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Guy Boley

Guy Boley

Guy Boley est né en 1952, il a été maçon, ouvrier d'usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses ...

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Guy Boley est né en 1952, il a été maçon, ouvrier d'usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule à grande hauteur, machiniste, scénariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses et de théâtre. Il compte à son actif une centaine de spectacles joués en Europe, au Japon, en Afrique ou aux États-Unis. Fils du feu est son premier roman.

Articles en lien avec Guy Boley (3)

Avis sur cet auteur (66)

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    Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Elizabeth Pianon sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    René, forgeron depuis l'âge de quatorze ans, deviendra champion de France de boxe, écrira des opérettes, fera du théâtre à la salle paroissiale........
    Mais il restera avant tout forgeron et vivra en sourdine ses véritables passions.
    René, c'est le père du narrateur, le père de...
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    René, forgeron depuis l'âge de quatorze ans, deviendra champion de France de boxe, écrira des opérettes, fera du théâtre à la salle paroissiale........
    Mais il restera avant tout forgeron et vivra en sourdine ses véritables passions.
    René, c'est le père du narrateur, le père de l'auteur.
    Auteur qui en fait un beau portrait et lui déclare après sa mort un amour qu'il n'a pas vraiment su lui montrer de son vivant.
    D'une belle écriture cultivée, il témoigne d'une époque où le travail primait sur les aspirations.
    Il y a beaucoup de sentiments, de l'humour aussi.
    Si j'ai apprécié le livre, je n'ai cependant pas su me faire gagner par l'émotion et suis un peu restée en retrait.

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    Couverture du livre « Quand Dieu boxait en amateur » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Dominique Sudre sur Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

    Avec Quand Dieu boxait en amateur, Guy Boley part à nouveau à la rencontre de son père. Mais d’un père séducteur, un père qui s’est construit dans une misère relative. René est orphelin, élevé par une mère peu éduquée et qui a peur des livres, il devient forgeron puisqu’il faut bien vivre, et...
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    Avec Quand Dieu boxait en amateur, Guy Boley part à nouveau à la rencontre de son père. Mais d’un père séducteur, un père qui s’est construit dans une misère relative. René est orphelin, élevé par une mère peu éduquée et qui a peur des livres, il devient forgeron puisqu’il faut bien vivre, et boxeur, car ça fait du bien de se sortir la tête des livres ! Devenu père de famille il sera également un temps comédien amateur.

    La famille vit quelque part au bord du Doubs, du côté de Besançon. L’ami Pierrot, l’ami d’enfance, appelé par Dieu, est entré dans les ordres. Revenu au pays il devient l’Abbé de ce Dieu en qui ne croit pas René, mais dont il va lui parler toute sa vie. A tel point que pendant des années René va tenir le rôle de Jésus à la fête paroissiale … Jusqu’au drame, déjà évoqué dans le premier roman, dense et destructeur, la mort d’un enfant, d’un petit, repris par un Dieu inhumain…

    On entre avec ce roman comme dans un autre temps, pourtant les années 50 ne sont pas si loin. Mais ici c’est le monde de la forge et de la cure, du théâtre amateur et de Luis Mariano, le monde des ouvriers et des Abbés, des femmes qui viennent voir ce bel athlète qui incarne Jésus, toutes sans doute secrètement amoureuses du beau René. C’est nostalgique à souhait d’une époque révolue, parfois triste et souvent belle, celle de l’enfance insouciante, celle plus difficile de la famille désunie à la suite de la perte d’un enfant, une fois de trop et de la famille anéantie par un Dieu qui n’est ni bonté ni amour.
    Ce sont les souvenirs d’un fils pour cet homme taiseux qui n’avoue jamais son amour, puis d’un homme affaibli, alcoolique, solitaire et abandonné y compris par ce fils qui pourtant le glorifie aujourd’hui par ses mots et son amour révélé.

    lire la chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2018/10/26/quand-dieu-boxait-en-amateur-guy-boley/

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    Couverture du livre « Funambule majuscule ; lettre à Pierre Michon ; réponse de Pierre Michon » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Joëlle Guinard sur Funambule majuscule ; lettre à Pierre Michon ; réponse de Pierre Michon de Guy Boley

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/04/funambule-majuscule-de-guy-boley.html

    Grand admirateur de Pierre Michon, Guy Boley fait sa connaissance il y a une trentaine d'années lors d'une séance de dédicaces en librairie. Il veut lui parler du choc qu'il a ressenti à la lecture de son...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/04/funambule-majuscule-de-guy-boley.html

    Grand admirateur de Pierre Michon, Guy Boley fait sa connaissance il y a une trentaine d'années lors d'une séance de dédicaces en librairie. Il veut lui parler du choc qu'il a ressenti à la lecture de son éloge des humbles, "Vies minuscules". " J'attendais tes livres. J'attendais depuis longtemps cette écriture inspirée."

    Les deux hommes deviennent amis. En juin 2000, écrivain pas encore publié (son premier roman sera édité en 2016), Guy Boley lui écrit cette lettre-hommage dans laquelle il compare le métier d’écrivain à celui qui fut le sien des années durant : funambule. Vingt ans plus tard en mars 2020, Pierre Michon lui répond dans une courte lettre en lui racontant sa propre errance.

    " Ce vertige ponctuel, cet amour d'un bout de fil tendu... il me semble que ça a quelque chose à voir avec l'écriture. C'est aussi ample, aussi généreux, aussi dangereux, aussi irraisonnable, aussi beau, aussi terrible, aussi orgueilleux et aussi inutile que l'écriture. Et l'on y accède par le même désordre de chemins."

    Guy Boley revient sur sa jeunesse dans une maison sans livres, sur son amour pour son père, compare le vertige de l'équilibriste sur son fil tendu au vertige de l'écrivain devant sa feuille blanche, deux situations de solitude extrême. Ce texte très intimiste est un bel hommage à Pierre Michon et à la littérature mais il est trop court pour ne pas nous laisser sur notre faim en matière de création littéraire. Il est vraiment dommage que Guy Boley n'ait pas approfondi les thèmes qu'il évoque dans sa lettre.

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    Couverture du livre « Funambule majuscule ; lettre à Pierre Michon ; réponse de Pierre Michon » de Guy Boley aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Henri-Charles Dahlem sur Funambule majuscule ; lettre à Pierre Michon ; réponse de Pierre Michon de Guy Boley

    Guy Boley a été funambule avant d’être écrivain. C’est cette expérience qu’il raconte à Pierre Michon, qu’il admire tant, et qui va rapprocher les deux auteurs dans leur conception de la littérature. Un recueil aussi court qu’éblouissant.

    Quel bel hommage à la littérature, à la lecture et au...
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    Guy Boley a été funambule avant d’être écrivain. C’est cette expérience qu’il raconte à Pierre Michon, qu’il admire tant, et qui va rapprocher les deux auteurs dans leur conception de la littérature. Un recueil aussi court qu’éblouissant.

    Quel bel hommage à la littérature, à la lecture et au livre! Cette lettre à Pierre Michon est en effet bien davantage qu'un message admiratif d'un écrivain à un confrère. Avec sa plume toujours aussi allègre, le Fils du feu, se raconte autant qu'il dit le bonheur de lire Pierre Michon. C’est l'histoire d'un jeune homme saisi par la force des mots: «Je me suis mêlé d'écrire et je me suis mêlé de lire. J'ignore pourquoi. Quand j'étais gosse, il n’y avait aucun livre, chez nous, à la maison; c’est moi le premier qui les ai amenés, ces bâtards, sous le toit familial. Première paye et première engueulade, parce que j'avais acheté «des conneries» plutôt que de l’utile. Je devais avoir dans les quinze ans. Ma première connerie fut un livre de Victor Hugo: Les Contemplations. Je le possède encore. Couverture rouge, toilée, j'avais dû payer ça la peau du cul.»
    Après Hugo, bien après, il y eut donc Pierre Michon. L’auteur des Vies minuscules venait à Dijon dédicacer son dernier livre et participer à une séance publique à l'université. L'anecdote veut que Guy Boley ait été le seul lecteur qui se soit déplacé à la librairie pour retrouver l'écrivain derrière sa pile de livres. L'occasion d'échanger quelques bribes de vie et de réfléchir à ce paradoxe: plus l'auteur écrit bien et moins le public se presse pour le rencontrer. Guy a donc choisi de prendre la plume pour dire à Pierre combien il avait compté pour lui, maintenant qu'il avait arrêté de se promener sur un câble d'acier. Treize fractures auront eu raison de ce métier physique qu'il voit pourtant proche de celui de son destinataire. «C'est aussi ample, aussi généreux, aussi dangereux, aussi irraisonnable, aussi beau, aussi terrible, aussi orgueilleux et aussi inutile que l'écriture. Et l'on y accède par le même désordre de chemins.»
    Des chemins qui mèneront l'un est l'autre au bord du précipice, mais surtout à des œuvres majuscules comme Quand Dieu boxait en amateur pour Guy Boley ou Les Onze pour Pierre Michon.
    En lisant Guy Boley mais aussi la missive de Pierre Michon en réponse à celle de son admirateur, on se dit qu'il n'y a pas de poète maudit et encore moins de parcours d'écriture tout tracé. Il n'y a que de la passion. De l'envie impérieuse de transcender une vie misérable en œuvre d'art. C'est magnifique et bouleversant. C'est aussi une belle invitation à (re)découvrir deux œuvres majeures de notre littérature contemporaine.
    https://urlz.fr/fvSr