La vraie vie

Couverture du livre « La vraie vie » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste
  • Date de parution :
  • Editeur : L'iconoclaste
  • EAN : 9782378800239
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Un roman initiatique drôle et acide.
Le manuel de survie d'une guerrière en milieu hostile.

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents.
Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe... Voir plus

Un roman initiatique drôle et acide.
Le manuel de survie d'une guerrière en milieu hostile.

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents.
Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent.

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  • Ce livre.

    J'ai pris mon temps. J'ai tourné autour. Je l'ai pris. L'ai reposé. Il est resté longtemps sur ma table de chevet.

    Ce livre. On en a beaucoup parlé. du coup, il me fait peur. Il m'agace un peu.

    Hier, pourtant, je l'ai débuté. Je n'ai pas lu les retours de lecteurs. Pour...
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    Ce livre.

    J'ai pris mon temps. J'ai tourné autour. Je l'ai pris. L'ai reposé. Il est resté longtemps sur ma table de chevet.

    Ce livre. On en a beaucoup parlé. du coup, il me fait peur. Il m'agace un peu.

    Hier, pourtant, je l'ai débuté. Je n'ai pas lu les retours de lecteurs. Pour écrire un avis personnel et honnête.

    Et il m'a englouti. Il m'a fait vaciller.

    Jamais auteur n'a su si bien choisir son éditeur. L'Iconoclaste.

    Tellement.

    A la croisée des genres, Adeline Dieudonné propose un ouvrage à la fois terriblement réaliste et onirique à la fois. En réalité augmentée.

    La frontière est mince, comme un film de David Lynch. J'imagine un décor de carton pate. Oui cette histoire se cache derrière un trompe l'oeil. Comme quelque chose qui dégouline sur la réalité et nous montre ce qui se dissimile derrière … Un rideau déchiré …

    Plus on lit, et plus sa substance nous pénètre. Comme un envoutement. Comme si quelque chose de terrible se cachait derrière ces mots.

    N'ayez crainte, on a une vraie histoire, une vraie héroïne. de vrais sentiments.

    Un vrai récit.

    Je n'ai pu cesser de lire. le temps d'arriver, ce matin, à la fin de ce récit. de le poser. de me reposer.

    Lecture forte. Eprouvante. Passionnante. Dérangeante. Bizarre. Géniale.
    Kaléidoscope d'images fugaces. de sons. Je suis sorti de ce livre comme on se réveille. D'un rêve ? D'un cauchemar ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

    Suis-je revenue dans la vraie vie ?

    Je ne sais pas.

    Je ne sais plus.

    Mais que ce fut bon !

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  • Lecture dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire

    Alors voilà moi aussi j’ai aussi j’ai lu «La vraie vie» d’Adeline Dieudonné. Rassurez-vous je vais être brève, il n’est pas utile que je vous fasse un énième résumé de l’histoire.
    J’ai donc abordé cette lecture en me disant que...
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    Lecture dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire

    Alors voilà moi aussi j’ai aussi j’ai lu «La vraie vie» d’Adeline Dieudonné. Rassurez-vous je vais être brève, il n’est pas utile que je vous fasse un énième résumé de l’histoire.
    J’ai donc abordé cette lecture en me disant que j’allais soit rejoindre la cohorte des conquis soit la meute des rebelles.
    J’avais oublié la troisième voie : « oui mais non, non mais oui » (aussi appelée « mi figue mi raisin »).

    Oui car lu avec plaisir, sans accroc et rapidement.
    Oui, on ne s’ennuie pas un instant.
    Oui, le style ne fait pas défaut, l’écriture est rapide, nerveuse avec quelques phrases assez percutantes.
    Oui, l’idée de « la hyène » comme symbole de l’animal qui sommeille en nous est plutôt bien trouvé.
    Oui, l’emprise du père sur la famille et la démission de la mère sont très bien rendus.

    Non car j’ai eu une curieuse impression de déjà-vu. J’ai lu et aimé récemment 3 livres sur des fratries qui doivent en découdre avec la vie (« Manuel de survie à l’usage des jeunes filles », « Comme un seul homme » « 33 tours »), 3 livres où l’émotion et l’empathie avec les personnages sont bien plus présentes que dans celui-ci..
    Non car j’ai trouvé que l’étude psychologique des personnages était survolé alors qu’il y aurait eu matière.
    Non car parfois les mots de l’héroïne sonnent faux. Certes le personnage est un petit génie de la science mais le vocabulaire ne colle pas du tout à son âge.
    Et surtout, non car la fin est bien trop prévisible, je m’attendais exactement à cet épilogue.

    En conclusion, un bilan plutôt mitigé et un roman que j’aurais sans doute accueilli de façon plus indulgente si je l'avais lu, vierge de tout commentaire et sans tout le tapage médiatique fait autour. Il y a indéniablement du talent chez Adeline Dieudonné mais j’espère sincèrement que son prochain roman profitera d’un climat plus apaisé pour que je ne frôle pas l’overdose avant lecture et que j’apprécie pleinement sa plume.

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  • Quand j’ai participé au tirage au sort pour recevoir La Vraie Vie dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, je n’en avais pas encore beaucoup entendu parler, et n’avais donc pas anticipé l’engouement qu’il susciterait. Un engouement à double tranchant, car à force d’entendre dire que...
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    Quand j’ai participé au tirage au sort pour recevoir La Vraie Vie dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, je n’en avais pas encore beaucoup entendu parler, et n’avais donc pas anticipé l’engouement qu’il susciterait. Un engouement à double tranchant, car à force d’entendre dire que c’était une merveille, mes attentes étaient quelque peu élevées…

    Or, si j’ai passé un moment de lecture intéressant et intense, mon avis, sans être négatif, sera plus nuancé. La faute au malaise ressenti face à l’héroïne de dix ans, en début de roman, qui s’exprime avec une telle éloquence qu’elle vous en donne des complexes. Ses propos sont à des années-lumière de ce que l’on peut attendre d’une enfant de cet âge même en considérant qu’elle soit très intelligente. J’ai, en outre, été gênée de la manière dont est amorcée sa découverte de la sexualité… Son attirance, voire son obsession, pour un père de famille peut s’expliquer par le décalage entre son âge physique et son âge mental, mais cela m’a paru bien trop malsain… Ces points ne m’ont pas empêchée de m’immerger dans l’histoire, mais le choix de l’autrice d’effacer la barrière de l’âge m’a décontenancée à plusieurs reprises.

    J’ai, en revanche, apprécié que notre héroïne, que l’on suit pendant cinq ans, ne soit jamais nommée. Elle est bien trop atypique et hors du commun pour que cette absence de prénom ne permette d’en faire un personnage universel, mais ce procédé donne un air de conte, version non censurée par Disney, fort prenant et percutant. La fillette, par sa présence d’esprit, sa pugnacité et son intelligence, se positionne d’emblée bien au-dessus des autres personnages. Elle n’en est pas pour autant prétentieuse, mais elle dégage une aura qui donne l’impression d’avoir affaire à une personne extraordinaire qui est tombée, par le caprice du destin, dans une famille complètement déréglée. Alors comme une héroïne de conte, elle va prendre sa vie à bras-le-corps et affronter les obstacles qui se mettent entre elle et son objectif, sauver son frère, Gilles.

    Témoin d’un accident qui aurait pu prêter à rire si ses conséquences n’avaient pas été aussi dramatiques, ce frère adoré a perdu son beau sourire et sa joie de vivre. Effacé le petit frère aimant et joyeux dont elle était si proche… Une situation intolérable pour notre héroïne qui va, malgré sa situation familiale difficile, entre un père violent et une mère plus intéressée par les animaux que par ses propres enfants, dédier sa vie à un seul objectif : redonner le sourire à Gilles. Avec une naïveté touchante, elle va alors se mettre en tête de remonter le temps pour le sauver de ce tragique épisode. Cet amour inconditionnel pour son frère, qui menace de suivre les traces de son père, est très beau à voir, d’autant qu’il va la pousser à se dépasser intellectuellement et la transformer en amoureuse des sciences. Mais au bout d’un moment, cette relation finit par mettre mal à l’aise, la fillette refusant de faire face à ce qu’est devenu cet être qu’elle essaie à tout prix d’aider : un bourreau... Peut-on vraiment tout accepter par amour ?

    Au niveau du style de l’autrice, le point fort du roman en ce qui me concerne, rien à redire. C’est léché, poétique, métaphorique, beau et brutal à la fois comme peut l’être la vie. Certains passages sont d’une cruauté sans nom comme celui de la traque dans laquelle notre jeune héroïne, sous l’ordre de son père, se transforme en proie ! C’est frigorifiant d’autant plus que l’autrice arrive pleinement à retranscrire l’ambiance de cette scène digne d’un film d’horreur. Mais à côté de ces instants qui sont à la limite du supportable, il y a de très beaux passages dans lesquels l’autrice nous montre toute la détermination de cette fillette prête à tout pour sauver son frère de la hyène, ce symbole de mort et de noirceur qui menace de le dévorer de l’intérieur.

    Porté par une plume diablement prenante, ce roman se lit tout seul, mais il n’en demeure pas moins éprouvant mentalement, une ambiance malsaine entourant l’histoire de cette famille dont le mot violence semble ancré dans les gènes. Si cela peut plaire aux lecteurs en quête d’émotions fortes, j’ai fini par être dérangée par ce sentiment de surenchère. À cet égard, la fin, abrupte et sauvage, m’a semblé « too much », un peu comme si ses fondations n’étaient pas assez solides pour offrir aux lecteurs une conclusion réaliste. Je comprends néanmoins que l’autrice ait pu considérer qu’elle était le point final parfait à un récit où l’amour se dispute à la violence…

    Dans tous les cas, cette histoire ne pourra que toucher et perturber, car elle décortique avec précision les mécanismes de la violence domestique physique et morale à travers un père cruel, pervers et violent. Obnubilé par le sang et la mort, il instaurera au sein de son foyer le règne de la terreur et des coups ! Un barbare qui s’acharnera sur sa femme quand son besoin de sang ne sera pas satisfait… Une femme qui m’a d’ailleurs fait énormément de peine puisque chaque personne de sa famille semble la considérer comme quantité négligeable. Bien sûr, on se révolte devant son inertie face à son mari, mais pour ma part, j’ai surtout vu une femme en grande souffrance qui se réfugie dans l’amour des animaux, ces créatures qui recevront avec plaisir son amour sans jamais la juger… Fort heureusement, notre héroïne, qui aura parfois des paroles teintées d’indifférence envers sa mère, se rendra compte que finalement, derrière les silences et les absences, se cache bien un être de chair.

    En conclusion, La Vraie Vie est une lecture qui remue et qui dérange, mais qui, à mon sens, tombe parfois dans la surenchère de situations malsaines. Le roman porte néanmoins bien son nom dans la mesure où comme dans la réalité, la noirceur la plus totale côtoie l’amour le plus pur. D’une intensité que tous les lecteurs ne seront pas forcément capables d’accueillir, ce roman prend également des allures de conte cruel dans lequel une fillette brillante, naïve et lucide à la fois, va jouer le premier rôle, celui de l’héroïne courageuse. À la place du monstre, le père et comme quête, le salut d’une âme abîmée en passe de définitivement s’égarer… Quant à la morale, y en a-t-il vraiment une ? Je vous laisserai le soin de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

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  • Difficile de s'attaquer à un roman pour lequel l'impact médiatique a été si soudain et massif ! J'ai tenté un maximum de me « préserver » de trop d'influence avant de me lancer dans cette lecture !
    La narratrice est une jeune fille dont le père, masse de brutalité et de cruauté, est violent et...
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    Difficile de s'attaquer à un roman pour lequel l'impact médiatique a été si soudain et massif ! J'ai tenté un maximum de me « préserver » de trop d'influence avant de me lancer dans cette lecture !
    La narratrice est une jeune fille dont le père, masse de brutalité et de cruauté, est violent et dont la mère est une victime résignée et presque inexistante.
    Ces deux-là ne sont en aucun cas contenants ou protecteurs, et la narratrice se sent seule responsable du devenir « psychique » de son jeune frère, après un traumatisme accidentel qu'ils ont vécu. Ce drame vient pulvériser le fragile équilibre de cette famille déjà cernée par la violence et la peur qui en découle.
    Le récit court sur les quelques années qui suivent cet événement traumatique.
    J'ai aimé découvrir ce livre qui se lit facilement, malgré le sujet lourd et l'atmosphère pesante, la violence latente ou explosive (j'ai à plusieurs reprises fait des parallèles avec les écrits de David Vann). Le point de vue de la narratrice, à la fois idéaliste et lucide, est touchant et percutant. L'écriture est souvent acérée et évocatrice.Le récit navigue entre hyperréalisme et fable initiatique.
    Un bon premier roman, une auteure prometteu

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  • Une étonnante découverte avec ce roman très particulier, un livre dérangeant, bouleversant, puissant et qui vous reste dans la tète.
    L'histoire d'une famille, le père chasseur,homme assez violent.
    La mère soumise qui accuse régulièrement les coups de son mari.
    Les enfants, la fille de dix ans...
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    Une étonnante découverte avec ce roman très particulier, un livre dérangeant, bouleversant, puissant et qui vous reste dans la tète.
    L'histoire d'une famille, le père chasseur,homme assez violent.
    La mère soumise qui accuse régulièrement les coups de son mari.
    Les enfants, la fille de dix ans et son petit frère Gilles et puis la maison, un pavillon commun au milieu d'un lotissement mais avec une particularité la chambre des cadavres.
    Une pièce très étrange ou le père y entrepose tous ces trophées de chasse, des tètes d'animaux , des sangliers empaillés et mème une défense d'éléphant auquel ,il tient plus que tout.
    Et puis il y a cette hyène avec ces yeux qui vont terrorisé la jeune fille à chaque fois qu'elle tentera de pénétrer à l'intérieur de la chambre.
    Cet animal va être au centre de l'histoire.
    Et puis un jour va survenir un accident qui va bouleverser et renverser le cours de l'histoire, Gilles ne sera plus jamais comme avant , quand a sa sœur elle tentera jusqu'au bout de protéger son petit frère mais la suite va être démoniaque.
    Une histoire dont on ne sort pas indemne.
    Un univers sombre et violent, des personnages étouffants, un destin horrible pour ce roman magnifiquement écrit et tellement prenant.
    Une belle réussite pour moi.

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  • Un récit poignant et inattendu.
    Comme pas mal de lecteurs, je ne m'imaginais pas une seconde une telle histoire et une telle chute pour cet ouvrage. Le contraste entre la douceur, l'innocence de l'enfance et la noirceur des faits quotidiens est bien exprimé par l'auteur qui nous permet de...
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    Un récit poignant et inattendu.
    Comme pas mal de lecteurs, je ne m'imaginais pas une seconde une telle histoire et une telle chute pour cet ouvrage. Le contraste entre la douceur, l'innocence de l'enfance et la noirceur des faits quotidiens est bien exprimé par l'auteur qui nous permet de palper au mieux le panel d'émotions qui traversent le personnage principal. Une (anti)héroïne en quête d'un horizon grand ouvert, empli de promesses ... tournée vers l'appel de la vraie vie !

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  • La vraie vie est le récit de la résilience, le témoignage de cette capacité qu'ont les enfants à rebondir et à se construire un avenir heureux malgré une histoire bien mal engagée. Un récit souriant et lumineux, au cœur d'une famille dysfonctionnelle. C'est ce que j'ai apprécié dans ce texte :...
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    La vraie vie est le récit de la résilience, le témoignage de cette capacité qu'ont les enfants à rebondir et à se construire un avenir heureux malgré une histoire bien mal engagée. Un récit souriant et lumineux, au cœur d'une famille dysfonctionnelle. C'est ce que j'ai apprécié dans ce texte : malgré un contexte qui aurait pu être totalement déprimant, entre un père violent, une mère inexistante qui subit cette violence et un frère qui finit par sombrer, le récit reste léger, optimiste, souriant et attendrissant. On s'attache très vite à cette enfant qui semble surnager, seule, dans cette maison terrifiante. Portée par la magie de ses rêves, par une énergie folle et sa volonté indéfectible de redonner le sourire à son petit frère, Gilles, traumatisé par cet accident qui survient au début du livre, elle se construit un univers en marge de cette famille oppressante. Pleine d'imagination, elle parvient à faire vivre ses rêves et à se construire un avenir lumineux.
    Il y a dans ce roman un petit air de fable, un soupçon de magie, qui permettent d'aborder ce drame avec distance et légèreté. Un combat dans lequel on s'engage, en apnée, pour ne le lâcher qu'une fois la dernière page tournée. Un superbe premier roman.
    https://itzamna-librairie.blogspot.com/2018/10/la-vraie-vie-adeline-dieudonne.html

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  • Adeline Dieudonné signe ici un roman à la fois imagé et très réaliste.
    Par le biais de la narratrice âgée de 10 ans, elle traite du problème de la violence d’un mari, d’un père, de l’acceptation de la violence et de la transmission des schémas familiaux, de la violence pour pulvériser...
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    Adeline Dieudonné signe ici un roman à la fois imagé et très réaliste.
    Par le biais de la narratrice âgée de 10 ans, elle traite du problème de la violence d’un mari, d’un père, de l’acceptation de la violence et de la transmission des schémas familiaux, de la violence pour pulvériser l’existence et l’identité de l’autre, de la supériorité des hommes sur les femmes.
    Témoin avec son petit frère, Gilles, de la mort accidentelle du glacier, la narratrice, en aînée, n’a de cesse de vouloir effacer ces images de la tête de son petit frère pour lui permettre de garder son insouciance et son innocence. Elle rêve d’éliminer la hyène, la vermine qui y a pris place et lui mange le cerveau, le transforme progressivement en personne violente à son tour. Pour ce faire, elle travaille et apprend, rêve de devenir une Marie Curie, pour inventer une machine à remonter le temps et changer ce moment, mais également pour ne pas devenir une proie. Elle pourrait ainsi également aider sa mère qui a « raté sa vie », une vie pleine de souffrance et de crainte, de coups, de bleus, de violence et de soumission, une vie sans rire et sans choix. Cette vie-là ne serait donc que le brouillon de la vraie vie, à réécrire.
    Derrière les images de la hyène et de la vermine, Adeline Dieudonné nous fait vivre et ressentir la violence dans cette famille, l’ambiance du lotissement. Les phrases sont simples, courtes et concises, efficaces, sans fioriture. Comme les coups donnés, elles font mal, laissent des traces et atteignent leur objectif.

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  • j'aimerais lire ce livre d'abord parce que je ne connais pas l'auteur, ensuite parce que l'histoire peut être traitée de différentes manières, le résumé nous laisse imaginer plusieurs scénarios possibles et il est toujours très attractif à mon sens de découvrir dans quel sens a été l'auteur, ce...
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    j'aimerais lire ce livre d'abord parce que je ne connais pas l'auteur, ensuite parce que l'histoire peut être traitée de différentes manières, le résumé nous laisse imaginer plusieurs scénarios possibles et il est toujours très attractif à mon sens de découvrir dans quel sens a été l'auteur, ce qui traduit son style et ses possibilités pour ses prochains volumes.

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  • La beauté se mélange à l’horreur, les métaphores enchantent et offrent aux lecteurs des images percutantes et imprègnent le récit d’une tension palpable, à la limite du soutenable.

    Son écriture mêlant la pureté, la sensualité et la sauvagerie, portée par la parole de l’enfant, mélange poésie...
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    La beauté se mélange à l’horreur, les métaphores enchantent et offrent aux lecteurs des images percutantes et imprègnent le récit d’une tension palpable, à la limite du soutenable.

    Son écriture mêlant la pureté, la sensualité et la sauvagerie, portée par la parole de l’enfant, mélange poésie et puissance de la langue. C’est moche mais terriblement beau (et inversement). Certains passages glaçant dont décrit avec une telle intensité qu’on les vit le souffle court.


    La vraie vie est un roman qui parle du manque d’amour, de violence, de famille dysfonctionnelle (entre un père prototype du mal, et une mère transparente) mais c’est avant tout le magnifique récit d’un combat impossible à lâcher.....................................



    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/adeline-dieudonne-la-vraie-vie

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