"La nuit je vole" de Michèle Astrud, un roman original à découvrir d'urgence

lundi 05 mars 2018

Une fable philosophique et magique publiée par les éditions Aux Forges de Vulcain

"La nuit je vole" de Michèle Astrud, un roman original à découvrir d'urgence

Parce que nos lecteurs les ont aimés, nous avons envie de vous en parler !

L'avis de Nathalie sur La nuit je vole le roman de Michele Astrud :

J'aime découvrir de nouveaux auteurs et univers.

Ce livre de réalisme magique a été publié par les forges de Vulcain. Une maison d'édition chère à mon cœur depuis la découverte des livres de Gilles Marchand. Il mêle habilement deux univers ce qui fait l'originalité de ce roman. Il me fait penser à un conte, une fable moderne.

Une jeune femme, banale, bien sous tout rapport se découvre un pouvoir extraordinaire, elle peut voler quand elle dort. Elle, Michèle, la petite fille à l’écart, l’architecte qui a l’impression de courir dans une cage comme un hamster se retrouve sous les feux des projecteurs avec ce curieux don. D’ailleurs est-ce un don ou une malédiction ? Pourquoi elle ? Comment gérer l’imprévu, l’inimaginable ? Que faire face aux regards des autres ? Des médias ?

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas déflorer l’histoire, l’auteur a une écriture très sensorielle, les perceptions que le personnage éprouve en volant, les paysages décrient ceux de l’île de son grand père ,de la grande ville, la nature sont criants de vérité. On se laisse prendre par cet imaginaire, par les questionnements du personnage, ses doutes, failles, son amour indéfectible pour son grand père, ses hésitations. On retrouve ce rapport particulier à l’enfance, aux souvenirs avec le fil rouge du grand père qui raconte, invente, sublime, sa vie pour sa petite fille. L’autre personnage touchant du roman c’est lui, cet homme qui se transforme par le verbe et qui dépasse le réel par son imaginaire.

Michèle est à la croisée des chemins, au bord d’un choix qui modifie son monde routinier, sa voie tracée. C’est aussi un questionnement sur les rêves, ceux que l’ont abandonne en chemin, sur le pouvoir des mots, les souvenirs, sur le rôle des médias ; sur l’envie de rêver tout simplement dans notre époque désenchantée. Sur notre rapport à l’imaginaire, à la nature, sur la vie normée bornée du citadin lambda.

J’ai aimé cette alternance entre la réalité et ce don, cette folie qui semble parfois s’emparer du personnage, ce petit plus qui m’a fait sortir de ma zone de confort.  Le style est poétique, j’aurais aimé parfois même un peu plus de folie, le personnage principal est attachant comme son évolution au cours du récit et la cohérence de celui-ci. Cette femme qui peu à peu grandit au fil des pages, un beau portrait de femme dessiné par l’auteur.

Un joli roman un peu magique, à la fois léger et grave, qui flotte, voltige, fait rêver jusqu’au bout. Une lecture en suspension que je vous recommande pour bien commencer l’année. Merci aux éditions les forges de Vulcain pour la découverte de cette auteur.

 

© nathalie eirenamg

 

Merci Nathalie pour cette chronique, n'hésitez pas à suivre nathalie eirenamg pour découvrir vos prochaines lectures !

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