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Toutes les familles heureuses

Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709660815
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Je n'ai pas été un enfant malheureux, ni privé, ni battu, ni abusé. Mais très jeune, j'ai compris que quelque chose n'allait pas, très tôt j'ai voulu partir, et d'ailleurs très tôt je suis parti.
Mon père, mon beau-père sont morts, ma mère est folle. Ils ne liront pas ce livre, et je me sens... Voir plus

« Je n'ai pas été un enfant malheureux, ni privé, ni battu, ni abusé. Mais très jeune, j'ai compris que quelque chose n'allait pas, très tôt j'ai voulu partir, et d'ailleurs très tôt je suis parti.
Mon père, mon beau-père sont morts, ma mère est folle. Ils ne liront pas ce livre, et je me sens le droit de l'écrire enfin. Cette étrange famille, j'espère la raconter sans colère, la décrire sans me plaindre, je voudrais même en faire rire, sans regrets. Les enfants n'ont parfois que le choix de la fuite, et doivent souvent à leur évasion, au risque de la fragilité, d'aimer plus encore la vie. » H.L.T.

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Articles (8)

Avis (12)

  • Hervé voit le jour après les dix ans de mariage de ses parents au moment où son père veut quitter sa mère pour une maitresse.
    Après une grave dépression, sa mère va enseigner en Angleterre le laissant aux soins de ses grand-parents.
    Elle épouse Guy qui va adopter le petit Hervé lui donner son...
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    Hervé voit le jour après les dix ans de mariage de ses parents au moment où son père veut quitter sa mère pour une maitresse.
    Après une grave dépression, sa mère va enseigner en Angleterre le laissant aux soins de ses grand-parents.
    Elle épouse Guy qui va adopter le petit Hervé lui donner son nom mais pas l'amour dont un gosse a besoin.
    Il n'aspire qu'à une chose, grandir au plus vite et quitter le foyer où il se sent terriblement mal.
    Ce qu'il fera dés sa majorité mais sa mère lui fait des scènes terribles, il est vrai que celle-ci est psychologiquement fragilisée.
    Certaines scènes sont risibles voire mieux rigolotes mais il existe beaucoup d'enfants qui ont vécu ce type d'enfance, d'adolescence.
    Un roman que je n'offrirais pas pour les fêtes de fin d'année.

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  • Parler de sa famille, plonger dans la vie de ses proches, d’autres l’ont déjà fait mais Hervé Le Tellier avait lui aussi, sans doute, besoin de ce genre de thérapie littéraire. Avec un titre sibyllin, Toutes les familles heureuses, il n’épargne personne, ciblant surtout sa mère dont le bandeau,...
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    Parler de sa famille, plonger dans la vie de ses proches, d’autres l’ont déjà fait mais Hervé Le Tellier avait lui aussi, sans doute, besoin de ce genre de thérapie littéraire. Avec un titre sibyllin, Toutes les familles heureuses, il n’épargne personne, ciblant surtout sa mère dont le bandeau, ajouté par l’éditeur, annonce la folie.

    En dix-huit chapitres, l’auteur fait le tour de sa famille, revient régulièrement sur le cas de son beau-père dont il a dû adopter le nom. Enfant, il envisageait la mort de ce couple formé par sa mère et Guy Le Tellier. Cette éventualité dramatique ne lui faisait rien…
    Tous les défauts de son beau-père comme ceux de sa mère y passent. C’est au vitriol qu’il décrit ses proches mais sans jamais se départir d’un humour salutaire. Il n’oublie pas de remonter à son grand-père maternel : Raphaël Michel qui se distingua comme mécanicien de la fameuse Croisière Jaune, en 1931. C’est chez lui qu’il était le plus souvent, enfant : « Je passais tout mon temps chez mon grand-père où se trouvaient mes jouets, mes jeux de construction et mes puzzles. »
    Même s’il avoue que ce n’est pas simple de décrire la femme que fut sa mère, il parle de son attitude sous l’occupation allemande alors qu’elle avait douze ans. Avec sa sœur, Raphaëlle, Marceline est élève du Lycée Jules Ferry. Or, elles ne se souviennent d’aucune camarade de classe, ni même d’une voisine, arrêtées puis déportées… Hervé Le Tellier parle d’amnésie familiale.
    Ce n’est qu’en 1969, que l’auteur découvre toute l’horreur de la shoah après avoir vu Nuit et Brouillard, le film d’Alain Resnais : « Je découvrais tout. J’étais choqué, bouleversé. » Il confie d’ailleurs que son engagement politique date de ce moment.
    Un chapitre est tout de même consacré à Serge Goupil, son géniteur qui « n’avait guère la fibre paternelle. » Puis il revient à « papa Guy » : « Fils unique, dernier rejeton d’une branche aristocratique déchue, choyé et adulé par sa mère, il avait raté avec constance ses études et n’avait aucun diplôme lorsqu’il avait rencontré ma mère à peine divorcée. »
    Je tenais à lire ce livre d’un auteur écouté et apprécié aux Correspondances de Manosque mais ces révélations familiales m’ont mis mal à l’aise. Découvrir que sa mère ment comme lors de l’accident mortel de son correspondant allemand, a été un choc pour lui, une rupture et le révélateur d’une quantité de mensonges avérés, dans sa famille.

    L’appel à l’amour de sa mère est émouvant, terrible même. Lorsqu’un fils écrit à sa mère : « J’ai bien plus besoin de toi que toi de moi » et que celle-ci retourne la lettre déchirée en petits morceaux, il faut supporter le choc. Écrire est la solution choisie par Hervé Le Tellier même s’il sait que ses parents, sa mère toujours en vie, ne le liront jamais.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Désir de raconter son histoire, que son fils puisse la lire maintenant qu'il est en âge de comprendre. C'était nécessaire.
    Un enfant malmené, repoussé, insulté par une mère un peu cinglée, pour qui il est une insatisfaction perpétuelle.
    Une enfance douloureuse où l'amour est exclu. C'est...
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    Désir de raconter son histoire, que son fils puisse la lire maintenant qu'il est en âge de comprendre. C'était nécessaire.
    Un enfant malmené, repoussé, insulté par une mère un peu cinglée, pour qui il est une insatisfaction perpétuelle.
    Une enfance douloureuse où l'amour est exclu. C'est simplement touchant, douloureux. On sent cette souffrance et le manque d'amour.
    De plus étant dans la même tranche d'âge, je me suis replongée dans cette époque que j'ai bien connue ( les idées, les expressions etc )
    L'auteur écrit
    " J'ai rêvé un autre père
    j'ai rêvé d'un amour simple, pur, donné sans réserve, sans condition
    La vie est ainsi faite qu'on ne peut pas se passer d'aimer et d'être aimé "
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et je le recommande .

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  • Lorsque j'ai pris ce livre, le titre me semblait beau "toutes les familles heureuses".
    Lorsque j'ai pris ce livre et que j'ai lu la quatrième de couverture, ces quelques phrases en disaient long. Lorsque j'ai participé à une rencontre d'auteurs à laquelle était présent Hervé Le Tellier et...
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    Lorsque j'ai pris ce livre, le titre me semblait beau "toutes les familles heureuses".
    Lorsque j'ai pris ce livre et que j'ai lu la quatrième de couverture, ces quelques phrases en disaient long. Lorsque j'ai participé à une rencontre d'auteurs à laquelle était présent Hervé Le Tellier et qu'il disait détester ses parents, j'ai été surprise, choquée car pour moi cela était inconcevable. Et puis j'ai lu son livre, j'ai appris à découvrir pourquoi et comment cela était possible. J'ai pu mettre des mots sur les maux que Hervé Le Tellier avait gardé en lui, enfouis pendant toutes ces années. Il nous raconte ici l'histoire de sa vie, de son enfance à son âge adulte ; il nous présente sa famille, cette famille au sein de laquelle il n'a finalement pas grandi, cette famille qui l'a si souvent repoussé, si souvent insulté, si souvent malmené. Lorsque l'on est issu d'une famille très aimante et qu'on est très entouré, on a du mal à comprendre que cela puisse exister. En tant que parent on doit aimer nos enfants. Et en tant qu'enfant on doit aimer nos parents. Mais cet échange d'amour peut être rompu, peut être anéanti, peut être cassé.
    Ce livre est bouleversant, touchant, incroyablement émouvant. Hervé Le Tellier choisit ses mots pour nous raconter ce qu'il a ressenti pendant si longtemps, cette faiblesse, ses douleurs. Il y fait malgré tout preuve d'une certaine indulgence cherchant à arrondir les choses, à ne pas offusquer. Comme il a dû être difficile pour lui de coucher cela sur du papier, écrire ce livre au goût si amer. Écrire sur ceux qu'on aime doit être toujours une délicate opération, délicate action, un difficile exercice qui l'est certainement d'autant plus lorsqu'on ne les aime pas.
    Ce livre est un remarquable tour de force, très intime, très personnel, très déstabilisant parfois.
    Il n'y a pas de place pour la légèreté. Juste une histoire qui nous a ici été livrée comme peut-être il en existe bien d'autres semblables.
    Une chose est sûre, Il ne laisse pas indifférent....

    https://littelecture.wordpress.com/2017/12/19/toutes-les-familles-heureuses-de-herve-le-tellier/

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  • Le thème donne envie de se plonger au creux des pages.
    Les premiers chapitres sont prometteurs, écritures ciselée, rythme maitrisé.
    Mais les chapitres suivants sont trop descriptifs et s'éloignent du thème principal.
    Seuls les derniers chapitres remettent en avant la relation mère/fils et...
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    Le thème donne envie de se plonger au creux des pages.
    Les premiers chapitres sont prometteurs, écritures ciselée, rythme maitrisé.
    Mais les chapitres suivants sont trop descriptifs et s'éloignent du thème principal.
    Seuls les derniers chapitres remettent en avant la relation mère/fils et apportent une vraie émotion.
    Si l'histoire et la généalogie de l'auteur ne sont pas inintéressantes on aimerait que ces détails nourrissent des péripéties.

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  • Cette histoire doit passionnante entre une mère folle ,bizarre et se retrouver seul et partir c est sûrement un tres bon livre a decouvrir j aime bien le résumer

    Cette histoire doit passionnante entre une mère folle ,bizarre et se retrouver seul et partir c est sûrement un tres bon livre a decouvrir j aime bien le résumer

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  • Toutes les familles heureuses est un roman sur la famille dans ce qu’elle a de plus complexe, de plus dramatique parfois, avec une mère toxique, un père inconnu, un beau-père transparent. Aussi la seule issue pour le jeune homme de 17 ans est de s’enfuir de chez lui à tire d’aile, pour survivre...
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    Toutes les familles heureuses est un roman sur la famille dans ce qu’elle a de plus complexe, de plus dramatique parfois, avec une mère toxique, un père inconnu, un beau-père transparent. Aussi la seule issue pour le jeune homme de 17 ans est de s’enfuir de chez lui à tire d’aile, pour survivre et poursuivre une vie normale. Roman qui permet de se rendre compte que l’amour des parents n’est pas une évidence et que le bonheur n’est pas toujours partagé, mais que de tout cela peut émerger un homme équilibré. L’auteur a osé se mettre à l’écriture de ce roman autobiographique lorsque il était assuré que les principaux protagonistes ne pourraient pas être blessés par cette lecture…. Une forme d’amour, de respect, qui démontre que tout n’est pas si triste et sombre.
    J’ai aimé Toutes les familles heureuses, alors que cette histoire de famille n’est ni la mienne, ni celle de tout le monde.

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  • Hervé le Tellier dresse dans ce roman autobiographique un portrait familial sans concessions, il observe, juge, évalue. J'ai parfois été un peu déroutée par la multitude de personnages, malgré un arbre généalogique détaillé en début de roman. Humour, dérision, lucidité, "Toutes les familles...
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    Hervé le Tellier dresse dans ce roman autobiographique un portrait familial sans concessions, il observe, juge, évalue. J'ai parfois été un peu déroutée par la multitude de personnages, malgré un arbre généalogique détaillé en début de roman. Humour, dérision, lucidité, "Toutes les familles heureuses" joue sur l'ambiguïté de relations compliquées, où l'amour semble inexistant, alors, peut-on parler de "famille heureuse" ? et n'est-ce pas de l'auto-flagellation de se considérer comme un monstre alors qu'il s'agit simplement de lucidité. Difficiles relations familiales, comme il en existe hélas dans de nombreuses familles, ce roman se lit d'une traite, l'écriture est fluide, mais il ne fera pas partie de mes coups de coeur.

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