Einstein, le sexe et moi

Couverture du livre « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron aux éditions Alma Editeur
  • Date de parution :
  • Editeur : Alma Editeur
  • EAN : 9782362792878
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

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  • Un livre touchant. Olivier Liron revient sur sa participation à la finale de Questions pour un champion en 2012. Le temps d'une émission, il évoque sa différence - autiste Asperger- , son parcours, ses amours, son rapport à la littérature. Un livre émouvant car derrière l'écriture survoltée on...
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    Un livre touchant. Olivier Liron revient sur sa participation à la finale de Questions pour un champion en 2012. Le temps d'une émission, il évoque sa différence - autiste Asperger- , son parcours, ses amours, son rapport à la littérature. Un livre émouvant car derrière l'écriture survoltée on sent qu'il n'est pas encore guéri de son enfance et me reviennent les mots de Jean Ferrat:
    "Chacun de nous a son histoire
    Et dans notre coeur à l'affût
    Le va-et-vient de la mémoire
    Ouvre et déchire ce qu'il fut
    Nul ne guérit de son enfance."

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  • Attention, top départ, mains au-dessus du buzzer, écoutez-bien la question : « Je suis autiste Asperger (ce n’est pas une maladie mais juste une différence) – J’ai vingt-cinq ans et je viens affronter d’autres candidats pour l’émission « Questions pour un champion ». Je suis, je suis ? …
    - A ma...
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    Attention, top départ, mains au-dessus du buzzer, écoutez-bien la question : « Je suis autiste Asperger (ce n’est pas une maladie mais juste une différence) – J’ai vingt-cinq ans et je viens affronter d’autres candidats pour l’émission « Questions pour un champion ». Je suis, je suis ? …
    - A ma droite ? Oh non !
    - Ici ? Olivier Niron ? Oh oui, bravo, c’est bien ça !
    En effet, il s’agit bien d’Olivier Niron en 2012.

    De cette prestation télévisée, il en a tiré un livre : « Einstein, le sexe et moi » - « Romance télévisuelle avec mésanges » » dans lequel il écrit : « Toutes mes émotions sont extraordinairement fortes et on m’a souvent dit que la façon dont je réagissais était exagérée. Je me souviens des dates de naissance des gens. J’ai publié un premier roman chez Alma éditeur en 2016. Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire est la mienne. J’ai participé au jeu télévisé Questions pour un champion et cela a été très important pour moi. (…) Bienvenue dans mon monde. » (page 13)

    Si on participe à ce jeu de la première partie (le neuf points gagnants) jusqu’à la dernière partie, la quatrième (Super Champion), Olivier en profite aussi pour nous parler de son enfance – de la société qui rejette les différences – de sa passion pour la littérature et la poésie (un soutien pour lui). Ceci vaut pour Einstein.
    Quant au sexe, eh bien, Olivier est un être humain qui a ses sentiments et ses pulsions comme tout le monde : « J’ai senti une petite secousse de plaisir dans le bas du dos, une secousse de plaisir qui a explosé en moi en millions d’échardes de lumière.
    J’avais des orgasmes en nuance. »

    Mais l’auteur nous faire aussi rire tout au long du livre malgré son problème : il nous raconte certaines anecdotes lui passant par la tête, décrit un Julien Lepers comme un brocoli – entre chaque partie, petite pause et il trempe une madeleine dans du coca – il nous révèle qu’il peut calculer en deux temps trois mouvements le résultat du produit de 247 856 fois 91 (c’est tout simple) – une anecdote sur le Kon-Tiki (et Thor Heyerdahl) – et bien d’autres …

    Vous l’avez deviné, un bon moment de lecture, passionnant, touchant, drôle, de celui que l’on surnommait « Forrest Gump ». D’ailleurs, il a tellement couru (petit clin d’œil) qu’il est arrivé au sommet.
    Je préfère ne pas en dire plus pour ne pas spolier ce court ouvrage qui est vraiment à découvrir dans cette rentrée littéraire 2018.

    Je termine par ces quelques lignes extraites de la fin du livre dans « Lignes de suite » : « Face à la violence du monde, que peut la littérature ? Je n’ai pas de réponse. Mais l’écrivain doit faire deux choses. Ne pas mentir sur ce qu’il sait. Jamais. Et lutter de toutes ses forces contre l’exclusion. Quoi d’autre, sinon cela ? » (page 194). Et aussi :
    « Voilà, c’est peut-être cela écrire, pour moi, chercher à ouvrir la prison, aimer, aller à la rencontre des autres, tout simplement. »

    Bravo Olivier ! Bravo pour avoir été Super Champion en battant Jean-Michel et Bravo pour ce livre. Comme a dit Julien Lepers : On se régale !
    Mais également : Merci !

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  • Coup de ♥ de l’année


    Olivier Liron est autiste Asperger. Il est très attaché à ses habitudes et éprouve parfois des difficultés à se lier avec les autres. Il est aussi plus intelligent que la moyenne et a une mémoire incroyable. Ce qui l’a mené sur le plateau de Questions pour un...
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    Coup de ♥ de l’année


    Olivier Liron est autiste Asperger. Il est très attaché à ses habitudes et éprouve parfois des difficultés à se lier avec les autres. Il est aussi plus intelligent que la moyenne et a une mémoire incroyable. Ce qui l’a mené sur le plateau de Questions pour un champion, à plusieurs reprises. Olivier Liron ne fait pas les choses à moitié et le voilà aujourd’hui à Questions pour un super champion. Entre deux de tours de jeu, coincé entre ses adversaires, il se raconte. S’indigne. Se confie. Sur les difficultés de son intégration sociale et scolaire, la méchanceté des gamins qui l’ont persécuté, la violence de l’indifférence du personnel éducatif. Tandis que l’ambiance bat son plein et que l’angoisse le dispute à l’excitation, il évoque l’amour (sa déclaration, à la fin du chapitre 16, vaut à elle seule qu’on relise le bouquin trois fois), des femmes, de l’Homme, de l’art. Autrefois mécompris, moqué, brimé, fustigé, il brille par sa candeur, belle comme chez Stendhal, et fait de la différence qu’on lui a reprochée une force éblouissante.

    La grande différence que je vois, chez Olivier Liron, c’est qu’il a compris plus de choses sur la nature humaine que bien des autoproclamés penseurs du monde. Il met plus de poésie dans un paragraphe que beaucoup n’en mettront jamais dans une vie entière. Il passe, avec une habileté déconcertante, du lyrisme le plus pur à un humour décapant (les descriptions des candidats sont hilarantes, comment diable un érudit de sa trempe peut-il faire rire comme ça ?).

    Ode à l’acceptation, de soi, de l’autre, invitation à vivre sans mode d’emploi, Einstein, le sexe et moi doit être lu. Grand bien t’a pris, Olivier, d’écrire ce bouquin. Ils ont ça d’exceptionnel, les gens exceptionnels : tout à leur humilité, ils ignorent souvent qu’ils le sont. Il faut saisir la chance de ces rencontres, lorsqu’une personne exceptionnelle vous dit « Je vais vous parler de moi. » Je me suis émue de ta sincérité, j’ai vibré de ta ferveur, le temps de 200 pages, et j’en reste imprégnée. Alors je me lève, et je te salue. Avec la même envie que tous, après t’avoir lu : te faire un gros câlin.

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  • Cette histoire est celle d’Olivier Liron et plus particulièrement de sa participation au célèbre jeu télévisé Questions pour un champion. Nous le suivons, en 2012, errant dans ses souvenirs le temps de l’enregistrement du jeu. J’avoue que cela n’est pas très emballant au premier abord mais très...
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    Cette histoire est celle d’Olivier Liron et plus particulièrement de sa participation au célèbre jeu télévisé Questions pour un champion. Nous le suivons, en 2012, errant dans ses souvenirs le temps de l’enregistrement du jeu. J’avoue que cela n’est pas très emballant au premier abord mais très vite le ton m’a emportée. Cet homme, autiste Asperger, nous balade entre la culture et la joie de vivre. Il est différent, peut-être, mais sûrement pas malade. Alors il en fait un atout, une force à travers son récit semé de confidences, de rigolades, d’aveu et de souffrances. Aujourd’hui, Olivier Liron est auteur-scénariste mais le chemin pour y parvenir n’a pas été des plus aisés. Comme pour faire un pied de nez à ses détraqueurs écoliers qui se moquaient de lui, le rejetaient, il a suivi des études à l’École normale supérieure. Ne jamais baisser les bras, affronter et donner le meilleur, voilà ce qui le qualifie et justifie sa présence au jeu.

    Olivier Liron parvient à faire un roman drôle et touchant sur la différence dont il est porteur : l’autisme. Ses mots détiennent du bon sens, servis avec humour pour ne jamais entrer dans le pathos. J’ai ri, oui, de cette situation au jeu si bien décrite. J’ai été émue, aussi, de ce tête à tête avec l’auteur. Il se confie sur les évènements marquants de sa vie, ceux qui ont fait de lui un homme remarquable. Un homme qui ose affronter le regard des autres, le jugement, le rejet pour se construire. Sachez qu’il est doté d’un super pouvoir, vous savez lequel ? Celui d’écrire, de poser là, sur du papier des mots si forts et si justes que l’on ne peut qu’être charmé. « Ce qui m'a sauvé, ce qui m'a toujours sauvé, ce qui m'a permis d'avancer, c'est l'écriture et la poésie. »

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/11/26/36897641.html

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  • "C'est marrant, je parle du corps, mais j'ai l'impression que les mots ont encore plus de pouvoir que les coups, que les mots sont les coups qui ne partent jamais, les plus indélébiles, les plus violents pour le corps, justement. Je pense que le mot que j'ai entendu le plus jusqu'à mes quatorze...
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    "C'est marrant, je parle du corps, mais j'ai l'impression que les mots ont encore plus de pouvoir que les coups, que les mots sont les coups qui ne partent jamais, les plus indélébiles, les plus violents pour le corps, justement. Je pense que le mot que j'ai entendu le plus jusqu'à mes quatorze ans est "gogol".

    Oui. Et les mots, leur force, mis au service de la littérature, cela donne Einstein, le sexe et moi, deuxième roman d'Olivier Liron, autiste Asperger qui a le même âge que Novak Djokovic et un an de moins que Rafael Nadal, a du mal à comprendre le sarcasme ou l'ironie, calcule en un rien de temps le produit de 247856 par 91, aime les lasagnes et nous convie, là, comme ça, dans son monde. Pour cela, il utilise un fil rouge, sa participation il y a quelques années au fameux jeu télévisé Questions pour un champion animé par Julien Lepers. Ceux qui connaissent savent que les participants sont des puits de science, surtout animés par le désir d'avoir réponse à tout, loin des attraits pour les gains mirobolants proposés par d'autres jeux moins axés sur le savoir.

    Au début, c'est surtout l'humour que l'on perçoit. L'émission et ses coulisses, l'observation des différents candidats, l'atmosphère de compétition qui anime peu à peu les protagonistes et le regard malicieux porté sur Julien Lepers contribuent à faire naitre des sourires sur les lèvres du lecteur et nous offrent des scènes vraiment cocasses. Un brin de moquerie mais aussi une bonne dose d'autodérision permettent d'installer confortablement le lecteur dans ce qu'il pense être une lecture divertissante. Et puis, peu à peu, l'émotion gagne. Parce que derrière la scène et la bataille des cerveaux, l'auteur se dévoile. Parce que chaque étape du jeu ouvre la voie à l'introspection et emmène le lecteur toujours un peu plus loin dans le monde d'Olivier Liron.

    "Je me suis rempli la tête d'informations pour peupler ma solitude. Pour oublier l'essentiel, pour dompter l'absence et le chagrin. Comme si apprendre des milliers d'informations sans queue ni tête, peupler la mémoire était un réflexe de survie".

    L'homme se livre, les véritables enjeux affleurent, les luttes quotidiennes depuis l'enfance aussi. Pour l'inclusion dans une société qui rejette les différences. Et toute la réussite de ce livre tient au subtil équilibre entre rire et larmes, alors qu'on est souvent si proche du déséquilibre que l'auteur rend palpable. Il dit, bien sûr, le soutien (bien plus que le soutien, le salut) puisé dans la littérature, la poésie. Les mots, donc. Qui cette fois sont une arme pour tenter de lutter contre le rejet. Et prennent la forme d'un très bel objet littéraire.

    Mais je vais laisser le mot de la fin à Olivier Liron, en reprenant simplement un extrait de ses "lignes de suite" qui concluent chaque ouvrage édité par Alma d'un mot de l'auteur : "Face à la violence du monde, que peut la littérature ? Je n'ai pas la réponse. Mais l'écrivain doit faire deux choses. Ne pas mentir sur ce qu'il sait. Jamais. Et lutter de toutes ses forces contre l'exclusion. Quoi d'autre sinon cela ?"

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  • Superbe lecture..
    J'avais déjà lu le 1er livre de cet auteur (Danse d'atomes d'or) que j'avais bien apprécié. Mais celui-ci est tout aussi superbe.
    Olivier Liron nous raconte son passage à l'émission de Julien Lepers "Questions pour 1 champion" avec ses victoires qui sont toutes autant des...
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    Superbe lecture..
    J'avais déjà lu le 1er livre de cet auteur (Danse d'atomes d'or) que j'avais bien apprécié. Mais celui-ci est tout aussi superbe.
    Olivier Liron nous raconte son passage à l'émission de Julien Lepers "Questions pour 1 champion" avec ses victoires qui sont toutes autant des revanches sur les coups durs qu'il a vécu en raison de son coté "anormal".
    Olivier peut paraitre étrange, incompréhensible car dans sa bulle... Qui irait apprendre par coeur tous les AOP, plus de 200 000 réponses à des questions diverses et variées à part lui? Mais c'est une sorte de pansement pour remplir le vide qu'il ressent dans sa tête.
    Par son regard il nous entraine dans sa participation à cette émission où ses concurrents sont aussi assez stéréotypés, tels des combattants sur un ring
    J'ai beaucoup aimé les alternances entre sa jeunesse qui fut dure, avec ses parents assez malheureux, ses amis très peu nombreux,, ses questionnements d'homme, ses digressions autour des réponses aux questions posées par Julien... Olivier possède une culture générale énormissime,
    J'ai eu l'impression plusieurs fois quitter ma place derrière le pupitre de QPC mais à la fin, je me suis rendue compte que je n'avais pas, physiquement, changé de place. Il y a une sorte de cohérence incohérente mais que j'ai énormément apprécié. J'ai vu au travers de son écriture un instinct de survie poussé à l'extreme..
    Ce livre est sensible, léger, drôle et trépidant et j'ai hâte de lire son prochain roman et j'aimerais le rencontrer afin de le serrer dans mes bras et de faire 1 selfie!

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  • Olivier Liron est diplômé de l’école normale supérieure, il est également un jeune homme différent, puisqu’il est autiste Asperger. Pas malade non, différent, avec la singularité que cela implique, émotionnellement et par cette forme d’intelligence et cette capacité à apprendre qui sont souvent...
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    Olivier Liron est diplômé de l’école normale supérieure, il est également un jeune homme différent, puisqu’il est autiste Asperger. Pas malade non, différent, avec la singularité que cela implique, émotionnellement et par cette forme d’intelligence et cette capacité à apprendre qui sont souvent incomprises par ceux qui l’entourent. Dans "Einstein, le sexe et moi" il nous parle d’une expérience étonnante vécue en 2012. A tout juste vingt-cinq ans il participe non seulement à Questions pour un Champion, dans les grandes années Julien Lepers, mais aussi et surtout à Questions pour un Super Champion.
    Dans son roman construit en quatre manches il nous embarque dans les coulisses de l'émission, évoque sa relation avec l’animateur, son analyse des différents candidats, son appréhension très personnelle des questions et des enjeux. Mais surtout il nous entraine dans ses émotions, ses angoisses, ses souvenirs, sa préparation, ses états d’âme et les digressions qu’il a pu faire, au risque de s’y perdre, alors que son but était de gagner… Le lecteur découvre peu à peu la vie difficile d’un enfant différent, incompris, harcelé, stigmatisé ou simplement moqué par des camarades de classe. Une enfance et une adolescence difficiles, premiers émois, différence, le plus souvent vécus dans la solitude et l’incompréhension.
    Il se dégage de ces pages une belle humanité, un humour étonnant, une capacité de l’auteur à parler de ses propres sentiments, ses failles et ses forces, qui est aussi touchante qu’émouvante. C’est à la fois léger et très profond, il y a étonnamment autant une certaine naïveté dans les évocations qu'un véritable profondeur d'analyse des relations humaines. Un roman magnifique ! .
    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2018/10/28/einstein-le-sexe-et-moi-olivier-liron/

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  • Le 15 août 2012 fut une journée importante pour Olivier Liron, c'était l'enregistrement de l'émission "Super question pour un champion" avec le mythique Julien Lepers.

    Ah Julien Lepers, tout un poème ! Celui qui tous les soirs captaient l'attention dans les foyers, celui qui aurait sans...
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    Le 15 août 2012 fut une journée importante pour Olivier Liron, c'était l'enregistrement de l'émission "Super question pour un champion" avec le mythique Julien Lepers.

    Ah Julien Lepers, tout un poème ! Celui qui tous les soirs captaient l'attention dans les foyers, celui qui aurait sans doute aimé embrasser une autre carrière, celle de chanteur dans les années 70... allez savoir ... C'est l'auteur du tout au moins mythique "Pour le plaisir" d'Herbert Léonard.

    Celui qui s'emballe en posant des questions, oui, oui, oui, qui lancent ses fiches en l'air, titille ou soutient les candidats...

    Bon, on se calme... Julien fait certes partie du roman mais c'est aussi de lui, qu'Olivier Liron (dont il s'agit du deuxième roman) nous parle à travers les coulisses et l'enregistrement de cette émission.

    Quel est l'intérêt de ce roman me direz-vous ?

    Il est multiple car on rit, on pleure, on passe par pleins d'émotions surtout le rire et l'humour avec un vrai style littéraire.

    Olivier est autiste asperger, comme il le dit lui même, ce n'est pas une maladie mais une différence. Il en a beaucoup souffert de cette particularité et à travers le récit de cette finale, entre les séquences - le livre est construit en fonction des différentes étapes de l'émission - il nous parle de lui, de ses expériences, de son vécu, de son apprentissage.

    Une petite madeleine dans le coca entre chaque séquence et c'est parti, il nous raconte son enfance solitaire, triste, son mal être, sa colère, ses chagrins, ses peurs, ses émotions, comment il s'est réfugié dans les mots, la connaissance pour "se remplir la tête pour peupler sa solitude".

    Il nous raconte ses premières amours, ses premiers émois, ses craintes, sa maladresse dans le début de sa vie intime. Je ne verrai plus jamais "Les pensées de Pascal" de la même manière.

    Ce qui fait la force de ce roman, c'est sa sincérité, son auto-dérision, l'humour.

    Il parle de sa différence de façon touchante, de la manière dont il l'a surmontée. Il sublime son "handicap", le dépasse et cette particularité devient sa force qu'il trouve dans l'écriture, une écriture salvatrice, une force intérieure, une résilience.

    Oui, lisez ce petit ovni littéraire dont on parle beaucoup, c'est une pause, un petit moment de pur bonheur. Un personnage attachant qui gagne à être connu.

    Ma note : 9.5/10

    Les jolies phrases

    Ensuite je me souviens qu'on s'est mis derrières les buzzers. Tout s'est bousculé dans ma tête, le sang est venu battre à mes tempes comme la mer, et c'était comme entrer dans un rêve sous la lumière aveuglante des projecteurs.

    La vraie vie est plus romanesque que les films.

    Mais la façon dont les autres vous font comprendre votre différence, ça s'inscrit aussi dans le corps. J'ai dans mes tripes la mémoire de la différence qu'on m'a apprise, qu'on a tatouée sur ma chair.

    Ce qui ne tue pas rend plus fort... à condition qu'on en réchappe et qu'on ne meure pas avant de désespoir ou de résignation.

    Le plus drôle, ou le plus énervant, comme on veut, ce n'est pas la difficulté d'être différent, c'est l'absence de toute prise en compte de cette différence à l'école par les adultes.

    C'est marrant, je parle du corps, mais j'ai l'impression que les mots ont encore plus de pouvoir que les coups, que les mots sont les coups qui ne partent jamais, les plus indélébiles, les plus violents pour le corps, justement.

    Il s'est passé des choses dans ma tête. Il se passe souvent trop de choses dans ma tête.

    Je me souviens de tous les détails, ma mémoire est un enfer, l'oubli est un long chemin qui mène au pays du bonheur.

    Le problème avec la vérité, j'ai pensé c'est qu'on ne sait pas comment la révéler.

    J'aurais voulu lui dire que je ne m'accordais pas le droit d'être moi-même, et que j'avais l'impression d'être mon propre tyran en permanence, mon propre monstre. J'ai un monstre en moi.

    Je me suis rempli la tête d'informations pour peupler ma solitude.

    Mes parents étaient des fonctionnaires qui n'avaient pas l'air de très bien fonctionner.

    La joie est un pur délice de l'esprit qu'on ne doit pas manger trop vite, sinon on peut faire une indigestion.

    Quand on ne peut pas parler, on construit des forteresses. Ma forteresse à moi est faite de solitude et de colère. Ma forteresse à moi est faite de poésie et de silence. Ma forteresse à moi est faite d'un long hurlement. Ma forteresse à moi est imprenable. Et j'en suis le prisonnier.


    https://nathavh49.blogspot.com/2018/11/einstein-le-sexe-et-moi-olivier-liron.html

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  • « J’ai dans mes tripes la mémoire de la différence qu’on m’a apprise, qu’on a tatouée dans ma chair. »
    Olivier Liron revient de loin, comme en témoignent, entre autres, ces quelques mots qui soulignent avec quelle violence le monde s’est présenté à lui, lui qui n’est pas « comme tout le monde »...
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    « J’ai dans mes tripes la mémoire de la différence qu’on m’a apprise, qu’on a tatouée dans ma chair. »
    Olivier Liron revient de loin, comme en témoignent, entre autres, ces quelques mots qui soulignent avec quelle violence le monde s’est présenté à lui, lui qui n’est pas « comme tout le monde » justement, lui dont les codes de communication n’entrent pas dans la norme, lui dont les antennes vibrent sur d’autres fréquences, lui qui est autiste Asperger.
    Il aurait pu décider de s’isoler, de se protéger, de rester perché sur sa mezzanine à se nourrir de gaspacho en brique et de madeleines trempées dans du coca, il aurait pu nous priver de sa présence et de ses mots, garder pour lui ses souvenirs, il aurait pu continuer à opposer à la violence du monde son désir farouche de le lacérer avec ses dents.
    Mais dans la jeune vie d’Olivier, il y a eu Madame François et sa bienveillance, il y a eu les poètes et leurs mots « Et cette splendeur des poètes, cette splendeur sensuelle de la langue, c’était la seule chose possible pour continuer. [Il n’a] jamais pensé au suicide car il y a toujours eu la beauté. » Et puis il y a eu Julien Lepers et ses « Questions pour un champion », aventure échevelée qui, sous couvert du marathon de culture générale que l’on ne présente plus, et qu’il nous narre dans un savoureux détail, offrira à l’auteur le motif central dont partiront ses souvenirs fondateurs comme autant d’arabesques secondaires.
    Et, champion, avec son intelligence brillante et vive, avec son humour à fleur de buzzer, avec sa mémoire tantôt douloureuse et blessée, tantôt drôle à pleurer mais toujours ahurissante de précision, Olivier Liron l’est sans aucun doute. Champion du mot juste, champion du courage, champion du décalage

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  • Bon petit moment de lecture, assez distrayant.
    Certes, on pense tout de suite au livre "Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire" (adapté au cinéma sous le titre Slumdog millionnaire), tant il y a des similitudes dans la constitution de l'histoire.
    Mais dès le...
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    Bon petit moment de lecture, assez distrayant.
    Certes, on pense tout de suite au livre "Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire" (adapté au cinéma sous le titre Slumdog millionnaire), tant il y a des similitudes dans la constitution de l'histoire.
    Mais dès le départ, on est touché par le personnage et sa vie ... qu'il partage.

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