Quand Dieu boxait en amateur

Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Dans une France rurale aujourd'hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le... Voir plus

Dans une France rurale aujourd'hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse. Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent. Aussi, lorsque l'abbé propose à son ami d'enfance d'interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celui-ci accepte pour sacrer, sur le ring du théâtre, leur fraternité.
Ce boxeur atypique et forgeron flamboyant était le père du narrateur. Après sa mort, ce dernier décide de prendre la plume pour lui rendre sa couronne de gloire, tressée de lettres et de phrases splendides, en lui écrivant le grand roman qu'il mérite. Un uppercut littéraire.

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  • Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son...
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    Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son père ce héros », son Jésus personnel, le Vulcain de son Panthéon, le G/Cary Grant de ces dames, le petit René de son « Père abbé » de pote. Il nous ramène avec lui vers cette France d’après-guerre où flottent dans l’air des courettes des parfums de lessive, de la poussière de charbon et des airs d’opérettes qui parlent d’escarpolettes, où le théâtre est de patronage et la lecture suspecte, où l’art de boxer est noble et les garçons sans larmes, où les culottes sont courtes et les hivers sans fin. Il a hérité de son père, pêle-mêle, l’amour du mot juste, l’art des volutes, le sens de la précision et en fait bon usage pour « toucher, toucher et encore toucher », envoyant au tapis le lecteur imprudent qui était allé au contact sans protège-cœur. Dans un style mâtiné d’humour vieille France et constellé de mots hors d’usage, il exhume de sa mémoire l’image pieusement et pudiquement enfouie d’un homme à la vie simple, aux gestes martelés, aux mains aussi larges que son cœur.
    De l’échauffement au knock-out final, de la rate qui se dilate à la gorge qui se noue, j’ai tout aimé de ce roman poids moyen (même pas 200 pages) ramassé, nerveux, vif, rigolard et attendrissant. Le cœur au bout des mots comme autrefois son père l’avait au bout des poings, Guy Boley, vieil enfant repentant, grand frère inconsolable, dresse une stèle tardive mais sincère à la mémoire de son héros disparu et propose au lecteur de l’accompagner sur le chemin de rédemption qui mène au Dieu de son enfance.

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  • Guy Boley nous livre un récit construit, intelligent et ficelé. Peut-être trop, trop lisse trop travaillé trop cérébral. Les qualités littéraires de l’ouvrage sont indéniables mais il manque un petit quelque chose pour me séduire. Le sujet me plait, l’idée me plait mais l’émotion n’arrive pas...
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    Guy Boley nous livre un récit construit, intelligent et ficelé. Peut-être trop, trop lisse trop travaillé trop cérébral. Les qualités littéraires de l’ouvrage sont indéniables mais il manque un petit quelque chose pour me séduire. Le sujet me plait, l’idée me plait mais l’émotion n’arrive pas jusqu’à moi.
    C’est dommage, les yeux doux et sereins de l’auteur donnent envie de se lover dans son histoire, de se plonger dans la bienveillance qu’il semble respirer.
    Il suffit parfois du bon moment, il faut croire que le moment n’était pas venu pour moi.

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  • C’est simple, j’ai été conquise par l’écriture dès la deuxième page. Des mots dont on se délecte, des phrases bien construites, une maîtrise de la figure de style tellement grande que je ne connais même pas le nom de celle ci. Et de l’humour aussi. Alors oui, rien que pour la forme, ce livre est...
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    C’est simple, j’ai été conquise par l’écriture dès la deuxième page. Des mots dont on se délecte, des phrases bien construites, une maîtrise de la figure de style tellement grande que je ne connais même pas le nom de celle ci. Et de l’humour aussi. Alors oui, rien que pour la forme, ce livre est maîtrisé. Avec parfois même des éclats de poésie.

    Pour le fond, l’histoire est agréable, je ne veux pas contrarier l’auteur, ok, soit, le meilleur c’est ton père. Mais bon, les histoires de famille, ça n’arrête pas en ce moment, doit y avoir une mode. Après oui c’est vrai il a fait de belles choses! Mais si on ne s’arrête qu’à l’histoire, c’est le genre d’histoire qu’on raconte dans les réunions de famille pour se souvenir. Les autres, ce qui n’en sont pas, de la famille, pas sûre que ça les concerne…

    Pour autant, je ne dis pas qu’il ne faut pas le lire, mais si l’histoire du père est centrale, en fait, moi, j’ai surtout trouvé l’histoire de l’auteur en filigrane plutôt douloureuse. Comment peut on être aussi dur avec soi même? J’avais envie de rentrer dans le livre pour lui poser la main sur l’épaule et lui dire « tu sais, ton père, il est fier de toi ». Et quand tu as envie de rentrer dans un livre pour discuter avec l’auteur ou les personnages, alors c’est que rien n’est perdu. (Sauf quand c’est pour dire à Houellebecq pendant que tu lis « soumission » « mais t’as un problème dans la tête ou quoi? »).

    Alors voila. Ce livre est beau, surtout pour l’écriture. Et bien sûr le plus fort c’est son père. Mais lui aussi, il est quand même vachement fort…

    https://stephalivres.wordpress.com/2018/11/07/quand-dieu-boxait-en-amateur-guy-boley/

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  • Dans un style simple mais poétique, dans une langue riche parfois âpre, Guy Boley rend avec humour un bel hommage à son père dans ce récit passablement autobiographique. Il commence par évoquer l'amitié indestructible de deux enfants que liait la passion des mots et de la lecture dans le...
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    Dans un style simple mais poétique, dans une langue riche parfois âpre, Guy Boley rend avec humour un bel hommage à son père dans ce récit passablement autobiographique. Il commence par évoquer l'amitié indestructible de deux enfants que liait la passion des mots et de la lecture dans le Besançon populaire des années 1930. Devenus adultes l'un est prêtre quand l'autre, son père, est forgeron et boxeur. L'auteur nous raconte avec tendresse au travers de ses yeux d'enfant les années 1950-1960, époque où il adulait ce père fort, joyeux et atypique.
    Ensuite c'est l'adolescence et 1968 qui ringardisent le père aux yeux de l'ado puis du post-soixantuitard honteux de ce père qui se commet sur des scènes de patronage ou en chantant des opérettes. Mais vient aussi le temps des regrets. Regrets de n'avoir pas compris ce père, de l'avoir déçu, de ne pas avoir fait mieux. Regrets de ne pas l'avoir assez aimé. Il se rapproche de son père vieillissant et essaie de le comprendre un peu mieux.
    Dans cette belle démonstration d'amour filial Guy Bolet se livre beaucoup mais avec pudeur. Et si il met un peu de nostalgie à décrire un monde qui n'existe plus c'est sans s'appesantir.
    En définitive ce père ne lui a-t-il pas légué l'amour des mots en héritage?
    Je n'ai pas lu le premier roman de Guy Bollet.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2018/11/17/quand-dieu-boxait-en-amateur-de-guy-boley/

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  • Guy Boley se qualifie volontiers de romancier du réel et c’est vrai. Après Le fils du feu, il confirme cette définition dans ce nouveau roman au titre énigmatique : Quand Dieu boxait en amateur.

    Avant de consacrer le troisième livre de sa trilogie à sa mère, celui qui fut maçon, forgeron,...
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    Guy Boley se qualifie volontiers de romancier du réel et c’est vrai. Après Le fils du feu, il confirme cette définition dans ce nouveau roman au titre énigmatique : Quand Dieu boxait en amateur.

    Avant de consacrer le troisième livre de sa trilogie à sa mère, celui qui fut maçon, forgeron, funambule, rend un hommage magnifique à son père, un hommage romancé et sans concession, rempli d’une admiration sans borne, hommage à la fois dur et tendre.
    Dès les premières lignes, je survole Besançon, ville natale de Victor Hugo et des frères Lumière, avant de zoomer vers cet hôpital de quartier où est né René Boley, le 3 mai 1926 : « Ce quartier fut toute sa vie, sa seule mappemonde, sa scène de théâtre, son unique opéra. Il y grandit, s’y maria, procréa. » Tout pourrait être dit mais voilà que l’auteur m’emmène déjà à la fin, à la mort de ce père, le 8 octobre 1999, dans ce même hôpital, à trois étages de distance…
    « Car c’était lui, mon père, qui fut tout à la fois mon premier homme, ma première parole, ma première étincelle et ma première aurore. » Que c’est beau ! Et cela vient après une scène d’une intimité crue où le fils assiste son père qui ne peut plus uriner tout seul.
    Ce père, forgeron que j’avais aimé voir en action dans Le fils du feu, joue les utilités au théâtre municipal et monte des opérettes avec sa mère, petits spectacles dont ils régalent les voisins. Il lui a donné le goût des mots, mots que le fils retrouve dans un carnet, mots difficiles qui ne servaient pas mais qui côtoyaient un poème sur leur quartier des Chaprais.
    Finalement et c’est normal, ce livre parle peu de la forge mais est axé sur les deux passions du père : la boxe et le théâtre. Au passage, une superbe phrase : « C’est un artiste, mon père, il est né comme ça et il n’y est pour rien : sensible, créateur, naïf, orgueilleux, entêté, innocent, fragile et responsable. » Il fut Champion de France amateur et partagea avec son fils une immense admiration pour Mohamed Ali.
    Sans détailler la suite, il faut parler du meilleur ami de René Boley : Pierrot qui « rencontre Dieu comme on rencontre une femme ». C’est le point de départ de la fameuse pièce qui explique le titre du roman. Avec humour et causticité, l’auteur parle du spectacle paroissial, du curé arc-bouté sur ses principes et qui redoute les majorettes comme le diable mais l’abbé Delvault (Pierrot) parvient à mettre enfin en place ses idées. Ici, Guy Boley révèle un talent certain pour écrire les dialogues savoureux entre les deux amis et les débats enflammés avec le curé de la paroisse.
    Si je trouve que cela prend beaucoup de place dans le livre, je reconnais l’importance de ce qui s’est passé alors que l’alcool commence à faire des ravages : « Il avait été Roi sur un ring, Jésus sur une scène, Zeus dans la forge, il était monté bien trop haut pour se permettre de descendre comme un simple mortel jusqu’au niveau d’un bar, ou pire d’un caniveau. »

    Sensible, humain, plein de rêves assouvis ou non et surtout débordant d’amour filial « tandis que la bobine finit de dérouler l’ultime pellicule », c’est un livre magnifique, émouvant, comme chaque fils aimerait en écrire sur son père.

    Merci à Masse Critique de Babelio et aux éditions Grasset pour cette belle lecture.

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  • Pas mal du tout cettd histoire il faut la decouvrir car le titre ne révèle pas l histoire quand on ne connais pas l auteur mais le résumer nous fait decouvrir et on veux en savoir plus sur l histoire de ses enfants un tres bon livre je pense

    Pas mal du tout cettd histoire il faut la decouvrir car le titre ne révèle pas l histoire quand on ne connais pas l auteur mais le résumer nous fait decouvrir et on veux en savoir plus sur l histoire de ses enfants un tres bon livre je pense

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  • Avec Quand Dieu boxait en amateur, Guy Boley écrit un magnifique hommage à son père.
    Dans ce roman, l'auteur, dans un style truculent, plein d'humour mais surtout plein de tendresse, nous fait part de l'amour qu'il porte à son père et qu'il n'a pas toujours pu ou su lui dire.
    Un roman que j'ai...
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    Avec Quand Dieu boxait en amateur, Guy Boley écrit un magnifique hommage à son père.
    Dans ce roman, l'auteur, dans un style truculent, plein d'humour mais surtout plein de tendresse, nous fait part de l'amour qu'il porte à son père et qu'il n'a pas toujours pu ou su lui dire.
    Un roman que j'ai lu d'une seule traite avec un infini plaisir.

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  • il s'agit d'un roman d'hommes de filiation et d’amitiés où les sentiments pudiques sont décrits avec sensibilité.
    Une belle amitié sur le long terme qui bonifie avec le temps en prenant racines dans des lectures communes .
    L'un deviendra prêtre et l'autre embrassera plusieurs carrières en...
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    il s'agit d'un roman d'hommes de filiation et d’amitiés où les sentiments pudiques sont décrits avec sensibilité.
    Une belle amitié sur le long terme qui bonifie avec le temps en prenant racines dans des lectures communes .
    L'un deviendra prêtre et l'autre embrassera plusieurs carrières en terminant par celle de "Jésus par intermittence" pour terminer dans les effluves d'un chagrin non dit et mal digéré .
    Içi Guy Boley retient sa plume dans une maitrise de l’hommage délicat,clairvoyant et total ; Une histoire de vie simple dans la campagne de Besançon sous le ciel brumeux qui pose un décor global avant de se préciser en perspective dans une belle déclaration d'amour d'un fils à son père .
    Le style est gracieux ,on sent tout l'attachement de l'auteur et son lien puissant jusque dans les méandres de l'alcoolisme partagé en peine commune .La catharsis noyée dans cet alcool aura raison de cette figure emblématique pour laisser le fils dans un marasme expiatoire sauvé de justesse par l’écriture et quelle écriture!
    Faisant suite au "Fils du feu" "Quand Dieu boxait en amateur" se positionne en seconde place d'une trilogie amenée à devenir une belle référence.

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