Le rapport de Brodeck

Couverture du livre « Le rapport de Brodeck » de Philippe Claudel aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253125723
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un petit village frontalier d'Alsace Lorrraine, isolé par les montagnes, Brodeck établit de brèves notices sur l'état de la flore, des saisons, un travail sans importance pour son administration. Il ne sait même pas si ses rapports parviennent à... Voir plus

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un petit village frontalier d'Alsace Lorrraine, isolé par les montagnes, Brodeck établit de brèves notices sur l'état de la flore, des saisons, un travail sans importance pour son administration. Il ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal. Le maréchal-ferrant du village lui demande de consigner les événements qui ont abouti au dénouement tragique sans ajouter de détails inutiles. Miraculé des camps de concentration, Brodeck s'est appliqué à tout oublier et surtout, il n'a jamais essayé de lever le voile sur l'éventuelle culpabilité des villageois dans les horreurs qui ont touché son entourage.

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Articles (1)

  • L'enquête de Philippe Claudel
    Deux ex machina

    Après avoir fouaillé les mystères de la guerre dans Les Âmes grises et Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel pénètre les arcanes de l’entreprise dans un roman terrifiant et cauchemardesque. 

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Les derniers avis

  • J’ai été particulièrement sensible à la portée universelle de l’ouvrage . Philippe Claudel dépasse la simple dénonciation des persécutions nazies (auxquelles il renvoie malgré tout notamment grâce à l’emploi de terme d’un dialecte germanique) en situant son récit dans un lieu géographiquement et...
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    J’ai été particulièrement sensible à la portée universelle de l’ouvrage . Philippe Claudel dépasse la simple dénonciation des persécutions nazies (auxquelles il renvoie malgré tout notamment grâce à l’emploi de terme d’un dialecte germanique) en situant son récit dans un lieu géographiquement et historiquement indéterminé .
    Il entrelace habilement dans la confession de Brodeck la description de la vie du village au moment de la présence de l’Anderer, les retours sur les trois étapes importantes de la vie de Brodeck : son errance avant d’arriver au village, sa vie d’étudiant dans la Capitale où il est témoin des premiers pogroms, son expérience de « chien » dans le camp ; cet aller-retour du passé au présent de la narration du rapport permettant un éclairage mutuel de chaque période .

    Il fait de Brodeck non seulement le simple scribe chargé de relater l’Ereigniës, mais celui qui distingue le double sens des mots , le second sens constituant une sorte de menace et qui montre le glissement progressif du sens neutre ou positif au sens négatif ou dépréciatif . Ainsi l’adjectif « fröh » qui signifie content mais aussi vigilant, le nom « fremder » étranger mais aussi traître ou ordure selon le contexte .

    Tout comme l’Anderer, Brodeck est l’être venu d’ailleurs, celui que le village livre pour assurer sa survie quand il est menacé par un prédateur . Il est aussi un être de savoir, acquis lors de ses études dans la capitale . On peut d’ailleurs noter que les personnages positifs sont détenteurs de connaissances :Diodème : l’instituteur, Ernst Peter Limet : le vieux maître d’école, Stern : celui qui connaît les secrets des renards, la mère Pitz qui connaît le pouvoir des plantes .
    Comme l’Anderer qui , en peignant les yeux des villageois est capable de révéler leur face malsaine, Brodeck , par la plume de Philippe Claudel, sait, par une écriture sobre, mais dense, riche et fluide , témoigner d’une grande sensibilité aux images, sons et odeurs de la nature et tracer des villageois des portraits brefs mais évocateurs . Deux ou trois lignes suffisent pour camper un personnage dans sa singularité, par l’emploi notamment d’images animales . Si les hommes portent en eux les traces d’un animal, comme Göbbler qui ressemble aux coqs qu’il élève, les bêtes (porcs, renards, chiens, papillons) sont présentées comme des allégories des vices humains . La description des êtres et des choses, chez Claudel, n’est jamais simplement ornementale ; elle s’intègre parfaitement dans la narration des faits .

    Le choc que j’ai ressenti à la lecture de ce roman ne tient pas seulement aux qualités d’écriture de Claudel, mais à l’humanité qui émane des personnages . Les bons portent en eux aussi leur part d’obscurité, de mal et leur grandeur est d’oser la confesser (Diodème, Brodeck) ou de chercher à l’expier (Brodeck et son compagnon de train Kelmar) . L’émotion qui se dégage à la lecture de l’œuvre persiste longtemps une fois le roman terminé….

    Je n’oublierai ni les bourreaux, ni les victimes ; ni les figures féminines de la vieille Fédorina, de Emélia , de Poupchette ; ni celles des villageois lâches ; ni celles des personnages hantés par leur péché……
    « Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien
    Brodeck, c’est mon nom
    Brodeck,
    De grâce, souvenez-vous
    Brodeck »

    Non Monsieur Brodeck, je n’oublierai pas votre voix ………..

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  • Pas trop accroché, c'est lent c'est triste, ça se passe pendant la guerre. La couleur qui me vient c'est gris. A ne pas lire un jour de déprime...

    Pas trop accroché, c'est lent c'est triste, ça se passe pendant la guerre. La couleur qui me vient c'est gris. A ne pas lire un jour de déprime...

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  • Parfois cela arrive, il est impossible d'accrocher à un livre.
    Les mots? L'histoire? Les sentiments? Au final ..... quoi.
    Je n'ai jamais pu rentrer dans cette histoire, elle n'a jamais rien évoqué en moi.
    Je l'ai trouvé plate, mécanique,. Des phrases dans un style non déplaisant. Mais sans...
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    Parfois cela arrive, il est impossible d'accrocher à un livre.
    Les mots? L'histoire? Les sentiments? Au final ..... quoi.
    Je n'ai jamais pu rentrer dans cette histoire, elle n'a jamais rien évoqué en moi.
    Je l'ai trouvé plate, mécanique,. Des phrases dans un style non déplaisant. Mais sans aucun but.

    Parfois les livres ne nous apportent rien d'autre que la mise en lumière de ceux que nous avons aimés avec passion...... ce fut le cas de ce livre.

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  • Dans ce roman qui a bien mérité le Goncourt des Lycéens, Philippe Claudel reste aussi très imprécis sur les lieux où se déroule l’histoire. Nous sommes au cœur des montagnes, vraisemblablement en Autriche, près de la frontière allemande et Brodeck est désigné par les autres habitants pour...
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    Dans ce roman qui a bien mérité le Goncourt des Lycéens, Philippe Claudel reste aussi très imprécis sur les lieux où se déroule l’histoire. Nous sommes au cœur des montagnes, vraisemblablement en Autriche, près de la frontière allemande et Brodeck est désigné par les autres habitants pour rédiger un rapport après l’Ereigniëis, la chose qui s’est passée… « J’ai appris à ne pas trop poser de questions. J’ai aussi appris à me parer de la couleur des murs et celle de la poussière des rues. Ce n’est guère difficile. Je ne ressemble à rien. »
    Au début de l’automne dernier, juste un an après la fin de la guerre, est arrivé celui que tous ont appelé l’Anderer, l’autre, un étranger, venu s’installer dans la seule auberge du village. Il était accompagné de son cheval, Monsieur Socrate, et de son âne, Mademoiselle Julie.
    Dans ce village difficile d’accès, tous les drames causés par la lâcheté humaine se sont concentrés et l’histoire nous en révèle une cascade. Brodeck raconte et ses souvenirs, même les plus terribles remontent. Pourtant, le village s’était cotisé pour lui payer des études à la Capitale où il assiste aux premières manifestations pour réclamer du pain et du travail. Le sang est versé devant le Parlement. C’est là qu’il rencontre Emélia qui deviendra sa femme. S’enchaînent pillages et massacres car la haine envers les étrangers et l’antisémitisme poussent aux crimes les plus abjects.
    Brodeck a fui à temps, son meilleur ami, Ulli, étant passé dans le camp des bourreaux. Hélas, les soldats du pays voisin arrivent et s’installent dans le village et le discours du capitaine Buller ne laisse aucun doute : « Notre race est la race première, immémoriale et immaculée, ce sera la vôtre aussi si vous consentez à vous débarrasser des éléments impurs qui sont encore parmi vous… »
    Brodeck est livré aux bourreaux : « C’est bien la peur éprouvée par d’autres, beaucoup plus que la haine ou je ne sais quel autre sentiment, qui m’avait transformé en victime. » Son récit de sa déportation est terriblement réaliste et très émouvant. Il raconte aussi son retour et enfin le sort de ce fameux rapport sur cet Anderer dont la fin a été tragique.

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  • A la fin de la guerre 39-45, Brodeck revient d'un lieu d'où l'on ne revient, en principe, ou par principe, jamais. Mais il revient. Son village ne l'attendait plus, son nom figurait déjà même sur le monument aux morts. Après cette absence douloureuse (l'auteur n'écrit jamais les mots Shoah ou...
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    A la fin de la guerre 39-45, Brodeck revient d'un lieu d'où l'on ne revient, en principe, ou par principe, jamais. Mais il revient. Son village ne l'attendait plus, son nom figurait déjà même sur le monument aux morts. Après cette absence douloureuse (l'auteur n'écrit jamais les mots Shoah ou camps de concentration), il reprend sa vie. Les villageois lui demandent d'écrire un rapport sur un drame survenu quelques temps après son retour, la mort de l'Anderer, de l'étranger. Puisqu'il a fait des études et puisqu'il rédige des articles sur la flore, c'est lui qui écrira la vérité. Alors, le voici qui écoute les versions de chaque habitant, qui palpe les non-dits, saisit les sous-entendus, ...
    Le récit paraît bien flou au début du roman. Le lecteur ne sait pas où il se trouve : l'est de la France, un autre pays frontalier de l'Allemagne ? Le temps et la chronologie sont difficiles à déterminer. Brodeck est le narrateur, le témoin clé de cette histoire de l'Histoire. La naïveté de ses propos fait penser au Meursault de Camus, mais il a l’œil fin pour déceler la vérité et assembler le puzzle dramatique. L'écriture de Philippe Claudel est juste, belle, poétique malgré la noirceur du sujet.
    Le rapport de Brodeck fait état des bêtises de la guerre, et plutôt de la bêtise humaine que la guerre a permis. La peur de l'étranger, cet étranger fatalement bouc-émissaire et inévitablement gênant, sonne le glas de ce village. Les hommes, le groupe, unis dans l'absurdité de la bêtise humaine envoient valser toute culpabilité. Brodeck, lui, étouffe peu à peu dans cet univers nauséabond où personne n'avoue, personne ne veut entendre. Mais lui sait, et cette vérité est terrible.


    http://bibliza.blogspot.fr/2016/08/le-rapport-de-brodeck.html

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  • Ce roman reprend un thème cher à Ph.Claudel, « l’âme grise » des hommes.
    Ceux-là sont les habitants d’un village frontalier, qui sont confrontés à la guerre. Et comme « la peur peut transformer un homme », ceux-ci deviennent égoïstes et lâches. Au delà de la guerre, ils poursuivent en...
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    Ce roman reprend un thème cher à Ph.Claudel, « l’âme grise » des hommes.
    Ceux-là sont les habitants d’un village frontalier, qui sont confrontés à la guerre. Et comme « la peur peut transformer un homme », ceux-ci deviennent égoïstes et lâches. Au delà de la guerre, ils poursuivent en considérant que se débarrasser des intrus fait partie des règles de vie.
    Comme dit le prêtre de ce village, il leur suffit de se confesser pour trouver l’absolution. Le rapport que doit rédiger Brodeck, tient de ce concept. Ou comment justifier l’injustifiable.
    Ce roman n’est pas qu’une douleur, car au coté humain, dont il est beaucoup question autour de la haine et de l’horreur, s’oppose la délicatesse de la nature, dont le héros est une grand observateur. C’est superbement décrit, et permet au lecteur de respirer !.....
    C’est un roman bouleversant, car même après avoir lu Primo Levi, on ne se fait jamais à l’horreur de la guerre. Et puis, cette haine de l’étranger, en temps de guerre ou en temps de paix est toujours aussi dévastatrice. Aujourd’hui comme hier, la métaphore du papillon « Rex Flammae » du capitaine Buller peut illustrer tristement l’attitude de certains hommes ou de certaines groupes humains. L’étranger devient vite bouc émissaire.

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  • Compte-rendu de lecture,
    Philippe Claudel, Le rapport de Brodeck.
    Premier livre de cet auteur que j’ai lu il y a quelques années, il m’avait marqué, c’est un livre qu’on n’oublie pas. Je viens de le relire avec la même impression forte, en découvrant même de nouveaux détails, de nouveaux...
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    Compte-rendu de lecture,
    Philippe Claudel, Le rapport de Brodeck.
    Premier livre de cet auteur que j’ai lu il y a quelques années, il m’avait marqué, c’est un livre qu’on n’oublie pas. Je viens de le relire avec la même impression forte, en découvrant même de nouveaux détails, de nouveaux indices sur le lieu et la date de cette histoire. Détails, indices seulement car il n’y aucune précision. En effet, ce qui se produit est malheureusement universel et intemporel : la violence aveugle.
    L’Anderer, l’Autre, qui arrive, ne passe pas inaperçu. Il ne le cherche d’ailleurs pas. Et il ne peut qu’interroger sur le comportement humain. Son excentricité perturbe l’ordre et le calme apparents. Ce qui s’en suit est un miroir adressé aux hommes : Vous, qu’auriez-vous fait, comment auriez-vous réagit ? Et moi ?
    Brodeck, le discret, l’effacé , celui qui a peu d’estime de lui-même, le seul à avoir reçu une éducation, et pourtant lui-même un étranger au village, est désigné pour faire la relation de ce qui s’est passé ce soir là à l’auberge. C’est l’un de ses récits que nous avons sous les yeux. Il rédige d’un côté le ‘’rapport’’ officiel qui lui est demandé, et de l’autre en parallèle et en secret son ‘’journal d’écriture’’, dans lequel, à l’aide d’aller et retour entre le passé et le présent, il dresse le portrait d’un village, d’une communauté qui révèle les noirceurs de l’âme.
    Un roman sombre, une atmosphère grave, des âmes du blanc au noir profond. Une lecture qui ne s’oublie pas.
    Citation :
    « J’ai aussi appris à me parer de la couleur des murs et de celle de la poussière des rues. Ce n’est guère difficile, je ne ressemble à rien. »
    « Le cours d’une vie peut dépendre de choses tellement insignifiantes, un morceau de beurre, un sentier qu’on délaisse au profit d’un autre, une ombre que l’on suit ou que l’on fuit, un merle que l’on choisit de tuer avec un peu de plomb ou bien de l’épargner. »
    « J’ai le sentiment que je ne suis pas fait pour ma vie. Je veux dire que ma vie déborde de toute part, qu’elle n’est pas taillée pour un homme »
    « Alors ils viennent me voir car ils savent que je suis le seul à pouvoir les soulager, et ils me disent tout. Je suis l’égout, Brodeck. Je ne suis pas le prêtre, je suis l’homme-égout ».
    « Et pourquoi donc, Brodeck ? Je suis le berger. Le troupeau compte sur moi pour éloigner tous les dangers, celui de la mémoire est un des plus terrible, ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre, toi qui te souviens de tout, toi qui te souviens trop ? » (parole du maire)

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  • J'adore la plume de P. Claudel et son univers souvent sombre. J'ai découvert le texte en l'écoutant avec mes enfants lycéens. Nous étions complètement happés. Le détachement du narrateur permet à l'horreur de s'installer doucement mais sans violence, d'une façon douce et irréelle.Une BD est...
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    J'adore la plume de P. Claudel et son univers souvent sombre. J'ai découvert le texte en l'écoutant avec mes enfants lycéens. Nous étions complètement happés. Le détachement du narrateur permet à l'horreur de s'installer doucement mais sans violence, d'une façon douce et irréelle.Une BD est sortie sur ce texte, illustrée par Larcenet, une merveille...

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  • La lecture de ce roman n'est pas très facile et je pense qu'on n'en ressort pas indemne totalement. En effet le personnage de l'Anderer, "l'Etranger", très attachant et celui du narrateur paraissent les seuls humains de l'histoire face à une telle sauvagerie et barbarerie. Cette violence peut...
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    La lecture de ce roman n'est pas très facile et je pense qu'on n'en ressort pas indemne totalement. En effet le personnage de l'Anderer, "l'Etranger", très attachant et celui du narrateur paraissent les seuls humains de l'histoire face à une telle sauvagerie et barbarerie. Cette violence peut mettre le lecteur mal à l'aise et nous évoque sans peine les camps d'extermination de la Seconde Guerre Mondiale, les horreurs perpétrées sous différents prétextes, ici la différence de l'autre qu'il faut absolument éliminer. En revanche il y a beaucoup de suspense dans ce livre car on ne sait pas vraiment ce qui va arriver à l'Etranger, ni pourquoi et la "révélation" n'intervient qu'à la fin de l'oeuvre.

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  • Un livre à lire absolument. Un livre qui vous retient de la première à la dernière page.
    Un livre qui vous effraie, vous comble de joie, vous entraîne dans les profondeurs obscures de l'âme humaine et vous élève vers les sommets de l'espérance.
    Un livre où il fait chaud, où il fait froid.
    Un...
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    Un livre à lire absolument. Un livre qui vous retient de la première à la dernière page.
    Un livre qui vous effraie, vous comble de joie, vous entraîne dans les profondeurs obscures de l'âme humaine et vous élève vers les sommets de l'espérance.
    Un livre où il fait chaud, où il fait froid.
    Un livre admirable.

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