La vraie vie

Couverture du livre « La vraie vie » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste
  • Date de parution :
  • Editeur : L'iconoclaste
  • EAN : 9782378800239
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Un roman initiatique drôle et acide.
Le manuel de survie d'une guerrière en milieu hostile.

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents.
Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe... Voir plus

Un roman initiatique drôle et acide.
Le manuel de survie d'une guerrière en milieu hostile.

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents.
Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent.

Donner votre avis

Les derniers avis

  • Une claque !

    Que dire, que dire de "La Vraie vie" après avoir vu autant de critiques et d'éloges sur ce premier roman d'Adeline Dieudonné.

    J'ai absolument tout aimé dans ce roman, que ce soit le style, les personnages, l'intrigue, le suspense, les émotions, le ton, l'écriture... Ce...
    Voir plus

    Une claque !

    Que dire, que dire de "La Vraie vie" après avoir vu autant de critiques et d'éloges sur ce premier roman d'Adeline Dieudonné.

    J'ai absolument tout aimé dans ce roman, que ce soit le style, les personnages, l'intrigue, le suspense, les émotions, le ton, l'écriture... Ce premier roman est tellement addictif, lu en quelques heures, impossible de se détacher de l'histoire avant la dernière page.
    Comment ne pas s'attacher a cette petite héroïne !

    Adeline Dieudonné écrit comme une bête sauvage mangerait sa proie ; d'ailleurs, ce roman s'ouvre par ce zoo des horreurs pour cette petite fille : une pièce remplie d'animaux empaillés.

    L'écriture fait vibrer le lecteur car le style est tellement vivant grâce a une évolution de l'héroïne sous nos yeux sans pouvoir l'aider dans sa quête du bonheur et de la vraie vie.
    Adeline Dieudonné nous révèle un magnifique message d'espoir !

    Phénomène de la rentrée littéraire 2018, déjà plusieurs prix a son actif, coup de coeur assuré !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Je confirme : excellent premier livre, d’une grande maîtrise et d’une remarquable maturité,
    Voir plus

    Je confirme : excellent premier livre, d’une grande maîtrise et d’une remarquable maturité,

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un ovni dans la littérature belge, souvent trop convenue, un texte d'une grande maturité pour un premier roman, j'ai apprécié autant le déroulé de l'histoire que la maîtrise globale d'une écriture rapide et fluide.
    Certes, le sujet n'est pas d'une grande gaieté, j'ai souvent pensé à D.R....
    Voir plus

    Un ovni dans la littérature belge, souvent trop convenue, un texte d'une grande maturité pour un premier roman, j'ai apprécié autant le déroulé de l'histoire que la maîtrise globale d'une écriture rapide et fluide.
    Certes, le sujet n'est pas d'une grande gaieté, j'ai souvent pensé à D.R. Pollock et c'est élogieux.
    Voilà une jeune fille qui dépense toute son énergie à vouloir modifier le cours des choses afin d'éloigner autant que possible cette vie dure et sans pitié dans laquelle elle se débat, avec ses fantasmes et ses démons. Un humour noir mais également des instants de grande panique pour le lecteur qui se prend à craindre pour la vie de l'un ou de l'autre.
    A mon sens, ce roman est une grande réussite.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça on est sûr que ça n’arrive pas dans la vraie vie.(p17)

    J’évite souvent les romans dont on parle beaucoup, trop, à sens unique et surtout toujours dans le même sens, l’excellent, le bon etc…. J’ai souvent été...
    Voir plus

    Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça on est sûr que ça n’arrive pas dans la vraie vie.(p17)

    J’évite souvent les romans dont on parle beaucoup, trop, à sens unique et surtout toujours dans le même sens, l’excellent, le bon etc…. J’ai souvent été déçue….

    Et bien en voilà un dont je vais tout de suite vous dire pourquoi c’est pour moi un COUP DE CŒUR…..

    Il y avait longtemps que je n’avais pas ressenti dès les premières pages, l’urgence de continuer. Le livre restait scotché à mes mains, un chapitre de plus pour avoir confirmation que la tension s’installait, que tout n’était pas rose, qu’il allait bien falloir que cela éclate, rester bloquer sur certaines phrases, certaines situations tellement elles étaient fortes.

    Partir d’un récit d’une vie ordinaire, simple, quoique parsemée de petits événements qui laissent penser que tout n’est pas limpide dans cette famille. Ils vivent au milieu des cadavres :

    d’animaux naturalisés car trophées de chasse, passion du père
    un cimetière de voitures qui devient le terrain de jeux des enfants
    un père coléreux, brutal, insensible sauf aux chansons de Cloclo sur lesquelles il peut verser une larme, vautré sur sa peau d’ours sur le canapé, un whisky à la main,
    une mère « amibe » (tellement représentatif de cette femme martyrisée mais silencieuse),
    une presque adolescente, observatrice, intelligente qui ne souhaite que rendre sa vie et celle de son jeune frère plus douces.
    Une douceur sucrée va être le déclencheur du basculement du monde de l’enfance à la vraie vie : celle des adultes, celle du sens de la responsabilité et de la volonté de vouloir changer le cours des choses pour rendre la vie plus belle, pour qu’elle ne soit pas ce qu’elle est, pour avoir une chance s’en sortir indemne.

    Je ne veux rien vous dévoiler de plus mais à partir de ce moment là, cette vie ordinaire va doucement mais sûrement devenir, au fil des quatre années qui suivent, totalement différente. Cela va vite, on va à l’essentiel.

    Vivre entourée de bêtes mortes et ressuscitées grâce à la taxidermie peut provoquer chez beaucoup un sentiment d’horreur, ne plus se sentir en sécurité mais observé, épié, envahi.

    L’une compense en s’occupant d’animaux vivants, d’autres en les évitant, en les tenant à distance. Son père lui est une bête parmi les bêtes, une des plus ignobles et comment survivre, se défendre : en laissant monter en soi la bête qui sommeille sans devenir à son tour comme elle.

    Cette bête-là voulait manger mon père. Et tous ceux qui me voulaient du mal. Cette bête m’interdisait de pleurer. Elle a poussé un long rugissement qui a dépecé les ténèbres. C’était fini. Je n’étais pas une proie. Ni un prédateur. J’étais moi et j’étais indestructible. (p198)

    Tout au long de la lecture l’émotion, les sentiments se bousculent. L’auteure n’écrit pas tout, suggère,et ne tombe pas dans la facilité de scènes sanguinaires, mais à travers le regard de cette fillette qui grandit, qui découvre les transformations qui s’opèrent en elle mais qui paralèllement sent ses sentiments évolués et va comprendre que pour survivre elle va devoir adopter d’autres règles, afin de redonner à Gilles, ce si beau sourire et pour qu’il ne devienne pas comme eux.

    Mais plus elle grandit et plus elle comprend que la Vraie Vie est parfois bien différente et elle va devenir adulte avant l’heure, se sentir responsable d’événements dont elle n’a été que le témoin, elle va faire en sorte de se préserver, reconnaissant les signes avant-coureurs du mal, s’en protéger. Continuer à avancer, car un jour ou l’autre tout cela devra avoir bien une fin. Et si la solution était de revenir en arrière et de modifier les causes du mal…..

    En incluant dans son récit des personnages aux surnoms évocateurs : Plume, Champion mais aussi le professeur et sa femme Yaëlle au visage impassible, l’auteure confronte l’adolescente à la réalité du monde et des adultes, à leur brutalité, leur sauvagerie, à la vraie vie où elle commence à mettre les pieds, les yeux et le cœur.

    Un roman qui se lit d’une traite car il y a urgence, il y a vies en danger, il y a révolte. Mais on n’a pas toujours le choix des armes et pour s’en sortir il faut parfois jouer le même jeu que ceux qu’on abhorre.

    Je n’aime pas la violence gratuite dans les romans, pour faire parler du livre parfois, pour atteindre des degrés d’insoutenabilité mais dans celui-ci ce n’est pas de la violence mais de la psychologie, ce n’est qu’une vie, une vraie de fillette qui a dû grandir vite et sauver ce qui pouvait encore l’être.

    L’auteure nous engage dans une montée vertigineuse où l’on perd pied, la gorge se noue, la peau frissonne mais elle maîtrise totalement l’escalade et la chute finale. Pour un premier roman c’est un coup de maître : il laisse des traces, un conte de la folie ordinaire ou non, de la vraie vie quand on doit quitter le monde de l’enfance pour entrer dans le monde des adultes à pieds joints.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « Vous savez, il y a des gens qui vont vous assombrir le ciel, qui vont vous voler la joie , qui vont s’asseoir sur vos épaules pour vous empêcher de voler… Ceux-là, laissez-les loin da me vous ».

    La vraie vie, d’Adeline Dieudonné, est le premier roman de l’autrice, et il est paru aux...
    Voir plus

    « Vous savez, il y a des gens qui vont vous assombrir le ciel, qui vont vous voler la joie , qui vont s’asseoir sur vos épaules pour vous empêcher de voler… Ceux-là, laissez-les loin da me vous ».

    La vraie vie, d’Adeline Dieudonné, est le premier roman de l’autrice, et il est paru aux Editions de l’Iconoclaste (que j’aime beaucoup, beaucoup). Il fait partie de ces histoires que vous vous prenez en pleine face, de ces uppercuts littéraires qu’il vous semble impossible de chroniquer, tant vos tripes vous font mal, tant vous vous retrouvez K.O sur le tapis.

    D’entrée de jeu, Adeline Dieudonné nous entraîne dans une ville triste, un quartier gris, un lieu digne des Enfers, tant tout y est morbide et pesant. Tout depuis la violence paternelle, le silence maternel, jusqu’à l’accident qui devient pivot de l’histoire.

    L’anonymat de l’héroïne, qui restera « je » tout au long des pages, vient s’opposer à la mise en nom du frère, Gilles, ce petit frangin qu’elle aime tant et pour qui elle rêve de remonter le temps afin de tout gommer, et de « retrouver son petit frère. Et son sourire avec toutes ses dents de lait ». Le père et la mère restent eux aussi abstraits, le désamour est père du silence. Elle a onze ans au début du roman, lui en a sept. Ce « je » va peu à peu prendre ampleur, grandeur, lumière, force et vie, sur un long chemin jalonné de haine, de bassesses, de la mort, dont l’odeur vous saisit les narines. Le père est une brute immonde, il aime le sang comme d’autres aiment la vie. La mère, transparente telle une « amibe » aime ses biquettes. Elle se tait et subit.

    Autour d’elle, gravite la Peur. Avec une majuscule. Celle qui vous cloue sur place, qui vous coule tout au fond de cet enfer qu’elle refuse. Autour d’elle, il y a surtout la hyène, celle qui ricane quand le sang coule, celle qui s’est emparée du cerveau de Gilles, celle contre laquelle elle va créer un rempart protecteur.

    « La hyène a ri en me déchiquetant les tripes… »

    Autour d’elle, il y a aussi le Champion, la Plume, le Professeur Pavlovic et Yaëlle, avec son masque blanc, et sa douleur cicatricielle.

    Il y a cette héroïne qui devenue jeune fille, décide que personne ne décidera de son sort,

    « Une créature beaucoup plus grande que moi a poussé. Dans mon ventre… Je voulais rester vivante. Vraiment vivante. Avec des émotions. »

    La vraie vie est un roman d’une incroyable justesse, qui traite avec intelligence, finesse et talent des séquelles que le désamour peut engendrer. L’écriture est poussée au paroxysme du superbe, en dépit du drame qui en constitue la trame. Il est pour moi la somme de toutes nos peurs : la mort, la violence, la haine, le temps qui passe et sur lequel personne n'a prise.

    J’ai fait cette lecture le souffle court, la rage au cœur et au ventre. J’ai dû reposer le livre plusieurs fois, envahie par la colère, assaillie par des images indescriptibles par de simples mots.

    « A partir de ce moment-là, ma vie ne m’est plus apparue que comme une branche ratée de la réalité, un brouillon destiné à être réécrit, et tout m’a semblé plus supportable ».

    Gros coup de cœur donc, vous l’aurez deviné, que je vous incite vivement à découvrir !

    comment Commentaire (1) flag Signalez un abus
  • Il était une fois une petite fille de 10 ans qui vivait dans un lotissement avec son père, sa mère et Gilles, son petit frère. Chasseur de gros gibier, le père "était un homme immense, avec des épaules larges, une carrure d'équarrisseur. Des mains de géant", alors que la mère avait la...
    Voir plus

    Il était une fois une petite fille de 10 ans qui vivait dans un lotissement avec son père, sa mère et Gilles, son petit frère. Chasseur de gros gibier, le père "était un homme immense, avec des épaules larges, une carrure d'équarrisseur. Des mains de géant", alors que la mère avait la transparence d'un ectoplasme. Seul le rire de Gilles apportait la vie dans cette maison aux cadavres d'animaux exposés. Or, un jour, le rire de Gilles a disparu, soufflé par la mort violente du marchand de glaces. Persuadée de pouvoir retrouver la trajectoire de la "vraie vie", celle où Gilles ne devient pas l'ombre de son père, sa soeur décide d'abolir le temps. A 10 ans, elle est convaincue que les pouvoirs magiques qu'elle prête à Monica, la sorcière, vont lui permettre de construire une machine à remonter le temps. Hélas, les contes de fée ne sont plus de mise aujourd'hui et le merveilleux ne se trouve plus au fond du bois des Petits Pendus. Il se dissimule dans les équations scientifiques qui préparent les machineries magiques de demain. Il faut alors abandonner l'enfance et ses croyances fabuleuses pour se confronter au réel sordide en ne comptant que sur soi-même... et sur l'appui de la science.

    Un ogre, une sorcière, un dragon, une forêt maléfique, des enfants en danger, une atmosphère cauchemardesque... les ingrédients du conte sont tous présents dans le roman d'Adeline Dieudonné, mais les formules magiques ont subi une métamorphose et sont devenues théorèmes scientifiques. Comme dans les contes initiatiques, le passage de l'enfant à l'adulte se fait dans la terreur et dans la douleur, mais la narration est bien ancrée dans le réel. L'écriture est dense, brute et ne s'allège que pour évoquer l'amour d'une soeur pour son petit frère, les personnages sont profonds et parfois équivoques. Il y a la place pour les questions, les interprétations, la réflexion. La force que puise la narratrice dans la culture scientifique, cette manière d'expliquer et de rationaliser ce qui ne peut l'être, est une ode à la volonté, à l'espoir chevillé à l'âme. J'ai apprécié aussi la façon dont le risque de sombrer du côté de la haine et de la violence était évoqué, sans didactisme, de manière subtile. J'ai dévoré ce roman avec des frissons de terreur sans être capable de le lâcher avant la dernière page !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Adeline Dieudonné parvient à faire passer des émotions fortes avec des mots simples (jamais simplistes). C’est tout un art, et elle le maîtrise à merveille. Elle a réussi à me mettre dans la peau de son héroïne dont j’ai partagé, au fil des pages, les joies et les terreurs. Le récit de...
    Voir plus

    Adeline Dieudonné parvient à faire passer des émotions fortes avec des mots simples (jamais simplistes). C’est tout un art, et elle le maîtrise à merveille. Elle a réussi à me mettre dans la peau de son héroïne dont j’ai partagé, au fil des pages, les joies et les terreurs. Le récit de l’évolution du vice (la fameuse bête) qui s’empare de son petit frère ou de ses premiers émois d’adolescente est remarquable. Il y a ce mélange paradoxal de lucidité et d’étonnement qui rend ses personnages très humains et très attachants. L’auteur nous met sous tension. Cela faisait longtemps que je n’avais pas tourné aussi vite les pages pour savoir… ce qui va se passer. Longtemps aussi que je n’avais pas pris des coups de poing dans l’estomac, un peu comme avec « le grand cahier » d’Agota Kristof qui ne vous laisse pas une seconde de répit. Un premier roman exceptionnel. Je finis juste par deux petits bémols. Le passage « hunger games » n’est pas très crédible, même pour la Belgique (je suis méchant). Et j’espère que L’iconoclaste ne va pas tomber dans les travers de Gallmeister (qui nous épuise avec sa veine « forêts ») en répétant un genre (je me réfère au « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea dont le style était proche).

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/09/la-vraie-vie-dadeline-dieudonne.html

    La narratrice est une jeune fille de dix ans au début de l'histoire. Elle vit dans un lotissement avec ses parents et Gilles, son jeune frère de six ans. Le père comptable dans un parc d'attractions est une...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/09/la-vraie-vie-dadeline-dieudonne.html

    La narratrice est une jeune fille de dix ans au début de l'histoire. Elle vit dans un lotissement avec ses parents et Gilles, son jeune frère de six ans. Le père comptable dans un parc d'attractions est une brute sadique qui a pour passions la télé, le whisky et la chasse. Il exhibe ses trophées dans ce que les enfants appelle la chambre des cadavres. La mère vit dans la peur des violentes colères de son mari, sa fille la compare à une amibe plus intéressée par les animaux que par les humains. La fillette aime par dessus tout son frère et lui témoigne une "tendresse de mère".

    Mais un jour, la fillette et son frère assistent à la mort du marchand de glace dont le visage est emporté par l'explosion de son siphon de chantilly juste au moment où il servait les deux enfants. Gilles, traumatisé, se renferme et se réfugie auprès de la hyène empaillée de la chambre des cadavres. "Il ne ressentait presque plus rien . Sa machine à fabriquer les émotions était cassée". Sa sœur, pour qui de la vermine envahit la tête de Gilles, veut tout faire pour lui redonner le sourire.

    Adeline Dieudonné campe ici un personnage très attachant et nous raconte comment cette fillette va tenter de grandir dans cette famille auprès d'une mère transparente et d'un père monstrueux qui ira jusqu'à la transformer en proie lors d'une traque de nuit dans la forêt. Une petite fille pleine d’énergie qui devient une jeune fille et qui garde le souci permanent de sauver son frère. L'auteure analyse bien l'évolution des sentiments de la jeune fille au fur et à mesure qu'elle grandit, il est émouvant de la voir se rapprocher de sa mère et de tenter de la comprendre. Ce roman a de multiples atouts : une écriture cinématographique, de multiples personnages hauts en couleur, des situations dantesques, de la poésie, de l'humour, de la violence certes mais aussi beaucoup de tendresse envers un petit frère à qui la fillette veut redonner une vraie vie, une tension narrative qui ne permet plus de lâcher ce livre une fois commencé. Un roman certes sombre mais qui offre aussi de nombreuses zones de lumière avec son héroïne qui ne perd jamais confiance en la vie.
    Un roman que j'ai aimé plus pour son histoire que pour ses qualités littéraires.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un roman coup de poing qui se lit d’une traite.
    L’histoire sur 6 étés d‘une jeune fille qui va devenir femme dans un environnement glauque et malsain.
    Entre une père violent, chasseur de gros gibier qui, lorsqu'il ne chasse pas ou n'est pas au stand de tir, passe son temps à regarder la télé...
    Voir plus

    Un roman coup de poing qui se lit d’une traite.
    L’histoire sur 6 étés d‘une jeune fille qui va devenir femme dans un environnement glauque et malsain.
    Entre une père violent, chasseur de gros gibier qui, lorsqu'il ne chasse pas ou n'est pas au stand de tir, passe son temps à regarder la télé en buvant du whisky, une mère effacée qui subit la violence du père, un frère qu’elle aime profondément mais dont elle perçoit le changement à la suite d’un accident, la narratrice va faire preuve de beaucoup d’intelligence pour échapper au sort qui lui est réservé.
    Il n’y a pas de temps mort, l’écriture est simple et efficace, il y a ce qui est dit et tout ce que l’on perçoit entre les lignes.
    C’est puissant, c’est nouveau, l’écriture est vivante : on voit cette gamine évoluer sous nos yeux, on ne peut qu’être admiratif devant sa force, on retient son souffle avec elle, on souffre avec elle, on espère avec elle et surtout on admire sa candeur malgré l’adversité. Ce roman délivre un magnifique message d’espoir. Pour un premier roman, c’est une réussite !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Féroce, cruel, captivant, ironique, violent, tendre... voici quelques qualifiants qui me viennent à l'esprit pour évoquer ce premier court roman de Adeline Dieudonné. On est happé dès les première lignes dans l'univers de cette fillette de 10 ans qui nous donne à voir avec lucidité les...
    Voir plus

    Féroce, cruel, captivant, ironique, violent, tendre... voici quelques qualifiants qui me viennent à l'esprit pour évoquer ce premier court roman de Adeline Dieudonné. On est happé dès les première lignes dans l'univers de cette fillette de 10 ans qui nous donne à voir avec lucidité les personnages qui gravitent autour d'elle: son père inquiétant, sa mère qu'elle qualifie d'amibe sans consistance, son petit frère qu'elle chérit et protège, puis la voisine, le glacier, le ferrailleur, ... peu à peu on entre dans le quotidien étouffant et angoissant de la jeune narratrice qui nous en livre une analyse sans concession. Angoisse, mensonge, espoir, rêve de pouvoir remonter le temps afin d'effacer le cauchemar qui vient de bouleverser le quotidien des deux enfants... nous assaillent et nous portent vers l'issue de ce thriller sans que l'on puisse lâcher le roman. Adeline Dieudonné nous livre un texte abouti, au style enlevé, puissant, incisif qui nous bouleverse jusqu'à la dernière ligne. Pour moi, ce livre est une pépite de la rentrée littéraire 2018.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions

Récemment sur lecteurs.com