Sauver les meubles

Couverture du livre « Sauver les meubles » de Celine Zufferey aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072730382
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Photographe aux ambitions artistiques déçues, le narrateur est engagé par une entreprise de meubles pour réaliser des photos de catalogue. Il se retrouve prisonnier d'un univers factice, entièrement régi par les impératifs de la promotion des objets. Tiraillé entre la nécessité de gagner sa vie... Voir plus

Photographe aux ambitions artistiques déçues, le narrateur est engagé par une entreprise de meubles pour réaliser des photos de catalogue. Il se retrouve prisonnier d'un univers factice, entièrement régi par les impératifs de la promotion des objets. Tiraillé entre la nécessité de gagner sa vie et son mépris des normes, il cherche en vain répit et espoir dans la compagnie de Nathalie, modèle qui pose dans les décors qu'il photographie, ou dans celle d'un autre modèle, une fillette surnommée Miss KitKat cornaquée par son horrible mère. Humilié d'être obligé de mettre son talent au service de la consommation de masse, il se laisse tenter par la voie de la transgression quand un collègue lui propose de participer au lancement d'un site pornographique à prétentions esthétiques. Il croit retrouver ainsi le contrôle de son talent créateur. La chute n'en sera que plus dure...Écrit à la première personne, Sauver les meubles est un roman de la solitude contemporaine. Céline Zufferey multiplie les points de vue et les modes narratifs avec une aisance et une efficacité impressionnantes. Le narrateur parle en permanence avec lui-même, et ces monologues sous forme de questions-réponses alternent avec des dialogues imaginaires qu'il entretient avec son père, où s'expriment ses doutes et sa culpabilité. La narration est éclatée, sans que le lecteur s'y perde jamais. Le ton caustique, souvent très cru et plein d'humour, accompagne la quête d'un homme qui aspire à transcender la réalité et sa violence, sans en avoir vraiment ni le talent, ni le courage. Comment conquérir sa liberté dans notre univers fait de faux-semblants, de clichés, de fantasmes ?

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  • être artiste-photographe et devoir, pour survivre, vivre, mettre du beurre dans les épinards ou dans les nouilles (cela dépend de vos goûts) d’être photographe dans une grosse boite de mobilier, genre scandinave n’a rien de pénétrant. Votre rôle ? Vous mettre là où Assistant le dit, appuyer sur...
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    être artiste-photographe et devoir, pour survivre, vivre, mettre du beurre dans les épinards ou dans les nouilles (cela dépend de vos goûts) d’être photographe dans une grosse boite de mobilier, genre scandinave n’a rien de pénétrant. Votre rôle ? Vous mettre là où Assistant le dit, appuyer sur le déclencheur. Vous ne vous occupez même pas de la postproduction. Votre image arrive sur l’ordinateur « Bien. C’est lisible, efficace. » Les autres photos que vous avez cadrées vous-même pour faire plus chaleureux, plus artistiques sont qualifiées de marrantes et… Direction l’icône et la corbeille. On ne vous demande pas de l’esthétique, mais du papier glacé avec une famille heureuse, sans ride ni engueulade
    Il faudra vous y faire, vous devez payer votre studio et la maison de retraite de votre père.
    Heureusement, l’amour guette et arrive sous les traits de Nathalie, mannequin pour mettre les meubles en valeur. Vous voici en ménage. Tout va bien au début, mais vous avez peur d’aller plus loin…
    Votre pote Christophe, celui qui inflige, au sous-sol, les pires dommages au mobilier pour tester leur solidité, a une idée géniale : créer un site porno « Valley of dolls ». Un site payant. « C’est ça l’amitié, faire du porno ensemble ? C’est toujours mieux qu’une initiation à la pêche ou un week-end à Las Vegas »… Vous êtes partis dans vos délires réalistes et lorsque vous rentrez à l’appartement, Nathalie vous accueille fraîchement. Pensez, votre première soirée entre potes. Vous aimeriez lui expliquer le projet, votre enthousiasme, mais « T’as vu l’heure ? Tu m’expliqueras demain. » Cela veut dire pas envie d’écouter vos élucubrations de mecs ivres.
    Maintenant, vous avez deux vies. L’une au grand jour à photographier le mobilier et l’autre à mitrailler des couples, voire plus, en pleine action sexuelle. Vous prenez votre pied, vous vous sentez pousser des ailes car libre, on vous fait confiance… Cela marche, le site connait un certain succès, mais, comme toujours, il faudrait aller plus loin, s’accrocher à autre chose que ce qu’il veut faire en photo. Beaucoup plus difficile de se coltiner avec les humains qu’avec les sites de rencontre virtuelle que vous affectionnez.
    Votre père, sans qu’il soit présent, joue de rôle de votre conscience, de vous bousculer,
    « -Il faut toujours qu’on vienne te chercher.
    - Non.
    - Que Nathalie t’accule pour que tu craches le morceau. Que Christophe te bouscule pour que tu recommences la photo.
    Nathalie, je l’ai imaginée à coups d’attente et de désir. La vraie, elle range les verres au-- dessus du lavabo et s’abrite sous une couverture.
    - Tu en fais tout un monde, de cette couverture, ce n’est qu’un détail.
    Non, les objets nous dévoilent, les meubles ne cachent rien. Notre canapé révèle nos ambitions, les chaises de cuisine nos espoirs, la bibliothèque, nos peurs. Si l& personnalité est une photo, l’appartement en est le négatif.
    Nathalie c’est la tasse et sous-tasse de même couleur, c’est l’armoire à rangement, c’est la chaise droite, le mug « I love NY », le portemanteau dans l’entrée.
    - Et toi ?
    Je suis le verre ébréché, le tiroir qui ferme mal, le bol à cochonneries, la poignée où on accroche les vestes. »

    Vous voudriez tellement photographier le désordre, vivre hors des clous, mais cela ne se peut pas, cela ne peut pas !
    Elle :
    « Elle est la tasse blanche produite en série.
    Elle est l’ampoule économique.
    Elle est le tableau déjà encadre.
    Le pot de moutarde utilisé comme verre.
    L’accessoire fonctionnel.
    La collection « Back to basics ».
    Le textile indémodable.
    Le meuble passe-partout. »

    Lui :
    « Je suis le lavabo qui fuit.
    Le frigo qui ronfle.
    Je suis la chaise branlante.
    La tâche qu’on n’arrive plus à ravoir.
    La plante qu’on n’arrose plus.
    Le bibelot qui prend la poussière.
    Les plaques indécrassables.
    Le tiroir qui grince. »

    Un livre jubilatoire, caustique, désabusé, où les règles sont transgressées. Que ce soit en photographiant des salons ou des ébats sexuels, les corps sont là pour susciter le désir, le plaisir. Regarder la vie à travers un objectif met de la distance entre le réel et le photographe. Et toujours cette maudite solitude que la voix intérieure du narrateur met en relief.
    Un premier roman dont le ton m’a beaucoup plu.
    Lu dans le cadre des 68 premières fois.

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  • http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/sauver-les-meubles.html

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/sauver-les-meubles.html

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  • Abandonner ses prétentions d'artiste-photographe, abdiquer face à la nécessité d'un salaire fixe et se retrouver à photographier des mises en scène pour le catalogue d'un grand magasin de meubles, voilà ce à quoi s'est (mal) résigné le narrateur. Entre conversations sur des sites porno et...
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    Abandonner ses prétentions d'artiste-photographe, abdiquer face à la nécessité d'un salaire fixe et se retrouver à photographier des mises en scène pour le catalogue d'un grand magasin de meubles, voilà ce à quoi s'est (mal) résigné le narrateur. Entre conversations sur des sites porno et tentatives de trouver une place dans l'équipe professionnelle, il parvient à s'installer avec Nathalie. Mais le couple qu'ils forment devient vite le reflet des scènes idéalisées qu'il est censé immortaliser. Où est la fantaisie ? Où est la graine de folie et de transgression qu'il attend sans avoir le courage de les provoquer ? L'amour, comme l'art, comme la vie, comme les meubles, est devenu objet de consommation, rangement des êtres dans un tiroir déterminé, bien étiqueté, pas bouger, pas broncher, faire comme tout le monde. Alors le sublime, le grandiose, la remontée vers les sources de l'Amazone, sombrent dans le trivial et le mesquin. Même plus un meuble à sauver.

    Que puis-je dire ? Je me suis fortement ennuyée, n'ai pas trouvé matière à m'accrocher, à apprécier, à vibrer. Pas la moindre empathie pour les personnages. Un désintérêt croissant pour ce qui peut bien leur arriver. Jusqu'à la dernière page, j'ai attendu un frisson, une émotion, une question. En vain !

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  • Reçu dans le cadre d'un masse critique Littérature de Babelio, le livre Sauver les meubles porte bien son titre. L'histoire est celle d'un jeune photographe qui se voit obliger d'accepter un emploi dans une grande enseigne de meubles, photographier des meubles et des mises en scène médiocres à...
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    Reçu dans le cadre d'un masse critique Littérature de Babelio, le livre Sauver les meubles porte bien son titre. L'histoire est celle d'un jeune photographe qui se voit obliger d'accepter un emploi dans une grande enseigne de meubles, photographier des meubles et des mises en scène médiocres à son goût pour mettre en valeur ces objets du quotidien. Fini le côté artistique allons à l'essentiel !
    Cet emploi il l'a accepté dans le but de pouvoir payer l'institution de soins où vit désormais son père, photographier des meubles n'est pas reluisant pour ce cynique qui se prend pour un grand artiste; il est seul dans la vie et passe son temps sur des sites de rencontres très orientés sexe.
    L'ouvrage de Céline Zufferey tourne autour de ce désenchantement pendant de nombreuse pages où l'on s'ennuie un peu, puis survînt un événement important dans la vie de notre anti-héros, il emménage avec une collègue de travail se pensant amoureux fou mais le voilà une fois de plus blasé de la vie. Il s'investit dans un projet de création de site porno avec un autre collègue de boulot et trouve enfin son petit "paradis" : la créativité.
    Le livre aurait pu avoir pour titre : les désillusions de la vie, l'auteur aborde le thème de la solitude engendré par une société où les rapports humains deviennent compliqués, la société de consommation en prend aussi pour son grade.

    En somme, un ouvrage sur un dépressif chronique qui nous fait pas vraiment du bien, je ne peux pas dire que je me suis ennuyée jusqu'au bout car il y a quand même de bons chapitres et certains excellents moments. Il manque tout de même une dose d'humour bien piquant qui aurait pu élever le livre à un niveau supérieur.

    Allé le prochain sera meilleur.

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  • Prenez 1 photographe désabusé qui se voit contraint de faire des photos pour 1 société de meubles, 2 personnages féminins gravitant autour de lui: Nathalie, une collègue qui joue le rôle de la mère pour les photos et Mlle Kitkat qui joue le rôle de la fille et des discussions imaginaires avec...
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    Prenez 1 photographe désabusé qui se voit contraint de faire des photos pour 1 société de meubles, 2 personnages féminins gravitant autour de lui: Nathalie, une collègue qui joue le rôle de la mère pour les photos et Mlle Kitkat qui joue le rôle de la fille et des discussions imaginaires avec son père qu'il ne voit plus et qui va mourir au cours du roman.
    Une histoire sans intéret pour moi, plate dont je n'ai pas compris le sens donné par l'auteure. Le style littéraire ne m'a pas convenu non plus et je me suis forcée de lire jusqu'au bout afin de voir s'il n'y avait pas quelque chose de plus positif..mais pas pour moi.. Désolée

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  • Si on me demandait mon avis sur ce livre, je ne tomberai pas dans la facilité malgré le nombre de jeux de mots avec lesquels je pourrai critiquer cet ouvrage, en lien avec son titre.

    Du coup, non, je dirais juste que je me suis ennuyé.

    Je dirais que le héros, un peu cynique, un peu...
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    Si on me demandait mon avis sur ce livre, je ne tomberai pas dans la facilité malgré le nombre de jeux de mots avec lesquels je pourrai critiquer cet ouvrage, en lien avec son titre.

    Du coup, non, je dirais juste que je me suis ennuyé.

    Je dirais que le héros, un peu cynique, un peu désabusé, va travailler comme photographe chez IKEA, va nous expliquer combien c'est loin d'être créatif pendant 100 pages puis il va se tourner vers le porno et va nous expliquer pendant 100 autres pages combien là en revanche c'est créatif … Puis viendront une trentaine de pages où à bout de vivre cette vacuité existentielle , le narrateur mélange porno et réalité en une succession effrénée de chapitres courts …

    Je dirais aussi que l'esprit bobo dépressif revenu de tout qui suinte de ces pages m'a profondément agacé.

    Je dirais pour finir que c'est dommage car l'auteur écrit bien mais moi j'ai vraiment peiné pour arriver à la fin et il ne me restera pas grand-chose de cette lecture dans quelques jours.

    J'aurais pu dire tout ça oui mais comme on me demande rien, je m'abstiens car je n'aime pas dire du mal.

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  • Ceux qui, de temps en temps, lisent mes chroniques ont certainement compris qu’il m’était difficile, voire impossible, d’émettre une critique négative. C’est d’ailleurs un reproche que l’on me fait régulièrement. N’aurais-je pas de capacité à analyser ? Serais-je prompte à trouver tout le monde...
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    Ceux qui, de temps en temps, lisent mes chroniques ont certainement compris qu’il m’était difficile, voire impossible, d’émettre une critique négative. C’est d’ailleurs un reproche que l’on me fait régulièrement. N’aurais-je pas de capacité à analyser ? Serais-je prompte à trouver tout le monde beau et gentil ? Non, je m’inscris en faux. Il se trouve juste que j’ai pour les écrivains une grande admiration et un profond respect. Et si je n’utilise pas encore l’écriture inclusive, sachez que les femmes y ont une place de choix. N’ayant dans ce domaine aucun talent, je m’incline devant celui des autres.

    Pourquoi un tel préambule ? Parce que, et à mon corps défendant, je n’ai pas trouvé les qualités que j’aurais souhaité dans le premier roman de Céline Zufferey "Sauver les meubles". L’histoire de ce jeune photographe qui, faute de gagner sa vie grâce à son art, accepte de réaliser les photos pour un géant du meuble, mais aussi celles d’un site porno, n’a pas réussi à me captiver.

    J'ai aimé l'originalité du thème et de la narration, apprécié l’écriture enlevée et plus encore certains passages agréables à lire et même extrêmement drôles :"Après qu’elle m’eut parlé de ses trompes, eût-il été d’usage que je l’entretienne de mes bourses ? Je ne suis pas familier des coutumes de la haute société." Pour autant, la critique satirique de notre société de consommation, la recherche vaine de la liberté, la crudité de certains propos, tout autant que l’admiration pour la facilité avec laquelle la romancière s’est coulée dans la peau d’un personnage masculinn’ont pu me sortir de l’ennui souvent ressenti à la lecture de ce roman.

    Même si je suis allée au bout, je n’ai pas goûté les pages. Je les ai lues parfois très rapidement sans toujours en comprendre le sens. Cela me peine d’autant plus que Céline Zufferey, Valaisanne, fait sans doute – peut-être ? – partie de ces auteurs romands si chers à mon cœur.

    www.memo-emoi.fr

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  • Les thèmes abordés sont tout aussi nombreux qu’intéressants : relations entre art et consommation de masse, lien entre consommation de masse et aliénation, entre normalisation et ennui, désillusion, solitude. Comment sauver les meubles dans une société où toutes ces valeurs ont le plus grand mal...
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    Les thèmes abordés sont tout aussi nombreux qu’intéressants : relations entre art et consommation de masse, lien entre consommation de masse et aliénation, entre normalisation et ennui, désillusion, solitude. Comment sauver les meubles dans une société où toutes ces valeurs ont le plus grand mal à cohabiter?Titre : sauver les meubles

    Le principal protagoniste de Sauver les meubles est un photographe qui a du mal à vivre de son art. Il se retrouve donc à faire des photos pour le catalogue d’un magasin de meubles très connu et grand public qui vend l’image d’une société soi-disant rêvée, basée sur l’image du bonheur. Il se trouve surtout totalement dépendant de cette société de consommation, avec ses cadres figés et son uniformisation, synonymes pour lui d’ennui. Il y construit même une vie personnelle qui se révélera très vite bien éloignée de ses idéaux. Comment rompre cet ennui, exprimer sa créativité et se détacher de la norme? En allant sur des chats pornographique? En faisant des photos pour un site pornographique? Pas si sûr bien sûr …

    Le constat de la société que fait Céline Zufferey m’a clairement intéressé. Il pourra paraître à certains désabusé ou cynique. Il décrit cependant pas mal des travers de notre société : sauver les meubles représente en ce sens un vrai travail d’observation. Malheureusement, la forme choisie m’a beaucoup moins convaincue.

    Céline Zufferey produit ici son premier roman mais pas son premier ouvrage littéraire : elle a auparavant écrit des nouvelles. Après être passée par la haute Ecole des arts de Berne, et titulaire d’un master de création littéraire, elle a voulu livrer ici une réflexion sur la forme romanesque. Elle a manifestement cherché à sortir des sentiers battus. Les passages de chats pornographiques sont cependant à mon goût beaucoup trop nombreux : j’avoue que j’ai parfois accéléré ! A l’opposé, certains chapitres se résument à seulement quelques mots. L’auteur voulait-elle insuffler ainsi du rythme à son récit? L’histoire et la langue y parvenaient très bien…
    En résumé : un livre que je recommande surtout pour le sujet abordé, ce qui lui permet de sauver les meubles !
    https://accrochelivres.wordpress.com/2017/11/26/sauver-les-meubles-celine-zufferey/

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  • Dans ‘Sauver les meubles’, c’est avec de l’humour et beaucoup de dérision que Céline Zufferey nous fait suivre le parcours de son narrateur, un photographe sans succès, contraint à faire de la photographie alimentaire pour le catalogue d’une grande compagnie de meubles bon marché. Ce narrateur...
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    Dans ‘Sauver les meubles’, c’est avec de l’humour et beaucoup de dérision que Céline Zufferey nous fait suivre le parcours de son narrateur, un photographe sans succès, contraint à faire de la photographie alimentaire pour le catalogue d’une grande compagnie de meubles bon marché. Ce narrateur s’accommode des compromis que lui imposent à la fois sa vie professionnelle et sa vie personnelle, bien éloignées de ses aspirations et désirs profonds. Mais la petite voix intérieure du narrateur, corrosive et décalée, l’accompagne en permanence ; elle commente et se superpose en permanence à sa vie, et l’amène à faire des choix inconciliables et à mener quasiment deux vies en parallèle. Dans le fond, le narrateur est profondément seul, parfois désespéré mais ce regard caustique qu’il porte sur sa vie et les situations permet d’évacuer le côté sombre et amène de la distance et beaucoup d’humour. Un livre original dans sa construction, rythmé et drôle.

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  • Premier mot à me venir en refermant ce roman : déroutant! Première réflexion : notre société est-elle réellement si triste, si morne?
    Thèmes traités : sécurité financière, passion, relation père-fils, relation de couple, sexe, lassitude.

    "Sauvez les meubles" est le premier roman de Céline...
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    Premier mot à me venir en refermant ce roman : déroutant! Première réflexion : notre société est-elle réellement si triste, si morne?
    Thèmes traités : sécurité financière, passion, relation père-fils, relation de couple, sexe, lassitude.

    "Sauvez les meubles" est le premier roman de Céline Zufferey. Je l'ai lu dans le cadre de l'aventure des 68 premières fois, association qui a pour vocation la découverte de premiers romans et de nouveaux auteurs.

    Difficile pour moi de rédiger cette chronique. Je n'ai pas vraiment accroché. J'ai même eu du mal à aller jusqu'au bout. Je n'aime pas cela. Pourtant, le titre et les premières pages laissaient présager un bon moment de lecture. De plus, le sujet est très intéressant et me tient particulièrement à coeur : choisir la sécurité plutôt que la passion. Dure réflexion, dure décision!

    La narrateur est un homme. Photographe de profession. Mais attention photographe artistique déçu! Cet homme fait le choix de la sécurité financière (photographier des meubles mis en scène pour les catalogues publicitaires d'une grande enseigne) plutôt que sa passion pour la photo d'art. Mais il va très vite déchanter et se rendre à l'évidence que cette stabilité ne lui convient pas. Il a besoin d'autres choses. Alors, il se lance d'abord dans une pseudo relation amoureuse avec l'une de ses modèles puis dans le lancement d'un site pornographique "à prétentions esthétiques" avec l'un de ses collègues de travail. Mais y trouvera-t-il vraiment la reconnaissance et la satisfaction?

    L'écriture est jeune, fraîche, souvent crue. On se perd parfois un peu dans les dialogues entre paroles réelles, réflexions et paroles imaginaires.
    Mais Céline Zufferey a relevé un défi de taille : se mettre à la place d'un homme!

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