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Adeline Dieudonne

Adeline Dieudonne

Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce d...

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Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka, en 2017. La Vraie Vie est son premier roman.

Articles en lien avec Adeline Dieudonne (1)

Avis sur cet auteur (141)

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    Couverture du livre « La vraie vie » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Dominique Sudre sur La vraie vie de Adeline Dieudonne

    … Avant cette scène qui change tout dans la vie de Gilles et de sa grande sœur, il avait déjà une famille si terriblement « glaciale… »
    Dans cette famille il y a le père, chasseur de gros gibier sur des terres lointaines, qui rapporte en conquérant les trophées, massacres et autres bêtes...
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    … Avant cette scène qui change tout dans la vie de Gilles et de sa grande sœur, il avait déjà une famille si terriblement « glaciale… »
    Dans cette famille il y a le père, chasseur de gros gibier sur des terres lointaines, qui rapporte en conquérant les trophées, massacres et autres bêtes empaillées qui ornent la chambre des cadavres si justement nommée.
    Il y a la mère, qualifiée d’amibe, quel surnom à la fois terrible et terriblement évocateur du dégoût que cette mère inspire à sa fille, femme soumise, acceptant les coups la peur au ventre et dans le regard, assouvissant son besoin d’amour avec sa perruche et ses chèvres, comme s’il était impossible d’accorder de l’amour à sa propre famille, à ses enfants.
    Il y a le frère, Gilles, de trois ans plus jeune, il est le rayon de soleil, le petit qu’il faut aimer et protéger.
    Il y a enfin cette fillette de dix ans qui raconte, qui nous raconte leur vie pendant six ans. Cette narratrice brillante et sensible, passionnée de mathématiques quantiques, et qui aime tant son petit frère qu’après l’accident, sa vie ne sera plus comme avant. Elle n’a plus dès lors qu’un rêve, qu’une seule ambition, revenir à avant, retrouver La vraie vie.

    Dans ce premier roman qui se lit d’une traite, dans un souffle, l’amour et l’espoir viennent éclairer les temps sombres, ceux de l’innocence perdue, de la quête d’un passé qui ne reviendra plus jamais. Mais il s’agit aussi ici de maltraitance, parfois sans violence, enfin sans trop de violence, envers des enfants soumis à leurs parents, par amour, par obligation, par peur aussi sans doute. De maltraitance envers une femme, qui par crainte de voir cette violence changer de cible accepte tout, les mots qui tuent, les gestes qui blessent, les attitudes qui vous transforment en amibe justement. Pour ne pas éveiller la frustration de celui qui frappe ? Par peur, par lassitude, par soumission ? Et si c’était la violence au quotidien, si tristement réelle, le véritable sujet du roman ?
    La violence au quotidien, celle qu’on accepte, celle qu’on combat, celle qui vous tue à petit feu dans l’indifférence…

    chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2018/10/20/la-vraie-vie-adeline-dieudonne/

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    Couverture du livre « La vraie vie » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Lison CARPENTIER sur La vraie vie de Adeline Dieudonne

    La vrai vie raconte l’histoire d’une adolescente dont le prénom n’est pas mentionné, nous la baptiserons Elle. Elle vit dans un pavillon de banlieue, au cœur d’un lotissement qui ressemble à beaucoup d’autres. Elle est issue d’une famille dysfonctionnelle: un père, tyran alcoolique passionné de...
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    La vrai vie raconte l’histoire d’une adolescente dont le prénom n’est pas mentionné, nous la baptiserons Elle. Elle vit dans un pavillon de banlieue, au cœur d’un lotissement qui ressemble à beaucoup d’autres. Elle est issue d’une famille dysfonctionnelle: un père, tyran alcoolique passionné de chasse et de whisky, terrorise ses proches. La mère est une amibe (un micro-organisme), autrement dit un être craintif qui vit non pas dans l’ombre de son mari, mais sous la botte de celui-ci: elle ne vit pas, elle survit, rase les murs, esquive les coups… ou pas. Entre Elle et son petit frère Gilles nait un amour inconditionnel, pour pallier au manque de tendresse et d’attention des parents. Les deux enfants passent leur temps libre à jouer dans une casse de voitures, pour s’évader de leur quotidien et rêver leur avenir jusqu’à ce qu’un violent accident bouleverse leur vie. Gilles ne rit plus, se renferme et court à la catastrophe, sa sœur a dix ans mais voudrait revenir en arrière, modifier le passé comme dans « Retour vers le futur » pour effacer l’accident qui les a traumatisés. Car il s’agit d’une erreur, d’un bug dans la matrice, la vie ne peut pas se passer comme ça et quand on fait un pas dans la boue, on fait juste marche arrière pour ne pas s’enliser. Alors Elle s’emploie à trouver une solution pour sauver son petit frère, lui faire retrouver le sourire avant que le mal ne prenne totalement possession de lui…

    Récit court mais d’une intensité bouleversante, la plume d’Adeline Dieudonné est lumineuse, campe des personnages et des situations comme sur un instantané, prenant le lecteur aux tripes : lorsque le pire surgit dans leur vie, Gilles et sa soeur sont deux gamins quasiment livrés à eux-mêmes tant les carences affectives sont palpables. Gilles ne parvient pas à faire face au traumatisme et développe d’inquiétants troubles psychologiques. A l’inverse, Elle fait preuve de force et d’inventivité pour surmonter cette épreuve qui la touche pourtant, et aider son jeune frère à s’en sortir. Elle est très douée, c’est un petit génie de la physique, elle compte là-dessus pour trouver une solution à leurs problèmes et remettre leur vie dans le bon sens. Ce roman nous mène véritablement là où on ne s’y attend pas, de manière drôle, poétique parfois, violente souvent. En lisant ce roman, on est pris dans un tourbillon d’ingéniosité, on traverse un univers étonnant, des plus sombres tout de même, on se confronte à une façon très originale de voir les choses. Cette histoire n’est pas sans me rappeler l’univers de Stephen King : l’apparition subite d’un évènement choquant va bouleverser considérablement le cours d’une vie. J’ai beaucoup aimé cette approche et la façon dont l’autrice maitrise son récit pour en faire à la fois un roman initiatique, un roman noir et un drame sociétal. Un excellent premier roman.

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    Couverture du livre « Kérozène » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Martine26 sur Kérozène de Adeline Dieudonne

    Voici un livre qui me laisse bien indécise. J'ai envie de le considérer comme un recueil de nouvelles quand lui se présente tel un roman.

    Une station-service sur une aire d'autoroute, par une nuit d'été, dans les Ardennes. Il est 23h12. C'est net et précis comme chaque instant de vie des...
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    Voici un livre qui me laisse bien indécise. J'ai envie de le considérer comme un recueil de nouvelles quand lui se présente tel un roman.

    Une station-service sur une aire d'autoroute, par une nuit d'été, dans les Ardennes. Il est 23h12. C'est net et précis comme chaque instant de vie des personnages présents à ce moment-là, qui se croisent sans se voir ou en se remarquant à peine et qui pourtant toutes et tous vont être associés d'une manière ou d'une autre à la mort de l'un d'entre eux.

    Tout commence donc à 23h12 et se termine à ... 23h13. Une minute en tout et pour tout pour enjamber le parapet qui domine l'autoroute et sauter. C'est juste le temps qu'il faut à Monica.

    Mais qui est-elle? Pourquoi un tel geste de désespoir?

    C'est ce qu'Adeline Dieudonné va nous exposer dans ce recueil (décidément je n'arrive pas à l'appeler roman!) à travers cette courte présentation tant du geste de Monica que dans les rencontres successives que l'on va faire ensuite avec chaque personne, femmes, hommes, et même un cheval, mêlés à ce triste (et même banal) fait-divers.

    Dire que ce recueil m'a submergée me parait encore trop léger au vu des émotions ressenties à cette lecture. C'est d'une plume sans concessions, parfois brutale, souvent ironique, drôle aussi, qu'Adeline Dieudonné dresse ces portraits. Comme dessinés à la mine de plomb, ombrés, entre gris clair et gris foncé, quand ce n'est pas carrément noir. Ou exposés comme un tableau de Pierre Soulage. Du noir et du rouge.

    Aux éditions de L'Iconoclaste

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    Couverture du livre « Kérozène » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Hayatte sur Kérozène de Adeline Dieudonne

    23h12.
    Une nuit d’été dans les Ardennes.
    Sous la lumière crue d’une station-service, ils sont 15 à se trouver au même endroit.

    Juliette et Sébastien, responsables de la station.
    Mauricio le mari de Sébastien.
    Monica la grand-mère d’Olivier.
    Olivier le petit-fils de...
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    23h12.
    Une nuit d’été dans les Ardennes.
    Sous la lumière crue d’une station-service, ils sont 15 à se trouver au même endroit.

    Juliette et Sébastien, responsables de la station.
    Mauricio le mari de Sébastien.
    Monica la grand-mère d’Olivier.
    Olivier le petit-fils de Monica.
    Juliette la femme d’Olivier.
    Loïc le dépanneur.
    Chelly la prof de pole dance.
    Joseph le représentant en acariens.
    Alika la nounou philippine.

    15 personnages qui représentent autant d’histoires de vie dans lesquelles se tissent - parfois - des liens entre elles.

    23h13.
    Tout bascule.
    Une nuit d’été dans les Ardennes.
    Sous la lumière crue d’une station-service, ils ne sont plus que 11 à se trouver au même endroit.

    -
    « D’autres arriveront. Toutes repartiront. Ici on ne fait que passer. »
    -

    C’est parce que j’avais adoré la plume et le style d’Adeline Dieudonné dans « La vraie vie » que j’ai voulu me plonger dans son second roman.
    J’ai pris plaisir à découvrir une nouvelle facette de l’auteure, complètement barrée et loufoque ! La lecture de ce roman choral délirant et atypique a été un vrai moment de rigolade.
    Bien qu’il n’égale pas son prédécesseur et qu’il soit dans un genre totalement différent, ce roman reste une agréable lecture d’été.