Toutes les familles heureuses

Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes

4

9 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709660815
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Je n'ai pas été un enfant malheureux, ni privé, ni battu, ni abusé. Mais très jeune, j'ai compris que quelque chose n'allait pas, très tôt j'ai voulu partir, et d'ailleurs très tôt je suis parti.
Mon père, mon beau-père sont morts, ma mère est folle. Ils ne liront pas ce livre, et je me sens... Voir plus

« Je n'ai pas été un enfant malheureux, ni privé, ni battu, ni abusé. Mais très jeune, j'ai compris que quelque chose n'allait pas, très tôt j'ai voulu partir, et d'ailleurs très tôt je suis parti.
Mon père, mon beau-père sont morts, ma mère est folle. Ils ne liront pas ce livre, et je me sens le droit de l'écrire enfin. Cette étrange famille, j'espère la raconter sans colère, la décrire sans me plaindre, je voudrais même en faire rire, sans regrets. Les enfants n'ont parfois que le choix de la fuite, et doivent souvent à leur évasion, au risque de la fragilité, d'aimer plus encore la vie. » H.L.T.

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.1

    Le thème donne envie de se plonger au creux des pages.
    Les premiers chapitres sont prometteurs, écritures ciselée, rythme maitrisé.
    Mais les chapitres suivants sont trop descriptifs et s'éloignent du thème principal.
    Seuls les derniers chapitres remettent en avant la relation mère/fils et apportent une vraie émotion.
    Si l'histoire et la généalogie de l'auteur ne sont pas inintéressantes on aimerait que ces détails nourrissent des péripéties.

  • 0.25

    Cette histoire doit passionnante entre une mère folle ,bizarre et se retrouver seul et partir c est sûrement un tres bon livre a decouvrir j aime bien le résumer

  • 0.15

    Hervé le Tellier dresse dans ce roman autobiographique un portrait familial sans concessions, il observe, juge, évalue. J'ai parfois été un peu déroutée par la multitude de personnages, malgré un arbre généalogique détaillé en début de roman. Humour, dérision, lucidité, "Toutes les familles heureuses" joue sur l'ambiguïté de relations compliquées, où l'amour semble inexistant, alors, peut-on parler de "famille heureuse" ? et n'est-ce pas de l'auto-flagellation de se considérer comme un monstre alors qu'il s'agit simplement de lucidité. Difficiles relations familiales, comme il en existe hélas dans de nombreuses familles, ce roman se lit d'une traite, l'écriture est fluide, mais il ne fera pas partie de mes coups de coeur.

  • 0.2

    Mon avis d'#Explolectrice :

    Hervé Le Tellier déclare n'avoir pas été un enfant malheureux, ni privé, ni battu, ni abusé. Mais très jeune, il a compris que quelque chose n'allait pas, très tôt il a voulu partir, et d'ailleurs très tôt il est parti. Son père, son beau-père sont morts, sa mère est folle. Par conséquent, ils ne liront jamais Toutes les familles heureuses, ce livre qui évoque cette bien étrange famille.

    L'auteur tire d'abord le portrait de ses proches. Celui du beau-père, du grand-père, de la mère qu'il nomme par son prénom, de sa tante puis du père, Genitor. S'ensuit l'évocation des principales étapes de sa vie qu'il illustre de situations concrètes aussi farfelues que croustillantes. Les pages de Toutes les familles heureuses se tournent et pas l'ombre d'une once d'amour. De la jalousie, de la folie, ça oui, il y en a, mais de l'amour, pas vraiment. Dans sa famille, l'amour ne va pas de soi.

    Toutes les familles heureuses est un roman autobiographique. Parce qu'il ne sera jamais lu des siens, Hervé Le Tellier s'est autorisé à raconter sa famille sans colère et la décrire sans se plaindre. Il affirme même vouloir en faire rire, sans regrets.
    Dès la première phrase, la première page, sa plume acérée et son style narratif nous transporte au cœur de cette cellule familiale si singulière. Il égrène son arbre généalogique, évoque sans aucune complaisance un à un les siens. Le ton est tantôt caustique, tantôt pudique comme pour y mettre de la distance et jeter pudiquement un voile sur ses sentiments. Hervé Le Tellier n'est jamais larmoyant, il est factuel, même lorsqu'il illustre les différentes étapes de sa vie. Pourtant, certaines situations sont psychologiquement insupportables et particulièrement violentes.

    Toutes les familles heureuses n'est pas sans rappeler le fabuleux Profession du père de Sorj Chalandon. Ces deux romans évoquent la folie d'un parent que l'enfant subit sans s'en rendre vraiment compte. Pareillement, les deux auteurs se sont autorisés à l'évoquer, à l'écrire qu'une fois la certitude acquise que leurs parents ne pourront jamais voir leur folie défiler entre les pages.
    J'avais aimé le roman de Sorj Chalandon, j'aime tout autant celui d'Hervé Le Tellier.
    Un vrai coup de cœur doublé de la découverte d’un auteur.
    Un conseil, lisez-le !



    Mon avis à la page 105 :

    Dès la première phrase, la première page, l'écriture d'Hervé Le Teillier interpelle, je sens que je vais aimer son style, son ton caustique mêlé à la pudeur de ses sentiments.
    Immédiatement je suis propulsée au côté de ce petit garçon d'une douzaine d'années qui prend conscience que quelque chose ne tourne pas rond dans sa famille. Lui qui croyait en avoir normale, il constate qu'il n'en est rien. Il ne ressent pas d'amour pour ses parents alors Il croit qu'il est un monstre.
    Débute alors le bal des portraits de famille. Le beau-père, le grand-père, la mère qu'il nomme par son prénom, la tante, cette pute, le Genitor, tous défilent et ce n'est pas franchement reluisant.

    Cent pages et pas l'ombre d'une trace d'amour, de la folie, de la jalousie oui il y en a, mais de l'amour, pas vraiment... C'est caustique à souhait et j'avoue que j'adore ça !

    Ah la famille, quelle plaie quand même !

  • 0.2

    Page 100 de "toutes les familles heureuses" d'Hervé Le Tellier
    Très tôt Hervé se rend compte qu'il est un monstre, deux exemples en quelques pages et me voilà embarquée à la découverte de sa famille. C'est drôle, légèrement caustique mais très très agréable à lire !

    Commentaire final :

    J‌e ne connaissais pas ni n'avais lu Hervé Le Tellier et "Toutes les familles heureuses" a été une jolie découverte pour moi.
    De son enfance à aujourd'hui, l'auteur nous raconte sa famille et l'absence d'amour qui a marqué ses relations avec sa mère et son beau-père en particulier.
    Ayant la chance d'avoir grandi et de vieillir auprès de parents aimants et bienveillants, d'avoir toujours des relations simples et aimantes avec mes oncles, tantes et toute la famille, j'ai été attristée pour lui du manque d'amour flagrant qu'il a subi.
    Toutefois il ne s’apitoie pas, il est drôle, caustique et dépeint des scènes très drôles.
    Le dernier chapitre est particulièrement émouvant. Même s'il n'a jamais rêvé d'une autre famille, adulte et papa, l'auteur nous avoue avoir plein d'amour à donner, être d'une sensibilité particulière. Je l'ai trouvé très attachant, émouvant même ! C'est une belle découverte pour moi,

  • 0.25

    Commentaire à la page 100 :
    Aux premières pages du roman, on entre dans l'univers d'Hervé Le Tellier, avec la pudique curiosité d'un lointain membre de la famille découvrant alors sa généalogie en ouvrant doucement un album de photos. Cependant ici, ce sont les mots qui sont images. Et rien de ce qui est narré n'est cliché. Un roman autobiographique riche des perceptions d'un enfants de 12 ans d'abord. J'avais décidé de ne pas consulter la 4ème de couverture pour cet auteur méconnu jusqu'alors. Je me suis laissée portée par les débuts d 'une histoire qui évoque l'époque de son arrière grand-père. L'écriture est légère, le ton parfois moqueur ou sarcastique trace une chronique familiale dans sa plus grande réalité. L'auteur évoque son enfance sans complaisance ni hypocrisie pour ce qui le concerne (« Et c'est alors que j’ai su que j'étais un monstre ») ou touche à l'intime de ses parents (« C'est alors que je découvris que ma mère était folle »). Au fil de la lecture naît comme un souhait de pouvoir un jour parler de son enfance comme le fait si aisément l'auteur. Mais dans ce chassé-croisé de destinées étonnantes dans cette famille étrange, sommes toutes, mais quelle famille ne l'est pas ? Il n'y a que peu de place à l'amour...Et étrangement, le constat de l'absence d'un tel sentiment ne semble guère faire défaut aux protagonistes de l'histoire...Enfin ceci jusqu'à la page 100...
    COMMENTAIRE FINAL:

    C'est l'histoire d'une famille. Et comme toutes les familles, elle possède sa propre histoire, incomparable certes, mais bâtie d’événements liés à chacun des membres qui la compose. Donc c'est l'histoire de la famille de l'auteur.
    « Il y aurait du scandale à ne pas avoir aimé ses parents. ». Ainsi commence le livre. Le ton est donné. Avec un réalisme qui ne laisse pas de place à la complaisance ni à l'hypocrisie. Et les membres de la famille sont décrits tels quels, sans pour autant être jugés par Hervé Le Tellier. Il ne leur fait aucun procès. Au gré des paragraphes il déroule « son arbre généalogique » comme dans un étrange jeu de 7 familles. Dans la famille Le Tellier on découvre, le père simple géniteur, « Je naquis sans doute au moment le moins opportun. Mon père venait de rencontrer une femme » ; le beau-père « Je ne sais comment parler de Guy (...) Aucune ambition ne l'animait. Pas même celle de vivre » ; Marceline la mère « (...) je crus néanmoins que j'avais cessé d'être le bien de ma mère et d'avoir échappé à sa toute puissance » et d'autres personnages qui l'auront marqué. Ainsi se poursuit le déroulé de toute la vie de l'auteur où le grand absent est l'amour : « Mais vouloir aimer c'est tout sauf aimer ».
    Le manque d'amour est partout, mais il n'est jamais exprimé. A 22 ans l'auteur adresse une lettre à sa mère qui est un cri d'amour mais dont la réponse lui sera retournée en confettis. Ce sera la seule lettre qu'il lui écrira. Et ce sera le début de sa carrière d'écrivain. Inutile d'ajouter combien j'ai aimé ce roman. L'écriture est sobre, le récit attachant pour un destin peu commun qui n'appartient qu'à l'auteur. L'écriture comme une thérapie à ce qui lui a échappé, à ce qui lui a manqué sans remord ni regret, dans le plus silencieux respect et la reconnaissance d'être ainsi fait de tout ce vécu. En refermant le livre je m'entends murmurer « Bravo »...

  • 0.2

    Explorateurs été 2017 - avis des 100 premières pages

    Déjà, il faut dire que j'adore cet auteur, découvert aux hasards de la médiathèque locale, sur un jeu d'homonyme de nom de famille (ma belle famille s'appelle Letellier en un mot). Justement, il s'agit de famille, et notre auteur s'attaque à l'exercice périlleux de l'histoire de sa famille. J'ai souvent été déçue par les autobiographies d'auteurs, je trouve que le style pâtit généralement des souvenirs d'enfance, et que l'émotion que l'on attendrait d'un récit personnel est parfois étonnamment absente.
    Ici, j'ai eu cette impression dans les premiers chapitres, des anecdotes, des morceaux de vie mis bout à bout, avec une impression générale de désordonné, de redites parfois, je ne voyais pas où cela menait. La plume d'Hervé Le Tellier refait cependant son apparition très rapidement, à mon plus grand bonheur, les personnages sont traités un à un, avec acuité et beaucoup d'humour. Et l'on sent derrière ce style faussement détaché que l'auteur ne l'est pas du tout.

    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Avis final

    Hervé Le Tellier commence cette autobiographie en se demandant s’il est honteux de ne pas éprouver d’amour pour ses parents. Démarre alors une suite d’anecdotes, sur une famille complexe, compliquée, décomposée plutôt que recomposée, et somme toute névrosée, à l’image de l’arbre généalogique présenté en préambule. ‘Ce n’est rien, mon père est mort’, Hervé tourne autour de cette absence de sentiment pendant une bonne partie du livre, ‘Je n’ai jamais aimé mon beau-père’, il met des mots sur une culpabilité probablement longtemps subie. Son père est absent, il n’a même pas laissé son nom, son beau-père l’a adopté certes, mais ‘il n’y a pas eu de rencontre’, aucune tendresse, il est insignifiant, ses parents forment un ‘cas rare de couple fusionnel sans amour’.

    C’est l’enfant qui parle : les autres personnages font leur passage de chapitre en chapitre, comme des acteurs de roman : sœur, oncles, cousins, grands-parents, ils apparaissent le temps d’un souvenir, d’un chapitre, l’ensemble est cocasse, franchement drôle, malgré le côté pathétique, souvent même hilarant … tant et si bien qu’on oublie que c’est du vécu. Le détachement semble total, ou presque … ‘Ma mère est folle’, c’est annoncé et répété tout au long du livre, et c’est le fil conducteur qui fait avancer l’histoire et grandir l’auteur. Mais là est toute la complexité du lien filial, la rupture est impossible.

    J’ai adoré ce livre, j’ai souri, j’ai ri, j’ai pleuré. Le style est magnifique, recherché mais simple, le ton est juste, direct lorsqu’il le faut, poétique et très touchant lorsque l’occasion l’impose. La tendresse irradie les passages sur son grand-père, son fils, évoqué avec pudeur, mais à qui il dédie le livre, et Piette, son amour de jeunesse. Les contrastes entre détachement apparent et profondeur de sentiments sont habilement enchaînés et font de cette lecture un bonheur constant. Hervé, vous vous demandez ce que cette histoire peut bien raconter pour d’autres que vous ? Pour moi, elle a raconté beaucoup. Merci.

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Widget

Code à intégrer dans votre page

Code à intégrer dans votre page

Les lecteurs en parlent...

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Assez parlé d'amour Herve Le Tellier LATTES

5

Voir tous les livres de Herve Le Tellier

Autres éditions

Toutes les familles heureuses Herve Le Tellier LATTES

4

Voir toutes les éditions

Récemment sur lecteurs.com