Manger l'autre

Couverture du livre « Manger l'autre » de Ananda Devi aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Une jeune adolescente, née obèse, mange, grossit et s'isole. Sa mère s'enfuit, horrifiée par son enfant. Ses camarades de classe la photographient sans répit pour nourrir le grand oeil d'internet. Son père, convaincu qu'elle aurait dévoré in utero sa jumelle, cuisine des heures durant pour... Voir plus

Une jeune adolescente, née obèse, mange, grossit et s'isole. Sa mère s'enfuit, horrifiée par son enfant. Ses camarades de classe la photographient sans répit pour nourrir le grand oeil d'internet. Son père, convaincu qu'elle aurait dévoré in utero sa jumelle, cuisine des heures durant pour nourrir « ses princesses ». Seule, effrayée par ce corps monstrueux, elle tente de comprendre qui elle est vraiment. Quand elle rencontre par accident l'amour et fait l'expérience d'autres plaisirs de la chair, elle semble enfin être en mesure de s'accepter. Mais le calvaire a-t-il une fin pour les êtres « différents » ?
Conte de la dévoration et roman de l'excès, Manger l'autre est une allégorie de notre société avide de consommer, obsédée par le culte de la minceur et de l'image conforme.
Avec force, virtuosité, et humour, Ananda Devi brise le tabou du corps et expose au grand jour les affres d'un personnage qui reflète en miroir notre monde violemment intrusif et absurdement consumériste.

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  • J'étais donc persuadée de tomber dans le mille avec cette lecture mais dès les premières pages, la noirceur que dégage ce livre m'a glacé le sang. du début à la fin, nous nous retrouvons face à de l'autoflagellation. le personnage principal ne se fait que des reproches et encore des reproches,...
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    J'étais donc persuadée de tomber dans le mille avec cette lecture mais dès les premières pages, la noirceur que dégage ce livre m'a glacé le sang. du début à la fin, nous nous retrouvons face à de l'autoflagellation. le personnage principal ne se fait que des reproches et encore des reproches, sur son corps, sa personnalité, la vie… C'en est à devenir dépressif… ! C'est certainement voulu par l'auteur mais je pense qu'un peu de positif aurait fait du bien à ce roman.
    Le harcèlement scolaire, la haine sur les réseaux sociaux sont bien traités, on ressent très bien son désarroi face au harcèlement qu'elle subit au quotidien. Mais cela développe en elle une haine inconsidérée sur les personnes de corpulence « normale ». Les jugements corporels m'ont énormément dérangés, qu'une personne soit maigre ou ronde, les jugements ne sont pas les bienvenus, cela va dans les deux sens…
    Le seul point positif est le style d'écriture de l'auteur, je l'ai trouvé très bien écrit, certains paragraphes sont très beaux. Mais encore une fois, le côté glacial est perturbant. Je n'avais qu'une seule envie : fermer ce livre avant de finir complètement déprimée… !
    Pour résumé, ce n'est pas un livre que je vous recommanderai… les différents messages que cherche à faire passer l'auteur sont très bons mais cela n'a pas du tout fonctionné sur moi, bien au contraire, cette lecture m'a agacée…

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  • J'aime beaucoup les romans et nouvelles d'Ananda Devi, un auteur exigeant à l'écriture élégante.
    "Manger l'autre" est une histoire surprenante avec une fin inattendue. Le sujet de l'obésité est abordé de façon réaliste avec un brin de fantastique. Il y a aussi de la poésie dans les réflexions...
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    J'aime beaucoup les romans et nouvelles d'Ananda Devi, un auteur exigeant à l'écriture élégante.
    "Manger l'autre" est une histoire surprenante avec une fin inattendue. Le sujet de l'obésité est abordé de façon réaliste avec un brin de fantastique. Il y a aussi de la poésie dans les réflexions de cette jeune fille obèse au delà de l'entendement;
    C'est parfois oppressant mais toujours passionnant.
    Très belle lecture que je recommande

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/manger-lautre-dananda-devi.html

    Ce roman est un conte dans lequel Ananda Devi met en scène une jeune fille obèse. Elle pesait 10 kgs à la naissance, bébé complètement hors normes, elle avait l'apparence d'un bouddha chinois. Sa mère déserte le...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/manger-lautre-dananda-devi.html

    Ce roman est un conte dans lequel Ananda Devi met en scène une jeune fille obèse. Elle pesait 10 kgs à la naissance, bébé complètement hors normes, elle avait l'apparence d'un bouddha chinois. Sa mère déserte le foyer, son père, passionné de cuisine, la gave. Incapable d'admettre le problème de sa fille, il invente le mythe selon lequel elle aurait dévoré in utéro sa sœur jumelle, du coup le père appelle sa fille "mes chéries". Quel poids fait-il porter à la jeune fille qui va entretenir des conversations imaginaires avec sa jumelle anorexique !

    Elle ne cesse de réclamer à manger et grossit, grossit... Elle ne vit que pour manger, "prisonnière de ses besoins... entre faim et honte, le choix est vite fait" et doit faire face à l'école aux moqueries et à la haine de ses camarades de classe qui la surnomment "La couenne"... Sa vie n'est que souffrance et solitude jusqu'à ce qu'un homme s'intéresse à elle... Va-t-elle réussir échapper à sa vie de recluse?

    Je ne pense pas que j'aurai lu ce roman s'il n'avait pas été finaliste du prix Orange. J'ai été ravie de découvrir la magnifique plume de cette auteure que je ne connaissais pas. Dans ce roman très sombre qui est une sorte d'allégorie de notre société de consommation Ananda Devi pose la question de la norme, du diktat de la minceur, des préjugés et de la solitude dans nos sociétés. Un roman plein de noirceur allégé par de nombreux traits d'humour.

    Ce roman a reçu le Prix Ouest France Étonnants Voyageurs

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  • Je me suis demandé si finalement ce roman pouvait s’appeler "celle qu'on ne nommait pas " ou un titre de ce genre car enfin on ne parle jamais du prénom de ce personnage ?!
    J'avoue ne pas y avoir fait attention tout de suite et en réfléchissant à ma critique j'ai découvert ce détail qui pour...
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    Je me suis demandé si finalement ce roman pouvait s’appeler "celle qu'on ne nommait pas " ou un titre de ce genre car enfin on ne parle jamais du prénom de ce personnage ?!
    J'avoue ne pas y avoir fait attention tout de suite et en réfléchissant à ma critique j'ai découvert ce détail qui pour ma part n'en est pas un .Quand on n'a pas de prénom,pas de contour ,pas de forme comment voulez vous exister?
    On parle de ce fait d'une allégorie ?

    C'est donc un joli tour de passe passe que nous joue Ananda Devi en sortant le lecteur de son ronronnement confortable . En premier en faisant de son personnage un bébé macrosome qui fait fuir sa propre mére et en second en faisant de son père un esclave de son hyperphagie qui cultive la monstruosité en affublant sa fille d'une anthropophagie fratricide .
    On est presque dans un déni Gargantuesque !

    J'ai tout de suite aimé le contexte .Fan de la couverture (oui j'avoue ...j'ai un faible pour les belles images ou photo en 1er de couverture) j'ai "avalé " le roman en quelques jours . Que dire ensuite ?
    Pas si simple ! Beaucoup de critiques parlent de l’allégorie du consumérisme ,j'avoue être passé à côté .J'ai surtout assisté à la longue agonie d'une enfant "hors norme" qui subit et encaisse les insultes du regard des autres et qui s'isole . L'isolement terrible est effectivement pratiqué avec l'entretien méticuleux des couches successives de graisse qui marque la distance avec les autres. Pas une fois en effet on ne ressent l'empathie chez ses camarades ,pas un seul ami à part son père qui ne devrait pas en être un. Tout semble irrémédiable dans cette monstruosité irréversible où même les coups de cœur se transforme en coups de grâce .
    C'est un regard troublant finalement sur le monstre que nous portons en chacun de nous et sur le caractère intraitable de la norme dans notre société moderne qui par son effet de masse se transforme bien souvent en rouleau com-presseur .
    Pas étonnant qu'il soit dans les finalistes du prix Orange 2018 !

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  • Récit d'une adolescente obèse.
    Un livre dérangeant qui impose une réflexion sur la société actuelle et le paraître, sur la norme, la solitude, l'amour et ses mystères.
    Un livre très bien écrit dont j'ai du mal à dire si je l'ai aimé ou non !

    Récit d'une adolescente obèse.
    Un livre dérangeant qui impose une réflexion sur la société actuelle et le paraître, sur la norme, la solitude, l'amour et ses mystères.
    Un livre très bien écrit dont j'ai du mal à dire si je l'ai aimé ou non !

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  • Un nouveau-né de 10 kilos tel un bouddha plein de chairs et de plis. Une mère épuisée, usée qui ne trouve d’autres issues que la fuite. Un père plein d’admiration devant cette petite qui a selon lui mangé sa sœur jumelle in utéro.

    Voilà comment démarre dans la vie cette enfant poussée par un...
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    Un nouveau-né de 10 kilos tel un bouddha plein de chairs et de plis. Une mère épuisée, usée qui ne trouve d’autres issues que la fuite. Un père plein d’admiration devant cette petite qui a selon lui mangé sa sœur jumelle in utéro.

    Voilà comment démarre dans la vie cette enfant poussée par un père à se montrer, être fière d’elle, mais pourtant jetée en pâture à la cruauté des enfants de son âge. Adolescente, elle est surnommée « la couenne » et exhibée comme sujet de moquerie sur les réseaux sociaux. Elle ne représente rien d’autre et d’ailleurs n’a pas de nom dans tout le récit.

    Elle est le sacrifice de tous dans cette société de surconsommation, du culte du physique, du voyeurisme « Je suis l’agneau d’Abraham. Le sacrifice humain des Aztèques. Le rat responsable de la peste. La nuit de la malédiction s’abattant sur le monde ». Et donc, pour elle un seul refuge encore et toujours la nourriture. Son obésité s’accroît ne laissant plus de place à rien ou peut être à l’amour ?

    Une écriture belle, fluide, puissante qui nous emporte. Une fable savamment menée pour exprimer les tabous du corps, les affres d’une société où tout est excès. Cela dérange, interpelle non sans humour.

    On savoure le mordant d’Anandi Devi pour nous faire réagir face au monde actuel et ses dérives

    C’est brillant ! A découvrir !

    https://lamadeleinedelivres.blogspot.fr/

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  • C'est un sujet qui parait lourd de absurdité des autres et tendre à la fois. Nous devons rester, en lisant ce livre, dans à la fois la compassion et l'admiration du courage de cette personne.
    J'ai hâte de le lire

    C'est un sujet qui parait lourd de absurdité des autres et tendre à la fois. Nous devons rester, en lisant ce livre, dans à la fois la compassion et l'admiration du courage de cette personne.
    J'ai hâte de le lire

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  • Bonjour , j'aime l'idée de se pencher sur ce mal être dû au poids que connaissent tant d'adolescents voire de jeunes adultes . Essayer de comprendre comment l'esprit peut ne pas freiner notre corps ,que ce soit sur la prise de poids , là le désarroi d'une jeune fille face à sa transformation ,...
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    Bonjour , j'aime l'idée de se pencher sur ce mal être dû au poids que connaissent tant d'adolescents voire de jeunes adultes . Essayer de comprendre comment l'esprit peut ne pas freiner notre corps ,que ce soit sur la prise de poids , là le désarroi d'une jeune fille face à sa transformation , limite morbide , qui doit se débattre avec une certaine gourmandise , un désir de ressembler à toutes les jeunes filles qu'elle trouve attirantes , et peut être la solution , quand elle rencontre ce qu'elle pense être l'amour....Tant de questions auxquelles ,on aimerait amener LA REPONSE

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  • Malgré une belle écriture, ce livre étouffe par le sujet qu'il traite.

    Malgré une belle écriture, ce livre étouffe par le sujet qu'il traite.

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  • Que peut-on attendre de la vie quand on n’est pas dans la norme ? Telle est la question que pose Ananda Devi dans ce terrible roman où les contes finissent forcément mal. Pourquoi devraient-ils bien terminer d’ailleurs ? La vie nous rappelle chaque jour à quel point l’écart à la norme est...
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    Que peut-on attendre de la vie quand on n’est pas dans la norme ? Telle est la question que pose Ananda Devi dans ce terrible roman où les contes finissent forcément mal. Pourquoi devraient-ils bien terminer d’ailleurs ? La vie nous rappelle chaque jour à quel point l’écart à la norme est intolérable, peu importe la « déviance ». Nous sommes dans une société du contre, une société où la différence quelle qu’elle soit fait peur, est entourée de préjugés ou est source de moqueries. Pendant que l’on s’évertue à ostraciser son voisin, on ne regarde pas ses propres travers, c’est bien connu. Ça rassure, ça soulage. Et puis, de nos jours, avec les réseaux sociaux, il est tellement simple, tellement lâche de dire des horreurs.

    La jeune fille du roman est obèse depuis sa naissance. Quand on naît en pesant déjà dix kilos, on commence mal la vie et surtout on est déjà catalogué. C’est une malédiction, la mauvaise fée s’est penchée sur le berceau et il n’y a ni baiser du prince charmant ni antidote pour rompre le charme. « La couenne », telle qu’elle est appelée par ses camarades de classe, ne connaîtra que ce monde-là, ce monde de souffrance et de marginalité. Abandonnée par sa mère, son père est le seul à la voir avec des yeux différents. Pourtant, il entretient cette mise au banc en ne voulant pas admettre les problèmes de sa fille. Il contribue au mauvais conte de fées en décidant que la jeune fille a dévoré sa sœur in utero. Terrible et inutile justification qui ne peut que renforcer le mal-être. Malgré les années et les kilos qui s’installent, un autre homme pose des yeux bienveillants, amoureux sur elle… mais peut-on faire abstraction du corps de l’autre ? Peut-on jouir d’un corps qui nous fait souffrir ? Peut-on échapper à son sort ?

    J’avais peur d’être mal à l’aise. J’ai finalement eu une réaction bien différente. Je me suis mise en colère. Pas une colère dirigée contre le livre mais contre tous ces préjugés de merde qui pullulent autour de nous, sur nous, IRL et en virtuel. Vous n’êtes pas dans la norme donc ce que vous avez à dire n’est pas intéressant. Circulez, il n’y a rien à voir ! Cette colère est restée en moi tout au long de la lecture. Pour autant, malgré la grande noirceur et une fin effroyable (je préfère vous prévenir), Ananda Devi parvient à distiller des pointes d’humour et de la lumière grâce à une écriture très imagée et sans pathos.

    Ce livre est une énorme claque et je suis ravie de l’avoir découvert avec le prix Orange.

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