Solene Bakowski

Solene Bakowski

Solène Bakowski est née en 1981. Titulaire d'une licence de chinois et d'une maîtrise de français langue étrangère, elle a, pendant un temps, partagé sa vie entre la France et la Chine avant d'embrasser la carrière de Professeur des Ecoles. Elle a écrit un deuxième roman, Un sac, publié récemment...

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Solène Bakowski est née en 1981. Titulaire d'une licence de chinois et d'une maîtrise de français langue étrangère, elle a, pendant un temps, partagé sa vie entre la France et la Chine avant d'embrasser la carrière de Professeur des Ecoles. Elle a écrit un deuxième roman, Un sac, publié récemment.

Avis (24)

  • Couverture du livre « Une bonne intention » de Solene Bakowski aux éditions Bragelonne

    Ellemlire sur Une bonne intention de Solene Bakowski

    Mati, neuf ans a perdu sa maman, sa grand-mère paternelle s'occupe d'elle très souvent pendant que son père sombre doucement, lentement. Mati écrit des lettres à sa mère, qu'elle poste sur le chemin de l'école, des lettres pour exprimer ses doutes, sa tristesse, son inquiétude. Un jour, Mati ne...
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    Mati, neuf ans a perdu sa maman, sa grand-mère paternelle s'occupe d'elle très souvent pendant que son père sombre doucement, lentement. Mati écrit des lettres à sa mère, qu'elle poste sur le chemin de l'école, des lettres pour exprimer ses doutes, sa tristesse, son inquiétude. Un jour, Mati ne rentre pas de l'école… Rémi, un jeune homme particulier a intercepté ses courriers. Tout partait d'une bonne intention…

    "Au bout d'un moment, les craquements reprennent, le parquet s'insurge contre l'humidité qui s'infiltre, la moisissure qui s'immisce, le désarroi qui s'incruste, la pourriture qui menace."

    J'ai mis beaucoup de temps à lire ce livre, et encore plus avant de me décider à écrire cet avis. Je vais essayer de faire de mon mieux pour vous expliquer mon ressenti par rapport à cette lecture.

    Le sujet de départ était très intéressant, mais j'ai eu beaucoup de mal à accrocher avec le style de Solène Bakowski. J'ai trouvé l'ambiance du roman très froide, très lente, très noire. Une grande solitude et des non-dits règnent dans ce livre. J'ai fait énormément de pause, je me suis aussi demandée à maintes reprises si je n'allais pas abandonner cette lecture, mais j'en avais eu de si bons échos, j'ai persévéré.

    "Quelques fumeurs qui chaloupent d'une jambe sur l'autre pour conjurer le froid dans le brouillard de leurs cigarettes, tournent la tête vers leurs éclats de voix. L'hôpital, c'est un peu l'antichambre du cimetière. Ici, le tapage est proscrit et il vaut mieux faire profil bas, éviter d'attirer l'attention de la faucheuse."

    Les personnages sont très particuliers. Mati est entourée et si seule à la fois, elle est aussi dotée d'une grande maturité et d'une grande sensibilité pour son âge. Eliane la grand-mère cache un secret et agit souvent dans son propre intérêt avant celui de sa petite-fille. le père est absent, perdu, incapable de surmonter sa tristesse suite au décès de son épouse. Rémi, qui apparaît vers le milieu du livre semble humain, sensible et altruiste.

    "Les jours passent, le printemps renaît, la vie revient à la vie. le soleil éclabousse les corps, les visages, les carrosseries et les plaques de goudron, les oiseaux pépient dans les branches. Pendant que la nature explose, l'enfant guette l'homme devant le bureau de poste et l'homme guette l'enfant. Leur rencontre, ils l'appellent et la redoutent simultanément."

    Mais finalement, avec le recul, ce n'est pas l'histoire en elle-même qui m'a déplu, mais la manière de mettre en scène et de raconter de l'auteure. Ce livre raconte un drame mais je n'ai pas ressenti de tristesse ou de colère durant ma lecture, juste de l'agacement, et de l'ennui. J'aurais aimé être triste avec et pour les personnages, avoir peur avec eux, m'inquiéter, mais je n'ai malheureusement ressenti aucune de ces émotions… Je n'ai pas tourné les pages pour savoir, mais plus pour terminer ma découverte de cette auteure. Alors je me demande si je dois tenter Un sac de la même auteure, ou s'il vaut mieux que je m'arrête là..

    En bref, Une bonne intention de la part de l'auteure, mais qui n'a pas fonctionné avec moi. On ne peut pas plaire à tout le monde : ce livre reste un thriller psychologique à recommander vivement aux amateurs d'ambiance lourde, lente et pesante.

    Merci aux éditions Bragelonne et à Netgalley pour cette lecture.

    https://ellemlireblog.wordpress.com/2018/05/30/une-bonne-intention-solene-bakowski/

  • Couverture du livre « Avec elle » de Solene Bakowski aux éditions Bookelis

    Musemania sur Avec elle de Solene Bakowski

    Merci beaucoup à Netgalley et à son auteure, Solène Bakowski d’avoir proposé ce roman, paru en auto-édition à sa lecture.

    « Avec elle » de Solène Bukowski et « Sans elle » d’Amélie Antoine sont un projet d’écriture à quatre mains, entre deux auteures françaises devenues amies. En prenant un...
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    Merci beaucoup à Netgalley et à son auteure, Solène Bakowski d’avoir proposé ce roman, paru en auto-édition à sa lecture.

    « Avec elle » de Solène Bukowski et « Sans elle » d’Amélie Antoine sont un projet d’écriture à quatre mains, entre deux auteures françaises devenues amies. En prenant un point de départ commun : une paire de jumelles, ces deux auteures se sont plongées dans leurs histoires, sous la forme d’un roman-miroir, en imaginant ce qu’un petit détail pouvait alors tout y changer.

    « Avec elle » est l’histoire de jumelles qui grandissent ensemble : Coline et Jessica. Alors que Coline est une petite fille timide et discrète, sa jumelle, Jessica est son total opposé : extravertie et solaire. On les suit de leur enfance à l’âge adulte au sein de leur famille : Patricia et Thierry, leurs parents ainsi qu’Armand et Paulette, leurs grands-parents. Alors que la vie suit son cours, des événements semblant anodins aux premiers abords (un accident, une rencontre,…) vont bouleverser le cours de leur vie.

    Dans cette histoire qui somme toute aurait pu être banale, les sentiments d’envie, de peur, de jalousie font que les quotidiens des personnages s’en retrouvent marqués au fer blanc.

    La même famille est vue sous deux interprétations différentes. Ici, la présence de l’autre jumelle, manipulatrice à bien des égards fera vivre, dans l’ombre, la seconde. Dans « Sans elle », la disparition de l’une occasionnera aussi une part d’ombre sur la seconde mais d’une autre façon. Autant « Avec elle » se concentre sur la psychologie dans les relations gémellaires, autant « Sans elle » se parcourt comme un thriller de par la disparition inexpliquée de Jessica.

    Ma chronique de « Sans elle » d’Amélie Antoine suivra très bientôt. Mais je peux déjà vous dire que des points communs étayent les deux récits.

    Pour votre information, sachez que fin de cette année 2018, ce roman ainsi que son « frère », « Sans elle », sortiront en version «broché» aux éditions Michel Lafon, en version tête-bêche.

    Chronique : http://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/08/avec-elle-de-solene-bakowski-roman.html

  • Couverture du livre « Une bonne intention » de Solene Bakowski aux éditions Bragelonne

    Joëlle Guinard sur Une bonne intention de Solene Bakowski

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/07/une-bonne-intention-de-solene-bakowski.html

    J'ai découvert Solène Bakowski avec son roman Avec elle qui rentrait dans un projet très original qu’elle a mené avec Amélie Antoine l'année dernière. Les deux auteures ont écrit deux romans dans...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/07/une-bonne-intention-de-solene-bakowski.html

    J'ai découvert Solène Bakowski avec son roman Avec elle qui rentrait dans un projet très original qu’elle a mené avec Amélie Antoine l'année dernière. Les deux auteures ont écrit deux romans dans lesquels elles ont imaginé deux histoires qui commencent pareil avec la même famille et deux jumelles inséparables mais qui partent chacune sur une voie différente à cause d'un seul détail. Il s'agit de Avec elle et de Sans elle.

    Mati a neuf ans, elle vit seule avec son père depuis la mort de sa mère Karine. Dans une maison devenue un vrai mausolée lugubre, la vie de la petite fille qui ressemble tant à sa mère est très difficile auprès de son père. Souvent victime d'hallucinations, il ne parvient pas à surmonter sa douleur. Mati n'a pas beaucoup de place pour exprimer sa propre souffrance entre celle qui a accablée sa mère et celle qui détruit maintenant son père, elle doit porter à la fois l'absence de sa mère et la détresse de son père. Sa grand-mère paternelle, pour qui Mati est la raison d'être de leur famille, tente d'aider au mieux sa petite-fille et son fils qu'elle ne reconnaît plus.

    Mati trouve également un soutien auprès de sa maîtresse Magali qui, depuis que sa maman a commencé à aller mal, l’a fortement encouragée à écrire ; la petite fille trouve un peu de réconfort en écrivant des lettres à sa mère. Après son décès elle adressera ses lettres poignantes à "Maman, Chemin doux, 00000 Pays blanc"

    Mais un jour Mati ne rentre pas de l'école... On peut alors tout imaginer...

    Ce roman noir parle d'un deuil impossible, d'une mère prête à tout pour rendre son fils heureux, d'actes relevant de bonnes intentions qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Mais c'est surtout l'histoire d'un amour pur et inconditionnel entre une petite fille innocente et un jeune homme pas tout à fait comme les autres qui va comprendre la souffrance de la fillette. Ces deux êtres esquintés par la vie que le destin a rapprochés tissent un lien d'une beauté empreinte de grâce.
    J'ai adoré ce roman qui se lit d'une traite. L'auteure brosse le portrait de deux héros inoubliables, soigne énormément la psychologie de ses personnages et déroule avec maîtrise son intrigue. Une auteure à suivre...

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