La septième fonction du langage

Couverture du livre « La septième fonction du langage » de Laurent Binet aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a... Voir plus

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l'Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l'issue de laquelle il a échappé à une tentative d'assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l'Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d'événements extraordinaires qu'il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d'Umberto Eco. Il tire sur le joint. » Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect...

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  • C'est un livre formidable, drôle, intelligent, original . Un roman léger, brillant, plein d'érudition avec une fine étude ethno-sociologique.
    Le 25 février 1980, Roland Barthes fut renversé par une camionnette à Paris. Il mourut un mois plus tard.
    Laurent Binet imagine dans son roman que le...
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    C'est un livre formidable, drôle, intelligent, original . Un roman léger, brillant, plein d'érudition avec une fine étude ethno-sociologique.
    Le 25 février 1980, Roland Barthes fut renversé par une camionnette à Paris. Il mourut un mois plus tard.
    Laurent Binet imagine dans son roman que le fort célèbre sémiologue fut assassiné.
    Dans la sphère de l'élite parisienne tout le monde est suspect .
    Et de là , nous nous retrouvons face à un thriller rocambolesque , burlesque où différents grands du 20 ème siècle apparaissent.
    D'une part l'élite intellectuelle de l'époque Foucault, Kristera, Sollers, Bhl, Althusser, Derrida, Deleuze.....
    D'autre part des politiciens, tels que Giscard, Mitterrand, Lang ...
    Enfin, les enquêteurs, le commissaire Bayard et Simon Herzog ... mélange de Sherlock Holes et de pro du rubik's cube.
    Laurent Binet joue et flirte entre fiction et réalité, livre pastiche d'un roman policier.
    La grande question à sa lecture est de savoir si Laurent Binet a cherché à ridiculiser par certains côtés ses grands hommes ou bien au contraire si il a agi de la sorte dans l'optique de nous les faire relire.
    Un savant plaisir de lecture ,un roman savoureux , un voyage dans la vie littéraire et intellectuelle parisienne

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  • Quand la fiction rencontre la réalité

    Roland Barthes est renversé par une camionnette et meurt quelques jours plus tard, le monde littéraire perd un de ses grands noms, ça tout le monde aurait pu le lire dans un journal de l’époque mais, Laurent Binet a décidé de nous dévoiler d’autres...
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    Quand la fiction rencontre la réalité

    Roland Barthes est renversé par une camionnette et meurt quelques jours plus tard, le monde littéraire perd un de ses grands noms, ça tout le monde aurait pu le lire dans un journal de l’époque mais, Laurent Binet a décidé de nous dévoiler d’autres raisons plus « fictives » à cette mort…

    Roland Barthes aurait-il été assassiné? Si oui, par qui? Un rival? Giscard d’Estaing pour être réélu ou Mitterand pour gagner sa première élection?

    À travers l’enquête d’un flic bourru et d’un jeune prof, en passant par la France, l’Italie et les USA, en rencontrant de grands noms du cercle littéraire de l’époque, Laurent Binet nous tient en haleine de la première à la dernière page.
    Tout en apposant un regard amusé sur les années 80, sexe, drogues, homosexualité assumée, tout y passe, y compris le secret d’un club de joutes verbales très particulier…

    Tout comme moi, suivez le conseil de ma libraire pour le lire et je vous le promet, vous allez adorer et adhérer!

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  • Imaginez vous étudiant à Paris VII dans les années 80. Un inspecteur ( Ici à Vincennes ???!) vient vous embaucher (à cause de vos connaissances en Humanities (comme disent les américains) : sémiologie, structuralisme, linguistique) pour l'aider sur son enquête. Nous sommes à la veille de...
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    Imaginez vous étudiant à Paris VII dans les années 80. Un inspecteur ( Ici à Vincennes ???!) vient vous embaucher (à cause de vos connaissances en Humanities (comme disent les américains) : sémiologie, structuralisme, linguistique) pour l'aider sur son enquête. Nous sommes à la veille de l'élection de François Mitterrand à la tête du pays et Roland Barthes vient de mourir « des suites de ses blessures », après qu'une camionnette de blanchisserie l'ai renversé.
    Nous voilà donc parti dans un thriller politico-culturel germanopratin. Et forcément, french theory oblige (vu l'époque) nous trouverons pêle-mêle tous les grands intellectuels français : Deleuze, Foucault, Althusser, Derrida, Cixous, Guattari, des politiques : Mitterrand, Giscard, mais aussi des grands noms internationaux : Eco, Searle... ajoutons encore Sollers,, Kristeva et J. Lang toujours vivants.
    On dirait une publication des éditions Sciences Humaines !
    Trêve de plaisanterie. L'auteur a certes utilisé des personnages tout ce qu'il y a de réels et connus et d'autres fictifs l'inspecteur Bayard et son acolyte Simon, mais tout ce petit monde a été traité en tant que personnage de roman. Que cela plaise ou non aux intéressés, tout ce qui est dit ou plutôt écrit dans ce récit sert la machine romanesque.
    Bon revenons deux minutes à l'histoire. Roland Barthes meurt à l’hôpital tandis qu'un tas de proches , d'amis ou de parasites font la queue à sa porte. Et il y a comme une odeur de souffre autour de ce décès. En tout cas l'ombre de deux hommes tels des Dupont et Dupond en imperméable et faisant rouler leur consonnes plane dangereusement. Il meurt, donc, alors même qu'il sort d'un déjeuner avec F. Mitterrand avec semble t'il un document ultra sensible sur une « septième fonction du langage » en référence au 6 première fonction du grand Jackobson grand maître de la linguistique après Ferdinand de Saussure excusé du peu qui pose le postulat de faire du langage le fondement du pouvoir politique. Imaginez un peu.
    Notre duo loufoque d'enquêteurs va donc partir à la recherche du dit document au milieu d'une intelligentsia internationale. Il n'y aurait pas un petit côté « au nom de la rose » en hommage à Eco professeur de sémiologie à l'Université de Bologne ?
    Et comme tout fait sens dans cette science (qui étudie les signes et notamment les signes de la vie sociale), on se met à en chercher partout ...du sens :

    Alors Bayad, l'inspecteur c'est le chevalier bayard sans peur et sans reproche prêt à tout pour dénicher la vérité. Mais on peut y voir aussi une référence à Pierre Bayard, professeur de littérature à Paris VIII, écrivain lui même (Comment parler des livres...).
    Alors j'ai continué avec Simon Herzog, notre étudiant et là, chez les Herzog j'ai dégoté
    un jeu vidéo tactique en temps réel,
    beaucoup d'alpiniste et d'hommes politiques,
    une créatrice de lingerie,
    la 7e première dame d'Allemagne,
    1 écrivain et 2 rabbins.
    Bon alors j'ai cherché du côté de Simon (prénom mais aussi nom de famille on connaît notamment Gilles Simon joueur de tennis français) et le tennis, Michel Foucault est fan il en est même question dans le livre et là … je me suis dit stop!
    Bref j'ai arrêté de cherché du sens des références, la véracité des citations...et je me suis juste laissée entraîner dans cette histoire dans laquelle justement on sent bien que l'auteur cherche à faire douter le lecteur de la réalité retrouvant ainsi les travaux du génial Umberto sur « les mondes possibles » de la fiction et les différences de statut qu'il établit entre personnage réel et fictif qu'il appelle les « surnuméraires ».
    600 pages, quelques longueurs mais un vrai plaisir de lecture et un côté nostalgie de l'époque et de l'importance de la pensée française qui me plaît bien. Des scènes cultes, l'une érotique façon Deleuze, une autre dans les bain douche en compagnie de Foucault et de son gigolo et une encore dans un club très fermé de joute oratoire. Amis de la neguentropie,lisez-le.

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  • La complaisance pour première fonction

    L'essentiel de ce "roman" consiste à dérouler un épais tapis de complaisances, visant à citer le plus grand nombre possible de personnalités plus ou moins connues, sans jamais qu'elles prennent consistance, jusqu'à l'écoeurement. Vous vous déciderez...
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    La complaisance pour première fonction

    L'essentiel de ce "roman" consiste à dérouler un épais tapis de complaisances, visant à citer le plus grand nombre possible de personnalités plus ou moins connues, sans jamais qu'elles prennent consistance, jusqu'à l'écoeurement. Vous vous déciderez naturellement à abandonner cette insupportable et insipide lecture dont l'objectif semble le léchage de fesses, au détriment de la narration.
    À moins de ne l'avoir pas acheté, ce que je vous souhaite !

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  • La septième fonction du langage de Laurent Binet aurait pu être un chef d'oeuvre mais malheureusement il n'en est rien....si l'idée de créer une intrigue policière à partir de la mystérieuse mort de Roland Barthes semblait géniale sur le papier, l'intrigue se noie totalement dans les multiples...
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    La septième fonction du langage de Laurent Binet aurait pu être un chef d'oeuvre mais malheureusement il n'en est rien....si l'idée de créer une intrigue policière à partir de la mystérieuse mort de Roland Barthes semblait géniale sur le papier, l'intrigue se noie totalement dans les multiples et pesantes digressions de l'auteur. On s'endort, on compte les pages, on perd le fil, on se surprend à souffler, à être agacé par la ribambelles d'intellectuels auxquels il fait appel. Laurent Binet a beaucoup d'imagination c'est indéniable et le roman est une véritable mine d'or historique, politique et intellectuelle mais le tout est informe, comme un excellent roman laissé à l'état de brouillon, comme si l'auteur avait au final écrit au fil de la plume et couché ses idées sur le papier en vracs, sans se relire. Quel dommage de posséder une si grande culture mais de la donner au lecteur en bouillie ! Sans compter les scènes de "baise" particulièrement crues et sans intérêt aucun pour le récit si ce n'est de choquer pour choquer.
    A découvrir donc pour le côté hétérodoxe de l'oeuvre mais manque de conviction au final.

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  • Encensé par la critique, j'ai finalement cédé.
    Nombre de références, personnages décrits avec un humour féroce, intrigue intéressante, je n'ai pas réussi à totalement accrocher. La peinture de ce petit monde d'intellectuels parisiens, même si elle est souvent drôle et sans concession m'est...
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    Encensé par la critique, j'ai finalement cédé.
    Nombre de références, personnages décrits avec un humour féroce, intrigue intéressante, je n'ai pas réussi à totalement accrocher. La peinture de ce petit monde d'intellectuels parisiens, même si elle est souvent drôle et sans concession m'est apparue comme un peu trop forcée.
    L'idée de départ est pourtant très bonne, mais j'y ai trouvé des longueurs.

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  • Complètement déjanté, désopilant et très culotté, voilà un thriller pas comme les autres, dont les protagonistes à l'égo pour la plupart surdimensionné, ne parlent pas comme le commun des mortels : c'est la raison pour laquelle le commissaire Bayard, enquêtant sûr le possible meurtre de Roland...
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    Complètement déjanté, désopilant et très culotté, voilà un thriller pas comme les autres, dont les protagonistes à l'égo pour la plupart surdimensionné, ne parlent pas comme le commun des mortels : c'est la raison pour laquelle le commissaire Bayard, enquêtant sûr le possible meurtre de Roland Barthes, n'hésite pas à s'entourer d'un traducteur en linguistique et autre sémiologie, le jeune Simon Herzog qui a l'esprit vif et pas les deux pieds dans le même sabot.
    Et heureusement pour eux car l'enquête démarre sûr les chapeaux de roue dans le milieu interlope politico-intellectuel, à la veille de l'élection de François Miterrand : on y côtoie Giscard et Mitterrand, Fabius et Lang, Sollers et BHL, Foucault, Kristeva, Deleuze et Derrida, et même Umberto Eco ! Tous prêts à se faire couper un doigt pour monter dans la hiérarchie d'un mystérieux cercle oratoire !
    Mais il semble que Barthes détenait un document convoité par beaucoup de monde ayant trait à une fonction dû langage non décrite par Jakobson. Serait-ce la septième fonction dû langage ? Quelle est-elle et quelqu'un serait-il prêt à tuer pour la posséder ? Voilà ce que vont chercher à découvrir Pierre Bayard et Simon Herzog dans une aventure échevelée et réjouissante !

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  • Gagné au Match de la Rentrée Littéraire - Au départ, j’ai participé, sans savoir de quoi parlait ce livre … quand je l’ai reçus, j’ai été très sceptique sur le sujet. Il ne m’inspirait pas vraiment… Les 20 premières pages m’ont parues une éternité … puis, j’ai lu des paragraphes qui me...
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    Gagné au Match de la Rentrée Littéraire - Au départ, j’ai participé, sans savoir de quoi parlait ce livre … quand je l’ai reçus, j’ai été très sceptique sur le sujet. Il ne m’inspirait pas vraiment… Les 20 premières pages m’ont parues une éternité … puis, j’ai lu des paragraphes qui me semblaient familier. Ayant fait des études en communication je me suis revue quelques années en arrière sur les bancs de la fac à écouter mes profs parler de Foucault, Eco et autre sémiologues et scientistes de l’information-communication.
    Ce livre regorge de références plus pointues les unes que les autres. On s'amuse, on s'instruit, on se souvient que dans ces années-là, la France comptait les plus grands penseurs du monde. Et on se dit que cet agrégé de philo qui a été chanteur dans un groupe rock sait sacrément remuer les codes du petit monde des lettres !!
    Au final j’ai adoré et je ne regrette vraiment pas d’avoir gagné ce concours et découvert cette petite merveille !!

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  • « Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect... » (4ème de couverture).
    Jacques...
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    « Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect... » (4ème de couverture).
    Jacques Bayard, commissaire de police est chargé de l’enquête et s’adjoint l’aide cérébrale de Simon Herzog, jeune universitaire spécialisé en sémiologie (science dont l'objet est l'étude de la vie des signes au sein de la vie sociale. Cf Petit Larousse) dont Barthes est un éminent spécialiste.
    Maintenant, attachez vos ceintures, nous atterrissons en 1980. J’ai rencontré et passé un bon moment avec Foucault, Sollers et Kristeva, Derrida, BHL (et oui déjà !), Umberto Ecco... J’ai même assisté à des réunions dans le cabinet de Giscard en compagnie de Ponia d’Ornano, ou chez Jack avec Mitterrand et le jeune Fabius… Enfin bref, tout ce qui compte pour réfléchir et/ou gouverner à cette époque. C’est tellement bien documenté que je me suis vraiment retrouvée dans ces années 80.
    Que font ces hommes politiques dans un livre sur la 7ème fonction du langage ? Et bien, il semblerait, selon des sources très bien informées, que cette 7ème fonction du langage soit la raison de l’assassinat de Roland Barthes et que ce serait une arme hautement efficace ? Qui tient les tenants et les aboutissants de cette fonction, tient le pouvoir, ni plus, ni moins !

    Au milieu de tous ces littéraires et philosophes connus, Jacques Bayard, détonne et peine à suivre. Imaginez un ancien d’Algérie au milieu de ces intellos, étudiants chevelus, barbus, fumeurs, buveurs… N’oubliez pas, nous sommes dans les années 80, licencieux et permissif. J’ai aimé cet éléphant qui, chargé par les plus hautes instances, essaie vaille que vaille de comprendre et d’assimiler ce milieu, de continuer son enquête et ne pas s’y noyer. Je pense bien qu’à certains moments, il s’est noyé dans la luxure… Mais bon, c’est l’époque qui veut ça ma brav’dame.

    Laurent Binet a écrit un livre foisonnant, thriller-western instructif, marrant, ironique, érotico-sportif qui nous promène de l’université de Vincennes aux USA en passant par Venise…, le tout en compagnie de polonais et leur fameux parapluie sous la houlette de Julia Kristeva, de japonais… Il se moque, sans méchanceté ( ?), du monde littéraire, universitaire, politique de leurs vanités, leurs arrogances, de leurs querelles, leurs impostures.

    Les littéraires de tout poil ont dû se délecter avec ce livre, mais les non-initiés ramer (j’en fais partie) pour essayer de comprendre cette 7ème fonction du langage, la sémiologie et tutti quanti. Cela ne m’empêche pas d’avoir beaucoup aimé ce livre. Bien sûr, je ne l’ai pas lu en une nuit, il m’a fallu du temps pour lire et comprendre (ai-je vraiment compris ?) certains passages hautement intellectuels. Qu’à cela ne tienne, je me suis prise au jeu de cette enquête pipée, puisque l’auteur avoue, dès le début, en tirer les ficelles.
    Grâce à la lecture de ce livre, je sais que si je rencontre un intellectuel avec deux doigts en moins, c’est qu’il est membre du Logos Club et qu’il aura été trop gourmand face à un adversaire plus érudit ou plus coriace. D’ailleurs un moment d’anthologie que la partie qui se joue entre Eco et Sollers ! Je sais également que Mitterrand a été plus malin que Giscard et aurait peut-être trouvé la 7ème fonction du langage, c’est ce que pense Herzog en écoutant le face à face historique qui a amené son élection.

    J’ai aimé la véracité des faits « historiques » comme les pages sur l’Italie des brigades rouges, de l’attentat de la gare de Bologne… A partir de cet arrière-plan véridique, Laurent Binet brode, coud, coupe pour arriver à un livre quelque peu iconoclaste et irrévérencieux envers ces grands intellectuels. Le style vivant, proche de l’oralité à certains moments contraste avec la « french theory ».
    Bref, un livre très documenté, stylé, intelligent, iconoclaste avec des rebondissements inattendus et une fin volcanique. Une sorte de relecture du « Nom de la rose ». Je pense que Laurent Binet a beaucoup d’admiration pour Eco, Barthes, Foucault et autres Jacobson qui représentait l’élite de la pensé française, cette fameuse « french theory ». Beaucoup de regrets que cette élite n’existe plus et que nos «philosophes » actuels soient plus dans le paraître que dans l’être. Un livre à relire pour y trouver d’autres ouvertures, une lecture jouissive.

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  • J'attendais beaucoup de ce roman car j'avais aimé Hhh de la 1ere à la dernière ligne ... trop, certainement ...je suis sortie de ma lecture agacée par cette histoire qui traine en longueur, part dans tous les sens et prend tellement pour cible le milieu intellectuel parisien des 80's que cela...
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    J'attendais beaucoup de ce roman car j'avais aimé Hhh de la 1ere à la dernière ligne ... trop, certainement ...je suis sortie de ma lecture agacée par cette histoire qui traine en longueur, part dans tous les sens et prend tellement pour cible le milieu intellectuel parisien des 80's que cela finit par en devenir lassant (pourquoi en faire des tonnes sur BHL notamment, au début c'est vraiment drôle, après 300 pages cela perd tout intérêt). D'autant plus agacée et déçue que les 100 1eres pages sont un pur régal de caricature de policier et une description ironique et fantastiques des 80's... mais après cela s'allonge, s'allonge, tourne en rond, se répète et finit par lasser, jusqu'à ces dernières pages qui tournent au grand guignol... Bref, ce roman m'a perdue en route et je fais semble-t-il figure d'exception au milieu des très nombreux lecteurs et critiques totalement fans ...

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