Guy Boley

Guy Boley

Guy Boley est né en 1952, il a été maçon, ouvrier d'usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses ...

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Guy Boley est né en 1952, il a été maçon, ouvrier d'usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses et de théâtre. Il compte à son actif une centaine de spectacles joués en Europe, au Japon, en Afrique ou aux États-Unis. Fils du feu est son premier roman.

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Avis (42)

  • Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Sophie Gauthier sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Mon père, ce héros... C'est un peu le poème de Victor Hugo qui donne la scansion du roman-récit de Guy Boley. A l'hôpital de Besançon (Doubs), trois étages séparent la naissance de René, ce père tant admiré, de sa mort. Cette distance, apparemment étriquée, le narrateur nous en fait toucher la...
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    Mon père, ce héros... C'est un peu le poème de Victor Hugo qui donne la scansion du roman-récit de Guy Boley. A l'hôpital de Besançon (Doubs), trois étages séparent la naissance de René, ce père tant admiré, de sa mort. Cette distance, apparemment étriquée, le narrateur nous en fait toucher la beauté banale en accomplissant par l'écriture le chemin à rebours.

    Orphelin de père ("Paf ! Ecrasé entre deux wagons, comme une crêpe, le pauvre"), René voyage sans quasiment bouger de l'appartement familial hormis pour l'école et puis, plus tard, pour sa forge. Ses plus belles explorations, c'est le Larousse qui les lui offre dans le secret de sa chambre : les mots, leur musique, leurs significations, les images qu'ils font naître, représentent un trésor dont il se sent à la fois dépositaire et indigne. Effrayée par l'idée que son fils puisse se "féminiser" par la lecture (activité peu virile s'il en est !), la mère de René l'exhorte à s'inscrire dans un club de boxe. Boxeur amateur, devenu champion, René combat avec la même fierté et la même dignité qu'il frappe l'enclume. Il cogne et les traces que laissent ses coups sont autant de mots imprimés dans la chair pour marquer son passage, pour cerner les contours d'une vie.

    Et voilà que Pierrot, l'ami d'enfance devenu abbé shakespearien, a l'idée saugrenue d'adapter la Passion du Christ pour la fête paroissiale annuelle et d'en confier le premier rôle à son copain René ! Après tout, amoureux des mots au point d'en faire des chansons, des opérettes et des poèmes, ce dernier pourrait aussi bien s'approprier ceux d'un autre pour leur donner vie ! La stature et le charisme de René font de lui un Jésus convaincant, surtout aux yeux de son fils, persuadé de la réalité des souffrances endurées par son père sur scène. Mais les enfants grandissent et les pères vieillissent. Le père, mis KO par la perte d'un second fils, s'enfonce dans l'alcool et son fils apprend le mépris.

    La mémoire de ce père flamboyant, de ce dieu sculpté par un regard d'enfant, est magnifiquement inscrite dans les phrases du narrateur, dans cette fresque à la fois sociale et intime à laquelle il donne toutes les nuances de la vie et de l'amour filial. Cet amour à la fois admiratif, impertinent et respectueux est mis en mots d'une manière poignante : l'humour, parfois corrosif, mais le plus souvent teinté d'une tendre malice, baigne la narration, alors même qu'elle semble imprégnée d'un chagrin immense, de ceux que l'on sait irrémédiables.

    Guy Boley réussit le tour de force d'émouvoir par des phrases d'un lyrisme sensible, charnel, et parvient, sans grandiloquence, ni affectation, à exprimer la profondeur des sentiments et leur complexité. "Quand Dieu boxait en amateur" érige un splendide Tombeau à ce père couronné d'épines, à ce Mohamed Ali auréolé de la gloire des humbles et des purs. Beau et juste du premier au dernier mot.

  • Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    marie heckmann sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Guy apprend que son père a été retrouvé mort à l'hôpital un matin, celui la même où il est né.. Il décide alors de nous relater la vie de cet homme, ex forgeron, ex boxeur, ex acteur de théâtre amateur attaché à sa région. Son père, René a partagé son enfance et plus avec son frère de cœur,...
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    Guy apprend que son père a été retrouvé mort à l'hôpital un matin, celui la même où il est né.. Il décide alors de nous relater la vie de cet homme, ex forgeron, ex boxeur, ex acteur de théâtre amateur attaché à sa région. Son père, René a partagé son enfance et plus avec son frère de cœur, Pierrot qui attiré par les livres à fini dans les Ordres en devenant abbé. Pierrot veut dynamiser un peu la représentation théâtrale donnée chaque année et pour ce faire, il fait appel à son ami, René pour incarner le rôle principal, job où finalement René se révèle.
    Guy Boley rend ici hommage et met en lumière son père au travers de ce roman qui est une déclaration d'amour filial.. Il nous fait part de l'enfance de son père, de sa vie, de ses aspirations littéraires abrégées en raison de sa condition sociale
    Ce roman peint les sentiments et relations existants entre ces 2 hommes grâce à une écriture vivante, forte tel un uppercut mais qui se fait tendre à d'autres moments, tel un baume.
    Le thème est intéressant, l'écriture aussi mais je ne suis pas arrivée à entrer dans le monde de Guy Boley ni à me mettre dans l'ambiance générale... Un petit arrière goût de déception....

  • Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Nathalie Chartier sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Le premier opus de Guy BOLEY « Fils du feu » m’avait tellement bouleversée que j’attendais avec impatience ce second récit dédié à son père.
    Son père, ce héros, est évoqué avec une grande tendresse, une grande indulgence, celle qui nait lorsqu’on devient adulte et que le regard sur les parents...
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    Le premier opus de Guy BOLEY « Fils du feu » m’avait tellement bouleversée que j’attendais avec impatience ce second récit dédié à son père.
    Son père, ce héros, est évoqué avec une grande tendresse, une grande indulgence, celle qui nait lorsqu’on devient adulte et que le regard sur les parents se fait moins mordant.
    Un père élevé par une mère austère, bigote qui veut en faire un homme et qui vit dans le souvenir de son défunt mari « paf écrasé entre deux wagons comme une crêpe ».
    Il lit en cachette car lire « use les yeux » (expression que j’ai entendue dans ma jeunesse) et incite à la paresse. Son ami de toujours, Pierrot, est de toutes les aventures, ils rivalisent d’ingéniosité pour échapper aux remarques acerbes de cette mère.
    Pour devenir un homme, sa mère l’inscrit à la boxe et ce sera une révélation.
    Devenu forgeron dès l’âge de 14 ans, il continuera et deviendra champion amateur.
    Avec l’aide de son ami, devenu prêtre, il jouera dans une pièce de théâtre amateur la passion du christ.
    Le texte est plein de tendresse, de souvenirs précieux à l’heure où le père n’est plus qu’un vieillard qui se meurt.
    Si j’ai trouvé le texte toujours aussi bien écrit, un jonglage de mots poétiques que je déguste, je n’ai pas été emportée comme dans « Fils du feu ».
    Une lecture agréable sans plus, un hommage du fils au père que je respecte mais qui ne m’a pas touchée à mon grand regret.

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