Philippe Claudel

Philippe Claudel
Philippe Claudel, agrégé de français, a choisi, après quelques années de lycée, d'enseigner à des enfants handicapés moteur, à la maison d'arrêt de Nancy, puis à l'Université de Nancy II (Anthropologie culturelle et Littérature).
Grand admirateur de Simenon et du Giono d'après-guerre, il tisse av... Voir plus
Philippe Claudel, agrégé de français, a choisi, après quelques années de lycée, d'enseigner à des enfants handicapés moteur, à la maison d'arrêt de Nancy, puis à l'Université de Nancy II (Anthropologie culturelle et Littérature).
Grand admirateur de Simenon et du Giono d'après-guerre, il tisse avec maestria des univers où la simplicité, claire dentelle aérienne, tente de dissimuler l'obscur des drames qui jalonnent nos existences. Il fait remonter son désir d'écrire aussi loin que sa mémoire.
Il devient en 2004, directeur d'une nouvelle collection de romans chez Stock. Le pari d'« Ecrivins » ? Publier quatre fois par an des textes d'écrivains avec pour seule contrainte que le vin serve de toile de fond ou soit simplement évoqué.

Articles (5)

Voir tous les articles

Avis (174)

  • Couverture du livre « L'archipel du chien » de Philippe Claudel aux éditions Stock

    HUBRIS LIBRIS sur L'archipel du chien de Philippe Claudel

    Trois corps charriés par la mer, emmenés au bord d’une île. Commence la débandade de quelques personnages. Cacher le corps ? Révéler le fait aux autres habitants ? Le Maire préfère la tranquillité de son île. C’est le silence qu’on convoite de chacun. Aucun mot, aucune parole à propos des...
    Voir plus

    Trois corps charriés par la mer, emmenés au bord d’une île. Commence la débandade de quelques personnages. Cacher le corps ? Révéler le fait aux autres habitants ? Le Maire préfère la tranquillité de son île. C’est le silence qu’on convoite de chacun. Aucun mot, aucune parole à propos des cadavres d’hommes noirs. D’ailleurs des noirs, les insulaires n’en ont jamais vu. Hommes d’autres contrées qu’ils ne cotoient pas, n’espèrent pas, préfèrent rester à leur consanguinité blanche.

    Débute ainsi le fourmillement de la culpabilité. Sentiment s'immisçant entre les fissures, craquelures de l’âme de chacun. L’un souhaite comprendre d’où viennent ces hommes, d’autres s’accusent de l’absence de sépulture. Mais le silence gagne sur la verve qu’ils ne parviennent pas à phraser. Seule l’île ose s’exprimer, ce Brau qu’on entend à plusieurs reprises entre les pages, comme un avertissement, une colère frémissante sous les grains de sable.

    Un personnage chavire l’habitude. Etranger. Sa présence bouscule également le lecteur. De l’île, on pensait qu’aucun allochtone ne pouvait y venir. Impression d’un paradis, et peu à peu conscience qu’il s’agit d’une prison. Il se nomme Commissaire, n’en porte qu’un galon mensonger. On y suppose parfois une représentation du diable entre ses mots sibyllins. Il est venu avertir lui aussi, comme un écho au Brau, mais aussi à cette odeur pestilentielle (présente depuis le début du roman) qui s’agrippe aux narines, s’infiltre sous les vêtements.

    Les présages s’accumulent.
    Comme des plaies.

    La folie.
    La honte.
    La curiosité.
    Le plus ignoble de l’humain est montré.
    On le désosse de sa parure, on l’offre en pâture au lecteur.
    Comme un avertissement.

    Une fable cruelle.
    Reflet de notre société.

  • Couverture du livre « La petite fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel aux éditions Lgf

    Fanfan La Tulipe sur La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

    Un roman très émouvant sur l'exil et le déracinement. Monsieur Linh a dû fuir son pays à cause de la guerre avec sa petite fille.
    Un joli livre, très bien écrit, à découvrir!

    Un roman très émouvant sur l'exil et le déracinement. Monsieur Linh a dû fuir son pays à cause de la guerre avec sa petite fille.
    Un joli livre, très bien écrit, à découvrir!

  • Couverture du livre « La petite fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel aux éditions Lgf

    Pen Parrau sur La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

    Un beau roman, tout en simplicité, sans l’emphase et les fards de ces livres qui se veulent bouleversants et qui utilisent tous les ressorts à leur disposition pour vous tirer une larme. Rien de cela dans l’écriture de Philippe Claudel qui nous entraine avec légèreté dans les pas de Monsieur...
    Voir plus

    Un beau roman, tout en simplicité, sans l’emphase et les fards de ces livres qui se veulent bouleversants et qui utilisent tous les ressorts à leur disposition pour vous tirer une larme. Rien de cela dans l’écriture de Philippe Claudel qui nous entraine avec légèreté dans les pas de Monsieur Linh.
    C’est l’histoire d’un vieil homme exilé qui a tout perdu, son pays, sa famille et qui n’a plus pour tenir debout que sa petite fille qu’il serre contre lui dans un geste de protection contre ce monde devenu fou.
    C’est l’histoire de son exil sur une terre étrangère dont les coutumes lui sont un mystère et où sa solitude va rencontrer celle d’un autre homme. L’amitié naissante entre ces deux hommes est un cadeau pour chacun et même si ils ne parlent pas ma même langue, ils se comprennent intimement au coeur de leur solitude sur le banc de la ville froide et grise.

    On avance au fil des pages aux côtés de Monsieur Linh qui nous attendrit, nous amuse et pour finir nous bouleverse.

Voir tous les avis

Ils le suivent

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com