Les corps conjugaux

Couverture du livre « Les corps conjugaux » de Sophie De Baere aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709666176
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Fille d'immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s'aiment intensément, fondent une famille,... Voir plus

Fille d'immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s'aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu'est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?

Portrait de femme bouleversant, histoire d'un amour fou, secrets d'une famille de province : ce texte fort et poétique questionne l'un des plus grands tabous et notre part d'humanité.

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Avis (6)

  • Tout commence comme dans un conte de fée ou presque. Alice Callandri est issue d’une famille modeste mais elle est belle, même extrêmement. Alors sa mère veut la faire devenir célèbre en la convertissant en une miss de la beauté. De podiums en podiums, Alice triomphe et multiplie les amours...
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    Tout commence comme dans un conte de fée ou presque. Alice Callandri est issue d’une famille modeste mais elle est belle, même extrêmement. Alors sa mère veut la faire devenir célèbre en la convertissant en une miss de la beauté. De podiums en podiums, Alice triomphe et multiplie les amours éphémères. Jusqu’au jour où son tendre frère trisomique se jette par la fenêtre. Elle réalise ce que devient sa vie et s’enfuit pour dire : STOP ! Elle en vient à exécrer la superficialité et le goût des apparences. Elle veut vivre de son esprit et non avec son corps, elle veut aimer avec son cœur et non avec uniquement son sexe. Et ne veut plus être le jouet de sa mère.

    Elle reprend des études et vit de petits boulots, fréquente toujours sa sœur Mona et fait la connaissance de son voisin, Jean, enseignant et passionné de cerf-volant. L’amitié naissante se transforme vite en amour, un délicieux amour quand deux êtres ne font plus qu’un. De leur union paraissant inébranlable nait une petite fille Charlotte. Bonheur suprême. Mais un jour, la mère d’Alice, sachant sa mort venir, révèle le terrible secret. Un secret effroyable qui va briser le couple et transformer leur histoire en tragédie grecque.

    Un roman qui subjugue en premier pour le personnage d’Alice, une femme qui lutte contre ses démons, se sacrifie, tombe et se relève. Pour retomber à nouveau mais continuer le chemin de son destin par la force et la puissance de ses sentiments. A ce bijou humain, il fallait l’envelopper du plus bel écrin. Ce qui est fait par l’art scriptural de Sophie de Baere auquel elle ajoute le phrasé de l’âme et la voluptueuse sensualité des gens qui aiment, qui s’aiment.

    Sophie de Baere qui avait déjà démontré ses talents de romancière lors de son premier opus « La dérobée » développe avec maestria tout ce qu’elle avait en réserve dans sa plume enchantée. Elle possède en elle quelque chose qui ne s’invente pas, qui ne s’apprend pas ; quelque chose qui est innée et qui force l’empathie : la couleur des sentiments. Chez l’écrivaine, ils sont forts et puissants, oscillent entre le rouge passion et le noir crépusculaire, ils flirtent sur des ailes dorés pour embrasser le nacre d’une volupté. Avec un seul fil conducteur : l’amour. Un fil comme une pelote dans un labyrinthe d’amours tumultueuses mais où personne ne peut se permettre de juger. Comme dans l’opéra de Saint-Saens, on pourrait chanter « Qui donc commande quand il aime »

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/01/une-noisette-un-livre-les-corps.html

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  • Une histoire d'amour déchirante, belle comme un mythe antique

    J'ai lu le magnifique second roman de Sophie de Baere il y a maintenant 8 jours et cette histoire terrible ne cesse de me hanter...

    Alice, fille d'émigrés italiens, concentre tous les espoirs d'une vie meilleure que sa mère...
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    Une histoire d'amour déchirante, belle comme un mythe antique

    J'ai lu le magnifique second roman de Sophie de Baere il y a maintenant 8 jours et cette histoire terrible ne cesse de me hanter...

    Alice, fille d'émigrés italiens, concentre tous les espoirs d'une vie meilleure que sa mère nourrit pour sa progéniture, entre un frère handicapé mental et une sœur garçon manqué. Elle se laisse confisquer son enfance et son adolescence, transformée en poupée barbie pour catalogues et concours de beauté.
    A la mort de son frère, elle échappe à l'emprise de sa mère en partant vivre à Paris. Elle va y rencontrer Jean et un amour fou va naître, grandir et s'installer. C'est le bonheur, la fusion absolue couronnée par la naissance de Charlotte. Douze ans plus tard, enceinte d'un second enfant, Alice se sent enfin prête à se marier.
    Pourtant quinze jours après son mariage, elle disparaît sans un mot, sans une explication, comme effacée de la surface de la terre, laissant Jean et Charlotte désemparés.

    Ne comptez pas sur moi pour vous en raconter plus. Il vous faudra découvrir vous-même pourquoi Alice est partie et ce qu'elle est devenue. Et vous passerez alors par diverses émotions, stupéfaction, colère, sidération, empathie, tristesse et cette interrogation lancinante: qu'aurais-je fait à sa place ? J'ai eu tellement mal pour Jean, pour Charlotte. J'ai eu tellement mal pour Alice. C'est une histoire terrible où les mots manquants, arrivés trop tard, font le lit de la tragédie. Alice et Jean sont des victimes et entraînent avec eux, malgré eux leur fille Charlotte...

    Dans une langue belle, fluide, recherchée, poétique, Sophie de Baere nous raconte l'amour de façon admirable, et cette frontière ténue qui fait que ce qui était beau l'instant d'avant ne l'est plus parce que la morale et la société s'en sont mêlées. L'injustice absolue qui foudroie ses personnages et les contraint à des réactions viscérales. L'incroyable force de l'amour capable de transgresser les règles, capable de perdurer malgré l'absence, capable de renaître et d'espérer envers et contre tout.

    Une lecture forte d'une grande beauté...

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  • Alice rencontre Jean alors qu'ils ont tous deux un peu plus de vingt ans, et très vite, c'est l'amour fou. Une petite fille naît de leur union et, quelques années plus tard, alors qu'une nouvelle grossesse débute, ils se marient un jour de décembre. Le bonheur d'Alice est à son comble. Alors...
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    Alice rencontre Jean alors qu'ils ont tous deux un peu plus de vingt ans, et très vite, c'est l'amour fou. Une petite fille naît de leur union et, quelques années plus tard, alors qu'une nouvelle grossesse débute, ils se marient un jour de décembre. Le bonheur d'Alice est à son comble. Alors pourquoi, peu après, disparaît-elle brutalement de la vie de Jean et de Charlotte ?

    Il est des livres qui vous enserrent dès les premières phrases, et vous embarquent pour des heures de lecture, que vous ne pouvez lâcher avant d'en avoir tourné la dernière page.
    Les corps conjugaux est de ceux-là.

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  • Alice, fille d'immigrés italiens se retrouve sur le devant de la scène durant son adolescence : mannequin pour des publicitaires, concours de miss... Mais cette vie, elle n'en veut pas. A la majorité, elle décide de tout claquer et de partir à Paris. C'est à cette époque qu'elle rencontre Jean....
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    Alice, fille d'immigrés italiens se retrouve sur le devant de la scène durant son adolescence : mannequin pour des publicitaires, concours de miss... Mais cette vie, elle n'en veut pas. A la majorité, elle décide de tout claquer et de partir à Paris. C'est à cette époque qu'elle rencontre Jean. C'est le coup de foutre, le grand amour, ils se marient et eux une enfant.

    Hélas, ce roman n'a rien a voir avec un conté de fée. A la suite de leur mariage, Alice disparaît à jamais ! Coup de théâtre, notre conte se transforme en tragédie. Et quelle tragédie !

    Comme une violente claque, en plein coeur du roman, le drame est là, bouleversant, qui nous frappe de plein fouet, en pleine face ! Sophie de Baere arrive à parler d'un sujet tabou sans provocation, sans porter de jugement, sans fioriture. Impossible de s'attendre à un tel retournement de situation. Je garde le mystère de cette révélation pour ne pas gâcher la lecture de ce très grand roman.

    Lors de son premier roman "La dérobée", j'avais osé affirmer que Sophie de Baere était une conteuse hors pair. Je peux maintenant vous le confirmer avec ce deuxième roman.

    Sophie nous happe par l'histoire, par les personnages attachants et complexes, par la description des relations complexes entre être humain, par l'impact des secrets de famille. Sophie a amplifié sa plume, tellement poétique, pleine de musicalité et limpide.

    C'est une nouvelle fois un coup de coeur par ce nouveau roman fort et beau mais surtout pour son auteure, par son talent d'écriture, sa beauté des mots et de les retranscrire. Un roman qui touche, qui ose, qui transpire l'amour. D'ailleurs, aimer, c'est aller jusqu'où ?

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  • dubonheurdelire.wordpress.com

    Je remercie Net Galley France et les éditions JCLatteslemasque pour m’avoir permis de lire ce roman de la rentrée littéraire de janvier 2020.
    Je ne connaissais pas Sophie de Baere et pourtant à un an près ma route de lectrice aurait pu croiser la sienne...
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    dubonheurdelire.wordpress.com

    Je remercie Net Galley France et les éditions JCLatteslemasque pour m’avoir permis de lire ce roman de la rentrée littéraire de janvier 2020.
    Je ne connaissais pas Sophie de Baere et pourtant à un an près ma route de lectrice aurait pu croiser la sienne puisqu’elle faisait partie de la dernière sélection des 68 premières fois, aventure à laquelle j’ai participé en septembre 2019. Mais grâce à la rentrée littéraire de janvier 2020, j’ai finalement croisé la route de cette auteure et j’en suis ravie !
    Le titre, le bouche à oreille et la couverture ont attisé ma curiosité que j’ai pu assouvir avec délectation. J’ai lu ce roman le 3 janvier mais je ne vous en parle que maintenant puisque le roman sort le mercredi 22 janvier. Lire une œuvre avant sa sortie officielle est un privilège que je savoure pleinement. Mais trêve de digressions, revenons au sujet qui nous intéresse : le roman !
    Voici la présentation de l’éditeur
    Fille d'immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s'aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu'est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?

    Au début j’ai trouvé l’histoire d’Alice – Alizia – plaisante. Sa volonté farouche de quitter sa terre normande et par la même occasion cette mère qui l’étouffe et l’enferme dans son rôle de miss de concours de beauté rend cette jeune fille attachante. Telle une héroïne de roman d’ascension, elle fuit sa Normandie natale pour devenir quelqu’un et non cette image fabriquée, stéréotypée qui la rend si malheureuse. La rencontre avec Jean est pour elle une renaissance, elle devient femme, elle devient mère et l’amour qu’elle éprouve pour Jean est une force qui lui permet de surmonter le mépris social de sa belle-famille et la séparation d’avec sa famille. Jusque là, je lisais une histoire somme toute banale, certes très bien écrite, empreinte de poésie et de phrases à retenir mais assez banale.

    « Maman pourrait trouver ça inutile voire dangereux. Elle dit souvent que les livres sont des illusions. Et même, l’apanage des fainéants. »
    Et puis…
    Et puis… j’ai pris une grande claque et j’ai dévoré le roman de Sophie de Baere. J’ai regardé d’un nouvel œil cette histoire ! Pourquoi ? car au cœur de ce roman, un drame, un bouleversement total arrive – dont je ne veux pas vous parler car c’est ôter à ce roman le sel de l’intrigue que de le révéler ! C’est un tel drame qu’Alice fuit sa vie, disparaît laissant sa famille sans la moindre réponse.
    Ce que Sophie de Baere nous livre, c’est une intrigue digne des plus grandes tragédies. En lisant, je n’ai pu m’empêcher de penser à mes études de lettres, à mes lectures d’étudiante, à ces récits fondateurs de notre humanité. Sophie de Baere pose de véritables questions à travers son roman. A travers Alice, elle interroge l’Amour, cette force qui anéantit toute morale sur son passage.
    « Il ne faut jamais juger l’amour, Alice »
    L’auteure aborde un sujet tabou dans notre société mais dans sa plume nulle provocation, nulle transgression pour le plaisir de faire un buzz littéraire. Nous sommes loin de tout cela avec Les corps conjugaux. Nous sommes dans une écriture poétique, dans un amour des mots qui transcende l’interdit, qui donne à ce sujet si hardi en littérature une autre dimension. J’ai aimé la poésie, la beauté des mots de ce roman malgré un sujet inattendu et tragique. J’ai dévoré ce roman en une journée tant il m’était impossible de le lâcher, j’ai pris une claque en ce début d’année et j’espère que vous serez comme moi : touchée par cette histoire et surtout par les mots et la poésie de Sophie de Baere.
    En résumé : Un roman fort et beau !

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  • «Au soi-disant plus beau de tous les âges, ma sœur et moi sommes deux inquiétudes aux pieds nus. Deux cœurs châtrés.» La jeunesse d'Alice n'esat pas précisément ce dont elle avait rêvée. Elle est davantage le rêve de sa mère que la maitresse de son existence. Jusqu'au jour où, après le décès de...
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    «Au soi-disant plus beau de tous les âges, ma sœur et moi sommes deux inquiétudes aux pieds nus. Deux cœurs châtrés.» La jeunesse d'Alice n'esat pas précisément ce dont elle avait rêvée. Elle est davantage le rêve de sa mère que la maitresse de son existence. Jusqu'au jour où, après le décès de son frère handicapé, elle décide de fuir...
    À l'orée de ses 20 ans, elle part pour Paris où elle cumule un emploi de standardiste dans un magasin de literie et des cours du soir. Mais rien ne va se passer comme prévu. Elle rate son bac de quelques points et se retrouve au chômage. Trop fière pour rentrer en Normandie, elle va trouver du réconfort auprès de Jean, son voisin enseignant. Une nouvelle vie qui commence, conjugale.
    Alors que tombe le mur de Berlin elle met au monde Charlotte. Des années de bonheur l'attendent, ternies par la rancœur de sa mère et les soucis de sa sœur Mona, qui se retrouve fille-mère, sans oublier l’attaque cardiaque de sa mère à la veille de son mariage.
    Tout bascule quelques jours plus tard, lorsque Silvia décide de solder les comptes et va livrer à Alice les secrets de famille. Et ils sont terribles. La déflagration va provoquer des dégâts irrémédiables: «L'ogresse m’a tout pris. Mon enfance. Mon mariage. Ma fille. Ma dignité.»
    Le récit se scinde alors en deux. On suit d'une part l'errance d'Alice, qui ne peut affronter son mari et sa fille, et qui choisit la fuite. Avec l'aide de Mona elle va se construire une nouvelle vie.
    Et d'autre part le parcours de Charlotte et de son père, qui ont longtemps espéré le retour d'Alice, sûrs de son amour pour son mari et sa fille. Au fil des jours, ils devront pourtant se résigner sans comprendre. Leurs efforts pour découvrir la vérité ne seront pas couronnés de succès. Si Charlotte avait porté plus d'attention à la représentante en cosmétiques... Deux vies suivent leur chemin, mais restent reliées par un fil invisible qui ne va pas se rompre...
    Grâce à cette construction, Sophie de Baere a réussi à instaurer une tension permanente. Les personnages sont constamment sur le fil du rasoir. Les émotions, de plus en plus vives, empêchent les acteurs de ce drame de s'engager vraiment, de vivre «normalement» et même de vivre. La définition du terme tabou, «ce que l’on ne doit pas toucher», prend ici tout son sens. Tragique et infranchissable.
    https://urlz.fr/bFqq

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