Eux et nous ; pour une alternative au populisme de gauche

Couverture du livre « Eux et nous ; pour une alternative au populisme de gauche » de Jacques Bidet aux éditions Kime
  • Date de parution :
  • Editeur : Kime
  • EAN : 9782841748839
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans les semaines et les mois qui viennent, un énorme débat va s'engager à partir de « la gauche radicale ». Dans l'ensemble de l'échiquier politique, toutes les organisations sont en crise et en restructuration.
L'auteur propose une ligne très claire, pour dépasser la forme-parti sans... Voir plus

Dans les semaines et les mois qui viennent, un énorme débat va s'engager à partir de « la gauche radicale ». Dans l'ensemble de l'échiquier politique, toutes les organisations sont en crise et en restructuration.
L'auteur propose une ligne très claire, pour dépasser la forme-parti sans s'engouffrer dans une formemouvement qui semble étrangère aux traditions et au potentiel d'une gauche populaire. Le modèle que Jacques Bidet avance est celui du Parti-Association, qui vise à constituer un bloc cohérent à partir de la base, structuré de façon démocratique jusqu'au sommet, dans le contexte des nouvelles technologies et des nouveaux rapports au travail.
Dans le débat qui va s'engager ce livre sera un point d'appui. Cette question de l'organisation était généralement méprisée, parce qu'en réalité elle faisait peur, touchant à trop de (petits et grands) pouvoirs en place. Et voilà maintenant qu'elle s'impose brutalement en termes de choix existentiel à toute une cohorte militante de diverses générations.
L'auteur propose donc une nouvelle grammaire.
1. Du côté des rapports de classe, l'auteur s'efforce de donner une lecture simple et intelligible du phénomène d'exploitation. Surtout, inspiré de Foucault et de Bourdieu, il assume un fait que le marxisme n'a pas su regarder en face. Dans la structure de domination, il existe une autre force sociale primaire (qui empêchera que l'on puisse parler d'un « Eux » et « Nous » de façon inconsidérée) : celle qu'il désigne sous le nom de « compétents », plutôt que technostructure, bureaucratie, intellectuels, etc.
C'est évidemment un point décisif, que se cache l'opinion « éclairée », prise elle-même dans ce jeu. Il engage l'analyse en affinité avec une approche théorique inspirée de l'école de Francfort. Enfin, il faut considérer le « peuple », défini comme le monde des « sans privilège », ni de propriété, ni de "compétence" (reçue, donnée), en tant qu'il constitue l'autre classe, traversée par une division entre un Peuple A est un Peuple B - soit une chose assez généralement perçue, mais que il réexamine à la lumière d'une récente sociologie. Ici se croisent les rapports de classe, de genre et de race : Jacques Bidet essaie de montrer comment, et c'est là un thème poursuivi jusqu'au terme de l'ouvrage.
2. L'auteur en vient ensuite au registre politique, celui de l'État et de la nation. Il prend l'État comme rapport de classe. Et dans ce contexte avance tout naturellement la thèse du « duel triangulaire », puisqu'il y a deux forces sociales en haut. C'est à partir de là que l'on peut comprendre toutes les manoeuvres stratégiques des diverses parties, visant à l'hégémonie. Mais cet affrontement a conjointement pour cadre la nation, la « mère-patrie », en tant qu'elle est prise dans le Système-monde.
Et cela ne vaut pas seulement pour l'extrême droite, avec son national-populisme, mais tout autant pour les différents partenaires.
3. Enfin, il en arrive à la question du « tiers-parti », désignant par là le peuple (populaire), dans la politicité qui est la sienne, posant la question de son organisation dans le champ des affrontements politiques. C'est à partir de la considération de la variété des formes de cet engagement, du désordre et de la spontanéité qui lui sont inhérents, que l'auteur en arrive à une critique de la forme « parti », et aussi de la forme « mouvement » qui tend aujourd'hui à occuper la place. C'est principalement celle-ci qui est en ligne de mire, notamment en raison de la faiblesse de sa référence aux rapports de classe (qui se réfracte en quelques propositions simplistes, « Eux et Nous », « oligarchie », etc.), et de sa propension à se fonder sur l'innocence supposée du terrain « national ».

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