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Florida

Couverture du livre « Florida » de Olivier Bourdeaut aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391469
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne... Voir plus

Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne fait que grandir. Elizabeth comprend vite que maîtriser son corps c'est maîtriser son destin, alors elle le met au service de sa vengeance, le transforme, le déforme.
Elle ne sera plus jamais la Petite Princesse de quiconque. De cette confession d'une jeune femme révoltée, dont on a volé l'enfance, naît un roman bouleversant sur la dictature de la beauté. Intelligente, dotée d'une autodérision et d'une volonté incroyables, Elizabeth fait partie de ces héroïnes borderline que l'on n'oublie pas.

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Avis (23)

  • Ce roman à la première personne fait parler Elizabeth Vernn, petite « Princesse » américaine enfant-objet d’une mère obsédée par un concours de beauté de mini-miss. Elizabeth se défera de cette emprise au prix de la détestation de ses parents, d’une fugue, d’errances et au final de son...
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    Ce roman à la première personne fait parler Elizabeth Vernn, petite « Princesse » américaine enfant-objet d’une mère obsédée par un concours de beauté de mini-miss. Elizabeth se défera de cette emprise au prix de la détestation de ses parents, d’une fugue, d’errances et au final de son autodestruction. Le style parfois violent, parfois drôle, entre langage parlé et chronique féroce, excessif à souhait, finit par agacer, malgré un sujet fort sur la manipulation et l’obsession du corps. La fin est décevante.

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  • https://animallecteur.wordpress.com/2022/07/26/florida-olivier-bourdeaut/

    Florida est un conte cruel aux aspects de thriller psychologiques. L’histoire se passe aux Etats-Unis, c’est celle d’Elizabeth Vernn qui passe du statut de petite princesse sage à celui de monstre déchaîné. Adieu les...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2022/07/26/florida-olivier-bourdeaut/

    Florida est un conte cruel aux aspects de thriller psychologiques. L’histoire se passe aux Etats-Unis, c’est celle d’Elizabeth Vernn qui passe du statut de petite princesse sage à celui de monstre déchaîné. Adieu les robes à paillettes, les brushings, le maquillage et bonjour la muscu et les produits dopants. Ses parents qu’elle nomme Reine-mère et le Valet, vouent une obsession aux mini-miss depuis sa plus tendre enfance, sa mère la traîne dans tous les concours possibles tous les week-end mais Elizabeth s’en fout royalement, et plus encore, elle développe une rage contre ces événements sordides. Sous forme de journal intime, elle nous explique son autodestruction et les différentes étapes de sa souffrance morale et physique. Elizabeth n’est rien d’autre qu’une victime enragée dont l’unique mission est de se venger. Elle est incontrôlable, a un comportement explosif mais elle n’en ai pas moins attachante.

    Avec un humour noir et beaucoup de sarcasme, Olivier Bourdeaut fait un récit acide, mordant, jubilatoire, caustique et cruel. Dans un style cru et avec sa plume acérée et percutante, il propose une critique du culte du corps, de l’apparence et de la superficialité, il aborde la question de la beauté, de l’image de soi, du corps idéal et du corps de la femme de manière général. Il se permet également une critique des parents qui utilisent leurs enfants et reportent sur eux leur besoin de réussite, de gloire et de paillettes et surtout une critique de la société qui pervertie les rapport des filles / femmes à leur corps.

    Si vous avez lu En attendant Bojangles, là encore, Olivier Bourdeaut explore les liens dans une famille dysfonctionnelle et pousse les limites de la folie à son paroxysme.

    A la lecture de ce livre je me suis imaginée une héroïne qui ressemblerait à Alexia, le personnage incarné par Agathe Rousselle dans Titane de Julia Ducournau, une jeune femme entre hypersexualisation et l’hyperviolence qui cache ancré au plus profond d’elle un énorme traumatisme.

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  • Décevant,pourtant l'auteur écrit très bien.Encore l'histoire de la fillette objet de sa mère à des fins de gloire.Les chapitres se succèdent au grés de ses péripéties.La lecture devient alors ennuyeuse.Souhaitons à l'auteur de rencontrer son lectorat ou de trouver un sujet plus intéressant.Du...
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    Décevant,pourtant l'auteur écrit très bien.Encore l'histoire de la fillette objet de sa mère à des fins de gloire.Les chapitres se succèdent au grés de ses péripéties.La lecture devient alors ennuyeuse.Souhaitons à l'auteur de rencontrer son lectorat ou de trouver un sujet plus intéressant.Du coup je n'ai pas envie de lire le précédent.

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  • Le jour de ses 7 ans, Elizabeth attend une belle surprise. Mais personne n’est invité. Elle reçoit une robe, sa mère la lance dans sa carrière de Miss. Les concours se succèdent, la Reine mère dirige sa carrière, s’occupe de son physique. Son corps ne lui appartient pas. L’essentiel c’est de...
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    Le jour de ses 7 ans, Elizabeth attend une belle surprise. Mais personne n’est invité. Elle reçoit une robe, sa mère la lance dans sa carrière de Miss. Les concours se succèdent, la Reine mère dirige sa carrière, s’occupe de son physique. Son corps ne lui appartient pas. L’essentiel c’est de gagner, être bonne élève n’est pas une priorité, même si elle l’est. Son père, lui, profite de sa carrière de mannequin et elle lui rapporte.
    Seulement, à l'adolescence, ce corps dont elle était dépossédée, elle ne le respecte plus non plus. Elle fugue, rencontre un artiste qui lui fera encore subir des transformations pour son art. Elle sculpte son corps avec des muscles et des anabolisants.
    Je pensais lire un livre sur le parcours des Miss et c’était en fait la prise de parole pleine de rage d’une jeune fille qui s’est vu imposer cela, son traumatisme, sa quête pour se réapproprier son corps, se venger de ses parents en le façonnant autrement.
    J’ai adoré l’écriture pleine d’ironique, acerbe et violente. Ton approprié à cette jeune femme traumatisée, indignée par ce que peuvent faire subir les parents à des enfants qu’ils veulent posséder, exiber dans leur propre intérêt. C’est rythmé, il y a une sorte d’empressement à se livrer. C’est une héroïne qui se revendique anti-héroïne, s’affirme et veut reprendre le contrôle de sa vie après une enfance passée à être en concurrence avec d’autres enfants.
    J’avais adoré En attendant Bojangles, c’est là un tout autre style, un tout autre registre tout aussi réussi.

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  • Pour ses sept ans, la petite Américaine Elizabeth reçoit un cadeau dont elle ignore encore le poison. En lui offrant une robe de princesse et en l’inscrivant à son premier concours de mini-miss, sa mère vient de faire d’elle une jolie poupée qui lui fera vite oublier la véritable fillette....
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    Pour ses sept ans, la petite Américaine Elizabeth reçoit un cadeau dont elle ignore encore le poison. En lui offrant une robe de princesse et en l’inscrivant à son premier concours de mini-miss, sa mère vient de faire d’elle une jolie poupée qui lui fera vite oublier la véritable fillette. Devenue le jouet d’une mère bientôt obsédée par la course au podium, outrageusement transformée en infantile Lolita, Elizabeth ne tarde pas à réaliser que l’amour maternel ne tient plus qu’à ses performances lors de ses exhibitions. Elle croira trouver le moyen de s’échapper, mais, sa vie durant, ne connaîtra plus que haine et désir de revanche. Ce corps qu’elle déteste désormais, elle va s’en occuper à sa façon…

    L’histoire d’Elizabeth est d’abord celle de ces enfants qui, investis malgré eux de la réalisation par substitution des rêves de leurs parents, sont poussés sans limite vers l’atteinte d’une performance qui dévore leur existence, dans le culte d’une passion que souvent ils ne partagent pas eux-mêmes. Circonstance aggravante, la prouesse attendue d’Elizabeth est directement liée à son apparence, à laquelle elle se voit bientôt réduite, pour le grand préjudice de sa construction psychique. Forcée dans une image artificielle et réductrice d’elle-même, hypersexualisée avant l’âge, l’enfant se retrouve non seulement dépossédée de son existence, mais aussi de son corps et de sa personnalité. Quand elle ne parvient pas sur la plus haute marche de ses podiums, c’est tout son être qui est marqué du sceau de l‘échec et de la déception de ses parents.

    Rédigé du point de vue d’Elizabeth, le texte n’est que rage, haine et rancoeur. Et puisque c’est son corps qui alimente les fantasmes de cette mère qu’elle déteste de toute son âme, c’est à lui que l’adolescente, puis la jeune femme, va n’avoir de cesse de s’en prendre, dans un processus d’auto-destruction qui l’aspire irrésistiblement. Paradoxalement, ou peut-être fatalement, c’est encore à un autre culte de l’apparence qu’elle va finir par s’adonner, sculptant dangereusement ses muscles en vue d’une nouvelle compétition, culturiste cette fois, à grands coups de souffrance physique et de produits anabolisants.

    Immensément crédible – j’ai retrouvé la rage et le trou noir intérieur qu’André Agassi, ce champion qui déteste le tennis, dévoile dans sa biographie « Open » -, le récit envoie ses phrases courtes comme une volée de bois vert, dans un crépitement de haine de soi assorti d’acides sarcasmes. Olivier Bourdeaut réussit un roman d’une terrible férocité, totalement aux antipodes de son si poétique succès « En attendant Bojangles ».

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  • Je ressors mitigée de cette lecture dont j'attendais beaucoup.
    La couverture m'a interpellée et la quatrième de couverture a fait le reste. Il me fallait le lire. Mais ce fut un flop... J'ai aimé le début du récit dans lequel on suit Elizabeth, fillette que sa mère présente à un concours de...
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    Je ressors mitigée de cette lecture dont j'attendais beaucoup.
    La couverture m'a interpellée et la quatrième de couverture a fait le reste. Il me fallait le lire. Mais ce fut un flop... J'ai aimé le début du récit dans lequel on suit Elizabeth, fillette que sa mère présente à un concours de mini miss le jour de ses 7 ans. Quel beau cadeau! S'en suivent les concours, les week-end, les frustrations, l'impression de liberté quant lundi matin arrive, la destruction de la relation mère-fille, la déception face au comportement de son père, complètement absent, les tensions dans le couple. C'est croustillant, c'est cynique, j'adore!Puis, Elizabeth, après en avoir bavé des week-ends entiers pendant plusieurs années, se venge de sa mère, de ce corps auto-bronzé,  hypersexualisé, maquillé... et malmène l'un pour faire souffrir l'autre. J'ai trouvé cette première partie vraiment réussie... Ces espoirs que projettent les parents sur leurs enfants, jusqu'à côtoyer la folie, l'impact que cela a sur l'enfant en construction, sur le couple, et sur la famille, c'est fascinant!Mais je me suis ennuyée avec la suite.Elizabeth, toujours dans son désir de vengeance,  travaille son corps jusqu'à en devenir une sorte de bodybuildeuse, côtoyant le monde de l'art, dans lequel son corps n'est qu'un objet, là aussi...Les thèmes abordés sont pourtant intéressants : le rapport au corps, les relations hommes-femmes, les parents qui misent tout sur leurs enfants, l'existence à travers le regard des autres...C'est long, ça tourne en boucle... J'avais hâte d'en finir.

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  • " Ne trouvez-vous pas cocasse que dans un pays de gagnants, ma malédiction soit d'avoir un jour gagné ? Pas n'importe quel jour, celui de mes sept ans. Ma mère me disait que j'étais très belle et que je n'étais pas trop bête. L'ordre des compliments est important, la forme aussi. J'étais très...
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    " Ne trouvez-vous pas cocasse que dans un pays de gagnants, ma malédiction soit d'avoir un jour gagné ? Pas n'importe quel jour, celui de mes sept ans. Ma mère me disait que j'étais très belle et que je n'étais pas trop bête. L'ordre des compliments est important, la forme aussi. J'étais très belle, une affirmation. Je n'étais pas trop bête, une négation. "
    Florida, c'est d'abord une petite fille, Elizabeth Vernn, fille unique d'une " Reine mère ", autoritaire et cupide, et d'un " Valet", mou et vide. Sa mère décide un jour que l'amour doit se monnayer, et que pour obtenir la grâce du sien, Elizabeth se doit de remporter tous les concours de mini-miss pour lesquels, comme elle le dit si bien " Je t'ai sacrifié ma vie, mes week-ends, j'ai dépensé des fortunes pour toi ". Malheureusement, le destin s'acharne et Elizabeth ne dépasse jamais la deuxième place… et surtout regrette de " ne pas être moche ". Pétage de câble sur scène à l'âge de douze ans et mise à mort des ambitions maternelles.
    Sur les conseils d'un psy, elle est envoyée en internat. le distributeur automatique de confiseries devient son meilleur ami. Dorénavant boulimique, elle grossit proportionnellement à la rancune qu'elle éprouve vis-à-vis de ses parents.
    A dix-huit ans, elle se lance à corps perdu dans le bodybuilding, martyrisant un peu plus son corps et sa féminité à coups de muscles et de produits dopants, puis s'effondre. La Reine mère ne manquera pas de lui rappeler " Tu as tout perdu, pas foutue de gagner, même pas capable de gagner ton concours de gonflette, tu es une perdante ".
    Le parricide sera-t-il enfin sa première victoire ?
    Le ton est glaçant et cru, parfois vulgaire. Elizabeth, narratrice, a la haine et Olivier Bourdeaut ne manque ainsi pas de le rappeler au lecteur, un peu trop. Néanmoins, ce récit - axé sur les dégâts des traumatismes de l'enfance et du désamour - est original et interpellant. Son rythme permet de le qualifier de véritable thriller psychologique !

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  • Dans ce roman, nous sommes en Floride, à Miami, Elizabeth Vernn, la vingtaine, nous raconte, à travers son journal intime, la lente destruction qu'a provoquée en elle, l'exhibition de son corps entre sept et douze ans lors de concours de mini-miss aux quels sa mère l'inscrivait pour gagner, ce...
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    Dans ce roman, nous sommes en Floride, à Miami, Elizabeth Vernn, la vingtaine, nous raconte, à travers son journal intime, la lente destruction qu'a provoquée en elle, l'exhibition de son corps entre sept et douze ans lors de concours de mini-miss aux quels sa mère l'inscrivait pour gagner, ce qui ne fut le cas que la première fois. Elle se rebelle au bout de cinq ans et n'a qu'un but, se venger de ses parents, en détruisant ce corps qu'elle déteste ; elle prend quinze kilos; après un intermède où elle rencontre l'amour et où elle a retrouvé des relations apaisées avec son corps, oubliant presque sa haine à l'égard de ses parents, elle déforme à nouveau son corps par la musculation à outrance. Son corps finit par dire non sous forme d'une rupture d'anévrisme qui la rend dépendante de…. ses parents. le paroxysme de l'ironie.
    Elizabeth ne se définit, dans ses rapports aux autres, qu'en terme de corps que les autres utilisent, sculptent, détruisent, exploitent, exposent. Elle en vient à se haïr, à se dégoûter et à se détruire en détruisant son corps. L'auto-destruction qu'elle s'inflige est un moyen de tenir debout, de se structurer.
    Le choix d'utiliser le vecteur du journal intime permet de faire cracher au personnage tout ce qui la ronge, sans filtre. le sujet était prometteur, les thèmes évoqués intéressants (le rapport au corps, la merchandisation des enfants, l'image de soi dans le regard des autres), l'émotion aurait pu jaillir de l'enfance volée mais l'exagération du propos m'a vite lassée. le trait est parfois caricatural empêchant toute empathie à l'égard de la narratrice ; autant le roman m'a accrochée jusqu'à la rencontre d'Elizabeth avec Alec, le rasta blanc, grâce au ton sarcastique, à l'ironie mordante, autant je me suis ennuyée à partir de là : nombreuses longueurs (les expositions de photo, les séances de bodybuilding, le régime protéiné…), une image des parents uniquement à charge et un style brut qui finit par lasser.
    J'ai eu l'occasion d'écouter Olivier Bourdeaut parler de son roman quelques jours après l'avoir terminé ; il a été invité par la librairie indépendante Dialogues de Brest le 1 juin 2021 ; j'ai donc souhaité attendre cette rencontre avant d'écrire cette chronique pour confronter mon ressenti au message que souhaitait délivrer l'auteur avec ce texte. On comprend mieux cette haine des parents, ce désir inextinguible de vengeance car ce sont des sentiments que l'auteur a lui-même ressentis, à l'adolescence, à l'égard de son père qui lui a imposé un avenir qu'Olivier Bourdeaut n'a pas concrétisé.
    Il est à noter que le sujet de la merchandisation des enfants, de leur instrumentalisation au profit du rêve de parents, inconscients des dégâts que cela peut occasionner, est un sujet peu traité en littérature française. Un autre auteur s'est également emparée du sujet en ce début d'année ; il s'agit de Delphine de Vigan avec « Les enfants sont rois » que j'ai prévu de lire prochainement.
    Heureusement que la France interdit les concours de mini-miss et a légiféré sur l'utilisation des enfants à des fins commerciales.

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