Tenir jusqu'à l'aube

  • La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet a inspiré ce titre à Carole Fives : Tenir jusqu’à l’aube. Cette belle histoire, une mère la raconte régulièrement à son jeune enfant qu’elle élève seule. En effet, pour son héroïne – héroïne du quotidien - elle en est bien une, il lui faut tenir,...
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    La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet a inspiré ce titre à Carole Fives : Tenir jusqu’à l’aube. Cette belle histoire, une mère la raconte régulièrement à son jeune enfant qu’elle élève seule. En effet, pour son héroïne – héroïne du quotidien - elle en est bien une, il lui faut tenir, résister à tout ce qui s’abat sur elle alors que le père a fui et que le petit le réclame…

    Ce roman très actuel se passe, pour l’essentiel, à Lyon où la narratrice est venue habiter pour suivre le père… Tout de suite, le tableau est très sombre et je souffre, au fil des pages qui détaillent tout ce qu’elle doit assumer, seule, avec son enfant âgé de deux ans qui ne lui épargne rien. Cette femme est graphiste, sait faire de la mise en page de livres, un métier de moins en moins bien payé et si on ne se convertit pas au tout numérique, il n’y a plus de boulot.
    e plus, pas de place en crèche, un appartement trop cher : « Café, parc, supermarché, c’étaient là toutes leurs mondanités. » De cet enfer quotidien, elle tente d’échapper, de trouver des solutions en allant sur des forums sur internet et le résultat est pire, catastrophique, odieux parfois. Donneurs de leçons, moralistes se croient supérieurs comme ces mères, au square qui ne sont pas avares de critiques.
    Dans son immeuble, les propriétaires ne parlent pas aux locataires et elle tombe de haut lorsqu’elle tente de nouer le dialogue avec sa voisine de palier qui a un gosse du même âge et dont le mari est policier mais on les retrouvera plus tard…
    « C’était l’âge de Max et les Maximonstres, de Chien bleu et du Grand Monstre vert, c’était l’âge des dragons, du loup et des sorcières, une histoire puis deux puis trois, l’enfant n’en avait jamais assez, jamais assez de livres, de jouets, d’attention et au moment de se coucher c’étaient des pleurs et des pleurs à n’en plus finir. » Il faut un courage admirable pour sortir de cet enfer domestique malgré le secours épisodique de Papou, le grand-père, qui habite bien trop loin.

    Carole Fives m’a beaucoup touché avec ce roman social, terrible, sans concession. Pour cette femme seule élevant son enfant, les obstacles paraissent insurmontables. Pour une femme, on se réfère toujours à elle en tant que mère s’il y a un problème avec l’enfant mais je sais aussi que des pères divorcés ne peuvent plus voir leurs enfants ou héritent d’une garde peu égalitaire.

    C’est notre société urbanisée à outrance qui veut cela et Tenir jusqu’à l’aube met bien l’accent sur un problème très grave car d’autres femmes n’auront pas autant de force, ni autant de courage que celle qui vit dans les pages de ce livre.

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  • Une très belle découverte !

    « Marcher, juste, marcher. A peine le tour du pâté de maisons. 



    Le badge sur l’interphone, les escaliers quatre à quatre.

    Sixième étage droite.

    Elle rouvre la porte essoufflée.
    A l’intérieur rien n’a bougé.

    Dans la petite chambre, le ronflement...
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    Une très belle découverte !

    « Marcher, juste, marcher. A peine le tour du pâté de maisons. 



    Le badge sur l’interphone, les escaliers quatre à quatre.

    Sixième étage droite.

    Elle rouvre la porte essoufflée.
    A l’intérieur rien n’a bougé.

    Dans la petite chambre, le ronflement régulier de l’enfant.



    C’est bon pour ce soir.

    Désormais, elle tient ce trésor, elle pourra recommencer. » 

    Juste un moment de liberté pour s'évader, oublier tout. Juste une petite bulle d'oxygène loin de son huis clos infernal. Abandonnée par son conjoint, dépassée par l’attention constante que lui réclame son fils de deux ans, ses soucis financiers, et l’absence de soutien, une jeune femme se sent piégée et est au bord de craquer. Elle essaie de se raccrocher aux forums de mères célibataires pour se réconforter, mais elle n’y trouve que pressions, critiques, propos moralisateurs où être mère semble être juste simple et merveilleux. 

    Alors une nuit quand l’enfant s’endort, après avoir desserré ses petits points et relâcher sa main, elle décide de s’accorder un peu de liberté en faisant le tour du pâté de maison. Une première expérience réussie qui lui donne envie de tirer un peu plus sur la corde pour s’évader encore plus loin, plus longtemps. Telle la chèvre de Monsieur Seguin, elle a la sensation que l’herbe est plus savoureuse au loin, qu’elle a le doux goût de la liberté. Mais est-ce vraiment le cas ? Jusqu'où peut-elle tirer sur la corde ?

    « Tenir jusqu’à l’aube » est un roman ciselé qui nous offre une palette d’émotions (l’amour maternel, la solitude, le rejet, l’humiliation, le désespoir, la colère, la suffocation) et nous plonge dès les premières lignes dans la peau de l’héroïne, une jeune mère célibataire en situation précaire et dans une société qui lui tourne le dos.
    SUITE SUR MON BLOG http://www.lamadeleinedelivres.com/index.php/2018/11/06/tenir-jusqua-laube-carole-fives/

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  • Carole Fives sait définitivement interpeller, nous interroger sur cette société qui tend à normer. Dans Tenir jusqu'à l'aube, elle se penche sur les femmes mères solos, ces femmes qui se retrouvent brutalement dans un huit-clos avec leur enfant. Voilà un livre poignant. Il n'y est pas seulement...
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    Carole Fives sait définitivement interpeller, nous interroger sur cette société qui tend à normer. Dans Tenir jusqu'à l'aube, elle se penche sur les femmes mères solos, ces femmes qui se retrouvent brutalement dans un huit-clos avec leur enfant. Voilà un livre poignant. Il n'y est pas seulement question de la difficulté matérielle de la monoparentalité (bien réelle bien sûr) mais aussi de son aspect psychologique. Elle nous parle en effet de solitude, de culpabilité, de jugement social, et de recherche de liberté.
    Comment assumer de vouloir concilier une vie de mère et de femme libre? Une liberté qu'il faut arracher, voler. Telle la chèvre de Monsieur Seguin, elle prend goût aux fugues, au danger, repousse toujours les limites ... jusqu'à l'aube...
    Carole Fives dresse au passage une critique assez vive non seulement de l'organisation actuelle de notre société mais aussi des réseaux sociaux : censés apporter les réponses à toutes les questions, ces derniers peuvent isoler encore plus et donner lieu à des échanges violents et davantage moralisateurs que de soutien.
    Un livre court, percutant, qui peut déranger, mais dont le sujet est traité avec un savant dosage de force et d'humour. Un roman sociologique et féministe, engagé, qui au fil de ses livres, constitue la marque de fabrique de Carole Fives.
    https://accrochelivres.wordpress.com/2018/12/16/tenir-jusqua-laube-carole-fives/

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  • J’ai pris du temps pour rédiger mon billet sur cette lecture et même en ayant attendu, je suis un peu mal à l’aise pour l’écrire…..

    J’ai eu le plaisir de rencontrer Carole Fives lors de la Fête des Livres en Septembre à Saint Philbert de Grand Lieu et j’avais été très intéressée par les...
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    J’ai pris du temps pour rédiger mon billet sur cette lecture et même en ayant attendu, je suis un peu mal à l’aise pour l’écrire…..

    J’ai eu le plaisir de rencontrer Carole Fives lors de la Fête des Livres en Septembre à Saint Philbert de Grand Lieu et j’avais été très intéressée par les raisons pour lesquelles elle avait écrit ce roman, son dynamisme, son investissement dans le sujet.

    Je suis revenue avec le livre à la si jolie couverture, avec en prime une dédicace et je l’ai gardé sous le coude jusqu’à maintenant. Je ressors de ma lecture un peu déçue mais Carole Fives n’en n’est pas totalement responsable.

    En utilisant le conte de la Chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, Carole Fives alterne moments de désespoir et fable morale, univers enfantin et montée en puissance du dénouement dramatique qui s’annonce.

    Les situations sont parfaitement réalistes, piochées dans l’observation de la réalité du quotidien des mères (dans le cas présent), isolées, déchirées entre maternité et vie personnelle, problèmes financiers et isolement. Les passages d’échanges entre mères sur les forums, les réflexions de son entourage, du manque de prise en compte de ses difficultés par ses interlocuteurs sont bien rendus, mais j’ai trouvé, pour ma part, cette femme dans une phase de dépression, peut-être d’usure et par moment j’ai eu envie de la secouer (mais cela vient peut-être de mon tempérament…..).

    Il s’agit d’un court roman, une sorte de journal du quotidien de cette jeune femme sans nom, sans visage comme le montre la couverture, car elle pourrait être n’importe laquelle, qui en a plein le dos de porter seule toutes les responsabilités de son foyer…. C’est également une sorte de mise en évidence, et cela Carole Fives en parlait très bien lors de la rencontre, au risque d’ailleurs de choquer l’assistance, d’un silence qui règne autour des pères qui « abandonnent » leurs enfants pour débuter une autre vie sans se préoccuper du devenir de leurs enfants déjà là, des pensions non versées et du jugement que l’on porte sur des femmes qui à un moment « craquent » parce qu’elles n’y arrivent plus.

    Cela ressemble presque plus à un essai/romancé sur la condition des mères isolées avec les difficultés qu’elles rencontrent, les absurdités de certaines situations, le manque d’écoute et d’aide.

    Le problème que j’ai rencontré, et je le dis très honnêtement, c’est que ce roman a été très largement commenté lors de sa sortie, la trame m’était connue car même pendant sa présentation on expliquait le crescendo des sorties, un peu plus longues à chaque fois, un peu plus loin jusqu’à ce que……

    Pendant ma lecture, j’avais le sentiment de lire un roman que j’avais déjà lu, dont je connaissais la construction, le fond et une fois terminé j’ai eu un sentiment étrange : je ne ressentais rien alors qu’il s’agit d’un sujet de société et je n’avais pas grand chose à en dire car, pour moi, pas une découverte et rien de plus que je n’avais entendu ou lu.

    Je pense que toute mère (ou parent) peut se retrouver dans les pages de ce récit : au-delà de la solitude et de l’isolement de cette héroïne, la difficulté de gérer le quotidien, le manque de relations avec l’extérieur, l’isolement que confèrent parfois la parentalité, l’exigence (oui oui) des enfants (mais cela tient peut-être à la situation), les difficultés financières et professionnelles liées à cet état, une femme (un homme) en couple peut d’ailleurs également s’y retrouver.

    Carole Fives observe notre société et plus particulièrement les femmes et elle pointe sa plume sur leur position, leur place dans la société, leur envie de s’épanouir en dehors de leur rôle de mère qui leur colle à la peau (dans le cas contraire elle passe pour des femmes indignes et sont jugées) alors qu’aucune étiquette ne colle sur ceux qui abandonnent.

    J’attendais beaucoup de cette lecture et le fait d’avoir lu, entendu et écouté sur ce livre fait que celle-ci ne m’a rien apporté de plus. Le fond ‘m’était connu, la forme également, reste l’écriture qui est, comme dans le précédent, efficace, concise, directe. La narration à la troisième personne fait que j’ai gardé une distance, un regard extérieur, comme un reportage sur un épisode de vie.

    Malgré tout un récit qui peut intéresser un large public mais qui touchera je pense particulièrement toutes les femmes qui se reconnaîtront dans ce portrait, qui vivent cet état.

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  • Et oui, tellement vrai ce sentiment d'être seule au monde quand on élève son enfant en solo ! Vers qui se tourner pour trouver de l'aide, une oreille attentive ou simplement un peu de tendresse face à la complexité d'un quotidien qui exige de la maman seule d'être présente sur tous les plans....
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    Et oui, tellement vrai ce sentiment d'être seule au monde quand on élève son enfant en solo ! Vers qui se tourner pour trouver de l'aide, une oreille attentive ou simplement un peu de tendresse face à la complexité d'un quotidien qui exige de la maman seule d'être présente sur tous les plans.

    Le roman de Carole Fives est précieux en ce sens qu'il décrit les facettes multiples de ce que ressent la "solo" qui a envie (besoin) de liberté, d'un peu de temps pour elle, tout simplement, et c'est bien légitime. Mais comment faire quand on ne peut compter sur personne ?

    Une jolie écriture, le tout entre-coupé de mails plus ou moins ravageurs piochés dans les blogs culpabilisants et carrément insultants des autres mamans. Qui n'osent pas rêver de liberté ou ne le disent pas ?

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  • Comment expliquer le plus clairement possible qu’un livre nous a touché, interloqué, happé, que nous avons ressenti beaucoup de sentiments différents, attendu avec impatience le dénouement tout en faisant durer le plaisir de la lecture. Tout cela en peinant à trouver les mots justes.
    Au premier...
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    Comment expliquer le plus clairement possible qu’un livre nous a touché, interloqué, happé, que nous avons ressenti beaucoup de sentiments différents, attendu avec impatience le dénouement tout en faisant durer le plaisir de la lecture. Tout cela en peinant à trouver les mots justes.
    Au premier abord, nous pourrions penser, à bien des égards, que ce texte évoque un sujet malheureusement courant de nos jours : les mères célibataires et leurs difficultés.
    Pourtant, très rapidement, nous nous rendons compte que le thème est abordé d’une autre manière. Nous rentrons dans le premier cercle intime de cette femme et de son fils en restant à distance : pas de prénom, d’âge précis, d’historique de la situation. Des tâches du quotidien.
    Puis, peu à peu, nous entrons dans le second cercle, celui où nous prenons conscience des souffrances, des angoisses, des impasses, des injustices que ce type de situation impliquent. Des moments « borderline » que toute maman rencontre, seule ou accompagnée, de toutes ces interrogations sur notre statut de femme, sur nos multiples facettes : la professionnelle, l’amante, la « jeunette » que nous avons été et que nous ne serons jamais plus, la rencontre avec la solitude, l’éloignement de l’entourage, la difficulté d’assumer ses choix, la complexité du lien social, des démarches administratives….

    Bref, ce petit bijou de moins de 200 cents pages qui nous emporte, nous fait sentir moins seule quelques fois, nous submerge de solidarité, et d’empathie, nous amène finalement là où nous ne nous attendions certainement pas….

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  • Une histoire banale, toute simple. Une jeune maman seule avec son petit. Elle travaille en freelance. Les journées se suivent avec les galères, la solitude et le manque d'argent. Personne à qui parler, se confier à part un site informatique pour s'épancher du trop plein.
    Comment survivre et...
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    Une histoire banale, toute simple. Une jeune maman seule avec son petit. Elle travaille en freelance. Les journées se suivent avec les galères, la solitude et le manque d'argent. Personne à qui parler, se confier à part un site informatique pour s'épancher du trop plein.
    Comment survivre et s'accrocher ? Un roman prenant.

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  • Jusqu'alors, c'était une mère célibataire élevant seule son fils du mieux qu'elle pouvait, comme beaucoup d'autres ... mais au bout d'un moment, comment ne pas étouffer quand son enfant réclame toute l'attention, demande son "papa" à longueur de journée ... comment réussir à se sentir "femme" et...
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    Jusqu'alors, c'était une mère célibataire élevant seule son fils du mieux qu'elle pouvait, comme beaucoup d'autres ... mais au bout d'un moment, comment ne pas étouffer quand son enfant réclame toute l'attention, demande son "papa" à longueur de journée ... comment réussir à se sentir "femme" et pas seulement "maman exténuée" ? Alors, il ne reste qu'une seule solution : sortir quand l'enfant dort, après le dîner ... Est-ce inconscient ? Peut-être ... Sûrement même d'après les avis des autres mères qu'elle peut lire sur les forums Internet ... Tant pis ... Les fugues sont d'ailleurs de plus en plus longues, elle tire sur la corde ... jusqu'au jour où ...

    Un roman court, prenant, qui nous plonge rapidement dans une ambiance où l'on partage toute la tension de la mère à chaque fois qu'elle s'éloigne de son enfant sans pour autant tomber dans le pathos ... Le sujet est d'actualité, finalement assez peu abordé et pourtant, il mérite de l'être.

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  • Ce roman a pour sujet principal la situation des mamans "solo".
    Ces femmes qui élèvent seules leur(s) enfant(s) dont le père est peu ou pas présents et qui se retrouvent dans une situation de solitude non seulement affective mais aussi financière.
    Ces femmes culpabilisent et consacrent leur...
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    Ce roman a pour sujet principal la situation des mamans "solo".
    Ces femmes qui élèvent seules leur(s) enfant(s) dont le père est peu ou pas présents et qui se retrouvent dans une situation de solitude non seulement affective mais aussi financière.
    Ces femmes culpabilisent et consacrent leur "vie" à leur(s) enfant(s) et finissent par s'oublier. Et pourtant l'envie d'avoir une vie sociale est toujours présente et elles doivent user de differents stratagèmes pour en profiter. Moments qui leur font du bien mais pour lesquels elles culpabilisent.
    Je ne saurai dire si j'ai aimé ou pas ce roman car si le sujet me touche avec le nombre croissant des familles monoparentales, dans une société où l'échec n'est pas permis, qui se débattent comme elles peuvent pour affronter toute la difficulté d'être parent et à fortiori quand on est seul, la façon dont le sujet est amené ne m'a pas convaincu. En effet, je trouve le personnage principal, trop passif, qui subit trop sa vie et qui se laisse submerger par son fils.

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  • Trop court !

    Voilà ce que j'ai retenu de cet ouvrage. Il nous fait entrer dans la vie d'une maman solo avec son petit garçon de deux ans. Les complications du quotidien sont bien décrites, les envies de fuir par moment également.

    Et cette maman, malgré les fugues nocturnes, je n'ai pas...
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    Trop court !

    Voilà ce que j'ai retenu de cet ouvrage. Il nous fait entrer dans la vie d'une maman solo avec son petit garçon de deux ans. Les complications du quotidien sont bien décrites, les envies de fuir par moment également.

    Et cette maman, malgré les fugues nocturnes, je n'ai pas réussi à lui en vouloir. Pourtant c'est mal ce qu'elle fait si on y réfléchit bien. Mais je me suis mise à sa place. J'aurai fait quoi moi ?
    C'est la question qui reste suspendue tout au long de la lecture.

    Et cette corde qu'elle tire, sera-t-elle assez solide pour tenir le temps dont elle a besoin ? N'est-elle pas déjà en train de s'effilocher ? Pourtant la journée cette corde elle est plutôt très bien rangée dans un placard qu'on ouvre jamais.

    Mais dès que les lueurs des réverbères s'immisce dans le logement, elle sort comme par magie on dirait.

    C'est un récit dont la fin ne m'est pas apparue avant la fin justement car je ne prêtait attention qu'à cette maman solo. Ce qui était une erreur car si elle est bien le personnage central, ce n'est pas forcément elle retiendra votre attention finale.

    J'ai été agréablement surprise par cette oeuvre.

    Premier récit que je lisais de Carole Fives et dans lequel j'ai trouvé une belle qualité. Elle sait manier les émotions car je n'ai pu rester insensible à cette vie racontée mais je gardais aussi à l'esprit que ce qui se tramait ne se faisait pas dans la réalité (enfin c'est ce que j'ai envie de croire mais je ne suis pas complètement naïve rassurez-vous).

    J'ai trouvé ce livre trop court car à mon avis il y avait surement encore beaucoup à explorer pour cette famille mais aussi sur l'entourage. J'aurai voulu en savoir plus sur leur avenir et sur leurs comportements notamment. Je l'ai fini en me disant "oh dommage elles sont où les pages manquantes".

    Mais attention, c'est un très bon roman et il est d'actualité. Il porte sur la féminité, sur la gestion d'une vie solo et sur les défauts de notre société. Il est incitateur à la réflexion c'est sur et certain.

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