Guy Boley

Guy Boley

Guy Boley est né en 1952, il a été maçon, ouvrier d'usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses ...

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Guy Boley est né en 1952, il a été maçon, ouvrier d'usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses et de théâtre. Il compte à son actif une centaine de spectacles joués en Europe, au Japon, en Afrique ou aux États-Unis. Fils du feu est son premier roman.

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Avis (32)

  • Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Anthony Descaillot sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Il y a deux ans, j’avais eu du mal à trouver les mots (et le talent) pour pouvoir décrire les émotions que m’avait procurées le premier roman de Guy Boley « Fils du feu ». Ça avait été une flamboyante expérience dont je garde un très bon souvenir de lecture.

    Alors qu’il s’intéressait la...
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    Il y a deux ans, j’avais eu du mal à trouver les mots (et le talent) pour pouvoir décrire les émotions que m’avait procurées le premier roman de Guy Boley « Fils du feu ». Ça avait été une flamboyante expérience dont je garde un très bon souvenir de lecture.

    Alors qu’il s’intéressait la dernière fois à un enfant des forges, il se propose dans « Quand Dieu boxait en amateur » de nous parler de son père. Il nous raconte sa jeunesse dans la campagne profonde. On va suivre toutes les choses qui ont fait de lui un homme et un père à part entière. De son éducation particulière, bercée par les convictions de l’époque, à sa grande amitié, capable de combattre les différences, en passant par ses passions sportives et artistiques, l’auteur développe toute l’admiration qu’il porte à cette figure paternelle.

    La plume de Guy Boley fait mouche une nouvelle fois. Cet auteur a un véritable talent pour mettre en forme ses histoires. Sa langue est belle, nouée de magnifiques tournures et phrases. En très peu de pages, il sait exalter les sentiments et libérer une certaine poésie. Il offre donc un formidable roman hommage à son patriarche. Comme tout récit familial, j’ai l’impression qu’il est plus utile à l’auteur qu’à ses lecteurs, mais puisque c’est fait avec virtuosité, le plaisir est quand même au rendez-vous.

    Le seul petit bémol que je pourrais mettre à ce deuxième roman, découle en fait de la lecture du précédent. En effet, celui-ci dégageait de telles émotions, presque palpables, qu’il en devenait sensoriel. C’était un moment de grâce particulièrement marquant. Ce nouvel opus est toujours de très bon niveau, mais les sensations sont plus effacées. Le récit est plus pragmatique, s’en tient aux faits et se révèle donc moins mémorable.

    Toutefois, ne vous y trompez pas, ce livre est un bon livre. N’hésitez pas à découvrir Guy Boley qui vous ravira si vous aimez la belle littérature. De mon côté, à l’instar d’Agathe The Book, je reste légèrement frustré, en raison des grands espoirs que j’avais mis dans cet ouvrage.

  • Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Magali BERTRAND sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son...
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    Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
    Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son père ce héros », son Jésus personnel, le Vulcain de son Panthéon, le G/Cary Grant de ces dames, le petit René de son « Père abbé » de pote. Il nous ramène avec lui vers cette France d’après-guerre où flottent dans l’air des courettes des parfums de lessive, de la poussière de charbon et des airs d’opérettes qui parlent d’escarpolettes, où le théâtre est de patronage et la lecture suspecte, où l’art de boxer est noble et les garçons sans larmes, où les culottes sont courtes et les hivers sans fin. Il a hérité de son père, pêle-mêle, l’amour du mot juste, l’art des volutes, le sens de la précision et en fait bon usage pour « toucher, toucher et encore toucher », envoyant au tapis le lecteur imprudent qui était allé au contact sans protège-cœur. Dans un style mâtiné d’humour vieille France et constellé de mots hors d’usage, il exhume de sa mémoire l’image pieusement et pudiquement enfouie d’un homme à la vie simple, aux gestes martelés, aux mains aussi larges que son cœur.
    De l’échauffement au knock-out final, de la rate qui se dilate à la gorge qui se noue, j’ai tout aimé de ce roman poids moyen (même pas 200 pages) ramassé, nerveux, vif, rigolard et attendrissant. Le cœur au bout des mots comme autrefois son père l’avait au bout des poings, Guy Boley, vieil enfant repentant, grand frère inconsolable, dresse une stèle tardive mais sincère à la mémoire de son héros disparu et propose au lecteur de l’accompagner sur le chemin de rédemption qui mène au Dieu de son enfance.

  • Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    yves MONTMARTIN sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Besançon, l'hôpital du quartier, on y faisait de tout, deuil et maternité. C'est là que René vit le jour et qu'il mourut dans le même bâtiment que celui qui l'avait enfanté. Guy Boley va recoudre son passé déchiré et l'assembler pièce par pièce pour faire revivre son père. Il nous entraîne entre...
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    Besançon, l'hôpital du quartier, on y faisait de tout, deuil et maternité. C'est là que René vit le jour et qu'il mourut dans le même bâtiment que celui qui l'avait enfanté. Guy Boley va recoudre son passé déchiré et l'assembler pièce par pièce pour faire revivre son père. Il nous entraîne entre un dépôt de chemin de fer et la forge paternelle, à la recherche d'un héros boxeur et artiste amateur, d'une beauté sauvage à la James Dean, qui deviendra un soir sur la scène d'un théâtre paroissial le fils de Dieu.

    Le père de René s'est fait écrasé quand son épouse était enceinte, sa mère, son deuil l'a transformée en un triste personnage acariâtre et morose, contrainte d'aller faire des ménages chez les bourgeois, et pour lui, l'école au rabais et entrer dans la vie active à 14 ans chez un forgeron parce que ça fait un salaire de plus à la maison. Il puise son savoir dans le Petit Larousse illustré, un amoureux des mots qui se plonge dans l'océan des lettres. Il recopie des mots au hasard, en fonction de leurs formes et de leurs sonorités.

    Et puis il y a Pierrot, le copain de toujours, le frère incontournable, qui à force de lire la Bible est devenu père abbé. René est un artiste, sensible, créateur, naïf, orgueilleux, fragile. Sa mère l'a inscrit dans un club de boxe pour faire de lui un homme.
    « Ça fait les hommes, la boxe, affirme sa mère. Tout comme la gnôle, les tranchées, l'enclume ou le pas de l'oie. C'est pour ça qu'elle l'a inscrit au club, afin qu'il entre, en costaud, dans le troupeau des mâles, qu'il accède à l'âge adulte en gentleman couillu. »

    La mort du second fils, le petit frère de l'auteur « Ainsi le petit frère était devenu un ange. le seigneur Tout-Puissant l'avait rappelé à lui comme on rappelle un chien pour qu'il rapporte un os, sauf que l'os, c'était lui. », ajoutée à celle de Marcel Cerdan et le père se retrouve kO, et le champion sombre.

    « Il commençait à boire, en revanche. Et pas en amateur, mais en professionnel... Très vite, il devint champion du monde des trinqueurs, catégorie poids lourds. Il ne vola pas son titre. »

    Si je n'est pas retrouvé toute la poésie de son premier roman « Fils du feu » l'écriture reste toujours aussi belle, comme le forgeron Guy Boley sait ciseler ses phrases, travailler les mots. Que ce soit un combat de boxe, où le travail du forgeron, les descriptions sont toujours un travail de précision. L'auteur sait nous émouvoir, nous attendrir, nous faire sourire. Guy Boley au-delà de l'émotion provoquée par le souvenir de ce père n'hésite pas à se mettre à nu pour évoquer sa propre déchéance et cette douleur de ne pas être devenu le fils dont ses parents rêvaient et dont ils auraient pu être fiers. Une magnifique déclaration d'amour d'un fils à son père..

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