Luis Sepulveda

Luis Sepulveda

Luis Sepulveda est né en 1949 au Chili. Grand voyageur, il est le père de cinq enfants. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues, lui a apporté une renommée internationale. Son ½uvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologique ainsi...

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Luis Sepulveda est né en 1949 au Chili. Grand voyageur, il est le père de cinq enfants. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, traduit en trente-cinq langues, lui a apporté une renommée internationale. Son ½uvre, fortement marquée par l'engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers. Il milite à la Fédération internationale des droits de l'homme.Miles Hyman est né dans le Vermont, en 1962. Il arrive à Paris en 1985 et étudie à l'École des beaux-Arts. Il commence sa carrière d'illustrateur en 1987 dans le magazine Lire. Il crée les couvertures de nombreux livres et en particulier toutes celles du Poulpe. Il est très présent dans la presse. Au Seuil jeunesse, il a également illustré Le Cochon à l'oreille coupée (texte de J-L Fromental, 1994).

Avis (63)

  • Couverture du livre « Le vieux qui lisait des romans d'amour » de Luis Sepulveda aux éditions Points

    Audrey Light And Smell sur Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

    Le vieux qui lisait des romans d’amour est un roman qui me tentait autant qu’il me faisait peur. J’en avais entendu tellement de bien que mes attentes étaient forcément élevées. Et je dois dire que sans être un coup de cœur, j’ai apprécié cette histoire qui nous fait voyager au cœur de la forêt...
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    Le vieux qui lisait des romans d’amour est un roman qui me tentait autant qu’il me faisait peur. J’en avais entendu tellement de bien que mes attentes étaient forcément élevées. Et je dois dire que sans être un coup de cœur, j’ai apprécié cette histoire qui nous fait voyager au cœur de la forêt amazonienne, un décor que l’on a peu coutume de découvrir dans les romans. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le voyage se révèle aussi dépaysant qu’immersif. En effet, l’auteur arrive en quelques phrases toujours concises, mais pleines de réalisme, à nous plonger au cœur de cette forêt tant convoitée par les hommes. La faune et la flore nous sont si bien décrites qu’on s’imagine aisément la voir prendre vie sous nos yeux, et le spectacle est grandiose à l’image de cette immense forêt.

    Néanmoins, l’auteur n’idéalise pas non plus l’Amazonie ni la vie des Shuars ou des quelques habitants du village El Idilio puisque la vie sur place est rude et pleine de dangers. Pour vivre ou survivre, il vous faudra apprendre à respecter et à connaître cette foisonnante nature, une vérité que les Shuars ont depuis longtemps intégrée. Ce n’est pas forcément le cas des colons ou des chercheurs d’or qui, non contents d’envahir un territoire qui n’est pas le leur, font preuve d’un irrespect total envers leur nouveau lieu d’habitation…

    Un comportement qui reste rarement impuni, l’Amazonie n’étant pas un lieu où l’on peut vivre sans respecter ses règles. Et cela, certains colons, chercheurs d’or et autres individus supposés civilisés en feront régulièrement les frais à l’instar de ce chasseur retrouvé mort par des Shuars. Accusés injustement par un maire plus intéressé par son enrichissement personnel que la justice, ces hommes ne seront innocentés que grâce à la perspicacité du « vieux » alias Antonio José Bolivar. Et celui-ci va vite comprendre que le mort a réveillé les instincts meurtriers d’un fauve en s’attaquant à ses petits… Plus ou moins forcé par le maire, le vieux accompagné d’autres hommes se lancera alors dans la traque d’un animal rendu fou par la folie et la bestialité des hommes.

    Alors que le fauve tue implacablement des humains, le lecteur ne peut s’empêcher de comprendre son comportement et son raisonnement. On lui a pris les siens alors pourquoi ne pourrait-il pas prendre la vie de ces hommes sanguinaires qui, pour lui, se ressemblent tous ? Ceci est d’autant plus vrai que dans ce roman, ce ne sont pas forcément les animaux qui sont sauvages, mais plutôt ces « gringo » qui débarquent comme s’ils étaient chez eux et ne respectent rien. A l’exception d’Antonio et d’un dentiste aux méthodes de travail originales, aucun des personnages de l’histoire n’attire donc la sympathie. Certains, comme le maire, attireraient plutôt du mépris. Seule figure d’autorité présente au sein du village, il symbolise ce qu’il y a de pire dans l’exercice d’un pouvoir détourné et dévoyé : lâcheté, corruption, malhonnêteté, obstination sourde face aux événements…

    Devant une humanité peu attrayante, on comprend qu’Antonio préfère vivre éloigner des siens et se plonger dans ses romans d’amour où la passion et la découverte des sentiments amoureux des personnages lui permettent d’oublier, pendant un petit moment, la bêtise et la méchanceté humaines. C’est, en outre, intéressant de voir que l’auteur a su mettre en parallèle cet homme bourru et son appétence pour les histoires d’amour avec l’Amazonie, un endroit parfois difficile et dangereux, mais dont la beauté peut charmer. Une dualité qui lie donc notre homme à cette nature qu’il a appris à aimer et à respecter malgré les épreuves qu’elle a pu lui faire subir par le passé.

    Avec un titre comme Le vieux qui lisait des romans d’amour, j’espérais que la lecture prenne une place importante dans l’histoire, qu’elle soit sur le devant de la scène plutôt qu’en toile de fond comme c’est le cas ici. On pourrait estimer que ce qui compte ici, ce sont tous les sujets abordés par l’auteur et la sagesse qui se dégage de son histoire, mais cela ne changerait en rien ma légère déception sur ce point…

    J’ai, en revanche, été séduite par le style très vivant de l’auteur ! Empreint d’un certain humour, il a un côté immersif qui vous pousse à vous plonger totalement dans le récit et à vivre les différents événements comme si vous y étiez. Les plongées dans les souvenirs d’Antonio apportent, en outre, un éclairage sur ce que fut sa vie et permettent, dans une certaine mesure, de mieux comprendre ses réactions et son envie de rester à l’écart des autres habitants du village. Cette alternance entre passé et présent dynamisme le récit et lui insuffle un certain rythme d’autant que les événements s’enchaînent rapidement et s’imbriquent parfaitement.

    Au-delà de l’action bien présente, il y a également, tout au long du roman, cette idée d’introspection et de réflexion sur la nature, sur les hommes et leur capacité à ruiner ce que le monde leur offre, sur la colonisation, sur la déforestation… Une portée quasi philosophique qui fait toute la richesse et la profondeur du roman, mais qui peut parfois donner le sentiment étrange que malgré l’action, il y a une sorte d’inertie, un rythme différent de celui que nous connaissons dans nos sociétés. Tout se passe à la fois rapidement et presque lentement comme si l’auteur désirait que ses lecteurs s’imprègnent totalement de l’atmosphère si particulière de l’Amazonie.

    En conclusion, Le vieux qui lisait des romans d’amour est une très belle histoire qui nous offre une plongée immersive au cœur de l’Amazonie que l’auteur semble prendre à cœur de défendre. Entre des descriptions concises mais percutantes, un humour teinté de cynisme, et un personnage haut en couleur, il signe ici un roman que l’on prend plaisir à lire autant pour l’intrigue que la sagesse qui se dégage du récit.

  • Couverture du livre « Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler » de Luis Sepulveda aux éditions Metailie

    Sabrina SMAIL sur Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepulveda

    Les chats ont leur importance dans ma vie. Actuellement, j'en ai trois que j'ai recueillis et qui vivent paisiblement avec nous. Ils ont leur personnalité et leur caractère propre, des habitudes bien ancrées, et une façon d'interagir avec nous également. Ils sont emplis de douceur et sont...
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    Les chats ont leur importance dans ma vie. Actuellement, j'en ai trois que j'ai recueillis et qui vivent paisiblement avec nous. Ils ont leur personnalité et leur caractère propre, des habitudes bien ancrées, et une façon d'interagir avec nous également. Ils sont emplis de douceur et sont adorables avec mon fils. Les animaux possèdent parfois plus d'humanité en eux que certains humains...

    Dans cette histoire résumée en un titre, Zorbas est un chat "grand, noir et gros" qui promet à une mouette ayant pondu son œuf qu'il lui apprendrait à voler. Cette petite mouette était recouverte de substance noire causée par une nappe de "peste noire". Elle a réussi dans son dernier souffle à faire promettre l'impensable à ce chat. Zorbas demandera conseil à ses amis chats, et prendra soin de l'œuf jusqu'à son éclosion. Afortunada, nom qu'il a donné à la petite mouette, se prenait souvent pour un chat. Mais l'appel du vol sera peut-être le plus fort.

    Ce conte philosophique n'est pas à destination unique de l'adulte, mais aussi des enfants. Une littérature jeunesse qui donne des notions en écologie, au respect des espèces et de la nature, mais aussi une approche humoristique des discussions entre chats. Car oui, ils miaulent, mais ils se comprennent très bien dans leur langage, et ceux qui ont ou ont eu un chat y trouveront beaucoup de délicatesse. Ces félins sont intelligents.

    Au-delà de l'écologie, il y a cette belle histoire d'amitié que l'on penserait impossible entre un chat, prédateur et une mouette proie. Et pourtant, au travers de cette belle histoire, Luis Sepulveda nous montre que la différence peut être dépassée, et qu'ensemble, en alliant différentes forces, un objectif peut être atteint.
    La lecture est empreinte d'une émotion teintée de tristesse et d'espoir, mais surtout de bienveillance et de respect envers les chats que l'auteur affectionne particulièrement. Une leçon sur la tolérance dans une écriture douce et émouvante. La fin m'a particulièrement touchée.

    En bref :

    Une histoire qui expose des notions d'écologie au travers d'une relation attachante entre une mouette, et du chat qui lui apprit à voler : de la bienveillance, de l'entraide et de la tolérance.

  • Couverture du livre « Le vieux qui lisait des romans d'amour » de Luis Sepulveda aux éditions Points

    Camille Dallot sur Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepulveda

    Un petit bijou, seul regret l'histoire est très courte...
    Il m'a donné envie de découvrir plus de cet auteur!

    Un petit bijou, seul regret l'histoire est très courte...
    Il m'a donné envie de découvrir plus de cet auteur!

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