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Fabrice Colin

Fabrice Colin

Fabrice Colin est né en 1972 près de Paris. Après des études de commerce international, il se tourne vers le journalisme en écrivant pour le magazine de jeu de rôle Casus Belli, puis il s'attaque à la littérature, et plus particulièrement au merveilleux. Il rencontre Stéphane Marsan en 1995, lors...

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Fabrice Colin est né en 1972 près de Paris. Après des études de commerce international, il se tourne vers le journalisme en écrivant pour le magazine de jeu de rôle Casus Belli, puis il s'attaque à la littérature, et plus particulièrement au merveilleux. Il rencontre Stéphane Marsan en 1995, lors de la création des éditions Mnemos, ce qui le conduit à publier son premier roman, Neuvième Cercle. Dès lors, il écrira plus de vingt de romans, des dizaines de nouvelles, des pièces radiophoniques pour France Culture et des scénarios de bande dessinée. Outre le prix Ozone, le prix Bob-Morane et quelques autres, il obtient, en 2004, le Grand Prix de l'Imaginaire pour Cyberpan, son troisième roman jeunesse.

Avis sur cet auteur (42)

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    Couverture du livre « Freak parade » de Fabrice Colin et Joelle Jolivet aux éditions Denoel

    Francinemv sur Freak parade de Fabrice Colin - Joelle Jolivet

    Encensé par les uns, décrié par les autres, Freaks – La monstrueuse parade – de Tod Browning, sorti sur les écrans en 1932 , tombé dans l’oubli, interdit même dans certains pays, réapparu ensuite au début des années 1960, est devenu depuis un film culte qui ne laisse personne indifférent. Dans...
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    Encensé par les uns, décrié par les autres, Freaks – La monstrueuse parade – de Tod Browning, sorti sur les écrans en 1932 , tombé dans l’oubli, interdit même dans certains pays, réapparu ensuite au début des années 1960, est devenu depuis un film culte qui ne laisse personne indifférent. Dans Freak Parade – condensé des titres français et anglais – paru aux éditions Denoël Graphic, Fabrice Colin et Joëlle Jolivet nous font passer de l’autre côté du miroir et découvrir l’envers du décor hollywoodien aux côtés de Harry Monroe. Black is black ...

    Pas gaie, gaie, la vie du jeune Harry Monroe dans le middle of nowhere du Kentucky, coincé entre une mère tortionnaire et un père qui ferme les yeux. Alors, il va trouver un échappatoire : le cinéma! Le déclic ? Le Nosferatu de Murnau. Oh bien sûr, ce n’est pas simple ! Pas de ciné à Williamsburg. Pour assouvir sa passion, il est donc contraint de se rendre à Louisville en compagnie de son oncle. Et là, la magie opère et une vocation voit le jour ... Une énième crise de violence de sa mère va le laisser avec une main atrophiée. A la mort de celle-ci, il décide de jouer son va-tout et se rend à Hollywood bien décidé à devenir scénariste. Hélas pour lui, c’est le début de la Grande Dépression et ses rêves s’effondrent. Par chance, il croise Tod Browning qui va l’embaucher comme quatrième assistant sur le tournage de Freaks. Chance ? Pas si sûr…

    Clap ! Moteur ! Dès la couverture, qui semble illustrer une scène de tournage, le ton est donné. Sur la première, figure une photo des différents personnages posant face à nous dans un décor de cirque. Le disque jaune de la poursuite met en lumière le titre ainsi que les visages des seules personnes ne faisant pas partie du monde des « freaks » : l’actrice principale et … Harry Monroe qui, logiquement, aurait dû se trouver sur la quatrième – représentant l’équipe du tournage – en lieu et place de l’autre Harry (Earles), l’acteur qui, dans le film de Tod Browning interprète Hans, le lilliputien amoureux de la belle trapéziste. Dualité … Jeu de miroirs ...
    L’utilisation des trois couleurs primaires crée une tension, la couleur rouge des coulisses préfigurant tout à la fois l’interdit et les dangers à venir. Quant au bleu profond qui domine le tout, il évoque le bleu lynchien du cabaret Silencio de Mullholland Drive où tout n’est qu’illusion …

    Quelques mots sur le film et son réalisateur
    L’action se déroule dans un cirque. Le nain Hans, étant tombé sous le charme de la trapéziste Cleopatra, s’éloigne peu à peu de sa fiancée Frieda. Apprenant que celui-ci vient d’hériter, Cleopatra décide de l'épouser avant de se débarrasser de lui avec la complicité de son amant. Mais les amis de Hans ne l’entendent pas de cette oreille et préparent leur vengeance ...
    Tod Browning, réalisateur des premiers films de vampires américains – muet avec « Londres après minuit » en 1927 et parlant avec le fameux « Dracula » incarné par Béla Lugosi en 1931 – est considéré comme le créateur du film d’horreur américain. Attiré par l’étrange, le macabre ainsi que le burlesque, ses thèmes de prédilection, dualité, culpabilité, vengeance, châtiment ou rédemption qui en découlent vont tous trouver leur place dans Freaks, qui cependant, pour effroyable qu’il soit a une toute autre portée.
    Ce film a pour particularité son casting. Nul trucage ici. La femme à barbe, l’homme tronc, les sœurs siamoises, les trois microcéphales … ont tous été recrutés dans les fameux sideshows de la côte est des Etats-Unis.
    Cependant, outre la violence, il y a chez Browning comme chez Pasolini et Mizoguchi un très fort sentiment de compassion pour ceux qui sont exclus et rejetés. Ainsi, Freaks, expérience à part dans l’histoire du cinéma hollywoodien, pose un regard empreint d’humanisme sur la monstruosité.


    La narration, croisement entre deux mondes : le réel et la fantasmagorie
    Ecrivain connu notamment dans le domaine de la fantasy et la science-fiction, Fabrice Colin est également un scénariste de bd à qui l’on doit entre autres la série «La brigade chimérique».
    Freak Parade est une fiction ayant pour cadre le tournage du film de Browning.
    Le récit est admirablement bien ficelé. Les deux intrigues, celle du film et celle du tournage s’enchevêtrent, entrent en résonance ; la tension, le malaise et l’angoisse vont crescendo jusqu’au point d’orgue final qu’est la scène hallucinante de la grande réversion. Harry Monroe, personnage fictif, incarnation du candide, est d’une part le guide qui va nous ouvrir les yeux et nous faire découvrir la monstruosité et la perversité d’un monde qu’on ne connaît pas  - celui du cinéma hollywoodien - et d’autre part le lien entre les artistes de freakshow et le reste de la troupe. Comme nous le laissait présager la couverture, à l’instar de son double dans le film, il va tomber dans les filets d’Olga Baclanova, l’actrice qui joue Cleopatra. Les humiliations subies par le quatrième assistant et par Hans dans le film sont admirablement mises en parallèle lors du tournage de la scène de la noce. Cet instant est le point de basculement que ce soit dans le roman graphique, le film ou la nouvelle « Spurs » (Les éperons) de Tod Robbins (1923) dont le film est une adaptation. Ajoutez à cela Jack, un premier assistant très ambigu et Frank, l’impresario louche d’Olga au physique d’Al Capone évoluant dans un univers lynchien dans lequel la maison noire n’est pas sans rappeler la loge rouge de Twin Peaks et tout est en place pour la descente aux enfers.
    C’est sombre, très sombre, glauque, dérangeant, passionnant, envoûtant. Rien ne nous est épargné : chantage, menaces, enlèvement, abus en tous genres, sexe, drogue, alcool, vengeance, scène d’orgie sans oublier le « fantôme » qui hante le plateau ... Et la frontière est bien mince entre la réalité et les fantasmes ou les hallucinations d’un personnage psychologiquement fragile ...

    L’illustration, élément majeur de la narration
    Bien connue dans le domaine de la littérature jeunesse, Joëlle Jolivet réussit avec brio son incursion dans le domaine de la bd. Son épais tracé au crayon croque avec justesse et précision les traits des personnages dans un style expressionniste mettant l’accent sur l’émotion ainsi que la reproduction des scènes de film. Adepte du noir et blanc, plutôt « A suivre » que « Métal hurlant » selon sa propre expression, elle a effectué un travail très fouillé quant à la colorisation réalisée numériquement et le résultat a un côté expressionnisme allemand. Son désir était de manier la couleur comme au cinéma. C’est pourquoi elle a utilisé des filtres tout comme on en met sur un projecteur. Jouant sur les contrastes, la complémentarité des couleurs, la saturation, la manipulation de nombreuses gammes de couleurs s’avère être un élément de la narration en créant des ambiances qui peuvent parfois aller jusqu’à une sensation d’enfermement, de malaise.

    Comment qualifier Freak Parade ? Conte noir ? Fable monstrueuse ? Récit initiatique ? Thriller cauchemardesque naviguant entre hallucinations et réalité abjecte ? C’est un peu tout cela à la fois.
    Où commencent et où s’arrêtent le rêve et la réalité? Difficile à dire. Il faut lire Freak Parade comme on regarde un film de David Lynch. Inutile de chercher à démêler le vrai du faux. Et quand on croit avoir tout compris, l’épilogue vient tout remettre en question.
    Comme le film de Browning, c’est également une excellente réflexion sur la monstruosité, la normalité et l’anormalité transposées ici dans le miroir aux alouettes d’Hollywood dont on nous révèle la perversion.
    C’est enfin une remise en question du regard d’entomologiste que nous pourrions porter sur ces êtres qui nous sont différents mais tout comme nous sont capables d’aimer, de souffrir, se venger, ce qui les rend terriblement humains. 
    « Une fois qu’on apprend à regarder au-delà des apparences, ce que vous leur donnerez, ils vous le rendront. En bien ou en mal. »
    Le « One of us » risque de nous hanter encore longtemps.

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    Couverture du livre « Chicagoland » de Fabrice Colin et Sacha Goerg aux éditions Delcourt

    annesophiebooks sur Chicagoland de Fabrice Colin - Sacha Goerg

    Découvrir une adaptation graphique est presque toujours agréable. Mais découvrir une adaptation graphique d’un roman de RJ Ellory ? C’est que du bonheur !

    Je ne savais pas du tout que celle-ci existait jusqu’à dernièrement. Heureusement le romancier en a fait mention au cours d’une...
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    Découvrir une adaptation graphique est presque toujours agréable. Mais découvrir une adaptation graphique d’un roman de RJ Ellory ? C’est que du bonheur !

    Je ne savais pas du tout que celle-ci existait jusqu’à dernièrement. Heureusement le romancier en a fait mention au cours d’une discussion, et j’ai pu remédier à ce manquement en la commandant sitôt la conversation terminée.
    Et je l’ai bien entendu lue dès sa réception.

    Chicagoland, pour sa version roman, n’existe en France qu’en format numérique (Sonatine, please, on rêverait d’une édition papier !).

    Le principe de l’intrigue est simple, mais diablement efficace : fin des années 50, une jeune institutrice est retrouvée assassinée.
    Nous allons suivre, tour à tour, suivre l’histoire du point de vue de la sœur de la victime, du policier qui a mené l’enquête, puis de celui du tueur.

    Et comme souvent avec Ellory, les apparences peuvent s’avérer trompeuses. Pour la plus grande joie du lecteur !

    135 pages de plaisir pur. Le scénariste et le dessinateur ont su mettre en images l’atmosphère que l’écrivain parvient si bien à nous faire ressentir dans chacun de ses romans.
    Les dessins sont simples et très beaux, la palette de couleurs idéalement choisie et le scénario est parfaitement respecté.

    C’est vraiment une très belle réussite, et on referme ce roman graphique avec la même sensation de stupéfaction qu’à la lecture d’un roman papier classique.

    C’est donc une bande dessinée que je recommande sans hésitation.
    Elle a, en plus du mérite de nous permettre de découvrir une histoire peu connue de RJ Ellory (ce qui est déjà beaucoup !), celui de nous faire passer un excellent moment de lecture en attendant la parution de son prochain roman.

    Cette belle bande dessinée, Chicagoland, est éditée par les Éditions Delcourt, est a été publiée en septembre 2015. Vous pouvez donc facilement la trouver ou la commander chez votre libraire.

    Que dire de plus, puisque tout est bon dans cet ouvrage ? Juste, peut-être, deux mots : lisez-le !

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    Couverture du livre « Aux ordres du coeur » de Fabrice Colin aux éditions Nathan

    Mes écrits d'un jour sur Aux ordres du coeur de Fabrice Colin

    Johanne offre à sa maman un passé qui lui échappe. À Londres, elle espère l'aider à retrouver la mémoire avant que l'Alzheimer ne la fasse sombrer définitivement.

    « Elle plisse le front. Chaque nuit, un monstre aux longues griffes grises et molles s'introduit dans la forteresse de son esprit...
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    Johanne offre à sa maman un passé qui lui échappe. À Londres, elle espère l'aider à retrouver la mémoire avant que l'Alzheimer ne la fasse sombrer définitivement.

    « Elle plisse le front. Chaque nuit, un monstre aux longues griffes grises et molles s'introduit dans la forteresse de son esprit et repart avec on ne sait quoi sous le bras. Bientôt, la forteresse sera vide. Que restera-t-il alors de ma mère ? »

    Un court récit qui m'a fait verser la larme. La maladie d'Alzheimer nous fait oublier qui l'on est et cette gamine tente le tout pour le tout, même si personne n'y croit, pour que sa maman revive ses plus beaux souvenirs. C'est beau et doux à lire. Une belle déclaration d'amour.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2021/02/23/38831811.html

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    Couverture du livre « Sunk » de Fabrice Colin et Arnaud Cremet et Sabrina Calvo aux éditions Moutons Electriques

    Mathilde Guillaume sur Sunk de Fabrice Colin - Arnaud Cremet - Sabrina Calvo

    Un roman court illustré surréaliste : deux frères diamétralement opposés entreprennent ensemble un voyage incroyable vers le sommet de l’île, alors que l’eau continue inexorablement de monter (ou l’île de descendre). Une mise en page qui allie superbement textes et illustrations originales, dans...
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    Un roman court illustré surréaliste : deux frères diamétralement opposés entreprennent ensemble un voyage incroyable vers le sommet de l’île, alors que l’eau continue inexorablement de monter (ou l’île de descendre). Une mise en page qui allie superbement textes et illustrations originales, dans les tons noir et bleu canard. Encore une belle réussite pour la Bibliothèque Dessinée !

    En savoir plus sur : https://livraisonslitteraires.wordpress.com/2020/12/31/sunk/