Le parfum de l'hellébore

Couverture du livre « Le parfum de l'hellébore » de Cathy Bonidan aux éditions La Martiniere
  • Date de parution :
  • Editeur : La Martiniere
  • EAN : 9782732472515
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

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Avis(7)

  • Remarquablement bien écrit, tendre et sensible sur un sujet plutôt difficile : le traitement des affections psychiques au milieu de XXe siècle ! J'ai lu ce roman d'une traite, avec grand plaisir et le referme avec une très forte envie de lire le prochain de Cathy Bonidan !

    Remarquablement bien écrit, tendre et sensible sur un sujet plutôt difficile : le traitement des affections psychiques au milieu de XXe siècle ! J'ai lu ce roman d'une traite, avec grand plaisir et le referme avec une très forte envie de lire le prochain de Cathy Bonidan !

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  • L’ hellébore est aussi appelé l’herbe aux fous car dans l’Antiquité elle était considérée comme un remède à la folie.

    En septembre 1956, Anne est contrainte par ses parents de quitter Cesnas pour aller travailler dans le centre psychiatrique dirigé par son oncle, Jean-Pierre Falret en région...
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    L’ hellébore est aussi appelé l’herbe aux fous car dans l’Antiquité elle était considérée comme un remède à la folie.

    En septembre 1956, Anne est contrainte par ses parents de quitter Cesnas pour aller travailler dans le centre psychiatrique dirigé par son oncle, Jean-Pierre Falret en région parisienne. Un éloignement punitif dont nous connaîtrons les raisons bien plus tard.
    Dans un style un peu victorien, Anne écrit en secret à sa meilleure amie de lycée, Lizzie, qui fait des études de psychologie sociale à la Faculté de Lettres de Bordeaux. Elle lui raconte son travail au centre psychiatrique, un travail qui va très rapidement la passionner. Contrairement au personnel du centre, Anne a la volonté d’écouter les malades. Elle se lie d’amitié avec Béatrice, une adolescente internée par ses parents pour anorexie. La correspondance d’ Anne s’intercale avec le journal intime de Béatrice. Anne et Béatrice s’étonnent aussi de l’étrange comportement de Gilles, un garçon autiste.
    Pour Anne, il devient évident que le personnel du centre ne comprend pas les malades. Comment peut-on interdire la lecture à Béatrice alors que les livres sont pour elle le seul réconfort? Pourquoi ignorer les crises de Gilles et le vouer à l’asile comme le souhaitent ses parents alors que le jeune garçon fait de réels progrès avec Serge, le nouveau jardinier ténébreux?
    » Cet homme disperse autour de lui une quiétude qui agit sur ceux qui le côtoient. »
    Sans connaissances particulières en psychologie, Anne ne comprend pas les agissements des médecins. Elle demande souvent de l’aide à son amie Lizzie. Petit à petit, elle ose intervenir auprès de son oncle mais elle ne comprendra que trop tard que celui-ci avait pourtant créé un des premiers centres modernes où le malade est respecté.
    » Les jeunes qui atterrissaient dans le centre trouvaient le plus souvent une vraie famille entre ses murs. Les yeux de la cuisinière débordaient de bonté, comme ceux d’une mère portés sur ses enfants. Les infirmiers et les aides soignantes, quoique très professionnels, se comportaient parfois davantage comme des grands frères ou des grandes soeurs. »

    La seconde partie du roman se déroule de nos jours avec l’enquête de Sophie, une éternelle étudiante de vingt-huit ans qui fait une thèse sur les jeunes en hôpital psychiatrique de 1945 à 1960. Mathieu la met sur la piste du centre Falret, détruit par un incendie en 1978. Elle y retrouve des documents qui la mettent sur la piste d’Anne et de Gilles. Son enquête professionnelle devient vite une quête personnelle entretenue par la découverte au compte goutte de lettres entre Anne et Lizzie.

    Le premier roman de Cathy Bonidan marque par son sujet avec l’émotion inévitable de ces jeunes filles confrontées à l’anorexie, le touchant rapprochement entre un jeune autiste et un mystérieux jardinier et l’impression d’impuissance de la science. Anne se révèle être une personne touchante, fidèle en amitié, un peu naïve en privilégiant l’instinct aux études médicales mais déterminée et passionnée.
    Sophie, certes aussi marquée d’une fêlure personnelle fait davantage figure d’enfant gâtée refusant d’affronter la maturité. Cette seconde partie me semble moins bien maîtrisée. L’auteur allonge le récit en laissant découvrir la correspondance d’Anne au compte goutte et tombe un peu trop dans le sentimentalisme et la romance pour capter mon intérêt jusqu’à la f

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  • Connaissez-vous le parfum de l’hellébore, cette fleur dont on pensait qu’elle soignait la folie ?

    C’est aussi le titre d’un roman… Une pépite signée Cathy Bonidan. Une merveille que je viens de refermer, des étoiles plein les yeux. Un premier roman comme je les aime, tout en...
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    Connaissez-vous le parfum de l’hellébore, cette fleur dont on pensait qu’elle soignait la folie ?

    C’est aussi le titre d’un roman… Une pépite signée Cathy Bonidan. Une merveille que je viens de refermer, des étoiles plein les yeux. Un premier roman comme je les aime, tout en délicatesse et sensibilité, tout en lumière et pénombre…

    Une histoire dédiée à «tous les enfants qui décrivent le monde dans la marge de leurs cahiers » ne pouvait que me séduire, vous vous en doutez… Cela a été au-delà de toutes mes espérances, j’ai été profondément émue par cette lecture, et j’ai eu bien du mal à quitter les personnages qui m’ont accompagnée ces jours derniers.

    Dans sa première partie, « Le parfum de l’hellébore » met en présence deux jeunes filles, Anne (18 ans) et Béatrice (13 ans) . Nous sommes alors en 1956, et toutes deux se retrouvent, pour des raisons différentes dans un hôpital psychiatrique parisien. Toutes deux ont un rapport étroit à l’écriture, puisque nous découvrons la première par l’entremise de ses échanges épistolaires avec sa meilleure amie, et la seconde grâce à son journal intime. Cette relation à l'écrit va les rapprocher, et c’est également ensemble qu’elles vont découvrir le quotidien d’un enfant autiste, Gilles, lui-même hébergé dans cet établissement, ainsi que son étrange relation avec Serge, le jardinier de l’établissement, seul adulte accepté par celui qui les intrigue tant. C’est avec une grande émotion que l’on découvre ces mots, c’est avec stupeur que l’on aborde le sujet de la prise en charge des adolescents anorexiques et des enfants autistes il y a plus d’un demi-siècle, alors même que cette prise en charge était balbutiante. Le journal et les lettres cessent brusquement, après 9 mois et c’est avec une certaine tristesse que l’on quitte Anne, Béatrice, Serge et Gilles.

    Soixante ans plus tard… Sophie, une jeune étudiante , retrouve, par le fruit du hasard, leurs traces, et part à leur recherche. L’ombre de chacun, de chacune, plane délicieusement sur cette seconde partie , très différente de la première dans sa forme, mais tout aussi prenante et émouvante. D’un mode épistolaire, on passe à une écriture plus vive, plus actuelle, mais tout aussi addictive, tant et si bien qu’il est impossible de refermer ce roman avant d’en découvrir les derniers mots.

    La plume de Cathy Bonidan est lumineuse, touchante par sa simplicité, sa beauté et sa pudeur. J’ai été sensible aux divers sujets abordés, notamment cette vision de l’autisme, et ce regard si singulier sur l’enfant qui en est atteint. J’ai aimé ces jeunes filles, qui n’ont d’autres armes que leurs écrits et leurs sensibilités propres pour faire face à une société encore rétive à l’émancipation des femmes.

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  • Le sujet de ce roman est loin d’être facile et léger mais il est empreint d’une grande humanité. La première partie du roman se compose des lettres d’Anne à sa meilleure amie ainsi que des extraits du journal intime de Béatrice. Ce choix d’un point de vue subjectif et fragmenté est très réussi....
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    Le sujet de ce roman est loin d’être facile et léger mais il est empreint d’une grande humanité. La première partie du roman se compose des lettres d’Anne à sa meilleure amie ainsi que des extraits du journal intime de Béatrice. Ce choix d’un point de vue subjectif et fragmenté est très réussi. Nous n’avons pas de narrateur omniscient. Nous n’avons que la vision de ces jeunes filles. Elles sont encore jeunes. Béatrice a un regard particulier sur ce centre : elle y est en tant que patiente mais nous explique que c’est un choix. Anne est encore une jeune fille et a cette fougue de la jeunesse. Une fougue rafraîchissante.

    Une deuxième partie vient donner un tout autre chemin au récit. Nous revenons cette fois à une construction plus classique. Nous suivons Sophie, une jeune femme qui prépare une thèse sur les conditions d’internement des adolescents dans les centres psychiatriques du siècle dernier. Le hasard des rencontres va la mettre sur les traces des patients du centre Falret. J’ai quitté la première partie avec une pointe de regret, tant je mettais attachée aux deux jeunes filles et à leurs mots. Mais mon intérêt n’a pas faibli pour autant ! Nous allons entendre d’autres voix, avoir d’autres points de vue sur cette époque.

    Je trouvais ce récit parfait sans histoire d’amour et j’avais peur que les sentiments de Sophie viennent parasiter le cœur du sujet. Heureusement, mes craintes étaient infondées ! Les états d’âme de Sophie sont présents mais restent toujours en arrière-plan sans prendre le pas sur le reste. Et surtout le dénouement de cette part de l’histoire est relié au sujet principal. L’équilibre était vraiment très bien trouvé et surtout aucune piste lancée ne l’était au hasard.

    Ce roman m’a beaucoup touchée. Je l’ai trouvé juste et pudique. Décrire le quotidien d’un centre psychiatrique pour enfants ne doit pas être chose aisée et je trouve que le défi a été relevé haut la main. La maladie y est abordée sans détours, avec franchise et respect. Les personnages sont extrêmement attachants, avec une mention spéciale pour Anne et Béatrice. Malgré la violence et la tristesse de certaines situations, une impression de douceur m’est restée à la fin de ma lecture. A découvrir !


    https://lecturesdemistinguette.wordpress.com/2017/04/14/le-parfum-de-lhellebore-cathy-bonidan/

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