Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Quand Dieu boxait en amateur

Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Dans une France rurale aujourd'hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le... Voir plus

Dans une France rurale aujourd'hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse. Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent. Aussi, lorsque l'abbé propose à son ami d'enfance d'interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celui-ci accepte pour sacrer, sur le ring du théâtre, leur fraternité.
Ce boxeur atypique et forgeron flamboyant était le père du narrateur. Après sa mort, ce dernier décide de prendre la plume pour lui rendre sa couronne de gloire, tressée de lettres et de phrases splendides, en lui écrivant le grand roman qu'il mérite. Un uppercut littéraire.

Donner votre avis

Articles (3)

Avis (28)

  • "Elle n'aime pas ça, sa mère, les livres ; elle dit que ça vous zigouille les méninges et que ça abîme les yeux ; les histoires inventées, elle les nomme des romances de gonzesses. Raison pour laquelle elle l'a inscrit, au club de boxe, pour faire de lui un homme".

    Une plume fluide et...
    Voir plus

    "Elle n'aime pas ça, sa mère, les livres ; elle dit que ça vous zigouille les méninges et que ça abîme les yeux ; les histoires inventées, elle les nomme des romances de gonzesses. Raison pour laquelle elle l'a inscrit, au club de boxe, pour faire de lui un homme".

    Une plume fluide et directe, comme les droites que distribue René, mis enfant à la boxe par une mère effrayée par les livres... Lui l'amoureux des mots, dont il va à la rencontre dans son Larousse illustré et qu'il décortique, s'étonnant au passage de la "maigreur du mot Amour : 3 voyelles et 2 consonnes, ça ne pèse pas lourd pour les dégâts que ça fait ".
    Il deviendra forgeron et regrettera toute sa vie d'être passé à côté de son amour de la littérature en ne devenant pas écrivain.
    Et au milieu de cet amour avorté entre une mère et ce fils, il y a l'amitié indéfectible pour l'ami d'enfance, devenu Abbé, et féru de théâtre comme lui, qui ne lui proposera pas moins d'incarner Dieu sur scène...

    Ce Dieu-Boxeur était le père de l'auteur, à qui ce dernier rend hommage après sa mort dans ce livre, avec simplicité, humour parfois, mais surtout avec cette grande pudeur, palpable tout au long du récit, et qui rend ce livre poignant.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Roman dont j'avais beaucoup entendu parler à sa sortie, c'est le prix du deuxième roman qui me donne l'occasion de le lire.

    C'est une auto fiction que nous propose Guy Boley. Il rend ici un vibrant hommage à son père .

    C'est à Besançon dans le quartier du dépôt, quartier des ouvriers et...
    Voir plus

    Roman dont j'avais beaucoup entendu parler à sa sortie, c'est le prix du deuxième roman qui me donne l'occasion de le lire.

    C'est une auto fiction que nous propose Guy Boley. Il rend ici un vibrant hommage à son père .

    C'est à Besançon dans le quartier du dépôt, quartier des ouvriers et cheminots que l'auteur a grandi. Il nous parle avec beaucoup de sensibilité de son père, de sa vie et de sa relation filiale. C'est un témoignage d'amour, d'admiration envers son père René.

    René Boley est né le 3 mai 1926 et décède le 8 octobre 1999 : "Distance entre le lieu de sa naissance et celui de sa mort : 3 étages".

    René a dû se construire en l'absence du père celui-ci "Paf ! Ecrasé, entre deux wagons, comme une crêpe, le pauvre !", ça on ne peut mal de l'oublier, l'auteur le mentionne assez dans son roman au point que cela pourrait énerver certains.

    René enfant adore les mots, il lit beaucoup mais sa mère autoritaire a peur qu'il ne soit pas un homme ! et elle l'inscrit à la boxe ! A 14 ans il quittera l'école pour devenir forgeron car il faut un salaire !

    L'auteur nous décrit le milieu ouvrier, le dépôt, la fin des machines à vapeur, l'évolution industrielle, la société après mai 68... jusqu'à nos jours. Il note dans son carnet les mots trouvés dans son "Larousse illustré" qui ne le quitte pas, il aimerait tant rendre hommage à son monde, aux ouvriers du quartier.

    C'est dans les yeux du fils que le père est "déifié" au sens propre comme au sens figuré car l'ami d'enfance de René, Pierre, Pierrot qui comme lui a l'amour des mots, de la lecture mais pas les mêmes deviendra abbé ! A partir de ce moment il le nommera tendrement "père abbé", celui qui lui ouvrira la voie du théâtre amateur. C'est au nom de leur amitié qu'il incarnera Jésus dans "La passion du Christ" jouée chaque année à la paroisse du quartier.

    La boxe, il sera tout de même champion de France amateur le 28 décembre 1952, ce combat, c'était pour plaire à sa mère, pour qu'elle soit fière de lui mais malheureusement elle ne verra pas son sacre.

    Se battre, mener un combat pour le sport mais aussi dans la vie, pas simple de se construire seul, dans la pauvreté.

    J'ai été séduite par la langue que j'ai trouvé très belle, poétique avec des envolées lyriques comme les opérettes qu'il écrivait pour amuser les gens du quartier. Les mots sont percutants. Le style est fluide, sensible, il laisse parler son coeur. Néanmoins j'ai dû m'accrocher pour suivre le récit, certains passages sur l'Eglise m'ont perdue, c'est la langue et la beauté de l'amitié des deux garçons, la réalité de ce quartier et l'admiration infinie pour ce père qui m'ont récupérée.

    Suis heureuse d'avoir découvert ce roman.

    Ma note : 8.5/10

    Les jolies phrases

    On ne choisit pas son enfance, on s'acclimate aux pièces du puzzle, on bricole son destin avec les outils qu'on a sous la main, c'est ce qu'il se dit tout en se demandant encore si courette ça existe, mais sans y trouver de réponse.

    Quelque chose de l'infiniment petit révélant l'infiniment grand mais il ne la voit pas, perdu qu'il est dans l'insondable mystère des mots. Il referme le livre, croise sa mère qui cire le couloir, se fait discret, marche sur la pointe des pieds pour ne pas salir et ne pas se faire repérer, descend les escaliers, déambule en rêvant le long du muret, puis s'assied sous les grands draps qui sèchent et contemple la courette en pensant que si courette est le diminutif de petite cour, on devrait dire ruette pour une petite rue alors qu'on dit ruelle. Décidément, les voies de la grammaire, semblables à celles du Seigneur, lui sont impénétrables.

    Ce n'est rien d'autre que ça, la boxe : adrénaline fleurdelisée sur liberté incandescante. Une vie d'éclair et de rédemption, un naufrage sans radeau où celui qui se noie n'ira pas plus profond que le bleu du tapis. Elle est bien loin de ce que d'aucuns en disent : sport violent où deux tas de viande abrutis se martèlent le visage. La boxe n'est pas un jeu. On joue à la raquette, on joue au ballon rond. On ne joue pas à la boxe. C'est pour ça qu'on l'appelle le noble art. Car il faut de la noblesse, pour monter sur un ring. Il faut même être artiste, pour bien savoir boxer. La beauté du coup de poing demeure autant dans l'esquive du frappé que dans la dextérité du frappeur.

    C'est un quartier populaire, d'ouvriers et de cheminots, on y haie la boxe, l'opérette, le musette accordéon, on n'y lit quasiment pas, la culture est une affaire d'élégants, d'oiseaux, d'aristocrates. Car lire est dangereux, ça instille dans les coeurs des mondes inaccessibles qui ne portent au fond d'eux qu'envies et frustrations ; ça rend très malheureux, quand on est gens de peu, de savoir qu'il existe, dans un ailleurs fictif, des vies sans rides, ni balafres, où les rires, l'argent, la paix, l'amour poussent aussi joliment que du gazon anglais.

    Ils ont, chacun à leur manière, élégamment rempli leur journée de travail, l'un rougeoyant l'acier, l'autre blanchissant les âmes, martelant ce pour quoi ils sont faits, du mieux qu'ils le pouvaient, sur la petite enclume de leurs destins.

    Parce ce que c'est incensé, le nombre de choses dont ça peut être champion du monde, un père ; le nombre de combats que ça a dû mener pour transmettre la vie, puis la porter, à bout de bras, de nos premiers pas à nos premiers ébats, en supportant son poids comme l'Atlas l'univers.



    https://nathavh49.blogspot.com/2020/08/quand-dieu-boxait-en-amateur-guy-boley.html

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Guy Boley nous raconte l’histoire de son père.
    Tout d’abord son enfance en Franche Comté où orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, il travaille comme forgeron dès ses 14 ans. Il a un ami Pierre passionné de mythologie avec qui il partage le goût de la lecture. De peur qu’il ne devienne...
    Voir plus

    Guy Boley nous raconte l’histoire de son père.
    Tout d’abord son enfance en Franche Comté où orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, il travaille comme forgeron dès ses 14 ans. Il a un ami Pierre passionné de mythologie avec qui il partage le goût de la lecture. De peur qu’il ne devienne efféminé en lisant, sa mère le met à la boxe.
    A l’âge adulte, René et Pierre qui est devenu curé, sont toujours amis. René a continué la boxe et devient champion de France amateur. Il chante et crée de petites opérettes chez lui avec sa femme. Pierre arrive à le convaincre de jouer Jésus dans le spectacle annuel, ce qu’il fera durant plusieurs années. Guy grandit en admirant son père.
    Dans la troisième partie, c’est la rupture. René et sa femme perdent leur 2ème fils, un bébé. Et Guy commence à mépriser ce père qui devient alcoolique, tout en reproduisant le même schéma.
    La fin est poignante quand il regrette de ne pas avoir assez dit à son père qu’il l’aimait.
    Ce livre est un hymne d’amour d’un fils à son père. Merveilleusement bien écrit, avec un style à la fois simple et fort, il ne peut laisser personne indifférent.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Le narrateur se plonge dans ses souvenirs, de son père et de son enfance. Le thème peut paraître bateau, mais l'écriture vive et fraîche de l'auteur m'a séduite. Une belle réflexion sur la vision que chacun de nous a de ses parents, de son enfance, qui parle à tous.

    Le narrateur se plonge dans ses souvenirs, de son père et de son enfance. Le thème peut paraître bateau, mais l'écriture vive et fraîche de l'auteur m'a séduite. Une belle réflexion sur la vision que chacun de nous a de ses parents, de son enfance, qui parle à tous.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son...
    Voir plus

    Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son père ce héros », son Jésus personnel, le Vulcain de son Panthéon, le G/Cary Grant de ces dames, le petit René de son « Père abbé » de pote. Il nous ramène avec lui vers cette France d’après-guerre où flottent dans l’air des courettes des parfums de lessive, de la poussière de charbon et des airs d’opérettes qui parlent d’escarpolettes, où le théâtre est de patronage et la lecture suspecte, où l’art de boxer est noble et les garçons sans larmes, où les culottes sont courtes et les hivers sans fin. Il a hérité de son père, pêle-mêle, l’amour du mot juste, l’art des volutes, le sens de la précision et en fait bon usage pour « toucher, toucher et encore toucher », envoyant au tapis le lecteur imprudent qui était allé au contact sans protège-cœur. Dans un style mâtiné d’humour vieille France et constellé de mots hors d’usage, il exhume de sa mémoire l’image pieusement et pudiquement enfouie d’un homme à la vie simple, aux gestes martelés, aux mains aussi larges que son cœur.
    De l’échauffement au knock-out final, de la rate qui se dilate à la gorge qui se noue, j’ai tout aimé de ce roman poids moyen (même pas 200 pages) ramassé, nerveux, vif, rigolard et attendrissant. Le cœur au bout des mots comme autrefois son père l’avait au bout des poings, Guy Boley, vieil enfant repentant, grand frère inconsolable, dresse une stèle tardive mais sincère à la mémoire de son héros disparu et propose au lecteur de l’accompagner sur le chemin de rédemption qui mène au Dieu de son enfance.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Guy Boley nous livre un récit construit, intelligent et ficelé. Peut-être trop, trop lisse trop travaillé trop cérébral. Les qualités littéraires de l’ouvrage sont indéniables mais il manque un petit quelque chose pour me séduire. Le sujet me plait, l’idée me plait mais l’émotion n’arrive pas...
    Voir plus

    Guy Boley nous livre un récit construit, intelligent et ficelé. Peut-être trop, trop lisse trop travaillé trop cérébral. Les qualités littéraires de l’ouvrage sont indéniables mais il manque un petit quelque chose pour me séduire. Le sujet me plait, l’idée me plait mais l’émotion n’arrive pas jusqu’à moi.
    C’est dommage, les yeux doux et sereins de l’auteur donnent envie de se lover dans son histoire, de se plonger dans la bienveillance qu’il semble respirer.
    Il suffit parfois du bon moment, il faut croire que le moment n’était pas venu pour moi.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • C’est simple, j’ai été conquise par l’écriture dès la deuxième page. Des mots dont on se délecte, des phrases bien construites, une maîtrise de la figure de style tellement grande que je ne connais même pas le nom de celle ci. Et de l’humour aussi. Alors oui, rien que pour la forme, ce livre est...
    Voir plus

    C’est simple, j’ai été conquise par l’écriture dès la deuxième page. Des mots dont on se délecte, des phrases bien construites, une maîtrise de la figure de style tellement grande que je ne connais même pas le nom de celle ci. Et de l’humour aussi. Alors oui, rien que pour la forme, ce livre est maîtrisé. Avec parfois même des éclats de poésie.

    Pour le fond, l’histoire est agréable, je ne veux pas contrarier l’auteur, ok, soit, le meilleur c’est ton père. Mais bon, les histoires de famille, ça n’arrête pas en ce moment, doit y avoir une mode. Après oui c’est vrai il a fait de belles choses! Mais si on ne s’arrête qu’à l’histoire, c’est le genre d’histoire qu’on raconte dans les réunions de famille pour se souvenir. Les autres, ce qui n’en sont pas, de la famille, pas sûre que ça les concerne…

    Pour autant, je ne dis pas qu’il ne faut pas le lire, mais si l’histoire du père est centrale, en fait, moi, j’ai surtout trouvé l’histoire de l’auteur en filigrane plutôt douloureuse. Comment peut on être aussi dur avec soi même? J’avais envie de rentrer dans le livre pour lui poser la main sur l’épaule et lui dire « tu sais, ton père, il est fier de toi ». Et quand tu as envie de rentrer dans un livre pour discuter avec l’auteur ou les personnages, alors c’est que rien n’est perdu. (Sauf quand c’est pour dire à Houellebecq pendant que tu lis « soumission » « mais t’as un problème dans la tête ou quoi? »).

    Alors voila. Ce livre est beau, surtout pour l’écriture. Et bien sûr le plus fort c’est son père. Mais lui aussi, il est quand même vachement fort…

    https://stephalivres.wordpress.com/2018/11/07/quand-dieu-boxait-en-amateur-guy-boley/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Dans un style simple mais poétique, dans une langue riche parfois âpre, Guy Boley rend avec humour un bel hommage à son père dans ce récit passablement autobiographique. Il commence par évoquer l'amitié indestructible de deux enfants que liait la passion des mots et de la lecture dans le...
    Voir plus

    Dans un style simple mais poétique, dans une langue riche parfois âpre, Guy Boley rend avec humour un bel hommage à son père dans ce récit passablement autobiographique. Il commence par évoquer l'amitié indestructible de deux enfants que liait la passion des mots et de la lecture dans le Besançon populaire des années 1930. Devenus adultes l'un est prêtre quand l'autre, son père, est forgeron et boxeur. L'auteur nous raconte avec tendresse au travers de ses yeux d'enfant les années 1950-1960, époque où il adulait ce père fort, joyeux et atypique.
    Ensuite c'est l'adolescence et 1968 qui ringardisent le père aux yeux de l'ado puis du post-soixantuitard honteux de ce père qui se commet sur des scènes de patronage ou en chantant des opérettes. Mais vient aussi le temps des regrets. Regrets de n'avoir pas compris ce père, de l'avoir déçu, de ne pas avoir fait mieux. Regrets de ne pas l'avoir assez aimé. Il se rapproche de son père vieillissant et essaie de le comprendre un peu mieux.
    Dans cette belle démonstration d'amour filial Guy Bolet se livre beaucoup mais avec pudeur. Et si il met un peu de nostalgie à décrire un monde qui n'existe plus c'est sans s'appesantir.
    En définitive ce père ne lui a-t-il pas légué l'amour des mots en héritage?
    Je n'ai pas lu le premier roman de Guy Bollet.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/11/17/quand-dieu-boxait-en-amateur-de-guy-boley/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.