Ingrid Astier

Ingrid Astier

Née à Clermont-Ferrand en 1976, Ingrid Astier vit à Paris.

Normalienne, agrégée de lettres, elle débute en écriture avec le prix du Jeune Ecrivain (1999). Elle a d'abord choisi le roman noir pour sa faculté à se pencher sans réserve sur l'être humain : "Quais des enfers" (Gallimard), son premie...

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Née à Clermont-Ferrand en 1976, Ingrid Astier vit à Paris.

Normalienne, agrégée de lettres, elle débute en écriture avec le prix du Jeune Ecrivain (1999). Elle a d'abord choisi le roman noir pour sa faculté à se pencher sans réserve sur l'être humain : "Quais des enfers" (Gallimard), son premier roman, a été récompensé par quatre prix.

Son roman suivant, "Angle mort" (Gallimard), entre western urbain et romantisme noir, a été salué comme "le mariage du polar et de la grande littérature". Elle est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont le tout récent "Petit éloge de la nuit" (Folio Gallimard) porté sur le devant de la scène par les libraires et les médias.

© Gallimard / Catherine Hélie

Vidéos (2)

  • Autour du dernier roman d'Ingrid Astier, écrivain et amoureuse des mots

  • Tous nos conseils pour bien réussir un Cadavre exquis ...

Articles (13)

Avis (30)

  • Couverture du livre « La vague » de Ingrid Astier aux éditions Arenes

    L'atelier de Litote lalitote sur La vague de Ingrid Astier

    Embarquement immédiat pour la Polynésie, sa culture, ses îles, ses surfeurs, ses vahinés et sa face cachée. Un roman sombre et lumineux à la fois. Un peu comme voir le côté pile et le côté face de Tahiti, tout n’est pas que soleil, plage de sable blanc et cocotiers, il y a forcément un revers à...
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    Embarquement immédiat pour la Polynésie, sa culture, ses îles, ses surfeurs, ses vahinés et sa face cachée. Un roman sombre et lumineux à la fois. Un peu comme voir le côté pile et le côté face de Tahiti, tout n’est pas que soleil, plage de sable blanc et cocotiers, il y a forcément un revers à la médaille. L’action se déroule essentiellement à Teahupoo dans un cadre paradisiaque qui est devenu le rêve de tous les surfeurs et l’un des meilleurs spots mondiaux de surf. On y trouve par grande houle, une vague déferlante tubulaire qui reste une des plus impressionnantes mais surtout une des plus dangereuses Birdy peut en témoigner. Parmi les insulaires, il y a une belle galerie de personnage notamment Hiro qui ne pense qu’a la prochaine vague qu’il affrontera et à comment garder sa famille en sécurité, son ami Lascar, sa sœur Moea qui de retour au pays va tenter de se reconstruire, son fils Tuhiti 13 ans qui ne pense qu’à paraître plus âgé et s’embarquer dans de nouvelles expériences. Il y a Taj un surfeur hawaïen junkie trop sur de lui qui navigue dans des eaux peu recommandables. Tous ces portraits sont soigneusement brossés et on prend plaisir à les suivre dans leur vie quotidienne si différente de la notre, comme aller pêcher le poisson qu’on dégustera au prochain repas. Mais rapidement arrive des ondes bien plus négatives en la personne d’un trafiquant de drogue, on apprend que toute l’île est gangrenée par une drogue de synthèse appelée Ice. On découvre alors la violence, la différence de niveaux de vie entre la population locale, ses exclus et les hordes de touristes. L’intrigue est parfaitement bien menée même si elle prend un certain temps à s’installer c’est le temps qu’il fallait pour nous permettre de mieux cerner les protagonistes et surtout pour faire monter une tension latente qui finira comme une éruption volcanique. Alors débute une histoire croisée où le passé et le présent se croise et où nous allons suivre le parcours touchant de Reva. J’ai beaucoup aimé les références à la culture polynésiennes, légendes, proverbes, dont je connais fort peu de choses. J’ai quelques fois été gêné par l’emploi d’expressions ou de termes tahitiens mais aussi tout le vocabulaire en mode surfeur que je ne connais pas et qui n’est pas expliqué comme « take-off, barrel, bowl, reef etc… mais j’ai décidé que cela faisait parie du charme et j’ai apprécié la saveur de ce livre hors du commun. Bonne lecture

  • Couverture du livre « Haute voltige » de Ingrid Astier aux éditions Gallimard

    DANDY sur Haute voltige de Ingrid Astier

    Qui est le Gecko, ce monte-en-l’air, légende vivante qui se promène sur les toits de Paris pour délester les « bourgeois » de leur or et autres breloques de valeur ?
    Quel est le lien entre Ronko –son vrai nom- et Astrakan, commanditaire de l’attaque d’un riche saoudien ?
    La famille, mais aussi...
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    Qui est le Gecko, ce monte-en-l’air, légende vivante qui se promène sur les toits de Paris pour délester les « bourgeois » de leur or et autres breloques de valeur ?
    Quel est le lien entre Ronko –son vrai nom- et Astrakan, commanditaire de l’attaque d’un riche saoudien ?
    La famille, mais aussi le goût du beau, de la liberté et soudain… une femme Ylana, la fille aux mèches violettes comme les héroïnes d’Enki Bilal, le célèbre artiste dont l’œuvre traverse les pages de ce roman qui se lit avec délice.
    C’est un thriller, mais un thriller léger avec un héros auquel on s’attache et auquel on souhaite de passer à travers les mailles du filet malgré tout.
    C’est un thriller où si parfois l’hémoglobine saute au visage du lecteur, c’est violent mais bref ; les plages de légèreté, de finesse, voire de douceur sont beaucoup plus longues, s’étirant à l’infini tel le voile d’une mariée, éclatant et pétillant telles des bulles de champagne.
    Une écriture fluide, portée par des chapitres courts, apporte un confort de lecture qui fait de ce roman un mélange réussi de romantisme et de polar et, du coup, fait passer un très bon moment au lecteur.

  • Couverture du livre « Haute voltige » de Ingrid Astier aux éditions Gallimard

    ronan besnard sur Haute voltige de Ingrid Astier

    Polar attachant et bien ficelé. Mais trop long de 150 pages (au milieu). Dommage, il y a du style et des idées.

    Polar attachant et bien ficelé. Mais trop long de 150 pages (au milieu). Dommage, il y a du style et des idées.

  • Couverture du livre « Haute voltige » de Ingrid Astier aux éditions Gallimard

    Marie-Laure VANIER sur Haute voltige de Ingrid Astier

    Décidément, je suis incapable de suivre mon programme de vacances : j'ai craqué pour Haute Voltige le dernier polar d'Ingrid Astier dont j'avais lu de bonnes critiques… Alors, que dire ? Bon, c'est vrai, ce genre de romans n'est pas ma tasse de thé : j'ai eu l'impression d'être plongée tête la...
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    Décidément, je suis incapable de suivre mon programme de vacances : j'ai craqué pour Haute Voltige le dernier polar d'Ingrid Astier dont j'avais lu de bonnes critiques… Alors, que dire ? Bon, c'est vrai, ce genre de romans n'est pas ma tasse de thé : j'ai eu l'impression d'être plongée tête la première dans un James Bond au rythme effréné, et moi qui suis plutôt du genre Rohmer / Woody Allen, j'avoue que j'ai été un peu secouée et arrachée assez brutalement à ma petite zone de confort ! Mais bon, à ma grande surprise, j'ai fini par me laisser prendre au jeu en acceptant les conventions du genre...
    En effet, on en a pour son argent ! De grandes scènes hyper cinématographiques dans des lieux ultra romanesques : toits de Paris la nuit, péniche somptueuse, l'Eendracht, où une femme magnifique en slip brésilien satin mandarine bordé de dentelle noire nage dans un aquarium avec des esturgeons (!), appartement du XVIe avec vue sur la Tour Eiffel, murs placardés de toiles de Basquiat, table basse tripode Jean Royère. et j'en passe !
    Les personnages sont de richissimes truands portant Rolex ou IWC Portugieser (entre 5000 et 7000 euros pièce), costumes de marque et pulls cachemire, louant toute une terrasse de café pour pouvoir fumer sans déranger personne, buvant du Dom Pérignon 1993, se déplaçant entourés de gardes du corps, possédant Aston Martin « grise comme un lac à l'heure où blanchit la lumière », BMW ou Mercedes et évidemment, carte Visa Infinite.
    J'ai lu que l'auteur avait le souci du « détail vrai » : aucun doute, tout existe, je me suis parfois amusée à vérifier sur la déesse Internet.
    Le sujet : le convoi d'un riche saoudien est attaqué dans le tunnel de Saint-Cloud alors qu'il se rend au Bourget. Une attaque haut de gamme selon l'inspecteur Suarez qui va être obligé de se détourner d'une autre affaire qui l'occupe à plein temps : celle du Gecko, surnom qu'il a donné à une espèce d'homme-volant, gentleman cambrioleur des temps modernes, capable de s'introduire où il veut, quand il veut, de préférence par les étages élevés, toits ou fenêtres. La BRB, brigade de répression du banditisme, est sur les dents : ils ont affaire à des gens fortunés, sans scrupules, capables de tout pour obtenir ce qu'ils veulent et ce qu'ils aiment : objets de luxe, œuvres d'art ou femmes si le désir est là.
    Bref, on est dans le sensationnel, le grandiose, le spectaculaire… Il faut se laisser aller, s'amuser de découvrir tout un monde inconnu (vous connaissiez, vous, le chessboxing ou le parkour ? Pas moi!) Évidemment, on n'évite pas les clichés liés au genre et une recherche peut-être un peu trop systématique de la formule qui sonne bien mais finalement, encore une fois, on ne boude pas son plaisir et l'on se lance dans l'aventure...
    Allez, je vous sers un verre de champagne (du Selosse, bien sûr, cuvée Substance – ça existe, j'ai vérifié !) accompagné de sa petite cuillère de caviar ?

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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