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Mudwoman

Couverture du livre « Mudwoman » de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Rey
Résumé:

Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l'Adirondacks, Mudgirl, l'enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l'élèvera avec tendresse en s'efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire.... Voir plus

Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l'Adirondacks, Mudgirl, l'enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l'élèvera avec tendresse en s'efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire. Devenue Meredith « M.R. » Neukirchen, première femme présidente d'une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d'un dévouement total à l'égard de sa carrière et d'une ferveur morale intense quant à son rôle. Mais précisément épuisée par la conception d'une rigidité excessive qu'elle a des devoirs de sa charge, tourmentée par ses relations mal définies avec un amant secret et fuyant, inquiète de la crise grandissante que traverse les États-Unis à la veille d'une guerre avec l'Iraq (crise qui la contraint à s'engager sur un terrain politique dangereux) et confrontée à la classique malveillance sournoise des milieux académiques, M.R. se retrouve face à des défis qui la rongent de manière imprévisible. Un voyage sur les lieux qui l'ont vue naître, censé lui rendre un peu de l'équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l'engloutir une fois encore, mais dans la folie. Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d'une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l'a proclamé la critique, « un géant parmi les grands romans de Oates ».

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Articles (4)

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    Maudits de Joyce Carol Oates

    La prolifique et talentueuse Joyce Carol Oates nous replonge dans un univers gothique pour dépeindre l'Amérique, genre auquel elle nous a déjà habitués avec sa trilogie réunissant Bellefleur (1981), La Légende de Bloodsmoor 1985 ) et Les Mystères de Winterthurn (1987).

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  • Mudwoman de Joyce Carol Oates
    Mudwoman de Joyce Carol Oates

    Membre de l'Académie américaine des Arts et Lettres, professeure de littérature à Princeton, Joyce Carol Oates, est une auteure emblématique de la littérature contemporaine et réitère une narration puissante dans ce roman, Mudwoman, où l'héroïne principale, Meredith (M.R.) Neukirchen est en proie aux souvenirs douloureux de son enfance.

Avis (6)

  • Coup de coeur pour ce roman de Joyce Carol OATES !

    Après "Les chutes" et "La fille du fossoyeur", je suis de nouveau conquise par la plume de Joyce Carol OATES avec "Mudwoman".

    En 1965, une petite fille, maltraitée, est en train de se noyer dans l'eau marécageuse de la Black River, rivière...
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    Coup de coeur pour ce roman de Joyce Carol OATES !

    Après "Les chutes" et "La fille du fossoyeur", je suis de nouveau conquise par la plume de Joyce Carol OATES avec "Mudwoman".

    En 1965, une petite fille, maltraitée, est en train de se noyer dans l'eau marécageuse de la Black River, rivière située au Sud Ouest des Adirondacks dans le Comté de Beechum aux Etats Unis. Mais, c'est sans compter l'intervention d'un jeune homme, un peu simplet, qui aperçoit d'abord une poupée à la surface de l'eau, et puis le petit corps gisant dans une boue immonde.

    En 2002, M.R. Neukirchen, doctorante en philosophie, est la première femme Présidente d'une Université américaine. Son chauffeur, Carlos, l'a déposée à l'Hôtel. Elle doit tenir le discours inaugural d'un congrès. Mais, l'envie lui prend d'aller errer dans les montagnes de son enfance à quelques heures de route.

    M.R., entendez Meredith Ruth, entretient une relation amoureuse avec Andre Litovik. Mais, il ne peut être plus qu'un amant (secret), cet homme vit une double vie.

    Et ce n'est pas tout ! Il ne s'agit là que de quelques amuse-bouches...

    Vous le savez, les romans de Joyce Carol OATES sont d'une très grande densité. Les parcours sont croisés, complexes, faits de rebondissements, qui donnent un rythme insoutenable à la lecture, au point de vous faire perdre totalement le sommeil !

    Quand vous ouvrez un roman de Joyce Carol OATES, impossible de le lâcher. Après une 3ème expérience, je commence à croire qu'il s'agit là d'une singularité de l'écriture de cette écrivaine américaine.

    Et pour notre plus grand bonheur, elle est toujours aujourd'hui très prolifique, de quoi nous assurer encore de très beaux moments d'évasion...

    Petit clin d'oeil à Delphine BERTHOLON, je vous livre cette citation :

    "[...] la solitude est la grande fécondité de l'esprit, quand elle ne signe pas sa destruction." P. 141

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  • J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman qui mêle réalité et cauchemars. Puis j'ai été happée par l'histoire troublante de Mudwoman. La fin qui ne clôt pas vraiment l'histoire m'a un peu déçue. En résumé, un roman inégal.

    J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman qui mêle réalité et cauchemars. Puis j'ai été happée par l'histoire troublante de Mudwoman. La fin qui ne clôt pas vraiment l'histoire m'a un peu déçue. En résumé, un roman inégal.

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  • Lorsque je me suis renseigné sur Joyce Carol Oates, je me suis vite aperçu qu’elle faisait partie du clan des auteurs prolifiques. Mais contrairement à certains d’entre eux qui écrivent un roman de 100 pages par an, elle semble plutôt habituée à offrir de gros livres de type pavés. Et comme le...
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    Lorsque je me suis renseigné sur Joyce Carol Oates, je me suis vite aperçu qu’elle faisait partie du clan des auteurs prolifiques. Mais contrairement à certains d’entre eux qui écrivent un roman de 100 pages par an, elle semble plutôt habituée à offrir de gros livres de type pavés. Et comme le veut le vieil adage « Mieux vaut la qualité que la quantité », j’ai craint à l’ouverture de « Mudwoman »entrer dans une nouvelle histoire superficielle.
    Tels ne fut pas ma surprise et mon bonheur de découvrir qu’il n’en était rien. L’auteur nous narre le destin de Meredith avec une écriture exigeante et hypnotisante. Ce personnage principal et ses émotions sont parfaitement bien approfondis et j’ai voyagé sans résistance à l’intérieur du cerveau de cette fille miraculée devenue femme traumatisée. Faute d’une trame narrative passionnante, l’auteur s’amuse à nous dérouter à chaque scène créant ainsi une atmosphère déconcertante où le malaise est omniprésent. J’ai été balloté entre les rêves, les délires et les dépressions de cette héroïne de la vie. Cette plongée dans les bas-fonds d’un esprit torturé m’a secoué. Je suis ressorti ébranlé par la plume de Madame Oates qui a su renverser le poids de mes préjugés pour me compter parmi ses futurs adeptes.

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  • J'ai été envoûté par ce livre. Meredith Neukirchen, 5 ans, jetée dans la boue et laissée pour morte par sa mère démente est sauvée par un habitant du coin puis adoptée par un couple de quaker. Elève puis étudiante brillante, Meredith devient présidente d'une Université prestigieuse. Après avoir...
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    J'ai été envoûté par ce livre. Meredith Neukirchen, 5 ans, jetée dans la boue et laissée pour morte par sa mère démente est sauvée par un habitant du coin puis adoptée par un couple de quaker. Elève puis étudiante brillante, Meredith devient présidente d'une Université prestigieuse. Après avoir réussi brillamment la première partie de sa vie, la personnalité de Meredith se fissure peu à peu jusqu'à ce qu'elle perde la complète maîtrise de sa vie. Comment vivre lorsque l'on a été jetée comme un déchet ? Lorsque l'on a été une enfant de substitution pour un couple qui a perdu leur petite fille. Meredith est élevée dans le non-dit, sa personnalité et son histoire perdus dans le brouillard. Meredith est seule, sans protection, sans barrière de sécurité. Formidable histoire de descente aux enfers puis de lente reconstruction. Gros coup de coeur !

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  • Je n’avais jamais lu Carol Joyce Oates mais j’avais lu qu’on parlait d’elle comme d’un « monstre de littérature » et effectivement, ce roman est un « monstre de littérature ». Vaste roman, dense et puissant.
    Cette histoire débute en avril 1965, au fin fond des marais des Adirondacks sur la...
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    Je n’avais jamais lu Carol Joyce Oates mais j’avais lu qu’on parlait d’elle comme d’un « monstre de littérature » et effectivement, ce roman est un « monstre de littérature ». Vaste roman, dense et puissant.
    Cette histoire débute en avril 1965, au fin fond des marais des Adirondacks sur la terre de Moriah, où une petite fille est abandonnée par sa mère démente et visiblement possédée, dans la boue. On fait ensuite un bond dans le temps, en octobre 2003, pour retrouver Meredith "M.R" Neukirchen, que l’on devine être l’enfant abandonnée, devenue première femme présidente d’une université de grand renom.
    Dans ce roman formidablement construit, sans fil narratif chronologique, passé et présent se superposent, comme réalité et hallucination, pour traduire l’état de détresse psychologique de Meredith dont la vie et l’équilibre basculent. Elle est au bord de sombrer dans la folie. On assiste à un effondrement physique et mental, à une plongée progressive dans la dépression profonde pour finir par une hospitalisation. « M.R. vit en imagination l’effondrement non seulement de sa carrière mais de sa vie… »
    Au fil des pages, on plonge de plus en plus profondément (comme on s’enfonce dans la boue) dans la vie de Meredith, dans son intimité et dans son passé. On s’attache à elle car on suit ses moindres pensées. L’auteur nous plonge cœur de ses pensées les plus enfouies, les plus profondes et aussi les plus obscures.
    Meredith est une femme solitaire, mal aimée par un amant lointain et marié (son amant « secret »). Elle parait forte, équilibrée, solide, indépendante mais c’est en réalité une femme seule même si elle a brillamment réussi professionnellement. « Car la solitude est la grande fécondité de l’esprit, quand elle ne signe pas sa destruction. » La solitude affective de M.R. lui a permis de gravir les échelons et de devenir la première femme présidente d’université, estimée, respectée, reconnue de tous. « Qu’il était pénible à M.R. de décevoir les autres ! Ses aînés, qui avaient tant investi pour elle. Leur amour pesait sur ses épaules…. M.R. préférait de loin être déçue par les autres qu’être elle-même cause de déception… elle était très douée pour le pardon. Elle était aussi très douée pour l’oubli ».
    Mais même si elle a choisi d’oublier son passé pour avancer, M.R. est hantée par des cauchemars qui en sont les réminiscences. « Elle s’enlisait dans une boue de rêves d’une inexprimable laideur. Sa vie la plus profonde, la plus intime était devenue un enchaînement de cauchemars humiliants dont elle sortait épuisée et brisée. » Toute sa vie s’est construite sur des fondations plus que fragiles, elle a été abandonnée dans des conditions abominables puis adoptée comme « enfant de substitution » d’une enfant décédée, par ce couple de Quakers, aimants, mais d’un amour destructeur au final, puisque fondé sur une usurpation, une illégitimité.
    « Dans les avant-monts des Adirondacks, il n’y a pas de ligne droite ». Métaphore de sa vie qui a longtemps été une ligne droite mais qui a soudain bifurqué et s’effondre quand son passé la rattrape.
    Le rythme de ce roman est hallucinant : une lente montée vers l’épuisement, puis la dépression et la folie pour revenir à la fin une sorte de sérénité, auprès de son père adoptif. « À Carthage, elle avait retrouvé le sommeil. Elle avait retrouvé un peu de son âme en morceaux. » Ce passage des retrouvailles avec son père adoptif, en qui elle découvre un véritable ami, est d’une grande émotion et délicatesse, empreint d’une paix et d’une sérénité qui contrastent avec les chapitres précédents, noirs, violents, perturbants, angoissants.
    Il y a une certaine symétrie dans ce roman puisqu’à la fin, comme au début, elle se « détourne » de son chemin de retour vers le New-Jersey pour aller vers Star Lake et la maison de son enfance, celle où elle a vécu avec sa mère. Mais contrairement au début, là, « ce fut une décision, non une impulsion ». Elle a décidé d’affronter le passé en toute conscience, pour s’en libérer. Et elle se retrouve là encore sur une route tortueuse, sinueuse, défoncée, où il est « impossible de rebrousser chemin », comme il lui est maintenant impossible de faire marche arrière dans sa vie. Elle affronte donc ses démons, les fantômes du passé pour pouvoir commencer une nouvelle vie pour laquelle elle se sent enfin « préparée ». Avant, c’est comme si elle avait fait fausse route.
    Il y a beaucoup de métaphores dans ce roman entre les événements naturels (orage, paysage dévasté, boue omniprésente) et la vie. Ce livre nous plonge au plus profond de l’âme de M.R., des phrases en italique comme des voix intérieures, les voix du passé de Mudwoman, viennent le ponctuer.
    On trouve aussi dans ce roman très littéraire des réflexions sur l’actualité. L’auteur y dénonce l’attitude du parti conservateur américain et sa décision d’envoyer ses troupes en Irak de même qu’elle y dénonce les médias dénués d’esprit critique depuis les attentats du 11/9.
    Un roman maîtrisé de bout en bout. Magnifique et troublant, on se laisse complètement porter et absorber par la puissance de l’écriture sans forcément toujours savoir où l’on est, dans la réalité ou dans l’hallucination.

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  • Joyce Carol Oates, est une auteure emblématique de la littérature contemporaine et réitère une narration puissante dans ce roman, Mudwoman, où l'héroïne principale, Meredith (M.R.) Neukirchen est en proie aux souvenirs douloureux de son enfance.
    Il faut dire que cela commence plutôt mal avec...
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    Joyce Carol Oates, est une auteure emblématique de la littérature contemporaine et réitère une narration puissante dans ce roman, Mudwoman, où l'héroïne principale, Meredith (M.R.) Neukirchen est en proie aux souvenirs douloureux de son enfance.
    Il faut dire que cela commence plutôt mal avec une mère démente qui tente de la noyer dans une mare de boue dans les Adirondacks. Mudwoman a d'abord été Mudgirl, autant dire que la boue fait presque partie intégrante de cette personnalité brillante mais tourmentée.
    Construit entre deux époques, le roman est un va et vient permanent entre les années 60, période de son enfance et les années 2000 où femme adulte, elle est devenue présidente d'une prestigieuse université.
    Miraculeusement sauvée de ce cloaque par un trappeur solitaire et attardé de 29 ans, elle est placée en foyer. Cet environnement hostile n'est pas vraiment propice à une enfance sereine. Cependant, elle sera adoptée et choyée par un couple de Quackers mais découvrira qu'elle est l'enfant inespéré d'un couple ayant perdu leur fille biologique.
    Joyce Carol Oates ne ménage pas Meredith qui, fragile, frôle inéluctablement les frontières de la folie avec cette boue qui immanquablement refait surface et l'attire irrémédiablement vers son passé.
    Ce roman puissant et d'une narration fluide vous emporte littéralement.

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