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Haute voltige

Couverture du livre « Haute voltige » de Ingrid Astier aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070147939
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

«Combien d'apocalypses peut-on porter en soi?».
Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme,... Voir plus

«Combien d'apocalypses peut-on porter en soi?».
Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l'envergure de l'affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko - une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l'or aux doigts, comme si c'était chez lui, du dôme de l'Institut de France à l'église Saint-Eustache...
Derrière l'attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n'est pourtant ni l'argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu'égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l'incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l'histoire de l'ex-Yougoslavie. L'attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d'échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre - à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l'art et dérober ses plus belles oeuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l'amour planent comme des vautours.
De la police, d'une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

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Articles (11)

Avis (15)

  • Ingrid Astier est une écrivaine de grand talent et l'a démontré dans "Haute voltige", un livre que j'avais lu lors de sa parution, mais j'avais attendu pour ma critique, de la rencontrer avec son éditeur.

    On rencontre des personnages tels que Suarez, Ylana, le Gecko, Ranko....

    Cet ouvrage...
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    Ingrid Astier est une écrivaine de grand talent et l'a démontré dans "Haute voltige", un livre que j'avais lu lors de sa parution, mais j'avais attendu pour ma critique, de la rencontrer avec son éditeur.

    On rencontre des personnages tels que Suarez, Ylana, le Gecko, Ranko....

    Cet ouvrage peut être considéré comme une trilogie car Ingrid a utilisé la brigade fluviale.

    Mais elle a également utilisé le "chessboxing" avec Enki Bilal et ce récit nous fascine jusqu'à la dernière page.

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  • Qui est le Gecko, ce monte-en-l’air, légende vivante qui se promène sur les toits de Paris pour délester les « bourgeois » de leur or et autres breloques de valeur ?
    Quel est le lien entre Ronko –son vrai nom- et Astrakan, commanditaire de l’attaque d’un riche saoudien ?
    La famille, mais aussi...
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    Qui est le Gecko, ce monte-en-l’air, légende vivante qui se promène sur les toits de Paris pour délester les « bourgeois » de leur or et autres breloques de valeur ?
    Quel est le lien entre Ronko –son vrai nom- et Astrakan, commanditaire de l’attaque d’un riche saoudien ?
    La famille, mais aussi le goût du beau, de la liberté et soudain… une femme Ylana, la fille aux mèches violettes comme les héroïnes d’Enki Bilal, le célèbre artiste dont l’œuvre traverse les pages de ce roman qui se lit avec délice.
    C’est un thriller, mais un thriller léger avec un héros auquel on s’attache et auquel on souhaite de passer à travers les mailles du filet malgré tout.
    C’est un thriller où si parfois l’hémoglobine saute au visage du lecteur, c’est violent mais bref ; les plages de légèreté, de finesse, voire de douceur sont beaucoup plus longues, s’étirant à l’infini tel le voile d’une mariée, éclatant et pétillant telles des bulles de champagne.
    Une écriture fluide, portée par des chapitres courts, apporte un confort de lecture qui fait de ce roman un mélange réussi de romantisme et de polar et, du coup, fait passer un très bon moment au lecteur.

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  • Polar attachant et bien ficelé. Mais trop long de 150 pages (au milieu). Dommage, il y a du style et des idées.

    Polar attachant et bien ficelé. Mais trop long de 150 pages (au milieu). Dommage, il y a du style et des idées.

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  • Décidément, je suis incapable de suivre mon programme de vacances : j'ai craqué pour Haute Voltige le dernier polar d'Ingrid Astier dont j'avais lu de bonnes critiques… Alors, que dire ? Bon, c'est vrai, ce genre de romans n'est pas ma tasse de thé : j'ai eu l'impression d'être plongée tête la...
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    Décidément, je suis incapable de suivre mon programme de vacances : j'ai craqué pour Haute Voltige le dernier polar d'Ingrid Astier dont j'avais lu de bonnes critiques… Alors, que dire ? Bon, c'est vrai, ce genre de romans n'est pas ma tasse de thé : j'ai eu l'impression d'être plongée tête la première dans un James Bond au rythme effréné, et moi qui suis plutôt du genre Rohmer / Woody Allen, j'avoue que j'ai été un peu secouée et arrachée assez brutalement à ma petite zone de confort ! Mais bon, à ma grande surprise, j'ai fini par me laisser prendre au jeu en acceptant les conventions du genre...
    En effet, on en a pour son argent ! De grandes scènes hyper cinématographiques dans des lieux ultra romanesques : toits de Paris la nuit, péniche somptueuse, l'Eendracht, où une femme magnifique en slip brésilien satin mandarine bordé de dentelle noire nage dans un aquarium avec des esturgeons (!), appartement du XVIe avec vue sur la Tour Eiffel, murs placardés de toiles de Basquiat, table basse tripode Jean Royère. et j'en passe !
    Les personnages sont de richissimes truands portant Rolex ou IWC Portugieser (entre 5000 et 7000 euros pièce), costumes de marque et pulls cachemire, louant toute une terrasse de café pour pouvoir fumer sans déranger personne, buvant du Dom Pérignon 1993, se déplaçant entourés de gardes du corps, possédant Aston Martin « grise comme un lac à l'heure où blanchit la lumière », BMW ou Mercedes et évidemment, carte Visa Infinite.
    J'ai lu que l'auteur avait le souci du « détail vrai » : aucun doute, tout existe, je me suis parfois amusée à vérifier sur la déesse Internet.
    Le sujet : le convoi d'un riche saoudien est attaqué dans le tunnel de Saint-Cloud alors qu'il se rend au Bourget. Une attaque haut de gamme selon l'inspecteur Suarez qui va être obligé de se détourner d'une autre affaire qui l'occupe à plein temps : celle du Gecko, surnom qu'il a donné à une espèce d'homme-volant, gentleman cambrioleur des temps modernes, capable de s'introduire où il veut, quand il veut, de préférence par les étages élevés, toits ou fenêtres. La BRB, brigade de répression du banditisme, est sur les dents : ils ont affaire à des gens fortunés, sans scrupules, capables de tout pour obtenir ce qu'ils veulent et ce qu'ils aiment : objets de luxe, œuvres d'art ou femmes si le désir est là.
    Bref, on est dans le sensationnel, le grandiose, le spectaculaire… Il faut se laisser aller, s'amuser de découvrir tout un monde inconnu (vous connaissiez, vous, le chessboxing ou le parkour ? Pas moi!) Évidemment, on n'évite pas les clichés liés au genre et une recherche peut-être un peu trop systématique de la formule qui sonne bien mais finalement, encore une fois, on ne boude pas son plaisir et l'on se lance dans l'aventure...
    Allez, je vous sers un verre de champagne (du Selosse, bien sûr, cuvée Substance – ça existe, j'ai vérifié !) accompagné de sa petite cuillère de caviar ?

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Voilà un roman qui vous prend vous étreint et ne vous lâche plus...Tous les ingrédients sont réunis pour vous maintenir à l'ombre de la canicule...Les personnages sont dépeints avec beaucoup de finesse même les mauvais inspirent une certaine sympathie...J'ai beaucoup aimé et j'ai même éprouvé...
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    Voilà un roman qui vous prend vous étreint et ne vous lâche plus...Tous les ingrédients sont réunis pour vous maintenir à l'ombre de la canicule...Les personnages sont dépeints avec beaucoup de finesse même les mauvais inspirent une certaine sympathie...J'ai beaucoup aimé et j'ai même éprouvé vertige et admiration pour le "casseur -grimpeur" qui m'a entrainée sur les toits de Paris....Je ne dévoile rien de plus mais invite quiconque qui lit mes lignes à vite découvrir ce petit bijou riche en frisson et effroi....J'espère une suite...C'est obligé !!!!!

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  • Commencé avant, terminé après. Non, ce n’est pas le titre d’un roman ! Je voulais simplement dire que j’avais commencé "Haute Voltige", le roman d’Ingrid Astier, avant de l’avoir rencontrée et que je l’ai terminé après cette entrevue. C’est dans le cadre de "Quais du Polar" à Lyon que j’ai passé...
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    Commencé avant, terminé après. Non, ce n’est pas le titre d’un roman ! Je voulais simplement dire que j’avais commencé "Haute Voltige", le roman d’Ingrid Astier, avant de l’avoir rencontrée et que je l’ai terminé après cette entrevue. C’est dans le cadre de "Quais du Polar" à Lyon que j’ai passé un moment fabuleux avec l’auteur. Je remercie très sincèrement Lecteurs.com organisateur de ce petit déjeuner littéraire ainsi que les Editions Gallimard (Série noire) pour ces cadeaux inestimables.

    L’attaque du convoi d’un riche Saoudien aux abords de Paris, Suarez, un commandant de police sur les traces d’un monte-en-l’air serbe qui le défie du haut des toits de la capitale, de l’Institut de France à l’Eglise Saint Eustache, une jolie femme, un jeu d’échecs, Svetozar Glicoric, un grand maître Serbe de cette discipline et Enki bilal… pas question de dévoiler quoi que ce soit de cette aventure rocambolesque qu’il est important de découvrir pas à pas. "Haute Voltige" est certes un roman policier, mais il est beaucoup plus que ça. En effet, l’auteur, elle nous l’explique, peaufine chacun de ses romans en s’immergeant totalement dans le monde qu’elle décrit. Elle écoute ses personnages, côtoie leur milieu pour apprendre leur culture, leurs rites, leur vocabulaire et leur manière de s’exprimer. C’est la raison pour laquelle tout sonne si juste. Et si elle part d’un fait réel – ici le vol de tableaux au musée d’art moderne à Paris en 2010 – elle le transforme au gré de son imagination, on peut même dire qu’elle le transcende.

    L’écriture d’Ingrid Astier est flamboyante, sonore, imagée "La poussière du sol avait déjà poudré ses bottes à glaçage de couleurs… Avec son bonnet à grosses côtes, son oncle était méconnaissable. Le Serbe prenait un air islandais." Et quand ses personnages parlent d’échecs… "Le jeu était superbe. Tout en ambre. Tout. Des pièces au plateau, avec des lions taillés pour pieds… Chaque pièce était vivante comme la chevelure d’une Vénitienne – ou celle de l’auteur ? – et renvoyait mille feux.", alors, on ne sait plus qui prend le pas sur l’autre : l’intrigue ou les mots pour la raconter.

    Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman. Je l’ai trouvé brillant, fouillé, ciselé. J’ai apprécié chacun des nombreux personnages et plus particulièrement le commandant Suarez – autant que les rapports qu’ils entretiennent. J’ai apprécié, dans le désordre, les descriptions de Paris, la découverte du chessboxing imaginé par Enki Bilal dans une de ses bandes dessinées et devenu un sport à part entière qui mélange les échecs et la boxe, l’alternance aléatoire de chapitres longs et courts qui donne le rythme, l’histoire d’amour, la partie d’échecs reproduite en fin d'ouvrage et last but not least les trois pages de remerciements, une nouvelle à elles seules, qui rappellent des bons moments du récit et en particulier le passage sur l’hélicoptère… il faut lire le roman pour comprendre.

    Brillantissime

    http://memo-emoi.fr/

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/06/haute-voltige-dingrid-astier.html

    C'est suite à une rencontre avec Ingrid Astier organisée par lecteurs.com aux Quais du Polar à Lyon en avril dernier que j'ai lu ce roman.
    Ingrid Astier nous a alors présenté ce roman comme différent de ses...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/06/haute-voltige-dingrid-astier.html

    C'est suite à une rencontre avec Ingrid Astier organisée par lecteurs.com aux Quais du Polar à Lyon en avril dernier que j'ai lu ce roman.
    Ingrid Astier nous a alors présenté ce roman comme différent de ses précédents et nous a dit avoir un certain amour pour ses personnages même secondaires. C'est une auteure qui connait très bien le milieu de la police, ce qui lui permet d'appuyer son imaginaire sur du concret, de restituer par exemple le langage des flics, des truands... Dans un souhait d'immersion Ingrid Astier a plongé en plein hiver avec la brigade fluviale dont elle est la marraine, a fait de la varappe avec l'anti-gang "Vivre les choses pour pouvoir les transmettre". Elle définit son roman Haute voltige comme un roman pour rêver la ville et dit s'être inspirée d'affaires réelles.
    C'est donc une femme très sympathique et surtout passionnée que nous avons pu rencontrer ce jour là. Ce fut une très belle rencontre! (merci Dominique !)

    Son récit comprend plusieurs intrigues avec l'attaque à Paris du convoi d'un riche saoudien, une histoire de trafic d'art et l'enquête policière menée par le commandant Stéphan Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, des cambriolages, un homme-araignée, le Gecko, qui escalade les toits de Paris poursuivi par le commissaire qui cherche à le prendre en flagrant délit et Ylana, une jeune femme belle et mystérieuse. Difficile d'en dire plus sur un roman policier pour ne rien dévoiler...

    Ce beau roman noir nous offre une belle balade dans Paris et en particulier sur les toits de la ville. J'ai aimé la belle écriture d'Ingrid Astier, foisonnante mais fluide et très visuelle. Le récit est bien rythmé et énergique, on reconnait le souci du détail de l'auteure (parfois un peu trop poussé à mon goût), j'ai particulièrement aimé les scènes de vie au commissariat et j'ai trouvé ses personnages pittoresques et très attachants. Bref, une intrigue originale et bien menée...

    Merci à Dominique et à lecteurs.com pour cette lecture

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  • Qu’est-ce qu’un coup de cœur ? Une petite accélération. Un iota qui plait ou vous rend intelligent. Une ‘tite baffe littéraire ? Un style qui vous fait aux pattes et vous rend de suite addict. Un roman qu’on ne lâche qu’à la fin et durant lequel on est partagé entre l’envie de le faire durer et...
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    Qu’est-ce qu’un coup de cœur ? Une petite accélération. Un iota qui plait ou vous rend intelligent. Une ‘tite baffe littéraire ? Un style qui vous fait aux pattes et vous rend de suite addict. Un roman qu’on ne lâche qu’à la fin et durant lequel on est partagé entre l’envie de le faire durer et le besoin de le dévorer. A mon sens, Haute Voltige représente cet effet. Madame Astier a le goût du détail et une tendance à la complexité pour rendre ses personnages authentiques. C’est du tout bon. Il faut lui rendre grâce, car la 4ème de couv’ était insuffisante.

    Quand tu as vu de trop prêt la mort, tu apprends à vivre. C’est tout. Il faudrait commencer par mourir.- Astrakan

    La première chose qui m’a emporté, c’est le style. Un sentiment proche d’une projection du «Cave se rebiffe » où les dialogues auraient été écrits de nos jours. Pas grand-chose de parallèle entre ce film fabuleux et ce roman ! J’en conviens. Pourtant l’émotion était là. La tenue des personnages aussi. Car c’est avant tout de cela dont il s’agit. Une galerie de portraits dingues et parfaitement léchée. Une histoire de flics et de voyous sans faille. Tous les éléments de l’intrigue –devrais-je dire des intrigues – sont présentes. Amour, passion, scènes d’actions parfaitement maitrisées, Ingrid Astier jongle avec brio entre ses personnages denses et une écriture habile qui nous porte entre romanesque et tension où le suspense tient bon. On s’accroche à ses pages comme le Gecko à ses murs.

    Passons rapidement sur l’histoire. Haute Voltige débute par le braquage du convoi d’un riche Saoudien dans le tunnel de Saint-Cloud par une bande de pros. Le butin disparait, bijoux et pognon mais surtout il y a le ramassage d’une femme mystérieuse, Ylana. D’astreinte, Suarez, un flic tenace obsédé par un cambrioleur grimpeur, est dépêché sur place pour mener l’enquête. Ylana, va renverser la vie du chef de clan, Astrakan, tout comme le Gecko a éclaté celle de Suarez.

    Voici donc le gros morceau. Les personnages. Je ne me tiens qu’aux principaux. Ne te méprend pas lecteur de cette chronique, les autres sont là à foison et ils ont tous leur raison d’être. Ils sont travaillés pour nous tenir en haleine. Nombreux sont ceux qui trimballent une part d’ombre faite de secrets enfouis, d’angoisses plus ou moins criantes et de failles parfois saillantes.

    Pour ce qui retourne des principaux, ils sont élaborés et maniés avec brio. Astier les borde d’une bonne dose de psychologie et de détails qui leurs confèrent une vraie densité. On sent son plaisir de « créer des crapules », un plaisir qui déborde au fil des phrases.

    Parmi eux, il y a, Ylana la belle égarée beaucoup plus solide qu’il n’y parait au premier regard, forgée par un naturel presque sauvage, pétrie d’instinct de survie. Bien entendu, il y a le côté sombre mis en mouvement avec Ranko. Constamment sur la brèche, le monte en l’air solitaire Serbe traine avec lui l’histoire de l’ex-Yougoslavie. Il sent l’authentique. C’est un seigneur de la cambriole. Il vit pour deux ambitions, le chessboxing (curieux mix d’échec et de boxe, inventé par Enki Bilal où les combattants suent autant de leur cerveau que de leurs poings) et le plaisir de vaincre la gravité. Son oncle Astrakan, celui aux grands yeux fixes à qui rien n’échappe, le patron du milieu suscite un vif intérêt. Astrakan est un monarque omnipotent en son royaume, mais il perd les pédales à la vue d’Ylana. Elle le déstabilise alors qu’il nage dans le bonheur et les richesses dues en grande partie aux grimpettes de son neveu que par l’efficacité de ses hommes. Enfin, il y a le flic. Stèphan Suarez, le chef de groupe à la Brigade de Répression du Banditisme qui court depuis des semaines après le Gecko, Ranko, jusqu’à, négliger son épouse tant aimé, Tamara et ses filles. Son personnage est épais, ses relations avec son équipe et sa hiérarchie fleurent bon la réalité.

    Pour ce qui est des secondaires, ils sont brillants. J’ai deux mentions spéciales à partager. Le face à face extraordinaire d’un manouche aux prises avec deux gros bras d’Astrakan, deux nettoyeurs à la verve éclatante, une vraie giclée de tragi-comique noir. Et une autre pour One le blond et One le brun, avec de belles gueules de truands, le modèle classique où tout est carré, de la mâchoire à la mentalité, un duo franchement ensorceleur.

    Les trois ans d’écriture pour atterrir sur Haute Voltige, font de ce roman bourré d’actions et foisonnant de détails, un roman digne des meilleurs romans noirs. C’est un petit bijou à l’intelligence rare, au sens du récit fabuleux. Idéal pour s’évader et nous sortir du quotidien. Le suspense s’y baigne dans une langue travaillée, le rire, au détour d’une page, nous éclabousse avec par moments, des grandes lampées d’art, d’amour et de sang.

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