Ananda Devi

Ananda Devi
Ethnologue et traductrice, Ananda Devi est née à l’île Maurice. Auteur prolifique, elle a publié des recueils de poèmes, des nouvelles et des romans, notamment Ève de ses décombres (prix des Cinq Continents, prix RFO, Gallimard, 2006), Le sari vert (prix Louis Guilloux, Gallimard, 2010), et...
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Ethnologue et traductrice, Ananda Devi est née à l’île Maurice. Auteur prolifique, elle a publié des recueils de poèmes, des nouvelles et des romans, notamment Ève de ses décombres (prix des Cinq Continents, prix RFO, Gallimard, 2006), Le sari vert (prix Louis Guilloux, Gallimard, 2010), et dernièrement L’Ambassadeur triste (Gallimard, 2015). Couronnée par le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises en 2014, elle est considérée comme l’une des figures majeures de la littérature de l’océan Indien.

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Avis (10)

  • Couverture du livre « Manger l'autre » de Ananda Devi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Regine B sur Manger l'autre de Ananda Devi

    J'aime beaucoup les romans et nouvelles d'Ananda Devi, un auteur exigeant à l'écriture élégante.
    "Manger l'autre" est une histoire surprenante avec une fin inattendue. Le sujet de l'obésité est abordé de façon réaliste avec un brin de fantastique. Il y a aussi de la poésie dans les réflexions...
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    J'aime beaucoup les romans et nouvelles d'Ananda Devi, un auteur exigeant à l'écriture élégante.
    "Manger l'autre" est une histoire surprenante avec une fin inattendue. Le sujet de l'obésité est abordé de façon réaliste avec un brin de fantastique. Il y a aussi de la poésie dans les réflexions de cette jeune fille obèse au delà de l'entendement;
    C'est parfois oppressant mais toujours passionnant.
    Très belle lecture que je recommande

  • Couverture du livre « Manger l'autre » de Ananda Devi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Joëlle Guinard sur Manger l'autre de Ananda Devi

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/manger-lautre-dananda-devi.html

    Ce roman est un conte dans lequel Ananda Devi met en scène une jeune fille obèse. Elle pesait 10 kgs à la naissance, bébé complètement hors normes, elle avait l'apparence d'un bouddha chinois. Sa mère déserte le...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/manger-lautre-dananda-devi.html

    Ce roman est un conte dans lequel Ananda Devi met en scène une jeune fille obèse. Elle pesait 10 kgs à la naissance, bébé complètement hors normes, elle avait l'apparence d'un bouddha chinois. Sa mère déserte le foyer, son père, passionné de cuisine, la gave. Incapable d'admettre le problème de sa fille, il invente le mythe selon lequel elle aurait dévoré in utéro sa sœur jumelle, du coup le père appelle sa fille "mes chéries". Quel poids fait-il porter à la jeune fille qui va entretenir des conversations imaginaires avec sa jumelle anorexique !

    Elle ne cesse de réclamer à manger et grossit, grossit... Elle ne vit que pour manger, "prisonnière de ses besoins... entre faim et honte, le choix est vite fait" et doit faire face à l'école aux moqueries et à la haine de ses camarades de classe qui la surnomment "La couenne"... Sa vie n'est que souffrance et solitude jusqu'à ce qu'un homme s'intéresse à elle... Va-t-elle réussir échapper à sa vie de recluse?

    Je ne pense pas que j'aurai lu ce roman s'il n'avait pas été finaliste du prix Orange. J'ai été ravie de découvrir la magnifique plume de cette auteure que je ne connaissais pas. Dans ce roman très sombre qui est une sorte d'allégorie de notre société de consommation Ananda Devi pose la question de la norme, du diktat de la minceur, des préjugés et de la solitude dans nos sociétés. Un roman plein de noirceur allégé par de nombreux traits d'humour.

    Ce roman a reçu le Prix Ouest France Étonnants Voyageurs

  • Couverture du livre « Manger l'autre » de Ananda Devi aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Valerie Brz sur Manger l'autre de Ananda Devi

    Je me suis demandé si finalement ce roman pouvait s’appeler "celle qu'on ne nommait pas " ou un titre de ce genre car enfin on ne parle jamais du prénom de ce personnage ?!
    J'avoue ne pas y avoir fait attention tout de suite et en réfléchissant à ma critique j'ai découvert ce détail qui pour...
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    Je me suis demandé si finalement ce roman pouvait s’appeler "celle qu'on ne nommait pas " ou un titre de ce genre car enfin on ne parle jamais du prénom de ce personnage ?!
    J'avoue ne pas y avoir fait attention tout de suite et en réfléchissant à ma critique j'ai découvert ce détail qui pour ma part n'en est pas un .Quand on n'a pas de prénom,pas de contour ,pas de forme comment voulez vous exister?
    On parle de ce fait d'une allégorie ?

    C'est donc un joli tour de passe passe que nous joue Ananda Devi en sortant le lecteur de son ronronnement confortable . En premier en faisant de son personnage un bébé macrosome qui fait fuir sa propre mére et en second en faisant de son père un esclave de son hyperphagie qui cultive la monstruosité en affublant sa fille d'une anthropophagie fratricide .
    On est presque dans un déni Gargantuesque !

    J'ai tout de suite aimé le contexte .Fan de la couverture (oui j'avoue ...j'ai un faible pour les belles images ou photo en 1er de couverture) j'ai "avalé " le roman en quelques jours . Que dire ensuite ?
    Pas si simple ! Beaucoup de critiques parlent de l’allégorie du consumérisme ,j'avoue être passé à côté .J'ai surtout assisté à la longue agonie d'une enfant "hors norme" qui subit et encaisse les insultes du regard des autres et qui s'isole . L'isolement terrible est effectivement pratiqué avec l'entretien méticuleux des couches successives de graisse qui marque la distance avec les autres. Pas une fois en effet on ne ressent l'empathie chez ses camarades ,pas un seul ami à part son père qui ne devrait pas en être un. Tout semble irrémédiable dans cette monstruosité irréversible où même les coups de cœur se transforme en coups de grâce .
    C'est un regard troublant finalement sur le monstre que nous portons en chacun de nous et sur le caractère intraitable de la norme dans notre société moderne qui par son effet de masse se transforme bien souvent en rouleau com-presseur .
    Pas étonnant qu'il soit dans les finalistes du prix Orange 2018 !

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  • Les délibérations du jury du Prix Orange du Livre 2018

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