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Florida

Couverture du livre « Florida » de Olivier Bourdeaut aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391469
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne... Voir plus

Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne fait que grandir. Elizabeth comprend vite que maîtriser son corps c'est maîtriser son destin, alors elle le met au service de sa vengeance, le transforme, le déforme.
Elle ne sera plus jamais la Petite Princesse de quiconque. De cette confession d'une jeune femme révoltée, dont on a volé l'enfance, naît un roman bouleversant sur la dictature de la beauté. Intelligente, dotée d'une autodérision et d'une volonté incroyables, Elizabeth fait partie de ces héroïnes borderline que l'on n'oublie pas.

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Avis (8)

  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/03/florida-dolivier-bourdeaut.html

    "Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée."

    Miami. Mini-miss exploitée par sa mère à partir du jour...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/03/florida-dolivier-bourdeaut.html

    "Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée."

    Miami. Mini-miss exploitée par sa mère à partir du jour anniversaire de ses sept ans, lorsque sa mère l'inscrit à un concours de beauté, jusqu'à ce qu'elle se révolte à l'âge de douze ans, Elisabeth Vernn a vécu des années d'enfer, son enfance lui a été volée par ses parents. "Princesse la semaine, mini-miss le week-end.... Princesse, j'étais son projet". Elle surnomme sa mère "la Reine-mère" et son père, trop faible pour s'opposer à sa femme, "Le Valet". Répétitions tous les soirs, maquillage, faux-cils, épilation, manucure, autobronzant, toilettes somptueuses, comportements aguicheurs sur l'estrade... pour finir toujours sur la deuxième marche du podium, Élisabeth n'aura été reine que lors de son premier concours à sept ans.

    A douze ans elle quitte ce monde des concours de beauté par un acte de rébellion fracassant et passe brutalement de l'enfance à l'adolescence. A partir de ce moment elle va user de son pouvoir sur son corps, passer par la boulimie avant d'avoir recours aux anabolisants pour devenir une bodybuildée. Dominer, torturer son corps jusqu'à la démesure pour être maître de son destin. "Il est difficile d'avoir une maîtrise totale de sa vie et j'en sais quelque chose, il est réconfortant de sentir qu'on a un contrôle total sur son corps". Une transformation physique, une véritable métamorphose pour parfaire sa vengeance, devenir la honte, le fardeau de sa mère. "Je me suis déformée volontairement, je suis sortie du moule car je m'y sentais à l'étroit."

    Olivier Bourdeaut parvient admirablement bien à se glisser dans la peau de cette jeune femme qui d'emblée annonce qu'elle peut comprendre ses parents mais qu'elle ne pardonnera jamais. A travers la voix d’Élisabeth, dans ce texte écrit à la première personne, il s'adresse parfois au lecteur dans un style direct et très vivant.
    Ayant appris très jeune à se servir de son physique, Élisabeth va tester son pouvoir sur son corps et se métamorphoser progressivement grâce à la consommation de protéines et à un entrainement intensif. La musculation devient vite une addiction pour elle. Se détruire pour détruire ses parents devient une obsession pour cette jeune femme qui passe "de mini-miss à mini-monstre". Une histoire d'addiction au regard des autres, d'autodestruction et de vengeance sur fond de drogue, de haine de soi et des autres. Un voyage à Miami, ville de la démesure, une critique acerbe de l'exploitation des enfants, du culte du corps et de la société américaine mais une héroïne pour laquelle je ne suis pas parvenue à éprouver d'empathie malgré son histoire terrifiante.
    Un texte au style très différent du premier roman d'Olivier Bourdeaut "En attendant Bojangles" dont la fantaisie faisait tout le charme et qui reste un gros coup de cœur. Même si l'humour est bien présent, le ton y est plus caustique mais le traitement du sujet reste cependant assez excessif. Un auteur qui a le mérite de savoir se renouveler...

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  • Elizabeth Vernn a sept ans lorsque sa mère la fait participer à son premier concours de mini-miss. Durant cinq ans elles écumeront les concours, Elizabeth devenant cette bête de foire étrange, une enfant déguisée en princesse, maquillée, transformée en adulte pour plaire à un jury. Jusqu’à ce...
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    Elizabeth Vernn a sept ans lorsque sa mère la fait participer à son premier concours de mini-miss. Durant cinq ans elles écumeront les concours, Elizabeth devenant cette bête de foire étrange, une enfant déguisée en princesse, maquillée, transformée en adulte pour plaire à un jury. Jusqu’à ce que la petite fille se rebelle et mette un terme à ces exhibitions. Mais ces cinq ans ont laissé des traces sur Elizabeth. Et ce sont ces séquelles qu’Olivier Bourdeaut explore à travers les transformations qu’Elizabeth fait subir à son corps. Une lente dérive qui va des 14 ans au 19 ans d’Elizabeth, d’une prise de poids excessive à sa transformation en bodybuildeuse.

    Quel sujet magnifique ! Un sujet en or pourrait-on dire. Sur les ravages psychologiques de ces exhibitions d’enfants, sur la difficulté de la relation à son corps quand on a pris l’habitude de le montrer pour gagner des concours, sur la relation d’une fille victime des rêves de sa mère.

    Mais qu’est-il advenu d’Olivier Bourdeaut ? De sa tendresse pour ses personnages ? De son humour distillé avec subtilité même à travers les situations les plus graves ? De sa sensibilité et de son élégance ?
    Ici le style est lourd, répétitif, sans nuance. Elizabeth n’est que haine, envers ses parents, ses professeurs, ses camarades de classe, elle-même. Mais tout cela est asséné, martelé sans aucune analyse ni recul. Elizabeth ne connaît qu’un mode d’expression, l’agressivité. Et cela devient usant à la longue. Le propos manque totalement de finesse aussi bien dans les dialogues que dans le récit à la première personne de ce roman dont le sujet était pourtant tellement prometteur.

    Autre difficulté, j’ai eu un mal fou à imaginer que le personnage était une jeune fille. Olivier Bourdeaut n’arrive jamais à se glisser totalement dans la peau d’Elizabath pour laquelle, en plus, je n’ai jamais ressenti la moindre empathie.

    Et rien à attendre du côté des rebondissements que nous annonce le personnage d’Elizabeth à longueur de pages. On ne fait que suivre la chute inexorable d’une jeune fille pour qui le traumatisme initial vient d’avoir été une jolie petite fille mais dont Olivier Bourdeaut n’arrive pas à nous faire comprendre l’intimité profonde.

    Ironie ultime, le dernier chapitre ouvre sur cette interrogation : « OK, vous êtes encore là ? ». Eh bien ce n’est pas faute d’avoir pensé à abandonner. Mais un reste de fidélité à un auteur qui m’a bouleversée avec son premier roman, En attendant Bojangles, et beaucoup amusée avec le second Pactum Salis, m’a conduite à poursuivre cette lecture déprimante. Mais très franchement j’ai été ravie d’arriver à la fin de ce roman et de le refermer.

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  • C'est l'histoire d'une jolie petite fille que sa mère va transformer en mini-miss, en reine de beauté; le début de l'enfer pour cette gamine intelligente.
    Mais elle sera toujours seconde aux concours de beauté d'où un acharnement de la mère à modifier cette enfant qui finira par s'enfuir pour...
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    C'est l'histoire d'une jolie petite fille que sa mère va transformer en mini-miss, en reine de beauté; le début de l'enfer pour cette gamine intelligente.
    Mais elle sera toujours seconde aux concours de beauté d'où un acharnement de la mère à modifier cette enfant qui finira par s'enfuir pour retomber entre autre dans une autre folie, elle fait souffrir son corps avec une rare violence en pratiquant du bodybuilding en vue d'un autre Concours. A cette époque elle a 18 ans.Jusqu'à un drame prévisible qui ramènera cette pauvre Elisabeth en enfance mais avec des envies de meurtres. Elle n'a aucune envie de pardonner à ses parents son enfance volée.
    0 Bourdeaut raconte les vanités superficielles de ce siècle, leur férocité.
    Mais j'ai vraiment eu l'impression qu'il écrivait avec un marteau-piqueur, à la longue, ça fatigue. Ironique, satirique, oui,mais parfois trop c'est trop.
    J'en fais peut-être la victime de son premier roman "En attendant Bojangles", et ne devrais pas faire de comparaisons...

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  • Je suis comme vous tous. Ensorcelée par la folie douce d’En Attendant Bojangles, j’attends patiemment les nouveautés d’Olivier Bourdeaut, espérant retrouver un peu de l’enchantement procuré par son premier roman. Le tout, bien évidemment, en m’efforçant de ne pas comparer, de ne pas en attendre...
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    Je suis comme vous tous. Ensorcelée par la folie douce d’En Attendant Bojangles, j’attends patiemment les nouveautés d’Olivier Bourdeaut, espérant retrouver un peu de l’enchantement procuré par son premier roman. Le tout, bien évidemment, en m’efforçant de ne pas comparer, de ne pas en attendre trop. Quelques heures après la sortie de Florida, je l’avais entre les mains, pleine d’envie d’explorer les coulisses de ces concours de mini-Miss américains. Mais je suis restée dans l’ombre, loin de l’éclat des couronnes posées sur de petites têtes blondes. Les concours ne représentent qu’une petite partie du livre, moins que ce à quoi je m’attendais. Cette partie manque de scènes fortes, de remarques, de dialogues qui auraient pu me marquer et me faire comprendre le ressenti du personnage. La suite ne m’a pas convaincue non plus. Oui explorer l’idée du corps et du contrôle est intéressante, mais on tourne rapidement en rond. Un peu comme la narratrice, prisonnière de sa mécanique destructrice. Une narratrice qui donne à voir le journal d’une ado rebelle, sans grand recul ni analyse. Dommage. Et vous, votre avis ?

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  • le nantais olivier Bourdeaut , auteur de pactum salis et en attendant bojangles , est une fois de plus là où on ne la ttend pas. Avec Florida , il se livre à une passionnante reflexion sur le corps , corps-objet des enfants, corps qui livre une guerre à la nourriture,se transforme en oeuvre d...
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    le nantais olivier Bourdeaut , auteur de pactum salis et en attendant bojangles , est une fois de plus là où on ne la ttend pas. Avec Florida , il se livre à une passionnante reflexion sur le corps , corps-objet des enfants, corps qui livre une guerre à la nourriture,se transforme en oeuvre d art ou tente de se sublimer par le bodybuilding. Seule constante à tous les livres d olivier bourdeaut , sa causticité à haute dose

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  • J'avais comme beaucoup de lecteurs aimé « En attendant Bojangles ». J'avais contrairement à beaucoup de lecteurs également apprécié « Pactum Salis ».
    Je n'ai donc aucun problème avec Olivier Bourdeaut et ce que je vais écrire sur Florida n'est absolument pas motivé par l'envie de me faire les...
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    J'avais comme beaucoup de lecteurs aimé « En attendant Bojangles ». J'avais contrairement à beaucoup de lecteurs également apprécié « Pactum Salis ».
    Je n'ai donc aucun problème avec Olivier Bourdeaut et ce que je vais écrire sur Florida n'est absolument pas motivé par l'envie de me faire les dents sur un auteur à succès.
    Mais pour autant, je ne vais pas tourner autour du pot et vous éviter une chronique à rallonge pour dire simplement que ce nouveau roman est de mon point de vue un authentique ratage.

    Dès les premières pages, j'ai flairé que ça allait être difficile pour moi d'adhérer. Essentiellement à cause de l'écriture. Une écriture au marteau pilon, sans nuance, lourde, saccadée, des répétitions en veux-tu en voilà, des phrases bancales. Un faux style qui se veut sans doute très travaillé pour coller à une certaine oralité mais l'artifice se voit. Ça manque de sobriété et je ne retiens que la pauvreté.

    Après il y a l'histoire qui nous raconte la vengeance d'une ex mini-miss. L'auteur se glisse dans la peau d'une femme en révolte contre son corps, contre sa mère, jusqu'à devenir bodybuildeuse. Disséquer le rapport au corps, analyser un traumatisme, écrire une satire sur le culte de l'esthétisme, il y avait vraiment de quoi me captiver sauf que je n'ai pas cru un seul instant à ce personnage. Cette voix n'est pas celle d'une femme et tout comme pour l'écriture, cette voix manque de finesse. On frise la caricature à toutes les étapes de la vie de la narratrice.

    Jamais tout au long de ces 254 pages je n'ai retrouvé la patte, le piquant, la tendresse et la verve de l'auteur. C'est balourd, inutilement cynique et vulgaire.

    J'ai lu dans la presse que Florida était un roman « ambitieux ». Je vous avoue ma totale incrédulité. Je n'ai pas à priori pas lu la même version du roman que certains journalistes.

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  • Une petite fille exploitée par sa mère abusive. Une jeune adulte qui se cherche et se perd. Après Bojangles, Olivier Bourdeault repousse encore les limites de la folie de certaines mères et des conséquences sur leurs enfants. Une écriture incisive jusqu'à la violence. Un livre coup de poing.

    Une petite fille exploitée par sa mère abusive. Une jeune adulte qui se cherche et se perd. Après Bojangles, Olivier Bourdeault repousse encore les limites de la folie de certaines mères et des conséquences sur leurs enfants. Une écriture incisive jusqu'à la violence. Un livre coup de poing.

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  • Floride, 1996 (du côté du Miami) Le jour de son septième anniversaire, la mère d’Elizabeth Vernn (la narratrice) pense faire à sa fille unique une grande surprise, un somptueux cadeau qui va transformer sa vie durant cinq longues années. Elizabeth allait devenir une « princesse » de beauté (ou...
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    Floride, 1996 (du côté du Miami) Le jour de son septième anniversaire, la mère d’Elizabeth Vernn (la narratrice) pense faire à sa fille unique une grande surprise, un somptueux cadeau qui va transformer sa vie durant cinq longues années. Elizabeth allait devenir une « princesse » de beauté (ou plutôt du royaume de l’enfer …) Son propre père (« le Valet ») ne lèvera pas une seule fois le petit doigt, pour lui venir en aide …

    Ici, les Mini-Miss débutent dès l’âge de trois ans (parfois encore en couche-culotte) et la « reine-mère » veut rattraper le temps perdu … Elle y mettra toute son énergie égoïste, doublée d’une bêtise sans nom et d’une cruauté inconsciente … Qu’Elizabeth s’intéresse à ses études au détriment des concours et sa mère accusera un professeur de pédophilie ! Et quand, finalement, ce rêve avortera, elle se débarrassera du fruit de son échec dans un pensionnat … Bien mal lui en prendra car l’objet de sa déception a été à « bonne école » et prendra plaisir à lui rendre la monnaie de sa pièce, au centuple si possible. Quitte à ce que ce soit auto-destructeur … Elizabeth ne reculera devant rien !…

    C’est beau, c’est féroce, c’est caustique ! Olivier Bourdeaut est un génie démoniaque. Son récit narratif est puissant (l’utilisation de la première personne le rend d’autant plus efficace) C’est cru, c’est drôle et douloureux … On est surpris ou épouvanté … Et c’est surtout superbement intelligent ! Un texte tragi-comique saisissant, une belle écriture, bref : un sans faute et pour ma part un gros coup de coeur !

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