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Adeline Dieudonne

Adeline Dieudonne

Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce d...

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Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka, en 2017. La Vraie Vie est son premier roman.

Articles en lien avec Adeline Dieudonne (1)

Avis sur cet auteur (143)

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    Couverture du livre « Kérozène » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Marie S. sur Kérozène de Adeline Dieudonne

    Adeline Dieudonné m’avait enthousiasmée avec son premier roman. Et je n’étais pas la seule puisque 300 000 lecteurs furent conquis par La vraie vie, roman multi-primé, avec notamment en 2018 le prix FNAC, le prix Renaudot des lycéens, le prix Russell et le prix Filigranes en Belgique ainsi que...
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    Adeline Dieudonné m’avait enthousiasmée avec son premier roman. Et je n’étais pas la seule puisque 300 000 lecteurs furent conquis par La vraie vie, roman multi-primé, avec notamment en 2018 le prix FNAC, le prix Renaudot des lycéens, le prix Russell et le prix Filigranes en Belgique ainsi que le Grand Prix des lectrices de ELLE en 2019.

    Je suis donc partie confiante, émoustillée à l’idée de retrouver des personnages attachants et des situations étonnantes et attendrissantes. Quelle ne fut pas la déception de tomber dans des histoires glauques! Dès les premières lignes je suis sur la défensive.
    L’auteur enchaîne alors une vague présentation d’une situation qui va basculer dans le drame et d’au moins huit des personnages.

    Puis à la façon d’un recueil de nouvelles, chaque chapitre présente plus en détails un personnage. Ce qu’il vient de vivre et l’a conduit vers cette station-service et un fait du passé ou du présent.

    Nous commençons avec Chelly. Professeure de pole dance, influenceuse, elle ne supporte plus son mari devenu un peu bedonnant. Elle le poignarde. Je n’ai aucune sympathie pour ce personnage, je trouve la situation peu convaincante. Ce n’est que le premier personnage, je continue.

    Ensuite, je rencontre Victoire. Un peu bizarre, elle aussi. Elle a une phobie de l’eau. Elle ne peut même pas en boire. Je découvre l’horreur des grindadrops (coutume cruelle de chasse aux cétacés dans les îles Féroé) et l’affreuse histoire d’enfance de Victoire. Deuxième histoire glauque! Et ce n’est que le début!

    Sans mon envie de comprendre le lien avec la situation de départ et l’espoir de trouver une embellie dans cette rencontre de désaxés, j’aurais abandonné ma lecture.

    Mais le fil conducteur reste ténu et l’osmose ne se fait pas. J’enchaîne les personnages et situations glauques. Étonnamment ou plutôt naturellement, seul le cheval Red Apple fait preuve d’une once d’humanité. Mais rien à faire, son environnement reste macabre.

    Kérozène est un roman audacieux, empreint d’un mordant humour noir, cela ne fait aucun doute. Mais, je ne m’attendais pas du tout à cela après La vraie vie. Je salue souvent les auteurs qui ont le courage de ne pas s’installer dans un registre qui fit leur succès mais si j’ai aimé le brin de folie du premier roman d’Adeline Dieudonné, je n’adhère pas du tout au registre glauque de celui-ci.

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    Couverture du livre « Kérozène » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Isa Pouteau sur Kérozène de Adeline Dieudonne

    A 23h12 sur le parking d’une station d’autoroute, une quantité de destins se croisent et se découvrent les uns après les autres.
    Adeline Dieudonné nous raconte dans ce roman cocasse et dramatique à la fois, pourquoi chacun de ces 14 personnages se trouvent à cet instant précis dans cette...
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    A 23h12 sur le parking d’une station d’autoroute, une quantité de destins se croisent et se découvrent les uns après les autres.
    Adeline Dieudonné nous raconte dans ce roman cocasse et dramatique à la fois, pourquoi chacun de ces 14 personnages se trouvent à cet instant précis dans cette station service au milieu de nulle part. Sans oublier, le cadavre dans le coffre d’une voiture et le cheval dans un van dont elle ne manque pas de nous conter les déboires.
    C’est un grand brassage de rêves, d’espoirs et de rencontres mais aussi de désillusions et de traumatismes auquel on n’aurait pas prêté attention si l’auteure n’y avait pas posé son regard.
    Personne ne sort vraiment du lot, ce sont des vies ordinaires comme il en existe beaucoup mais il n’y a pas une histoire qui ne soit pas captivante.
    A 23h14 sur ce même parking, les personnages ont continué leur chemin et des destins se sont joués. Presque rien n’a changé mais maintenant, ils ne sont plus des inconnus pour nous et on aurait envie de les suivre un peu, juste pour savoir….
    Un roman décapant qui détonne par son originalité, comme une introduction à une suite que l’on ne connaître pas et qui, en l’état, laisse un peu sur sa faim.
    Si les auteurs présentent souvent leurs personnages l’un après l’autre de cette façon, ils finissent par se retrouver dans une histoire commune. Dans Kerozene, c’est juste un croisement, personne ne se reverra ailleurs que dans cette station d’essence, il n’y aura pas de destin partagé.
    Alors il faut le prendre comme ça, une sorte de recueil de nouvelles interrompues par ce croisement sur l’autoroute et juste apprécier le style d’Adeline Dieudonné, acerbe, drôle, addictif et novateur. Cela donnera peut-être envie de regarder autrement les gens que l’on croise sans les voir. Ces histoires sont les leurs et je me suis régalée à les lire.

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    Couverture du livre « La vraie vie » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Emma Vando sur La vraie vie de Adeline Dieudonne

    Quelle lecture ! Tragique, traumatisante et pourtant avec un message d'espoir, et de détermination. Ce livre me faisais de l'œil depuis sa sortie, une amie me l'a conseillé, me prévenant de sa dureté et je ne regrette absolument pas après avoir sauté le pas. C'est une histoire dure, sur une...
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    Quelle lecture ! Tragique, traumatisante et pourtant avec un message d'espoir, et de détermination. Ce livre me faisais de l'œil depuis sa sortie, une amie me l'a conseillé, me prévenant de sa dureté et je ne regrette absolument pas après avoir sauté le pas. C'est une histoire dure, sur une famille, un peu atypique, avec une mère effacée, un père abusif et colérique, la soeur et le frère tentent de s'en sortir.

    D'une certaine manière tout commence avec une glace et un peu de chantilly, et depuis plus rien n'est pareil. Le lien entre notre jeune narratrice et Gilles, son petit frère, se défait, créant un gouffre. Elle s'investie alors d'une mission, qui la fait tenir et qui lui permet de surmonter l'horreur de son quotidien. On la suit au quotidien, souvent l'été, au fur et à mesure qu'elle découvre son corps et ses changements, ce qu'elle aime, ce en quoi elle est douée, on apprend à connaitre d'autres personnages qui permettent de lui faire tenir la tête hors de l'eau.

    C'est une histoire dure, le père est colérique et à la limite de la folie (petite mention à la scène dans la forêt qui m'a glacé le sang) , le frère change et sa relation avec la hyène inquiété, tout est oppressant, inquiétant, anxiogène. Et pourtant je n'ai pas pu lâcher le roman avant la fin. On s'attache aux personnages, même des secondaires et on se surprend à les comprendre malgré un comportement qui poserait problème dans des situations normales. Comment juger la narratrice et ses choix lorsqu'ils sont ce qui lui permet de survivre ? D'avoir de l'espoir, de se sentir bien ?

    C'est ce que j'ai aimé dans ce livre: la plume est belle, parfois même poétique malgré l'ambiance sombre et la cruauté qui rythment l'histoire. On fini le livre estomaqué, un peu terrifié, triste de laisser les personnages, mais en même temps rassuré de laisser cette ambiance pesante derrière nous. Une très belle expérience de lecture.

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    Couverture du livre « Kérozène » de Adeline Dieudonne aux éditions L'iconoclaste

    Chantal YVENOU sur Kérozène de Adeline Dieudonne

    Une station-service sur une aire d’autoroute : pas de quoi faire rêver, non ? Et pourtant, s’y installer pour observer ses congénères comme un éthologue scrute l’activité d’une fourmilière est une occupation riche d’enseignement. Et pour peu que l’observateur soit doté d’une imagination...
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    Une station-service sur une aire d’autoroute : pas de quoi faire rêver, non ? Et pourtant, s’y installer pour observer ses congénères comme un éthologue scrute l’activité d’une fourmilière est une occupation riche d’enseignement. Et pour peu que l’observateur soit doté d’une imagination efficace, il y a là de quoi alimenter la trame d’histoires diverses et variées dont le point commun est la présence, à un moment donné de l’ensemble des protagonistes sur la dite aire.

    De la jeune femme lassée de l’apathie de son compagnon, au gendre chargé de déménager sa belle-mère menacée d’expulsion, en passant par le cheval en transit et le dauphin lubrique, tous ces personnages auront ce soir là une fraction de leur histoire en commun.

    L’écriture est addictive, et Adeline Dieudonné a le sens de la formule, ce qui ponctue le récit d’éclats de mots qui touchent. Humour plus ou moins sombre, traits d’ironie, l’art d’appuyer là où ça fait mal.

    A mi-chemin entre le roman et le recueil de nouvelles, Kérozène est une très agréable moment de lecture qui confirme le talent de la jeune autrice.

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