Jacob, Jacob

Couverture du livre « Jacob, Jacob » de Valerie Zenatti aux éditions Editions De L'olivier
Résumé:

« Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s'interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n'y arrive pas, malgré l'entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d'un air

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Le courrier des auteurs

Valérie Zenatti répond à nos questions ! (23/09/2014)

1) Qui êtes-vous ? ! J'ai hâte de le découvrir un peu plus chaque jour. 2) Quel est le thème central de ce livre ? L'intensité et la brièveté d'une vie, et les traces qu'il en demeure. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? "Jacob, lui, aime se trouver entre ciel et terre sur le pont Sidi M'cid, là où le temps semble suspendu comme la passerelle, tandis qu'en bas les secondes s'écoulent dans le flot du fleuve, il se sent alors arrêté et en mouvement à la fois, dans un sentiment exaltant de joie et de terreur, immergé dans un temps sacré, c'est peut-être Dieu, le temps du monde, bien plus vaste que le sien." 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? A la fois la Symphonie inachevée de Schubert, Louise chanté par Dean Martin et Layali Surour de Cheikh Raymond. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Ce que j'ai ressenti pendant l'écriture de ce livre : les mots peuvent (re)donner la vie et l'exalter, y compris dans la tragédie.

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  • Beau travail de reconstruction historique et familiale ! Un récit en forme d'hommage qui a certainement touché les proches de Valérie Zenatti, et qui opère également sur tout lecteur.

    Beau travail de reconstruction historique et familiale ! Un récit en forme d'hommage qui a certainement touché les proches de Valérie Zenatti, et qui opère également sur tout lecteur.

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  • Jacob est le dernier garçon de la fratrie, et il a tout d'un ange : il n'use pas de la force, de la violence de regards durs pour perpétuer les traditions familiales tout aussi injustes que barbares. Non, Jacob est l'avenir, il est instruit, il parle l'arabe, le français et l'anglais, il est...
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    Jacob est le dernier garçon de la fratrie, et il a tout d'un ange : il n'use pas de la force, de la violence de regards durs pour perpétuer les traditions familiales tout aussi injustes que barbares. Non, Jacob est l'avenir, il est instruit, il parle l'arabe, le français et l'anglais, il est doux, aime les enfants et son pays.
    Mais comme tous les français d'Algérie et d'ailleurs, il s'engage dans la 2nde guerre mondiale. Il quitte les paysages somptueux de Constantine, la chaleur des femmes de la famille et rencontre un groupe multi-ethnique, multi-religieux . Ensemble, ils remonteront de la Provence à l'Alsace pour repousser, tuer l'ennemi et sauver la France. Ils découvriront l'horreur de la guerre, la joie de la libération, l'amour, ...

    Une partie du roman se concentre sur ses femmes de la famille : la grand-mère qui attend son petit dernier, va affronter seule la ville pour lui apporter un panier de victuailles, le voit dans son petit-fils ; la belle-fille qui ne cesse d'enfanter des filles, qui vit ses tragédies dans une solitude infinie et les petites filles. On y découvre surtout Camille, la cadette qui représente la jeunesse des années 60, la révolte de la femme, ce que les anciennes auraient rêvé faire, vivre pour elle-même.

    Et enfin, la dernière partie qui aborde la guerre d'Algérie mais très sommairement ... (qui est pour moi le petit moins de cette lecture; j'aurais préféré un arrêt avant et un autre livre sur ce thème)

    Encore un livre court mais intense, l'écriture de Valérie Zénatti est sensitive dans la description des paysages, des rues, des repas de familles, ... et psychologique dans la compréhension des moeurs des juifs d'Algérie tout en pudeur, nostalgie et amour.

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  • Jacob est enrôlé dans l'armée à dix-neuf ans.
    C'est ce jeune homme que nous suivons, durant les quelques jours avant son départ au front, avec l'insouciance de son âge, qui très vite va être confronté à la dure réalité du front.
    Un récit plein d'émotion qui se lis rapidement, et loin d'être...
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    Jacob est enrôlé dans l'armée à dix-neuf ans.
    C'est ce jeune homme que nous suivons, durant les quelques jours avant son départ au front, avec l'insouciance de son âge, qui très vite va être confronté à la dure réalité du front.
    Un récit plein d'émotion qui se lis rapidement, et loin d'être ennuyeux.

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  • Le récit s’ouvre sur un jeune homme sur le pont de Sidi M’cid à Constantine en Algérie. (J’ai regardé les photos sur Googel, c’est impressionnant et magnifique !). Ce pont reviendra souvent dans la narration, trait d’union de la ville et trait d’union entre la narratrice et Jacob.

    J’ai aimé...
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    Le récit s’ouvre sur un jeune homme sur le pont de Sidi M’cid à Constantine en Algérie. (J’ai regardé les photos sur Googel, c’est impressionnant et magnifique !). Ce pont reviendra souvent dans la narration, trait d’union de la ville et trait d’union entre la narratrice et Jacob.

    J’ai aimé découvrir cette famille si particulière de Juifs d’Algérie, fidèle à ses traditions et à ses petits rituels.

    J’ai aimé suivre Jacob dans son combat en terre de France contre les Allemands, sa découverte de l’amour avec Louise-Léa, ses compagnons de route.

    Un livre à la mémoire d’un soldat africain qui n’est jamais revenu de loin.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des beignets que fait Rachel, qu’elle trempe ensuite dans le sirop, et dont Jacob raffole.

    http://alexmotamots.fr/?p=1140

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  • En 1944, le jeune Jacob, 19 ans, part délivrer la Provence avec son unité. Il quitte Constantine, l'Algérie et sa famille, ses parents, ses 3 frères, sa belle-soeur, ses 3 neveux, pour libérer les Français de France, cette France qui est son pays mais qu'il ne connait que par les livres et qui...
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    En 1944, le jeune Jacob, 19 ans, part délivrer la Provence avec son unité. Il quitte Constantine, l'Algérie et sa famille, ses parents, ses 3 frères, sa belle-soeur, ses 3 neveux, pour libérer les Français de France, cette France qui est son pays mais qu'il ne connait que par les livres et qui en 41-42 ne l'avait pas jugé suffisamment français pour fréquenter le lycée…
    J'ai beaucoup aimé cette évocation très charnelle d'une famille juive en Algérie, de cette mère qui ne vit que par ses fils et en particulier son petit dernier, son Jacob, gamin lumineux pour lequel elle n'hésitera pas à faire le tour de toutes les garnisons afin de lui apporter un panier de victuailles. de cette famille de tradition juive dans un pays musulman, où les liens familiaux tiennent tant bien que mal malgré la promiscuité, l'inculture et la pauvreté.
    Avec beaucoup de délicatesse, c'est de la guerre que Valérie Zenatti nous parle dans ce livre, la guerre qui fauche à tout va, et du trésor de l'enfance si précieuse et si fragile, qui peut basculer en un instant.
    Un très beau roman tout en tendresse et nostalgie.

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  • magnifique récit de la vie brève de ce jeune juif algérien enrolé avec ses amis chretien et musulman pour débarquer en France en 1945. C'est un portrait attachant et sensible fait par V Zenatti avec une écriture belle et attachante.

    magnifique récit de la vie brève de ce jeune juif algérien enrolé avec ses amis chretien et musulman pour débarquer en France en 1945. C'est un portrait attachant et sensible fait par V Zenatti avec une écriture belle et attachante.

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  • J'aime bien cette auteur, son sourire, son enthousiasme et son travail de traduction d'Appelfeld. J'ai aimé Jacob, Jacob; on y parle de la guerre, de ce pauvre jeune homme envoyé au casse-pipe et des réactions de la famille. C'est émouvant

    J'aime bien cette auteur, son sourire, son enthousiasme et son travail de traduction d'Appelfeld. J'ai aimé Jacob, Jacob; on y parle de la guerre, de ce pauvre jeune homme envoyé au casse-pipe et des réactions de la famille. C'est émouvant

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  • Curieuse écriture que ce roman qui nous entraine sur deux générations de la fin de la seconde guerre à celle d'Algérie par le portrait de Jacob et ensuite celui de son neveu. La lecture est parfois mal aisée par les descriptions sans ponctuation...Mais le récit est d'un grand intérêt...A lire

    Curieuse écriture que ce roman qui nous entraine sur deux générations de la fin de la seconde guerre à celle d'Algérie par le portrait de Jacob et ensuite celui de son neveu. La lecture est parfois mal aisée par les descriptions sans ponctuation...Mais le récit est d'un grand intérêt...A lire

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  • Jacob, jeune juif de 19 ans, vit à Constantine, au sein d’une famille où plusieurs générations sont réunies. Ici, la vie est rude, les sévices font partie de l’éducation des enfants. Jacob, par son prénom, perpétue l’existence d’un de ses frères très vite disparu. Dans cette famille pauvre, ...
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    Jacob, jeune juif de 19 ans, vit à Constantine, au sein d’une famille où plusieurs générations sont réunies. Ici, la vie est rude, les sévices font partie de l’éducation des enfants. Jacob, par son prénom, perpétue l’existence d’un de ses frères très vite disparu. Dans cette famille pauvre, Jacob se distingue par son intelligence, il est bachelier, et est admiré par sa mère. C’est un jeune homme rieur, d’humeur gaie qui apporte un peu de chaleur dans sa famille. Il va partir combattre aux côtés d’autres juifs, ou musulmans, ou chrétiens… pour défendre la France, pays qui a rejeté les juifs sous le régime de Vichy ! En débarquant, Marseille ne lui semble pourtant pas si différente de Constantine, mais les conditions sont difficiles, la peur est de chaque instant, il connaît la faim, il rencontre aussi l’amour, si furtif…
    On lui apprend à tirer, à tuer. Il acquiert une expérience, il est sensible aux victoires que lui et ses amis gagnent au fur et à mesure des combats qui montent petit à petit vers l’est de la France. Il endosse son rôle en tant que bon français, tue l’ennemi, et essaie même de combattre ses sentiments de tristesse et d’horreur qui l’envahissent lorsqu’un ami tombe.
    On retrouve la personnalité de Jacob tel qu’il était chez lui, dynamique, courageux, positif.
    Le style adopté par Valérie ZENATTI, de longues phrases dans lesquelles la ponctuation principale est la virgule, m’a parfois été un peu désagréable au début de la lecture. Mais curieusement, ce style accompagne les émotions fortes qui émanent de cette histoire. Cette écriture traduit l’enchaînement des faits, sans reprise de souffle, les tourbillons tragiques de la vie de la famille Melki causées par les tragédies de la seconde guerre mondiale et puis de la guerre d’indépendance.
    Jusqu’à la fin du livre, la personnalité de Jacob, sa douceur, sont toujours présentes... à travers les souvenirs…
    C’est un émouvant hommage aux juifs d’Algérie et à tous les combattants africains en général, un livre magnifique, à partager très largement.

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  • un livre sublime, une écriture fabuleuse, à lire absolument

    un livre sublime, une écriture fabuleuse, à lire absolument

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