Philippe Claudel

Philippe Claudel
Philippe Claudel, agrégé de français, a choisi, après quelques années de lycée, d'enseigner à des enfants handicapés moteur, à la maison d'arrêt de Nancy, puis à l'Université de Nancy II (Anthropologie culturelle et Littérature).
Grand admirateur de Simenon et du Giono d'après-guerre, il tisse av... Voir plus
Philippe Claudel, agrégé de français, a choisi, après quelques années de lycée, d'enseigner à des enfants handicapés moteur, à la maison d'arrêt de Nancy, puis à l'Université de Nancy II (Anthropologie culturelle et Littérature).
Grand admirateur de Simenon et du Giono d'après-guerre, il tisse avec maestria des univers où la simplicité, claire dentelle aérienne, tente de dissimuler l'obscur des drames qui jalonnent nos existences. Il fait remonter son désir d'écrire aussi loin que sa mémoire.
Il devient en 2004, directeur d'une nouvelle collection de romans chez Stock. Le pari d'« Ecrivins » ? Publier quatre fois par an des textes d'écrivains avec pour seule contrainte que le vin serve de toile de fond ou soit simplement évoqué.

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Avis (183)

  • Couverture du livre « L'archipel du chien » de Philippe Claudel aux éditions Stock

    Elizabeth Neef-Pianon sur L'archipel du chien de Philippe Claudel

    Combien de fois ai-je pris ce livre en main dans ne librairie et l’ai reposé.
    Pourquoi ? Je ne sais pas trop. J’avais entendu dire que c’était sombre, pessimiste.
    Mais j’aime beaucoup Philippe Claudel, alors, ça y est, je l’ai enfin acheté.
    La première page m’a mise mal à l’aise,...
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    Combien de fois ai-je pris ce livre en main dans ne librairie et l’ai reposé.
    Pourquoi ? Je ne sais pas trop. J’avais entendu dire que c’était sombre, pessimiste.
    Mais j’aime beaucoup Philippe Claudel, alors, ça y est, je l’ai enfin acheté.
    La première page m’a mise mal à l’aise, dérangée.
    Je l’ai ressentie comme une leçon de morale adressée à chaque lecteur, en préambule.
    Mr Claudel semble vraiment en pleine désillusion quant à la nature humaine, c’est ce que j’avais ressenti en lisant « Inhumaines »
    Bon, passée la première page, on entre dans l’histoire.
    Trois migrants sont retrouvés ports sur une plage de l’archipel du chien. Seules quelques personnes seront au courant de cette macabre découverte. Elle pourrait compromettre un projet touristique de thermalisme sur l’île.
    Se dévoile alors la noirceur des âmes. Entre psychologie sans concession des êtres humains et enquête policière, on assiste à une lente descente aux enfers.
    C’est bien, fort bien écrit. La construction du récit est impeccable. Tout tient la route.
    On referme le livre avec une sensation d’écoeurement, de saccage, et une certaine désillusion sur la nature humaine
    Mais bon, ne nous laissons pas gagner par le pessimisme de Philippe Claudel.
    S’il est vrai que la situation actuelle est inquiétante, notamment par rapport aux migrants, tout le monde n’est pas indifférent et de belles actions sont réalisées par de nombreuses personnes

  • Couverture du livre « L'archipel du chien » de Philippe Claudel aux éditions Stock

    Anne-Marie Lemoigne sur L'archipel du chien de Philippe Claudel

    Trois migrants morts sont découverts sur la plage d'une île volcanique.
    Que faire de leurs cadavres?
    Les principaux responsables de la cité prennent une décision qui sera lourde de conséquences pour le devenir de l'île dominée par un volcan qui tel un dieu vengeur fait peser la menace de...
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    Trois migrants morts sont découverts sur la plage d'une île volcanique.
    Que faire de leurs cadavres?
    Les principaux responsables de la cité prennent une décision qui sera lourde de conséquences pour le devenir de l'île dominée par un volcan qui tel un dieu vengeur fait peser la menace de son éruption.
    Seul l'Instituteur s'oppose à la solution adoptée. La conscience d'un seul risque de ruiner la prospérité de tous, attachés à un projet de thermes marins assurant la prospérité.
    Tout s'enchaîne alors en une succession de péripéties et de coups de théâtre jusqu'au drame final qui mêle hommes et forces de la nature.

    L'écriture épurée de l'auteur est comme un acide corrosif au service d'un regard désabusé. Elle donne force et puissance à ce beau roman à valeur universelle qui, usant de métaphores dépréciatives, révèle la part d'animalité dans l'homme et qui, en analysant le fonctionnement d'une petite communauté, porte sur les rôles et les responsabilités au sein d'une cité.
    Il donne aussi à entendre la voix collective, celle de la foule aveugle et cruelle.
    Le message politique qui s'en dégage est sans illusions. Une voix l'annonce en introduction, elle le rappelle dans l'épilogue.

  • Couverture du livre « L'archipel du chien » de Philippe Claudel aux éditions Stock

    Mireille B sur L'archipel du chien de Philippe Claudel

    La douceur d’une île baignée par le soleil, dominée par le volcan, peuplée des notables : maire, docteur, instituteur, curé, de paysans et de pêcheurs. Ils vivent entre eux, dans des conditions rudimentaires, portés par la tradition.

    Lorsque trois corps noirs échouent sur la plage, le petit...
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    La douceur d’une île baignée par le soleil, dominée par le volcan, peuplée des notables : maire, docteur, instituteur, curé, de paysans et de pêcheurs. Ils vivent entre eux, dans des conditions rudimentaires, portés par la tradition.

    Lorsque trois corps noirs échouent sur la plage, le petit groupe des autorités accourt, étouffe quelques embarras ou voix dissidente pour garder secret l’incident et laisser place nette au « Projet de Thermes ». Puis, face aux preuves excluant tout phénomène surréaliste, les armes les plus nauséabondes se déploient et une étrange solidarité s’installe.

    Tous, y compris le lecteur, comprendront vite que l’isolement d’une île n’est aujourd’hui plus obstacle à l’œil du Cyclope et seront face à leurs démons.

    Philippe Claudel signe un roman pessimiste mais hélas, combien éclairé de réalisme. Dès les premières phrases le verbe est cinglant, les mots percutent, les surnoms des habitants de l’île façonnent les portraits et les mentalités, leurs faits et gestes sont scrutés et traduits parfois sur un ton ironique qui parvient à alléger le drame.
    « La voix » qui raconte a la force de celles qui interpellent et invitent à l’introspection.

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