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Les amazones

Couverture du livre « Les amazones » de Jim Fergus aux éditions Cherche Midi
Résumé:

1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie... Voir plus

1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.

1876. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.

Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l'oppression, depuis la fin du xixe siècle jusqu'à aujourd'hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l'épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu'inoubliables.

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Articles (1)

Avis (13)

  • Avec Les Amazones, je boucle la fameuse trilogie de Jim Fergus qui avait débuté avec Mille femmes blanches, livre suivi par La Vengeance des mères.
    Cette formidable épopée, hommage aux populations indiennes d’Amérique du Nord, se déroule sur un peu plus d’un an et demi mais que d’événements,...
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    Avec Les Amazones, je boucle la fameuse trilogie de Jim Fergus qui avait débuté avec Mille femmes blanches, livre suivi par La Vengeance des mères.
    Cette formidable épopée, hommage aux populations indiennes d’Amérique du Nord, se déroule sur un peu plus d’un an et demi mais que d’événements, que d’émotions, que de portraits intimes réussis !
    Parti d’une idée qui aurait pu être réalisée : envoyer des femmes volontaires ou non, rejetées par leur famille, sorties des geôles ou des asiles pour aller tenter de normaliser, de blanchir ces Indiens que les Yankees voulaient à tout prix assimiler ou écarter puis éliminer afin de pouvoir s’emparer de leurs terres ancestrales.
    Ce sont deux lointains descendants des deux narratrices qui ont pu récupérer leurs journaux : Molly Standing Bear et Jon W. Dodd III. Elle est restée une Indienne farouche, décidée à tout faire pour sauver les filles, très nombreuses, kidnappées puis forcées à se prostituer dans les grandes villes d’Amérique du Nord. Lui est journaliste, à Chicago, et c’est son père qui avait commencé à publier Mille femmes blanches dans son magazine. Petit à petit, Molly qui est très amoureuse de Jon, lui confie les journaux perdus de Molly McGill ainsi que ceux de May Dodd.
    Les présentations passées, j’avais hâte de me plonger dans la vie quotidienne de ces femmes blanches ayant finalement découvert toutes les valeurs des Cheyennes et d’autres tribus. Qu’on aime ou non leur façon de vivre, force est de reconnaître leur amour, leur respect de la nature et leur faculté d’adaptation aux éléments naturels.
    Le bison qu’ils appellent leur frère, vit en nombre et leur apporte l’essentiel pour se nourrir, se vêtir, s’abriter mais l’armée US n’a de cesse de détruire les troupeaux pour installer le chemin de fer et s’emparer des terres. Ce que nous considérions comme le progrès apporte en fait maladies, perversion, trafic et destruction.
    Au travers des récits détaillés de May et Molly, j’ai partagé vie quotidienne, espoirs, souffrances, bonheurs, plaisir charnel mais aussi la peur, l’effroi devant les massacres systématiques perpétrés dans les villages indiens où femmes, enfants, vieillards étaient massacrés sans pitié.
    Les Amazones sont ces femmes guerrières, inspirées par l’antiquité, qui s’entraînent, se musclent et deviennent aussi performantes que les hommes. J’ai adoré l’épisode des jeux disputés avec la tribu des Shoshones où Phemie, seule noire du groupe, et celles qui forment les « Cœurs vaillants, Strongheart » rivalisent de force et d’adresse. C’est aussi l’occasion d’apprendre l’histoire du cheval sur le continent américain mais aussi de trembler lorsque le terrible Jules Seminole, homme sans foi ni loi, rôde dans les parages.
    Jim Fergus ne se contente pas de me faire vivre avec les Indiens de 1876, constamment pourchassés par l’armée aidée par les Crows, les Loups, ces Indiens qui ont trahi leur peuple pour passer du côté des Blancs, mais il connecte tout cela à la situation actuelle. Il donne à voir la vie des Indiens aujourd’hui dans les réserves et le résultat n’est pas folichon. D’ailleurs, « les trois quarts des Indiens d’Amérique, l’Alaska y compris, vivent aujourd’hui dans les villes et non dans des réserves. Beaucoup de filles sont enlevées en pleine rue et tombent dans les griffes des réseaux de prostitution. » Tout cela en toute impunité.
    Mille femmes blanches se termine donc avec Les Amazones. Cette trilogie m’a beaucoup appris, m’a aussi ému, révolté souvent. Si ce magnifique roman pouvait améliorer le sort de descendants des peuples natifs d’Amérique, ce serait tellement bien !

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Déception pour ce troisième volet, beaucoup trop de répétitions comme si il fallait absolument remplir les pages . Une impression de tourner en rond !
    Quel dommage.

    Déception pour ce troisième volet, beaucoup trop de répétitions comme si il fallait absolument remplir les pages . Une impression de tourner en rond !
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  • Voici le dernier tome de cette belle trilogie, Mad et Molly se rencontrent, et l'on découvre les derniers carnets qui étaient restés secrets.

    Il y a toujours une belle solidarité dans ce tome, un peu moins de violence ou d'aventures mais il est surtout plus mystique et ça j'ai beaucoup aimé....
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    Voici le dernier tome de cette belle trilogie, Mad et Molly se rencontrent, et l'on découvre les derniers carnets qui étaient restés secrets.

    Il y a toujours une belle solidarité dans ce tome, un peu moins de violence ou d'aventures mais il est surtout plus mystique et ça j'ai beaucoup aimé.

    C'est vraiment une belle trilogie vivante et violente, dépaysante et instructive.

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  • Dernier opus de la trilogie ..... m'a laissé sur ma faim, on apprend la fin de l'histoire de ces femmes qui ont vécues parmi les Cheyennes a travers les "cahiers" et j'aurai aimé en connaitre beaucoup plus sur les descendants des héroïnes au 20e siècle..

    Dernier opus de la trilogie ..... m'a laissé sur ma faim, on apprend la fin de l'histoire de ces femmes qui ont vécues parmi les Cheyennes a travers les "cahiers" et j'aurai aimé en connaitre beaucoup plus sur les descendants des héroïnes au 20e siècle..

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  • Jim Fergus clôt avec majesté la trilogie entamée avec Mille Femmes Blanches et poursuivi avec La vengeance des mères.

    Avec Les Amazones, une page se tourne définitivement sur un monde et une époque mouvementés (euphémisme) et tourmentés.

    Alors que le premier tome m’avait emballée, La...
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    Jim Fergus clôt avec majesté la trilogie entamée avec Mille Femmes Blanches et poursuivi avec La vengeance des mères.

    Avec Les Amazones, une page se tourne définitivement sur un monde et une époque mouvementés (euphémisme) et tourmentés.

    Alors que le premier tome m’avait emballée, La vengeance des mères m’avait quelque peu déçue. Je partais donc avec un peu de réticence dans la lecture de ce troisième opus.

    Et j’ai totalement adhéré au récit et ai été ravie de retrouver les héroïnes de cette histoire passionnante.

    Les femmes recrutées pour devenir les épouses des Indiens ont bien changé et c’est cette évolution de leurs caractères et de leur mentalité que l’auteur nous dépeint. Abandonnées par l’Etat, elles ne comptent que sur elles-mêmes et sur les tribus qu’elles ont rejoint et dont elles ont épousé la cause pour survivre à travers une nature omniprésente qu’elles apprennent à déchiffrer et les guerres sanglantes qui opposent les Indiens à l’armée américaine.

    Durement éprouvées (elles ont perdu des enfants, des amis, ont été agressées, ont assisté à des massacres, ont survécu à des attaques), elles se soutiennent les unes les autres et apprennent à composer avec une époque hostile.

    Et c’est tout le drame des populations d’origine de cette terre mais aussi leur courage et leur lutte que Jim Fergus nous fait embrasser grâce aux journaux retrouvés de deux personnages clés de l’histoire : May et Molly.

    Mais Jim Fergus ne se contente pas de relater l’histoire américaine du XIXème siècle. Il se sert de ce récit comme caisse de résonance pour raconter une histoire plus contemporaine, celle de ces Indiens ou de ces sangs-mêlés qui continuent de subir la violence et notamment les femmes. Jim Fergus cite ainsi des chiffres qui paraissent à peine croyables. En 2016, sur 5 712 femmes et filles indigènes portées disparues, seules 116 ont été enregistrées dans le fichier des personnes disparues. 84 % de femmes indigènes ont été victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques au cours de leur vie. Et ce n’est qu’une partie des faits que l’auteur nous livre.

    L’histoire édifiante de ces femmes, vendues contre 1 000 chevaux, traverse les âges et a des répercutions sur leur descendants. Mais elle permet de poser un éclairage passionnant sur les coutumes et les croyances indiennes et sur ce pan de l’histoire américaine à travers une épopée romanesque foisonnante.

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  • Comme d habitude une formidable lecture je viens de lire son dernier livre toujours aussi passionnant

    Comme d habitude une formidable lecture je viens de lire son dernier livre toujours aussi passionnant

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  • Quand j’ai reçu les Amazones, je me suis aperçue qu’il s’agissait du troisième tome d’une trilogie et je me suis ruée à la librairie acheter les 2 premiers volets. Je ne le regrette vraiment pas. Il est possible de prendre du plaisir avec ce seul 3ème tome mais si on a le loisir de tout lire...
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    Quand j’ai reçu les Amazones, je me suis aperçue qu’il s’agissait du troisième tome d’une trilogie et je me suis ruée à la librairie acheter les 2 premiers volets. Je ne le regrette vraiment pas. Il est possible de prendre du plaisir avec ce seul 3ème tome mais si on a le loisir de tout lire dans l’ordre c’est beaucoup mieux. Néanmoins je conseillerais de prendre son temps, moi j’étais un peu pressée car Léa nous avait organiser une rencontre avec Jim Fergus. J’ai dévoré Mille Femmes Blanches et me suis précipitée sur La Vengeance des Mères. Surprise, on y retrouvait des personnages abandonnés comme morts dans le premier tome! Qu’importe, la fougue de ces femmes m’a emportée et je me suis à nouveau glissée avec elles dans les territoires cheyennes. J’ai appris que l’auteur avait attendu quinze ans pour écrire une suite à Mille Femmes Blanches et j’imagine très bien le plaisir de ses lecteurs à retrouver les personnages si attachants du premier tome. Plaisir moins évident quand on embraye dans l’heure qui suit! J’ai dû faire une petite pause avant de finir le 3ème opus et, à nouveau, éprouver du plaisir dans ma lecture.
    Dans Les Amazones Jim Fergus use du même stratagème et nous ressuscite quelques héroïnes. C’est une nouvelle plongée au cœur du quotidien de tribus amérindiennes à la fin du XIXème siècle sur lesquelles l’auteur pose un regard ethnologique. Il nous transmet sa passion et nous emporte dans de trépidantes aventures. Dans cette épopée romanesque à souhait, à travers les journaux de deux protagonistes qui s’adressent à nous à la première personne, il dresse le portrait de femmes fortes et attachantes. Ce dernier tome, comme les précédents, est un western, mais côté indien et féminin, avec la nostalgie des temps anciens, des étendues immenses, de la nature sauvage d’avant l’arrivée des européens.
    En parallèle Jim Fergus dresse un constat très intéressant de l’état des peuples amérindiens en ce début du XXIème siècle. Même si je suis réticente sur le côté magie de ce roman qui ne correspond pas à mon esprit plutôt cartésien, j’ai trouvé beaucoup d’intérêt dans cette nouvelle approche des tribus autochtones de l’Amérique du Nord et j’ai repris plaisir à ma lecture après ma petite pause.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2019/12/26/les-amazones-de-jim-fergus/

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  • Parce qu’elles ont survécu à la bataille de Rosenbud Creek puis à celle de Little Bighorn, chacune de leur côté, May et Molly, malgré leurs blessures et la perte d êtres chers, continuent de tenir un journal qui raconte leur vie au sein des tribus Cheyenne du Sud où elles ont été...
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    Parce qu’elles ont survécu à la bataille de Rosenbud Creek puis à celle de Little Bighorn, chacune de leur côté, May et Molly, malgré leurs blessures et la perte d êtres chers, continuent de tenir un journal qui raconte leur vie au sein des tribus Cheyenne du Sud où elles ont été envoyées.
    Renonçant à rallier l’ennemi blanc comme l’ont fait de nombreux indiens, elles fuient à travers les grandes plaines pour tenter de trouver une terre paisible où s’installer avec leur Peuple.
    Un troisième volet concluant cette incroyable histoire du programme américain de Mille femmes blanches pour les indiens, qui consista en 1875, à envoyer des femmes extraites de prisons ou d’asiles pour les marier à des guerrier cheyennes.
    Une conclusion trop « fleur bleue » à mon goût et qui me paraît bien éloignée de la réelle vie des femmes au sein des tribus indiennes du 19ème siècle. Tout m’a paru être une interprétation citadine de la « superbe » vie des ces peuples natifs, au sein d’une nature luxuriante et accueillante, jouant à d’amicaux jeux guerriers entre tribus, ou faisant l’amour sur des peaux de bison. On aurait aimé y croire mais la réalité est sans aucun doute bien différente.
    Heureusement, Jim FERGUS termine ce récit en nous rappelant qu’aujourd’hui, un nombre inadmissible de femmes indiennes disparaissent, sont violées ou tombent dans la prostitution dans l’indifférence générale et il nous fait rêver à un avenir meilleur avec ses Cœurs vaillants, un groupe d’amazones issu des ces femmes blanches qui tente de les défendre.
    La seule touche réaliste de ce roman qui, à mon avis, n’était pas nécessaire.

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