Mato Grosso

Couverture du livre « Mato Grosso » de Ian Manook aux éditions Albin Michel
  • Date de parution :
  • Editeur : Albin Michel
  • EAN : 9782226400253
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d'humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s'enfonce jusqu'à s'y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L'amour qui rend fou et la mort... incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret,... Voir plus

Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d'humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s'enfonce jusqu'à s'y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L'amour qui rend fou et la mort... incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ?
Est-ce parce qu'il a le sentiment que c'est la dernière fois ?

Dans un Brésil luxuriant jusqu'à l'étouffement, peuplé d'aventuriers, de trafiquants et de flics corrompus, le nouveau roman de l'auteur de Yeruldegger nous ensorcelle et nous prend à la gorge.

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  • Belle découverte ce livre et cet auteur que je ne connaissais pas ! Ian Manook est un pseudonyme. Il a son style d'écriture, très journalistique et efficace mais on retrouve aussi un poète à travers ses descriptions du Brésil intérieur, sauvage, dangereux, langoureux ou fourmillent toutes sortes...
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    Belle découverte ce livre et cet auteur que je ne connaissais pas ! Ian Manook est un pseudonyme. Il a son style d'écriture, très journalistique et efficace mais on retrouve aussi un poète à travers ses descriptions du Brésil intérieur, sauvage, dangereux, langoureux ou fourmillent toutes sortes de prédateurs mortels pour l'homme non averti. L'intrigue policière est là avec son lot de cruautés et en toile de fond un rappel de l'histoire, d'un auteur très connu Stefan Zweig et sa femme Lotte...

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  • Changement de style, changement de continent, fini Yeruldelgger le froid et les ragouts, place à la moiteur de la jungle brésilienne et embarquement pour un roman inclassable.

    Une chose est sûre, il ne plairait pas à tout le monde.

    Mato Grosso est une immersion. A travers, un jeu de dupe,...
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    Changement de style, changement de continent, fini Yeruldelgger le froid et les ragouts, place à la moiteur de la jungle brésilienne et embarquement pour un roman inclassable.

    Une chose est sûre, il ne plairait pas à tout le monde.

    Mato Grosso est une immersion. A travers, un jeu de dupe, Manook se joue de la confusion qu’il donne au lecteur, on parcourt les brumes tièdes et humides entre les arbres et les lianes, un Brésil fait de sensations. Disons-le tout net, certains verront des longues descriptions, qu’il s’agisse d'animaux ou de paysages. Des dialogues un presque macho avec du poil autour. Mais surtout, au fil des pages, c’est bien la passion de l’auteur (Manook, pas Haret) pour les pays où il situe son roman que l’on retient. Dès les premières pages, on part en voyage. Immersion totale, faune, fleuve, flore, hommes, femmes, insectes, serpent, jacaré. Sensations, vous dis-je !

    Mais Mato Grosso, c’est avant tout manipulations et mensonges. La manipulation de l’auteur, des personnages les uns envers les autres et leurs mensonges. Car Manook enchâsse une histoire dans l’histoire. Jacques Haret écrivain français a publié "Un Roman Brésilien". L’histoire d’un homme, l’aveu d’un meurtre. Haret revient dans la région qu'il avait fui en 1976, après le meurtre d’Everaldo, sur invitation d'un éditeur. En fait de retrouvailles, la vie d’Haret prend un tournant. Il se retrouve face à face avec un vieux flic, tout comme lui est un vieil écrivain. Le temps ne fait rien à l’affaire, à la fin, on paye les conséquences de ses actes. Et l'écrivain va devoir raconter son histoire, lire ce fameux Roman Brésilien, revenir sur le récit d'un passé où l’auteur devient le narrateur, où le personnage principal se replonge dans ses souvenirs et comme nous, devenir lecteur. Un roman dans le roman. Tout comme les personnages ont leurs doubles Figueiras / Santana, Blanche / Angèle, Jacques Haret / Ian Manook.

    Et l’expérience devient intéressante. Pourtant ceux qui me connaissent savent que ce continent est le seul où je n'ai jamais mis les pieds. Crainte, manque d'assurance. La vision d'une forêt dévorante me tétanise. L'Amérique du Sud aussi.

    Mais ajoutez-y un zest d’hommage à Stefan Zweig et des sous-bois marécageux au fin fond de ces terres lointaines, une passion trouble et l’envie d’un auteur pour partager ses sensations et ce que vous obtenez n’est pas forcément un thriller. Mato Grosso est un roman qui laisse soudainement la place à la passion, l’amour à la violence. Certaines phrases s'envolent, et nous restons dans un Brésil chaud et poisseux.

    Bref exit l’action, place à l’immersion. Et c’est plutôt réussi.

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  • Je connaissais Ian Manook pour sa série Yeruldelgger dont j'ai adoré les personnages, les intrigues et le dépaysement total qu'impliquait sa lecture. C'est donc avec beaucoup d'attentes que j'ai lu Mato Grosso. Alors autant vous le dire tout de suite, si vous souhaitez absolument retrouver...
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    Je connaissais Ian Manook pour sa série Yeruldelgger dont j'ai adoré les personnages, les intrigues et le dépaysement total qu'impliquait sa lecture. C'est donc avec beaucoup d'attentes que j'ai lu Mato Grosso. Alors autant vous le dire tout de suite, si vous souhaitez absolument retrouver quelque chose de similaire à Yeruldelgger, vous pouvez passer votre chemin sous peine d'être déçus. Par contre si vous voulez découvrir de quoi est capable Ian Manook dans un style et un genre complètement différents, Mato Grosso devrait pouvoir combler votre envie.

    Mato Grosso est un roman noir à la structure narrative intéressante, avec une mise en abyme que l'on trouve rarement dans ce genre littéraire. En 2006 Jacques Haret lit son roman qui relate des faits survenus en 1976 ; ces faits sont en réalité ses souvenirs qu'il a remodelés en partie ; sa lecture est interrompue de temps en temps par l'un des protagonistes qui lui rappelle ce qui s'est réellement passé, ce qui donne au récit de nouvelles perspectives. Est-ce que je suis assez claire ? Sinon pas de soucis, vous comprendrez facilement en lisant Mato Grosso avec un minimum de concentration.

    Outre cet exercice de style intéressant, la plume de Ian Manook est toujours autant agréable à lire. Ses descriptions sont poétiques et vivantes, une véritable invitation au voyage, et il y a des réflexions intéressantes sur le devenir des peuples et le futur des mondes en proie au développement rapide. Mon seul regret concerne l'usage un peu trop présent de vocabulaire portugais (la langue officielle du Brésil) : cela fait couleur locale, mais c'est parfois un peu difficile à comprendre pour les non lusophones, quelques notes de bas de page avec la traduction française auraient été les bienvenues. Ian Manook retranscrit parfaitement bien l'ambiance violente et suffocante du Brésil profond des années 1970, un lieu où la tension est permanente, où le danger surgit sans prévenir. Le personnage principal est l'un des plus antipathique qu'il m'ait été donné de croiser dans mes lectures : égoïste, lâche, violent et manipulateur, je l'ai détesté dès les premières pages. Malgré cela j'ai pris beaucoup de plaisir à lire Mato Grosso, à voyager dans l'espace et le temps. J'ai mis un peu de temps à entrer dans l'histoire, mais après j'ai dévoré le roman jusqu'au final explosif.

    https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/09/mato-grosso-de-ian-manook.html

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  • C'est avec plaisir et curiosité que j'ai reçu ce livre en avant-première.
    Avant de m'attaquer à sa lecture, je suis tombé par hasard sur la chronique d'une lectrice qui, sans être sévère était plutôt négative, moi qui ne lis qu'exceptionnellement le ressenti des autres sur mes futurs choix...
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    C'est avec plaisir et curiosité que j'ai reçu ce livre en avant-première.
    Avant de m'attaquer à sa lecture, je suis tombé par hasard sur la chronique d'une lectrice qui, sans être sévère était plutôt négative, moi qui ne lis qu'exceptionnellement le ressenti des autres sur mes futurs choix littéraires, je reconnais que, cette fois, j'ai bien fait.
    Grâce à cette critique, j'ai abordé ce livre avec le recul nécessaire, avec un oeil neuf.
    Changement de style, changement de continent, Manook prend un nouveau virage avec son dernier roman Mato grosso.
    Après la Mongolie, son policier Yeruldelgger et le ragoût de marmotte, nous voici donc propulsé dans cette région du Brésil, peuplée de jacarés (caïman ), sucuri (anaconda), onça (panthère) et autres araignées géantes, ou l'on peut observer le Tuyuyu, cette sorte de grand échassier et se régaler du Pacu grillé (gros poisson de la famille des piranhas).
    Bref des petites bêtes bien sympathiques n'en doutez pas...
    Ici l'homme et son côté le plus sombre n'ont rien à envier à la faune locale, Ian Manook nous en apporte la preuve tout au long de ce....double récit.
    Je m'explique, sans vous révéler, comme à mon habitude, le contenu de ce noir roman, noir comme l'âme humaine donc, noir comme l'eau du fleuve dans lequel jacarés et sucuri guettent leurs proies.
    Jacques Haret (il fallait osé, Ian l'a fait) écrivain français qui vient de publier son Roman brésilien, revient dans cette région du Brésil qu'il avait fui trente ans plus tôt. Il revient à l'invitation d'un mystérieux éditeur, en fait, une vieille connaissance qui lui réserve une surprise. Mato grosso, c'est donc le récit de ces retrouvailles et des échanges entre ces deux hommes, mais c'est aussi, par la lecture de ce fameux roman, le récit d'un passé obscure.
    Au jeu du poker menteur, le lecteur est captivé jusqu'à la dernière ligne.
    Monsieur Manook, moi je trouve que vous avez réussi votre pari, audacieux, il faut l'avouer, tant vos aficionados se sont attachés aux pas de votre flic mongol. Mais, bravo, votre essai est transformé.
    A tous vos lecteurs, donc, a tous les amateurs de roman noir, à tous les lecteurs tout simplement, je dis, foncez, sans a priori, sans idées reçues, en oubliant le polar déjà lu et adoré, entrez dans le nouveau monde de Ian Manook.
    Bem-vindo ao Brasil...

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