Le vieux qui lisait des romans d'amour

Couverture du livre « Le vieux qui lisait des romans d'amour » de Luis Sepulveda aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782020239301
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d'amour - seule échappatoire à la... Voir plus

Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.

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Avis (21)

  • A l'heure où Luis Sepulveda fait paraître un nouveau livre, "Histoire d'une baleine blanche", évoquant Moby Dick, c'est un plaisir de relire ses romans précédents, dont "le Vieux qui lisait des romans d'amour", son premier ouvrage édité. Dans une écriture de conte, il nous entraîne dans une...
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    A l'heure où Luis Sepulveda fait paraître un nouveau livre, "Histoire d'une baleine blanche", évoquant Moby Dick, c'est un plaisir de relire ses romans précédents, dont "le Vieux qui lisait des romans d'amour", son premier ouvrage édité. Dans une écriture de conte, il nous entraîne dans une histoire pleine de sens, où l'on apprend à connaître la philosophie des indiens Jivaros de l'Equateur - de leur vrai nom les indiens Shuars. - On est embarqué dans une ambiance, dans un monde ou "gringos" et habitants de la forêt s'affrontent, dans un rapport de lutte respectueuse avec les animaux. Un régal, on ne le lâche pas

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  • En Amazonie, parce qu’un chasseur a commis l’erreur de tuer les petits d’une panthère, celle-ci sème la terreur sur son passage. Malgré lui, Antonio José Bolivar qui a vécu avec le peuple d’indigènes Shuars, se mettra en chasse après elle.
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    Une histoire courte, trop, et très agréable à...
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    En Amazonie, parce qu’un chasseur a commis l’erreur de tuer les petits d’une panthère, celle-ci sème la terreur sur son passage. Malgré lui, Antonio José Bolivar qui a vécu avec le peuple d’indigènes Shuars, se mettra en chasse après elle.
    ***
    Une histoire courte, trop, et très agréable à lire. En plus d’apprendre quelques coutumes du peuple Shuar, on y découvre un personnage très attachant qui a appris grâce aux indigènes à connaitre, aimer et respecter la nature et les animaux qui y vivent.
    En peu de pages, l’auteur dépeint fort bien l’harmonie des Shuars avec la faune et la flore et la bêtise des hommes blancs qui croient tout savoir

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  • Le viel homme et la panthère

    Bienvenue à El Idilio, à la lisière de la forêt amazonienne, où la notion de frontière est une vue de l’esprit et où nul ne se souci de savoir quel jour de la semaine on est…
    Ironie du nom (l’idylle), ce village n’a rien d’un paradis, et s’y croisent des...
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    Le viel homme et la panthère

    Bienvenue à El Idilio, à la lisière de la forêt amazonienne, où la notion de frontière est une vue de l’esprit et où nul ne se souci de savoir quel jour de la semaine on est…
    Ironie du nom (l’idylle), ce village n’a rien d’un paradis, et s’y croisent des chercheurs d’or, des paysans sans terre, des Jivaros, ces indiens rejetés par les leurs car jugés avilis par leur contact avec les Blancs… et même parfois quelques gringos, touristes inconscientes en quête de pittoresque…
    La toute relative tranquillité du lieu-dit est perturbée lorsque les indiens Shuars ramènent le cadavre mutilé d’un homme blond… Antonio José Bolivar, vétéran de la jungle, va devoir abandonner la lecture de ces romans d’amour pour prouver que les Indiens n’y sont pour rien et traquer le félin coupable…

    Après la lecture de quelques pavés avec pas mal de fioritures, j’ai été ravie par ce petit chef d’œuvre de 120 pages… court mais dense comme la forêt amazonienne.
    Tout comme le protagoniste principal avec ses romans d’amour, j’ai parfois relu plusieurs fois les passages qui m’ont plu pour « découvrir combien le langage humain pouvait être beau. » Ce roman est un véritable conte tant dans sa capacité à émerveiller le lecteur qu’à en dégager deux principes moralisateurs : la littérature contre la barbarie des hommes et la nécessité de préserver la nature.
    Luis Sepúlveda a en effet dédié ce livre à Chico Mendes, assassiné en 1988 pour son combat contre les propriétaires terriens du Brésil. De nos jours, ce combat est toujours d’actualité et des éleveurs de bétail continuent à engager des tueurs à gages pou tuer des gens qui s’indignent de l’inexorable et illégal grignotage de la forêt amazonienne.

    « Il savait lire. Il possédait l’antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. »

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  • J'ai découvert ce livre grâce à ma prof d'espagnol au lycée. Donc oui, je l'ai lu en version originale, puis en français puis je l'ai refait en espagnol des années plus tard et la magie est toujours là. J'aime énormément ce livre, une vraie évasion en Amérique Latine mais sur un fond de réalité.

    J'ai découvert ce livre grâce à ma prof d'espagnol au lycée. Donc oui, je l'ai lu en version originale, puis en français puis je l'ai refait en espagnol des années plus tard et la magie est toujours là. J'aime énormément ce livre, une vraie évasion en Amérique Latine mais sur un fond de réalité.

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  • Le vieux qui lisait des romans d’amour est un roman qui me tentait autant qu’il me faisait peur. J’en avais entendu tellement de bien que mes attentes étaient forcément élevées. Et je dois dire que sans être un coup de cœur, j’ai apprécié cette histoire qui nous fait voyager au cœur de la forêt...
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    Le vieux qui lisait des romans d’amour est un roman qui me tentait autant qu’il me faisait peur. J’en avais entendu tellement de bien que mes attentes étaient forcément élevées. Et je dois dire que sans être un coup de cœur, j’ai apprécié cette histoire qui nous fait voyager au cœur de la forêt amazonienne, un décor que l’on a peu coutume de découvrir dans les romans. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le voyage se révèle aussi dépaysant qu’immersif. En effet, l’auteur arrive en quelques phrases toujours concises, mais pleines de réalisme, à nous plonger au cœur de cette forêt tant convoitée par les hommes. La faune et la flore nous sont si bien décrites qu’on s’imagine aisément la voir prendre vie sous nos yeux, et le spectacle est grandiose à l’image de cette immense forêt.

    Néanmoins, l’auteur n’idéalise pas non plus l’Amazonie ni la vie des Shuars ou des quelques habitants du village El Idilio puisque la vie sur place est rude et pleine de dangers. Pour vivre ou survivre, il vous faudra apprendre à respecter et à connaître cette foisonnante nature, une vérité que les Shuars ont depuis longtemps intégrée. Ce n’est pas forcément le cas des colons ou des chercheurs d’or qui, non contents d’envahir un territoire qui n’est pas le leur, font preuve d’un irrespect total envers leur nouveau lieu d’habitation…

    Un comportement qui reste rarement impuni, l’Amazonie n’étant pas un lieu où l’on peut vivre sans respecter ses règles. Et cela, certains colons, chercheurs d’or et autres individus supposés civilisés en feront régulièrement les frais à l’instar de ce chasseur retrouvé mort par des Shuars. Accusés injustement par un maire plus intéressé par son enrichissement personnel que la justice, ces hommes ne seront innocentés que grâce à la perspicacité du « vieux » alias Antonio José Bolivar. Et celui-ci va vite comprendre que le mort a réveillé les instincts meurtriers d’un fauve en s’attaquant à ses petits… Plus ou moins forcé par le maire, le vieux accompagné d’autres hommes se lancera alors dans la traque d’un animal rendu fou par la folie et la bestialité des hommes.

    Alors que le fauve tue implacablement des humains, le lecteur ne peut s’empêcher de comprendre son comportement et son raisonnement. On lui a pris les siens alors pourquoi ne pourrait-il pas prendre la vie de ces hommes sanguinaires qui, pour lui, se ressemblent tous ? Ceci est d’autant plus vrai que dans ce roman, ce ne sont pas forcément les animaux qui sont sauvages, mais plutôt ces « gringo » qui débarquent comme s’ils étaient chez eux et ne respectent rien. A l’exception d’Antonio et d’un dentiste aux méthodes de travail originales, aucun des personnages de l’histoire n’attire donc la sympathie. Certains, comme le maire, attireraient plutôt du mépris. Seule figure d’autorité présente au sein du village, il symbolise ce qu’il y a de pire dans l’exercice d’un pouvoir détourné et dévoyé : lâcheté, corruption, malhonnêteté, obstination sourde face aux événements…

    Devant une humanité peu attrayante, on comprend qu’Antonio préfère vivre éloigner des siens et se plonger dans ses romans d’amour où la passion et la découverte des sentiments amoureux des personnages lui permettent d’oublier, pendant un petit moment, la bêtise et la méchanceté humaines. C’est, en outre, intéressant de voir que l’auteur a su mettre en parallèle cet homme bourru et son appétence pour les histoires d’amour avec l’Amazonie, un endroit parfois difficile et dangereux, mais dont la beauté peut charmer. Une dualité qui lie donc notre homme à cette nature qu’il a appris à aimer et à respecter malgré les épreuves qu’elle a pu lui faire subir par le passé.

    Avec un titre comme Le vieux qui lisait des romans d’amour, j’espérais que la lecture prenne une place importante dans l’histoire, qu’elle soit sur le devant de la scène plutôt qu’en toile de fond comme c’est le cas ici. On pourrait estimer que ce qui compte ici, ce sont tous les sujets abordés par l’auteur et la sagesse qui se dégage de son histoire, mais cela ne changerait en rien ma légère déception sur ce point…

    J’ai, en revanche, été séduite par le style très vivant de l’auteur ! Empreint d’un certain humour, il a un côté immersif qui vous pousse à vous plonger totalement dans le récit et à vivre les différents événements comme si vous y étiez. Les plongées dans les souvenirs d’Antonio apportent, en outre, un éclairage sur ce que fut sa vie et permettent, dans une certaine mesure, de mieux comprendre ses réactions et son envie de rester à l’écart des autres habitants du village. Cette alternance entre passé et présent dynamisme le récit et lui insuffle un certain rythme d’autant que les événements s’enchaînent rapidement et s’imbriquent parfaitement.

    Au-delà de l’action bien présente, il y a également, tout au long du roman, cette idée d’introspection et de réflexion sur la nature, sur les hommes et leur capacité à ruiner ce que le monde leur offre, sur la colonisation, sur la déforestation… Une portée quasi philosophique qui fait toute la richesse et la profondeur du roman, mais qui peut parfois donner le sentiment étrange que malgré l’action, il y a une sorte d’inertie, un rythme différent de celui que nous connaissons dans nos sociétés. Tout se passe à la fois rapidement et presque lentement comme si l’auteur désirait que ses lecteurs s’imprègnent totalement de l’atmosphère si particulière de l’Amazonie.

    En conclusion, Le vieux qui lisait des romans d’amour est une très belle histoire qui nous offre une plongée immersive au cœur de l’Amazonie que l’auteur semble prendre à cœur de défendre. Entre des descriptions concises mais percutantes, un humour teinté de cynisme, et un personnage haut en couleur, il signe ici un roman que l’on prend plaisir à lire autant pour l’intrigue que la sagesse qui se dégage du récit.

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  • Un petit bijou, seul regret l'histoire est très courte...
    Il m'a donné envie de découvrir plus de cet auteur!

    Un petit bijou, seul regret l'histoire est très courte...
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  • Rencontrer Luis Sepúlveda, comme nous avons pu le faire lors de la dernière Fête du livre*, à Bron (Rhône), est à la fois une chance énorme et en même temps une motivation pour lire ce grand écrivain chilien. Il a grandi et milité pour que triomphe la démocratie avec Salvador Allende mais il a...
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    Rencontrer Luis Sepúlveda, comme nous avons pu le faire lors de la dernière Fête du livre*, à Bron (Rhône), est à la fois une chance énorme et en même temps une motivation pour lire ce grand écrivain chilien. Il a grandi et milité pour que triomphe la démocratie avec Salvador Allende mais il a ensuite connu toutes les souffrances, les malheurs et l’exil lorsque la dictature s’est imposée avec force et violence. Tous ses livres témoignent peu ou prou de ce qu’il a vécu car il excelle à nous faire vivre au cœur de cette Amérique latine si diverse et si riche de contradictions.

    "Le vieux qui lisait des romans d’amour" est son premier roman. S’il y décrit bien la vie des indiens Shuars, c’est qu’il a vécu une année entière avec eux. L’action se passe à El Idilio, village créé de toutes pièces en Amazonie équatorienne. Nous faisons d’abord connaissance avec un dentiste qui ne connaît que l’anesthésie verbale… et vient sévir deux fois par an sur place. Il arrache les chicots des autochtones pour leur vendre des dentiers.
    Le maire du lieu, surnommé la Limace, ne brille pas par sa clairvoyance et son sens de la diplomatie. Lorsqu’apparaît le premier cadavre d’un homme de 40 ans, blond et fort, chassant hors saison, il ne sait qu’accuser les Shuars.
    Un homme a le courage de s’interposer, José Antonio Bolivar Proaño. Lors de chaque passage, le dentiste lui donne deux romans d’amour confiés par Josefina, une prostituée de Guyaquil. « Antonio savait lire mais pas écrire… Il lisait lentement, avec une loupe, bien le plus précieux… Juste après le dentier. »
    Avec sa femme, ils avaient fui en Amazonie, à El Idillo où les conditions de vie sont horribles. Grâce aux Shuars, Antonio avait appris à chasser, à pêcher, à construire des cabanes, à distinguer les bons fruits, bref à vivre avec la forêt. Il les décrit ainsi : « sympathiques comme une bande de ouistitis, bavards comme des perroquets saouls et hurleurs comme des diables. »
    Hélas, le déboisement fait fuir les Shuars. L’alcool et les chercheurs d’or causent des ravages. Antonio essaie de mettre des limites à l’action des colons puis il découvre qu’il sait lire : « Ce fut la découverte la plus importante de sa vie. » Ainsi, il lit les noms de villes comme Paris, Londres, Genève mais préfère les romans d’amour.
    La suite nous emmène au cœur de la forêt pour tenter de mettre hors d’état de nuire une ocelote, « grand chat moucheté, pas la force des jaguars mais une intelligence raffinée », qui tue pour venger la mort de son compagnon abattu par un gringo. La lutte est intense, pleine de rebondissements et de suspense.


    * Cette rencontre, animée par Sylvain Bourmeau, devant un public énorme, était enregistrée par France Culture et a été diffusée durant l'été 2016, au cours d’une série d’émissions consacrée à plusieurs grands écrivains étrangers.

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  • Un petit bijou de littérature. À lire impérativement. Magnifique édition par ailleurs (le.point métailié)

    Un petit bijou de littérature. À lire impérativement. Magnifique édition par ailleurs (le.point métailié)

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