La septième fonction du langage

Couverture du livre « La septième fonction du langage » de Laurent Binet aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253066248
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

« Il a rencontré Giscard à l'Élysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l'Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois... Voir plus

« Il a rencontré Giscard à l'Élysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l'Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d'événements extraordinaires qu'il aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. » Roland Barthes meurt renversé par une camionnette le 25 février 1980. Et s'il s'agissait d'un assassinat ? Dans les milieux intellectuel et politique de l'époque, tout le monde est suspect. Jacques Bayard, commissaire de son état, et Simon Herzog,  jeune sémiologue, mènent l'enquête.
  Remarquable ! François Busnel, L'Express.

On dévore, entre rire et gourmandise intellectuelle. Fabienne Pascaud, Télérama.  Fou, drôle et étourdissant.Thomas Mahler, Le Point.
  Prix Interallié 2015 Prix du Roman Fnac 2015

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Articles (4)

Avis(27)

  • C'est un livre formidable, drôle, intelligent, original . Un roman léger, brillant, plein d'érudition avec une fine étude ethno-sociologique.
    Le 25 février 1980, Roland Barthes fut renversé par une camionnette à Paris. Il mourut un mois plus tard.
    Laurent Binet imagine dans son roman que le...
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    C'est un livre formidable, drôle, intelligent, original . Un roman léger, brillant, plein d'érudition avec une fine étude ethno-sociologique.
    Le 25 février 1980, Roland Barthes fut renversé par une camionnette à Paris. Il mourut un mois plus tard.
    Laurent Binet imagine dans son roman que le fort célèbre sémiologue fut assassiné.
    Dans la sphère de l'élite parisienne tout le monde est suspect .
    Et de là , nous nous retrouvons face à un thriller rocambolesque , burlesque où différents grands du 20 ème siècle apparaissent.
    D'une part l'élite intellectuelle de l'époque Foucault, Kristera, Sollers, Bhl, Althusser, Derrida, Deleuze.....
    D'autre part des politiciens, tels que Giscard, Mitterrand, Lang ...
    Enfin, les enquêteurs, le commissaire Bayard et Simon Herzog ... mélange de Sherlock Holes et de pro du rubik's cube.
    Laurent Binet joue et flirte entre fiction et réalité, livre pastiche d'un roman policier.
    La grande question à sa lecture est de savoir si Laurent Binet a cherché à ridiculiser par certains côtés ses grands hommes ou bien au contraire si il a agi de la sorte dans l'optique de nous les faire relire.
    Un savant plaisir de lecture ,un roman savoureux , un voyage dans la vie littéraire et intellectuelle parisienne

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  • Quand la fiction rencontre la réalité

    Roland Barthes est renversé par une camionnette et meurt quelques jours plus tard, le monde littéraire perd un de ses grands noms, ça tout le monde aurait pu le lire dans un journal de l’époque mais, Laurent Binet a décidé de nous dévoiler d’autres...
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    Quand la fiction rencontre la réalité

    Roland Barthes est renversé par une camionnette et meurt quelques jours plus tard, le monde littéraire perd un de ses grands noms, ça tout le monde aurait pu le lire dans un journal de l’époque mais, Laurent Binet a décidé de nous dévoiler d’autres raisons plus « fictives » à cette mort…

    Roland Barthes aurait-il été assassiné? Si oui, par qui? Un rival? Giscard d’Estaing pour être réélu ou Mitterand pour gagner sa première élection?

    À travers l’enquête d’un flic bourru et d’un jeune prof, en passant par la France, l’Italie et les USA, en rencontrant de grands noms du cercle littéraire de l’époque, Laurent Binet nous tient en haleine de la première à la dernière page.
    Tout en apposant un regard amusé sur les années 80, sexe, drogues, homosexualité assumée, tout y passe, y compris le secret d’un club de joutes verbales très particulier…

    Tout comme moi, suivez le conseil de ma libraire pour le lire et je vous le promet, vous allez adorer et adhérer!

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  • Imaginez vous étudiant à Paris VII dans les années 80. Un inspecteur ( Ici à Vincennes ???!) vient vous embaucher (à cause de vos connaissances en Humanities (comme disent les américains) : sémiologie, structuralisme, linguistique) pour l'aider sur son enquête. Nous sommes à la veille de...
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    Imaginez vous étudiant à Paris VII dans les années 80. Un inspecteur ( Ici à Vincennes ???!) vient vous embaucher (à cause de vos connaissances en Humanities (comme disent les américains) : sémiologie, structuralisme, linguistique) pour l'aider sur son enquête. Nous sommes à la veille de l'élection de François Mitterrand à la tête du pays et Roland Barthes vient de mourir « des suites de ses blessures », après qu'une camionnette de blanchisserie l'ai renversé.
    Nous voilà donc parti dans un thriller politico-culturel germanopratin. Et forcément, french theory oblige (vu l'époque) nous trouverons pêle-mêle tous les grands intellectuels français : Deleuze, Foucault, Althusser, Derrida, Cixous, Guattari, des politiques : Mitterrand, Giscard, mais aussi des grands noms internationaux : Eco, Searle... ajoutons encore Sollers,, Kristeva et J. Lang toujours vivants.
    On dirait une publication des éditions Sciences Humaines !
    Trêve de plaisanterie. L'auteur a certes utilisé des personnages tout ce qu'il y a de réels et connus et d'autres fictifs l'inspecteur Bayard et son acolyte Simon, mais tout ce petit monde a été traité en tant que personnage de roman. Que cela plaise ou non aux intéressés, tout ce qui est dit ou plutôt écrit dans ce récit sert la machine romanesque.
    Bon revenons deux minutes à l'histoire. Roland Barthes meurt à l’hôpital tandis qu'un tas de proches , d'amis ou de parasites font la queue à sa porte. Et il y a comme une odeur de souffre autour de ce décès. En tout cas l'ombre de deux hommes tels des Dupont et Dupond en imperméable et faisant rouler leur consonnes plane dangereusement. Il meurt, donc, alors même qu'il sort d'un déjeuner avec F. Mitterrand avec semble t'il un document ultra sensible sur une « septième fonction du langage » en référence au 6 première fonction du grand Jackobson grand maître de la linguistique après Ferdinand de Saussure excusé du peu qui pose le postulat de faire du langage le fondement du pouvoir politique. Imaginez un peu.
    Notre duo loufoque d'enquêteurs va donc partir à la recherche du dit document au milieu d'une intelligentsia internationale. Il n'y aurait pas un petit côté « au nom de la rose » en hommage à Eco professeur de sémiologie à l'Université de Bologne ?
    Et comme tout fait sens dans cette science (qui étudie les signes et notamment les signes de la vie sociale), on se met à en chercher partout ...du sens :

    Alors Bayad, l'inspecteur c'est le chevalier bayard sans peur et sans reproche prêt à tout pour dénicher la vérité. Mais on peut y voir aussi une référence à Pierre Bayard, professeur de littérature à Paris VIII, écrivain lui même (Comment parler des livres...).
    Alors j'ai continué avec Simon Herzog, notre étudiant et là, chez les Herzog j'ai dégoté
    un jeu vidéo tactique en temps réel,
    beaucoup d'alpiniste et d'hommes politiques,
    une créatrice de lingerie,
    la 7e première dame d'Allemagne,
    1 écrivain et 2 rabbins.
    Bon alors j'ai cherché du côté de Simon (prénom mais aussi nom de famille on connaît notamment Gilles Simon joueur de tennis français) et le tennis, Michel Foucault est fan il en est même question dans le livre et là … je me suis dit stop!
    Bref j'ai arrêté de cherché du sens des références, la véracité des citations...et je me suis juste laissée entraîner dans cette histoire dans laquelle justement on sent bien que l'auteur cherche à faire douter le lecteur de la réalité retrouvant ainsi les travaux du génial Umberto sur « les mondes possibles » de la fiction et les différences de statut qu'il établit entre personnage réel et fictif qu'il appelle les « surnuméraires ».
    600 pages, quelques longueurs mais un vrai plaisir de lecture et un côté nostalgie de l'époque et de l'importance de la pensée française qui me plaît bien. Des scènes cultes, l'une érotique façon Deleuze, une autre dans les bain douche en compagnie de Foucault et de son gigolo et une encore dans un club très fermé de joute oratoire. Amis de la neguentropie,lisez-le.

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  • La complaisance pour première fonction

    L'essentiel de ce "roman" consiste à dérouler un épais tapis de complaisances, visant à citer le plus grand nombre possible de personnalités plus ou moins connues, sans jamais qu'elles prennent consistance, jusqu'à l'écoeurement. Vous vous déciderez...
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    La complaisance pour première fonction

    L'essentiel de ce "roman" consiste à dérouler un épais tapis de complaisances, visant à citer le plus grand nombre possible de personnalités plus ou moins connues, sans jamais qu'elles prennent consistance, jusqu'à l'écoeurement. Vous vous déciderez naturellement à abandonner cette insupportable et insipide lecture dont l'objectif semble le léchage de fesses, au détriment de la narration.
    À moins de ne l'avoir pas acheté, ce que je vous souhaite !

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