Quand Dieu boxait en amateur

Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Dans une France rurale aujourd'hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le... Voir plus

Dans une France rurale aujourd'hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse. Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent. Aussi, lorsque l'abbé propose à son ami d'enfance d'interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celui-ci accepte pour sacrer, sur le ring du théâtre, leur fraternité.
Ce boxeur atypique et forgeron flamboyant était le père du narrateur. Après sa mort, ce dernier décide de prendre la plume pour lui rendre sa couronne de gloire, tressée de lettres et de phrases splendides, en lui écrivant le grand roman qu'il mérite. Un uppercut littéraire.

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  • Il y a deux ans, j’avais eu du mal à trouver les mots (et le talent) pour pouvoir décrire les émotions que m’avait procurées le premier roman de Guy Boley « Fils du feu ». Ça avait été une flamboyante expérience dont je garde un très bon souvenir de lecture.

    Alors qu’il s’intéressait la...
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    Il y a deux ans, j’avais eu du mal à trouver les mots (et le talent) pour pouvoir décrire les émotions que m’avait procurées le premier roman de Guy Boley « Fils du feu ». Ça avait été une flamboyante expérience dont je garde un très bon souvenir de lecture.

    Alors qu’il s’intéressait la dernière fois à un enfant des forges, il se propose dans « Quand Dieu boxait en amateur » de nous parler de son père. Il nous raconte sa jeunesse dans la campagne profonde. On va suivre toutes les choses qui ont fait de lui un homme et un père à part entière. De son éducation particulière, bercée par les convictions de l’époque, à sa grande amitié, capable de combattre les différences, en passant par ses passions sportives et artistiques, l’auteur développe toute l’admiration qu’il porte à cette figure paternelle.

    La plume de Guy Boley fait mouche une nouvelle fois. Cet auteur a un véritable talent pour mettre en forme ses histoires. Sa langue est belle, nouée de magnifiques tournures et phrases. En très peu de pages, il sait exalter les sentiments et libérer une certaine poésie. Il offre donc un formidable roman hommage à son patriarche. Comme tout récit familial, j’ai l’impression qu’il est plus utile à l’auteur qu’à ses lecteurs, mais puisque c’est fait avec virtuosité, le plaisir est quand même au rendez-vous.

    Le seul petit bémol que je pourrais mettre à ce deuxième roman, découle en fait de la lecture du précédent. En effet, celui-ci dégageait de telles émotions, presque palpables, qu’il en devenait sensoriel. C’était un moment de grâce particulièrement marquant. Ce nouvel opus est toujours de très bon niveau, mais les sensations sont plus effacées. Le récit est plus pragmatique, s’en tient aux faits et se révèle donc moins mémorable.

    Toutefois, ne vous y trompez pas, ce livre est un bon livre. N’hésitez pas à découvrir Guy Boley qui vous ravira si vous aimez la belle littérature. De mon côté, à l’instar d’Agathe The Book, je reste légèrement frustré, en raison des grands espoirs que j’avais mis dans cet ouvrage.

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  • Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son...
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    Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son père ce héros », son Jésus personnel, le Vulcain de son Panthéon, le G/Cary Grant de ces dames, le petit René de son « Père abbé » de pote. Il nous ramène avec lui vers cette France d’après-guerre où flottent dans l’air des courettes des parfums de lessive, de la poussière de charbon et des airs d’opérettes qui parlent d’escarpolettes, où le théâtre est de patronage et la lecture suspecte, où l’art de boxer est noble et les garçons sans larmes, où les culottes sont courtes et les hivers sans fin. Il a hérité de son père, pêle-mêle, l’amour du mot juste, l’art des volutes, le sens de la précision et en fait bon usage pour « toucher, toucher et encore toucher », envoyant au tapis le lecteur imprudent qui était allé au contact sans protège-cœur. Dans un style mâtiné d’humour vieille France et constellé de mots hors d’usage, il exhume de sa mémoire l’image pieusement et pudiquement enfouie d’un homme à la vie simple, aux gestes martelés, aux mains aussi larges que son cœur.
    De l’échauffement au knock-out final, de la rate qui se dilate à la gorge qui se noue, j’ai tout aimé de ce roman poids moyen (même pas 200 pages) ramassé, nerveux, vif, rigolard et attendrissant. Le cœur au bout des mots comme autrefois son père l’avait au bout des poings, Guy Boley, vieil enfant repentant, grand frère inconsolable, dresse une stèle tardive mais sincère à la mémoire de son héros disparu et propose au lecteur de l’accompagner sur le chemin de rédemption qui mène au Dieu de son enfance.

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  • Besançon, l'hôpital du quartier, on y faisait de tout, deuil et maternité. C'est là que René vit le jour et qu'il mourut dans le même bâtiment que celui qui l'avait enfanté. Guy Boley va recoudre son passé déchiré et l'assembler pièce par pièce pour faire revivre son père. Il nous entraîne entre...
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    Besançon, l'hôpital du quartier, on y faisait de tout, deuil et maternité. C'est là que René vit le jour et qu'il mourut dans le même bâtiment que celui qui l'avait enfanté. Guy Boley va recoudre son passé déchiré et l'assembler pièce par pièce pour faire revivre son père. Il nous entraîne entre un dépôt de chemin de fer et la forge paternelle, à la recherche d'un héros boxeur et artiste amateur, d'une beauté sauvage à la James Dean, qui deviendra un soir sur la scène d'un théâtre paroissial le fils de Dieu.

    Le père de René s'est fait écrasé quand son épouse était enceinte, sa mère, son deuil l'a transformée en un triste personnage acariâtre et morose, contrainte d'aller faire des ménages chez les bourgeois, et pour lui, l'école au rabais et entrer dans la vie active à 14 ans chez un forgeron parce que ça fait un salaire de plus à la maison. Il puise son savoir dans le Petit Larousse illustré, un amoureux des mots qui se plonge dans l'océan des lettres. Il recopie des mots au hasard, en fonction de leurs formes et de leurs sonorités.

    Et puis il y a Pierrot, le copain de toujours, le frère incontournable, qui à force de lire la Bible est devenu père abbé. René est un artiste, sensible, créateur, naïf, orgueilleux, fragile. Sa mère l'a inscrit dans un club de boxe pour faire de lui un homme.
    « Ça fait les hommes, la boxe, affirme sa mère. Tout comme la gnôle, les tranchées, l'enclume ou le pas de l'oie. C'est pour ça qu'elle l'a inscrit au club, afin qu'il entre, en costaud, dans le troupeau des mâles, qu'il accède à l'âge adulte en gentleman couillu. »

    La mort du second fils, le petit frère de l'auteur « Ainsi le petit frère était devenu un ange. le seigneur Tout-Puissant l'avait rappelé à lui comme on rappelle un chien pour qu'il rapporte un os, sauf que l'os, c'était lui. », ajoutée à celle de Marcel Cerdan et le père se retrouve kO, et le champion sombre.

    « Il commençait à boire, en revanche. Et pas en amateur, mais en professionnel... Très vite, il devint champion du monde des trinqueurs, catégorie poids lourds. Il ne vola pas son titre. »

    Si je n'est pas retrouvé toute la poésie de son premier roman « Fils du feu » l'écriture reste toujours aussi belle, comme le forgeron Guy Boley sait ciseler ses phrases, travailler les mots. Que ce soit un combat de boxe, où le travail du forgeron, les descriptions sont toujours un travail de précision. L'auteur sait nous émouvoir, nous attendrir, nous faire sourire. Guy Boley au-delà de l'émotion provoquée par le souvenir de ce père n'hésite pas à se mettre à nu pour évoquer sa propre déchéance et cette douleur de ne pas être devenu le fils dont ses parents rêvaient et dont ils auraient pu être fiers. Une magnifique déclaration d'amour d'un fils à son père..

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  • Un livre d'une grande qualité d'écriture.
    Guy Boley reprend des personnages de son premier roman Fils du feu.
    Son roman est alerte et on découvre une nouvelle facette de personnages que nous avions l'impression de connaître un peu et que nous retrouvons avec grand plaisir. La complicité de...
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    Un livre d'une grande qualité d'écriture.
    Guy Boley reprend des personnages de son premier roman Fils du feu.
    Son roman est alerte et on découvre une nouvelle facette de personnages que nous avions l'impression de connaître un peu et que nous retrouvons avec grand plaisir. La complicité de son père avec son copain curé est un régal.
    Guy Boley aime les mots et joue avec, jongle avec eux, le tout pour le plaisir du lecteur.
    Un bon moment de lecture

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  • Guy Boley revient sur l’histoire de son père depuis l’enfance jusqu’à sa mort.
    Une magnifique ode au père poétique et flamboyante, allumée au feu de la forge et qui sent le cuir des gants de boxe.
    Un père forgeron, boxeur amateur ayant connu son heure de gloire, l’histoire d’une amitié ayant...
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    Guy Boley revient sur l’histoire de son père depuis l’enfance jusqu’à sa mort.
    Une magnifique ode au père poétique et flamboyante, allumée au feu de la forge et qui sent le cuir des gants de boxe.
    Un père forgeron, boxeur amateur ayant connu son heure de gloire, l’histoire d’une amitié ayant traversée les années et à travers lui d’un monde disparu.
    Homme plus complexe qu’il n’y paraît avec une âme d’artiste, aimant les mots et l’opérette.

    « J’ignorais que mon père avait des rêves si grands. Toujours on sous estime les gens qu’on aime trop, ou ceux qu’on aurait dû aimer encore bien davantage. Quelque grandiose qu’ait pu être notre ferveur pour eux, on découvre après coup, l’ayant crue colossale, qu’elle fut au bout du compte assez mièvre, étriquée, déficiente. »

    Des magnifiques descriptions de la boxe que l’auteur met en parallèle du processus créatif.
    « On ne perd pas de temps, quand on combat, on ne babille pas, on ne tergiverse pas, on se dit l’essentiel end deux coups, trois crochets, on sculpte l’éphémère, on écrit en saignant le seul roman qui vaille, on n’a besoin de personne pour nous dicter nos phrases, elles jaillissent des phalanges, percutent les mâchoires, déforment les orbites.
    La minute de pose qui stagne entre les rounds nous apprend seulement qu’on est encore vivant et qu’il va nous falloir repartir au combat, dans cette lutte animale et primale qui augure sur le ring ce premier cri d’humain que chacun doit pousser pour que périsse enfin le singe qui dort en lui. »

    C’est poétique, lumineux, sensible, MA GNI FI QUE.

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  • Que cette rentrée littéraire 2018 est riche ! Un livre intéressant, celui que je vous présente aujourd’hui :

    Avec son livre « Quand Dieu boxait en amateur », Guy Boley fait un rapprochement de Dieu avec la boxe, il fallait en avoir l’idée et c’est ce qui a donné cet ouvrage.

    Nous sommes à...
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    Que cette rentrée littéraire 2018 est riche ! Un livre intéressant, celui que je vous présente aujourd’hui :

    Avec son livre « Quand Dieu boxait en amateur », Guy Boley fait un rapprochement de Dieu avec la boxe, il fallait en avoir l’idée et c’est ce qui a donné cet ouvrage.

    Nous sommes à Besançon : « Besançon est une petite ville de l’est de la France qui, sous ses airs de ne pas y toucher, n’en est pas moins capitale de la Franche-Comté et de l’horlogerie, préfecture du Doubs. » (p.13) où « un fleuve en forme de lyre, le Doubs, sertit comme un bijou ce bouclier de toitures et d’âmes subséquemment nommé centre-ville. » (p.14)
    Petite précision géographique s’il en était besoin ce dont je doute mais l’auteur a préféré le faire…

    On passe rapidement au moment crucial, le décès du père et c’est de sa vie que va parler l’auteur :
    « Car c’était lui, mon père, qui fut tout à la fois mon premier homme, ma première parole, ma première étincelle et ma première aurore. « (p.21).

    On va lire l’histoire de deux gamins qui vont devenir inséparables, René le père de Guy, que sa mère envoie de bonne heure faire de la boxe et Pierrot, le copain de toujours qui deviendra abbé.
    Le père court toujours après son « Petit Larousse illustré », où il puise son savoir, apprend des mots compliqués ou vérifie l’orthographe, mais il le fait en cachette de sa mère.
    En effet, il écrit : « Il lit beaucoup, mon père. Quel âge peut-il avoir ? Entre quatorze et quinze. Disons quarante et demi, et elle n’aime pas ça, ma mère, les livres ; elle dit que ça vous zigouille les méninges et que ça abîme les yeux ; les histoires inventées, elle les nomme des romances de gonzesses. Raison pour laquelle elle l’a inscrit, au début de l’année, au club de boxe, pour faire de lui un homme. » (p.39).

    Cet ouvrage est ainsi consacré aux deux vies, celles des gamins devenus des hommes. Tandis que l’un s’acharne à la boxe, l’autre devenu abbé, voulant apporter du renouveau dans son église, propose un jour à son ami, d’interpréter le rôle de Jésus, revisité à sa façon, pour l’adaptation de « La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ ». Une adaptation tout à fait spéciale, novatrice, et qui attire des foules. Les ouailles (surtout des femmes) reviennent à cause du physique avantageux de René qui, déguisé en Jésus, est absolument séduisant.

    Mais entre-temps, toute la vie de ces personnages est bien racontée. C’est une histoire touchante, avec beaucoup d’humour, l’amour filial est très fort.
    On voit donc que Guy Boley a réussi à décrire son père en Dieu et pourquoi Dieu boxait.
    C’est ainsi qu’il a réussi à remplacer la couronne d’épines par une couronne de fleurs, un petit miracle.
    Un roman fort, tout en douceur, une écriture toute simple, sans fioritures, ce qui démontre qu’il n’en est pas besoin pour obtenir un bon livre. L’auteur a bien su faire sortir les mots du cœur, son affection sans faille et ne jamais tomber dans le pathos.
    Une rentrée littéraire 2018 bien prometteuse.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/quand-dieu-boxait-en-amateur-de-guy.html

    J'avais tellement aimé le premier roman de Guy Boley, Fils du feu, que je me suis naturellement précipitée sur son nouveau roman. Guy Boley raconte ici son père René à qui il rend un magnifique hommage. "...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/quand-dieu-boxait-en-amateur-de-guy.html

    J'avais tellement aimé le premier roman de Guy Boley, Fils du feu, que je me suis naturellement précipitée sur son nouveau roman. Guy Boley raconte ici son père René à qui il rend un magnifique hommage. " Mon père ce héros. Mon roi d'éternité". Après son décès, Guy Boley comprend quel artiste était vraiment son père et quels étaient ses rêves. " Toujours on sous-estime les gens qu'on aime trop, ou ceux qu'on aurait dû aimer encore bien davantage."

    René habitait près d'un dépôt de locomotives dans un quartier populaire d'ouvriers et de cheminots à Besançon. Orphelin de père, René est brimé par sa mère, une femme acariâtre qui lui impose la pratique de la boxe car elle déteste le voir plongé dans les livres et craint qu'il ne devienne trop efféminé. Ensuite René devient forgeron, devient parallèlement Champion de France de boxe, met en scène avec sa femme dans leur cuisine de naïves petites opérettes et joue des petits rôles au théâtre municipal. C'était un homme d'une extrême sensibilité qui a eu une vie multiple. " Il a fait des tas de choses."

    René a un ami, Pierrot, qu'il considère comme un frère, ils sont "deux lierres à jamais enlacés". Pierrot devient abbé et propose à son ami d'interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ sur la scène du théâtre paroissial. La vie de René s'enrichit encore d'une autre facette "Roi sur un ring, Jésus sur une scène, Zeus dans la forge."

    Quand Guy Boley écrit à propos de son père "Il ne sait pas que ce sera son fils qui, plus tard, arrachera au Petit Larousse des mots d'or, et de jade, de porphyre et de marbre, pour le glorifier. Le déifier. Et sanctifier son nom sur cet autel païen qu'on nomme littérature", il n'y a aucune vantardise dans ses propos, ce sont vraiment des mots d'or qu'il manie dans un style éblouissant. L'amour de son père pour les mots et les dictionnaires éclaire l'utilisation par l'auteur d'expressions qui peuvent être jugées assez emphatiques, c'est rare et on lui pardonnera aisément puisque qu'il a reçu cette passion des mots savants en héritage...

    Dans un premier temps j'ai éprouvé une certaine déception en retrouvant les mêmes lieux, la même atmosphère que dans Fils du feu (la suie des locomotives, les rails du dépôt, les draps qui sèchent, le muret, la forge...) et la reprise de certaines des thématiques de son premier roman, la ruralité, le monde qui va trop vite... Mais après tout, son premier roman était inspiré de son vécu auprès de cette forge qui a tant compté dans son enfance...
    J'ai encore été époustouflée par le style éblouissant de Guy Boley, j'ai savouré cette lecture lentement. J'ai été touchée par son regard sur son enfance décrite comme un palais des merveilles et sur sa complicité avec son père, son dieu vivant. Je l'ai trouvé particulièrement émouvant dans ses regrets et remords dans la dernière partie du récit que j'ai trouvée magnifique. Le mot "papa" sort enfin dans les dernières pages... J'ai aimé sa sincérité dans le regard qu'il porte sur son attitude envers ses parents lorsqu'il les a quittés, il n'est pas tendre envers lui-même... Ce roman parle aussi d'une magnifique amitié entre René et Pierre, deux êtres unis par l'amour des livres, les échanges entre les deux hommes sont souvent extrêmement savoureux.
    Un magnifique hommage empreint de nostalgie mais non dénué d'humour porté par une écriture sublime.

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