Les âmes grises

Couverture du livre « Les âmes grises » de Philippe Claudel aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253109082
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

A l'hiver 1917, dans un village du nord de la France tout près duquel les combats font rage, une fillette d'une dizaine d'années est retrouvée morte, assassinée sur le bord d'un petit cours doeeau.
Des années plus tard, retraité, le policier qui a mené l'enquête raconte ce qui a suivi. Qui a... Voir plus

A l'hiver 1917, dans un village du nord de la France tout près duquel les combats font rage, une fillette d'une dizaine d'années est retrouvée morte, assassinée sur le bord d'un petit cours doeeau.
Des années plus tard, retraité, le policier qui a mené l'enquête raconte ce qui a suivi. Qui a tué Belle ? Un maraudeur de passage ? Le petit soldat breton déserteur ? La solidarité de classe n'aurait-elle pas épargné le coupable en la personne du procureur Destinat, personnage impitoyable et glacé ? Et comment expliquer le suicide de la jeune institutrice, Lysia, si pleine de vie ?
A partir d'une énigme à la Simenon, Philippe Claudel a construit un roman puissant, à la progression dramatique impressionnante, tableau saisissant d'une France provinciale plongée dans le cauchemar de la guerre. Il a aussi analysé, avec une lucidité et une finesse psychologique sans faille, les rapports troubles que le bien et le mal entretiennent en chacun de nous, faisant à jamais de nos âmes des « âmes grises ».
Couronné par le prix Renaudot 2003, ce roman a revécu à l?écran dans le film d'Yves Angelo, magistralement interprété par Jean-Pierre Marielle et Jacques Villeret.

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Articles (2)

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  • L'enquête de Philippe Claudel
    Deux ex machina

    Après avoir fouaillé les mystères de la guerre dans Les Âmes grises et Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel pénètre les arcanes de l’entreprise dans un roman terrifiant et cauchemardesque. 

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  • Un de mes 3 auteurs préférés alors quoi dire de plus,

    Un de mes 3 auteurs préférés alors quoi dire de plus,

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  • Très bien adapté au cinéma par Yves Angelo et Philippe Claudel lui-même, ce roman plonge le lecteur dans un monde profondément marqué par la guerre dont on entend l’écho lointain tout au long du livre. Le narrateur est un policier mais on ne l’apprend que tardivement. Tous les personnages...
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    Très bien adapté au cinéma par Yves Angelo et Philippe Claudel lui-même, ce roman plonge le lecteur dans un monde profondément marqué par la guerre dont on entend l’écho lointain tout au long du livre. Le narrateur est un policier mais on ne l’apprend que tardivement. Tous les personnages correspondent bien au titre sauf Belle, la plus jeune des trois filles de Bourrache, le patron du restaurant où mangeait le procureur Pierre-Ange Destinat. En 1917, il est à la retraite depuis un an.

    Ce premier décembre 1917, par « un temps de Sibérie », le corps de la petite (10 ans) que l’on appelle Belle de jour, est retrouvé sans vie, dans l’eau, près du mur de clôture du château : « Elle ressemblait à une princesse de conte aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. » L’intrigue est lancée et le roman va se dérouler dans une ambiance des plus pesantes avec des personnages d’un autre siècle que l’auteur campe remarquablement.
    Le contexte social est bien décrit aussi avec ce château et cette propriété dont a hérité Destinat, descendant d’un industriel. Destinat est veuf et n’a gardé qu’une cuisinière. L’usine est toujours là et ses 800 ouvriers sont réquisitionnés pour le service civil : « Huit cents gaillards qui, chaque matin, sortiraient d’un lit chaud, de bras endormis, et non d’une tranchée boueuse, pour aller pousser des wagonnets plutôt que des cadavres. La bonne aubaine ! »
    Arrive enfin Lysia Verhareine, jeune et belle femme, pour remplacer l’instituteur à l’esprit dérangé, surnommé Le Contre qui avait remplacé Fracasse, le titulaire parti au front. « La guerre déroulait son petit carnaval viril sur des kilomètres et de là où nous étions, on aurait pu croire à un simulacre organisé dans un décor pour nains de cirque. »
    Les premiers convois de blessés arrivaient dès septembre 1914 : « je parle des vrais blessés, de ceux qui n’avaient plus pour chair qu’une bouillie rougeâtre et qui étendus dans les camions sur des civières pouilleuses râlaient doucement… »
    Deux déserteurs se révèlent des coupables idéaux pour le juge Mierck et le colonel Matziev, chargés de l’enquête et qui ne reculent devant aucun moyen pour obtenir des aveux. Pendant ce temps, Clémence, l’épouse du narrateur, vit des moments très difficiles… La guerre est terminée. On inaugure le monument aux morts le 11 Novembre 1921 et on découvre les lettres de Lysia…

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/08/les-ames-grises-de-philipe-claudel.html

    Un homme dont on comprend plus tard qu’il est policier noircit des feuilles pour raconter une histoire qui le hante et dont il a rassemblé les éléments sur de nombreuses années. Le narrateur est également...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/08/les-ames-grises-de-philipe-claudel.html

    Un homme dont on comprend plus tard qu’il est policier noircit des feuilles pour raconter une histoire qui le hante et dont il a rassemblé les éléments sur de nombreuses années. Le narrateur est également obsédé par sa femme Clémence qui est décédée en 1917.

    L’histoire commence en 1917, dans un village dont la localisation précise n’est pas donnée. Une fillette de 10 ans, très belle, surnommée « Belle de jour » est retrouvée assassinée, c’est la fille du restaurateur du village.

    Nous sommes en 1917 mais Philippe Claudel ne fournit que très peu d’éléments historiques, la guerre est juste en toile de fond, les habitants du village où se situe l’action vivent normalement, on sait seulement que le village est épargné par la guerre qui fait rage de l’autre côté du coteau d’où émanent des bruits de canon, les villageois voient simplement arriver à la clinique des soldats blessés.

    Ce roman est un roman d’atmosphère dans lequel Philippe Claudel brosse le portrait de multiples personnages , un juge et un colonel deux monstres odieux "faits du même bois pourri", un gendarme plein de culpabilité, le maire et sa servante qui se souviennent... une jeune et belle institutrice venue se rapprocher de son fiancé au combat et qui est logée dans une dépendance de la maison du procureur, deux déserteurs que la foule est prête à lyncher...

    Et surtout, un procureur froid, taciturne et mystérieux qui habite dans une grande demeure appelée par tous le "château" et qui a arrêté de vivre après la mort de sa femme, il survit en exerçant son métier sans autre but dans la vie.

    Le style narratif original : le narrateur écrit sans ordre chronologique, un peu comme s’il écrivait en suivant ses pensées dans le désordre avec beaucoup de retours en arrière, créant un habile suspense.

    Le crime et la guerre servent de prétexte à dresser à une étude et une critique de la société de l’époque par le biais du portrait de ces âmes grises qui peuvent faire à la fois le bien et le mal.

    J’ai adoré cette histoire passionnante. Philippe Claudel a le don d’écrire des histoires à la portée universelle et son écriture est toujours aussi prenante.

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  • Qui est ce narrateur ? Quelle est cette Affaite ? Qui sont ces âmes grises ?
    Les questions se bousculent et s’entremêlent et l’auteur nous fait languir pour donner les réponses.
    Le narrateur, plutôt passif, nous transmet ses observations, usant des sa mémoire et des témoignages qu’il a...
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    Qui est ce narrateur ? Quelle est cette Affaite ? Qui sont ces âmes grises ?
    Les questions se bousculent et s’entremêlent et l’auteur nous fait languir pour donner les réponses.
    Le narrateur, plutôt passif, nous transmet ses observations, usant des sa mémoire et des témoignages qu’il a recueillis.
    Le puzzle se construit doucement, pièce par pièce
    C’est la guerre, pourtant les habitants de ce village sont épargnés. Ils ne sont pas au front, mais à l’usine. Pas loin, le bruit des canons gronde. Des drames se jouent sur place : le suicide de la jeune institutrice, et le corps étranglé de la petite Belle de jour.
    Les habitants sont passés au scalpel. Il y en a d’odieux et d’autres lumineux.
    Les âmes ne sont ni blanches ni noires, elles sont grises, et ce gris varie du plus clair au plus foncé.
    C’est un livre fort, visuel, olfactif, sensible. Les personnages sont plus vrais que nature.
    Philippe Claudel réussit à nous immerger complètement dans l’ambiance trouble et oppressante de ce village

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  • C'est puissant, c'est sombre, c'est tragique. On ne ressort pas indemne après l'avoir lu.

    C'est puissant, c'est sombre, c'est tragique. On ne ressort pas indemne après l'avoir lu.

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  • c'est le second livre que je lis de Ph. Claudel, j'ai apprécié l'écriture qui coule, la poésie, la dureté vécue par ces personnages qui est bien transmise au lecteur, l'intrigue qui se prolonge jusqu'aux dernières pages.
    Je vous le recommande.

    c'est le second livre que je lis de Ph. Claudel, j'ai apprécié l'écriture qui coule, la poésie, la dureté vécue par ces personnages qui est bien transmise au lecteur, l'intrigue qui se prolonge jusqu'aux dernières pages.
    Je vous le recommande.

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  • La plume de Ph. Claudel : dur, noir mais réaliste. Pour les fans de l'auteur, à lire absolument.

    La plume de Ph. Claudel : dur, noir mais réaliste. Pour les fans de l'auteur, à lire absolument.

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  • Bon, on a compris, j'aime Claudel :
    Mon préféré, celui qui m'a le plus touchée est "Le café de l'Excelsior"

    Bon, on a compris, j'aime Claudel :
    Mon préféré, celui qui m'a le plus touchée est "Le café de l'Excelsior"

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  • Emotion, meurtre, secret terrible et le style de Claudel qui coule comme une eau limpide

    Emotion, meurtre, secret terrible et le style de Claudel qui coule comme une eau limpide

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