Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Joyce Carol Oates

Joyce Carol Oates
Joyce Carol Oates est née en 1938 à l'ouest du lac Erié. Son enfance est placée sous l'étoile de la solitude : un père travailleur, souvent absent et une soeur autiste l'incitent à grandir vite. Elle déménage pour Détroit dans les années 1960, où elle découvre la réalité de la violence à travers ... Voir plus
Joyce Carol Oates est née en 1938 à l'ouest du lac Erié. Son enfance est placée sous l'étoile de la solitude : un père travailleur, souvent absent et une soeur autiste l'incitent à grandir vite. Elle déménage pour Détroit dans les années 1960, où elle découvre la réalité de la violence à travers les conflits sociaux et raciaux. Devenue professeur de littérature à l'université de Princeton, elle poursuit la plus prolifique des carrières littéraires (une trentaine de romans mais aussi des essais, des nouvelles, des pièces de théâtre, de la poésie). Oates a aussi écrit plusieurs romans policiers sous le pseudonyme de Rosamond Smith ainsi que sous le nom de Lauren Kelly. Trois de ses romans ont été sélectionnés comme finalistes au prix Pulitzer. En 1970, elle a reçu le prix du National Book pour son roman Eux. En 1992, son livre Reflets en eaux troubles est à son tour sélectionné pour le prix Pulitzer, et Les chutes, publié en 2005, a récompensé le prix Femina. Elle est membre de l’Académie Américaine et de l’institut des Arts et Lettres.Elle est mariée, continue d'enseigner à Princeton où elle vit avec son époux qui dirige une revue littéraire, la Ontario Review.

Articles en lien avec Joyce Carol Oates (7)

  • Les explorateurs de la rentrée littéraire 2013 rendent leur verdict !
    Les explorateurs de la rentrée littéraire rendent leur verdict !

    Les explorateurs de la rentrée littéraire rendent leur verdict ! Parmi les romans sélectionnés, retrouvez leur critique dans la liste ci-dessous, en cliquant tout simplement sur le titre du livre. Nous vous présenterons très prochainement le palmarès de ces romans passionnants !

  • Maudits de Joyce Carol Oates
    Maudits de Joyce Carol Oates

    La prolifique et talentueuse Joyce Carol Oates nous replonge dans un univers gothique pour dépeindre l'Amérique, genre auquel elle nous a déjà habitués avec sa trilogie réunissant Bellefleur (1981), La Légende de Bloodsmoor 1985 ) et Les Mystères de Winterthurn (1987).

  • Des livres attendus pour la rentrée littéraire 2014
    Des livres attendus pour la rentrée littéraire 2014

    Comme toute rentrée littéraire de septembre, pointent quelques titres qui d'emblée laissent supposer le succès à venir. Parmi eux, des auteurs incontournables qui semblent une fois de plus très inspirés, des auteurs qui confirment leurs talents. Une rentrée foisonnante où les personnages historiques ont encore breaucoup de choses à révéler, des enchevêtrements familiaux aux sources inattendues, de quoi surprendre et satisfaire la curiosité des lecteurs !  

  • Femmes écrivains : conseils de lecture
    Femmes écrivains : conseils de lecture

    Emblématiques d'une époque, frondeuses, révoltées, sulfureuses ou imaginatives mais surtout libres, les femmes écrivains ont su imposer une légitimité dans un contexte qui ne leur a pas troujours été favorable. Certaines sont devenues des références dans un genre littéraire spécifique comme le roman (Françoise Sagan), le carnet de voyage (Ella Maillart, le thriller (Mo Hayder ou Fred Vargas) ou l'essai (Elisabeth Badinter), il vous vient spontanément un nom à l'esprit.  Par Hassina Mimoune

Avis sur cet auteur (134)

  • add_box
    Couverture du livre « Un livre de martyrs américains » de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Rey

    Genli sur Un livre de martyrs américains de Joyce Carol Oates

    Un roman essentiel à lire absolument, même si le titre et les 841 pages peuvent paraître dissuasifs. Passionnant de bout en bout.
    On y suit l’histoire de Luther Dunphy, un homme ordinaire mais perturbé par la mort de sa dernière fille et la dépression de sa femme, un croyant fanatique,...
    Voir plus

    Un roman essentiel à lire absolument, même si le titre et les 841 pages peuvent paraître dissuasifs. Passionnant de bout en bout.
    On y suit l’histoire de Luther Dunphy, un homme ordinaire mais perturbé par la mort de sa dernière fille et la dépression de sa femme, un croyant fanatique, farouchement opposé à l’avortement, persuadé d’être investi d’une mission divine contre le docteur Augustus Voorhees, responsable d’un centre publique destiné aux femmes où il pratique, entre autres activités de gynécologie, des avortements sur les femmes en détresse qui le sollicitent. Ce médecin, fervent humaniste, sacrifie sa vie personnelle à son combat professionnel.
    Et le 2 novembre 1999 Luther abat Augustus ainsi qu’un bénévole l’accompagnant qui était son garde du corps, Timothy Barron, mais il refusera toujours de reconnaitre ce second meurtre alors que nombre de témoins l’assureront au procès. Quant à celui du médecin, Dunphy ne reconnait qu’avoir empêcher un tueur d’enfants de nuire. Après un premier procès annulé, un second le condamne à mort. Nous suivons ces procès dans le roman ainsi que l’ignoble mise à mort par injection létale le 4 mars 2006 après plus de 2 heures d’agonie. Mais même si ces pages nous font beaucoup réfléchir sur des questions essentielles, l’intérêt du livre va bien au-delà.
    Car ce sont toutes les conséquences de ces évènements sur les proches des deux personnages principaux qui sont l’âme du roman.
    La femme et les enfants de Luther Dunphy : on y suit particulièrement le destin de sa fille Dawn, devenue boxeuse sous le pseudo « le Marteau de Jésus ».
    La femme de Voorhees, Jenna, qui en perdant Augustus, se perd elle-même et abandonne ses enfants, Darren et Naomi, aux grands-parents. Naomi, après Jenna, devient également une figure centrale du roman. Aucun personnage, même secondaire, n’est oublié dans le désastre en cascade que suscite ce drame violent. Et finalement c’est tout un pan de l’histoire contemporaine des Etats-Unis qui se déroule sous nos yeux. Une fresque remarquable, terriblement humaine, qui nous interroge durablement.

  • add_box
    Couverture du livre « Daddy Love » de Joyce Carol Oates aux éditions Points

    T O sur Daddy Love de Joyce Carol Oates

    Quel parent n’a pas eu l’angoisse de perdre son enfant, de vivre cette fin du monde ?
    Dinah vit un cauchemar lorsque son fils Robbie, 5 ans, est enlevé sur le parking d'un centre commercial par un homme qui parvient à l’assommer par derrière à coup de marteau.
    Elle arrivera malgré tout à se...
    Voir plus

    Quel parent n’a pas eu l’angoisse de perdre son enfant, de vivre cette fin du monde ?
    Dinah vit un cauchemar lorsque son fils Robbie, 5 ans, est enlevé sur le parking d'un centre commercial par un homme qui parvient à l’assommer par derrière à coup de marteau.
    Elle arrivera malgré tout à se relever pour courir derrière la voiture du ravisseur qui fera alors demi-tour pour l'écraser, la traîner sur plusieurs mètres et la laissera comme une "pitoyable chose cassée".
    Les premiers chapitres sont la répétition, à peu de chose près, du traumatisme de la mère.
    Je dois dire que j’ai eu un peu de mal avec le principe de cet effet : on se demande si l’auteur ne « bogue » pas un peu.
    Les chapitres suivants s’intéressent à Chester Cash, le pédophile. C’est un pasteur, prédicateur charismatique, qui bouge de ville en ville. Il profite de ses mouvements pour repérer ses jeunes proies et les enlever. Il les tue lorsqu’ils deviennent ados et qu’ils le dégoutent alors.
    Lorsqu'il kidnappe Robbie, il l’emmène dans sa ferme isolée dans la campagne du New Jersey, et il devient Daddy Love qui le conditionnera pour en faire son jouet, son esclavage.
    Je veux bien croire que l’auteur veuille dénoncer les actes de pédophiles à l’esprit dérangé, mais je n’ai franchement pas adhéré à son texte. Heureusement il n’y a pas de voyeurisme ni de côté macabre mais je suis passé à côté du récit.
    De plus, comme la chute de l’histoire restera incompréhensible pour moi, je ne garderai pas de souvenir impérissable de ce livre.

  • add_box
    Couverture du livre « Ma vie de cafard » de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Rey

    Anita Millot sur Ma vie de cafard de Joyce Carol Oates

    Violet Rue (Vi’let) est née à la fin des années soixante-dix et vit à South Niagara. Elle est la septième – et petite dernière – d’une fratrie composée de quatre garçons et de trois filles (Jerome Junior, Miriam, Lionel, Les, Katie et Rick). La « petite chérie à son papa », Jerome Kerrigan (un...
    Voir plus

    Violet Rue (Vi’let) est née à la fin des années soixante-dix et vit à South Niagara. Elle est la septième – et petite dernière – d’une fratrie composée de quatre garçons et de trois filles (Jerome Junior, Miriam, Lionel, Les, Katie et Rick). La « petite chérie à son papa », Jerome Kerrigan (un catholique d’origine irlandaise). Un père sévère et craint, qui pouvait se montrer particulièrement dur (principalement avec ses fils !) Lula, une mère soumise qui ne tient jamais tête à son mari, et subit en silence ses humiliations d’ivrogne. Une mère qui vénère ses deux fils ainés, même si ces deux graines de voyous oublient bien souvent de la respecter …

    Violet adore également ses deux grands-frères (Jerr et Lionel) qui pourtant font bien peu de cas de sa personne, quand ils ne la maltraitent pas … Quoi qu’il en soit, elle s’accroche à cette famille toxique, par besoin d’amour et de reconnaissance. Jusqu’à l’annonce fatale de la mort d’Hadrian Johnson, adolescent noir de dix-sept ans, massacré à coups de batte de base-ball (11 novembre 1991)

    La règle d’or aux yeux des parents Kerrigan est simple et sans appel ! Quoi que fasse leur progéniture, et quel qu’en soit le prix : ils la protège aveuglément ! Ils ont ainsi évité des ennuis judiciaires à leurs deux ainés, quelques années auparavant (alors qu’ils avaient agressé sexuellement Liza Deaver, une gamine de quatorze ans, retardée mentale …) Bref, mot d’ordre impératif : ne jamais cafarder et mettre sa conscience en sourdine !

    Comment survivre à une telle épreuve lorsque vous avez douze ans et demi, que le curé refuse de vous entendre en confession, que vous craignez la violence de vos frères psychopathes et qu’un horrible secret vous étouffe et vous mène aux portes de la dépression ? Et quand ce ne sera plus supportable, qu’elle parlera enfin, Violet sera définitivement rejetée par l’ensemble de sa famille. Pire, la justice devra la mettre à l’abri pour qu’elle ne subisse pas les représailles de ses parents (Tiens : ça me rappelle une certaine Muriel Bolle ! …)

    Un magnifique et tragique roman, déroulé en trois parties (crime et dénonciation, conséquences et culpabilité, reconstruction et résilience) dont le récit s’étale sur un peu plus de treize longues et douloureuses années. Un texte poignant, où chaque sentiment est superbement analysé par une Joyce Carol Oates, aussi fine psychologue que brillante écrivaine ! Une fois de plus, j’ai adoré ! Un énorme coup de coeur pour cette pépite littéraire !

  • add_box
    Couverture du livre « Carthage » de Joyce Carol Oates aux éditions Points

    Catherine Airaud sur Carthage de Joyce Carol Oates

    Quand on pense Carthage, on ne pense pas à une petite ville américaine mais c'est pourtant le lieu de ce roman de JC Oates.
    Beaucoup de clins d'oeil à l'antique dans ce texte : le nom de la ville, de certains personnages, la structure du texte, des réflexions philosophiques (les paradoxes de...
    Voir plus

    Quand on pense Carthage, on ne pense pas à une petite ville américaine mais c'est pourtant le lieu de ce roman de JC Oates.
    Beaucoup de clins d'oeil à l'antique dans ce texte : le nom de la ville, de certains personnages, la structure du texte, des réflexions philosophiques (les paradoxes de Zenon, à Socrate "mieux vaut ne jamais aître, c'est la sagesse la plus ancienne" (p465)..)
    Dans la première partie, nous sommes dans un roman policier où une jeune fille, Cressida, (tiens tiens, une héroïne tragique de la guerre de Troie) disparaît et sa famille va la rechercher. Cressida est la plus jeune fille de Zeno Mayfield (Zeno vient de Zeus (tiens tiens !!), ancien maire de la ville et Arlette, sa mère, d'abord une "simple" femme au foyer et qui va prendre une plus grande place dans la vie sociale. Il y a aussi la soeur aînée, Juliet, la jolie de la famille, qui vient de rompre ses fiançailles avec Brett, le beau caporal qui revient broyé de la guerre et il devient d'ailleurs l'un des suspects de cette disparition.
    Divisé en trois partie (perdue, exil, le retour), ce roman est une tragédie avec une trame mythologique mais bien ancrée dans la modernité : JCO nous décrit la vie américaine actuelle, la vie dans une petite ville de province, la vie aux Etats Unis après le 11 Septembre, avec ces jeunes gens qui décident de s'engager et qui vont revenir broyés de cette quête du bien contre la mal. JC Oates nous parle aussi de la place des femmes dans la société, la place des petites filles, des jeunes femmes, des mères. de beaux portrait jalonnent ce texte.
    Nous nous attachons à cette famille et à ces différents personnages, leurs doutes, leurs questionnements.
    Des découvertes pour moi aussi :
    le travail du peintre Escher, dont Cressida est très fan et qui va influencer ses peintures.
    Certaines notions philosophiques : le gestaltisme, une psychologie de la forme, les paradoxes de Zenon, des références littéraires, qui donnent envie de les lire (que ce soit de la littérature nord américaine classique : de belles pages sur le mythe de Frankestien (sujet d'étude de Cressida), d'écrivains nord américains (Upson Sinclair, Willa Cather)..
    Mais c'est surtout un sacré roman, avec du suspense, de la psychologie, et beaucoup de thèmes – la violence, la faute, la culpabilité, le pardon… – jalonnent ce texte.