la vivacité de la couleuvre, tu ne nous aurais pas vues et prévenues« .

    De retour au bercail, et désormais nommé « Rebelle », il convainquit les autres escargots de quitter le Pays. Le voyage allait s’avérer long, lent, très lent, et plein de dangers…

    Avec ce joli conte philosophique, Luis Sepúlveda nous livre à sa façon un petit éloge de la lenteur, dans lequel on retrouve certains de ses thèmes récurrents : la douleur de l’exil, la destruction de la Nature par les humains, la solidarité au-delà des différences. A travers cet escargot, rebelle à l’immuable ordre établi et qui a le courage de ses opinions ou de son questionnement, il parle aussi de la résistance au changement, du déni malgré l’évidence du danger, de la peur de l’inconnu. Une belle invitation à ne pas se reposer sur ses acquis, à cultiver sa curiosité et à ne jamais se résigner face à l’adversité.

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    Couverture du livre « Histoire d'un chien mapuche » de Joelle Jolivet et Luis Sepulveda aux éditions Metailie

    voyages au fil des pages sur Histoire d'un chien mapuche de Joelle Jolivet - Luis Sepulveda

    Il était une fois un jeune chiot qui se perdit dans les forêts d’Araucanie au Chili, et qui faillit mourir de froid, enseveli dans la neige. Un jaguar le sauva, le recueillit dans sa tanière, puis le mena auprès des Indiens Mapuche, les Gens de la Terre, qui pourraient mieux s’occuper de...
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    Il était une fois un jeune chiot qui se perdit dans les forêts d’Araucanie au Chili, et qui faillit mourir de froid, enseveli dans la neige. Un jaguar le sauva, le recueillit dans sa tanière, puis le mena auprès des Indiens Mapuche, les Gens de la Terre, qui pourraient mieux s’occuper de lui.

    Et ainsi fut-il. Le chiot, baptisé Afmau (loyal, fidèle, en mapuche) grandit aux côtés d’un petit d’homme, Aukamañ, et ces deux-là devinrent inséparables, des quasi-frères. Ils vivaient paisiblement au milieu de la tribu, en harmonie avec la nature.

    Et puis un jour, des hommes venus de loin décidèrent de confisquer les terres des Mapuche. Cruels et sans âme, ils tuèrent le grand-père d’Aukamañ, qui était le chef de la tribu et qui avait osé protester, et ils emmenèrent Afmau avec eux.

    Depuis son enlèvement, Afmau, résigné, est au service de ces hommes sans âme. Le temps a passé, mais il n’a jamais oublié son amitié avec le petit d’homme, ni les odeurs de leur forêt, du miel, de la farine et de la laine brute.

    Alors, des années plus tard, quand ses maîtres l’ont obligé à pourchasser un fugitif indien, Afmau s’est mis en chasse. Mais quand il s’est rendu compte que celui qu’il traquait n’était autre qu’Aukamañ, son frère homme, le vieux chien a tout tenté pour le sauver de ses poursuivants, faisant ainsi honneur à son nom mapuche.

    Racontée par Afmau lui-même, cette “Histoire d’un chien mapuche” est un conte un peu triste, un peu désespérant, qui met l’accent sur l’amitié, la fidélité, le respect de la nature et des traditions autochtones, en butte à la cupidité, la brutalité et l’incompréhension des néo-colons.

    Des thèmes et des valeurs chers à cet immense conteur qu’était feu Luis Sepúlveda, qui rend une fois de plus hommage à un monde en voie de disparition, à la Terre mère et à la Nature.

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