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Olivier Liron

Olivier Liron
Né en 1987 à Melun, Olivier Liron étudie la littérature et l'histoire de l'art à Normale Sup' avant de se consacrer à la scène et à l'écriture.

Avis sur cet auteur (66)

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    Couverture du livre « Le livre de neige » de Olivier Liron aux éditions Gallimard

    Joëlle Guinard sur Le livre de neige de Olivier Liron

    COUP DE COEUR

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2022/03/le-livre-de-neige-dolivier-liron.html

    "J'ai voulu écrire ce livre comme un cadeau pour ma mère, Maria Nieves, dite Nieves, qui signifie neige en espagnol. Un livre pour elle, entre vérité et fiction. Un portrait romanesque par...
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    COUP DE COEUR

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2022/03/le-livre-de-neige-dolivier-liron.html

    "J'ai voulu écrire ce livre comme un cadeau pour ma mère, Maria Nieves, dite Nieves, qui signifie neige en espagnol. Un livre pour elle, entre vérité et fiction. Un portrait romanesque par petites touches, comme des flocons."

    Née en 1954, Maria Nieves, Marie des Neiges en espagnol, la mère de l'auteur a grandi sous la dictature franquiste où les femmes sont réduites au rôle d'esclaves domestiques, elle a fréquenté l'école franquiste où lui a été enseigné "Le Guide de la bonne épouse" dont le sous-titre est " 11 règles pour rendre ton mari heureux. Sois l'épouse dont il a toujours rêvé !".

    A neuf ans elle a quitté son pays natal pour rejoindre seule ses parents Paco et Carmen partis chercher du travail en France. Son arrivée à Paris est une transplantation brutale, un arrachement. "L'exil est une blessure, une condamnation, un bannissement, une destitution, une indignité, un rejet. Maria, prénom de paria." Elle est confrontée à la barrière de la langue, à la honte de ne pas parler le français et vit avec ses parents à Saint-Denis dans les bidonvilles de la Petite Espagne où sont logés des immigrés espagnols, italiens et algériens.

    C'est une petite fille singulière atteinte d'une surdité précoce après avoir frôlé la mort avec une sévère coqueluche. Dès le plus jeune âge, elle a manifesté une extraordinaire curiosité pour le monde qui l'entoure et qui a très vite compris que sa liberté passerait par le savoir et les livres. Elle deviendra une jeune fille passionnée par la littérature et les sciences puis une femme aux fortes convictions politiques, féministes et écologiques qui demandera la nationalité française à dix-neuf ans, décidée à faire sa vie en France.

    Passionnée de mathématiques, elle fera de brillantes études et décidera de devenir professeur de collège dans une ZEP. Neige aime le contact avec les élèves et trouve auprès d'eux un métier dans lequel elle s'épanouira.

    " Je deviens adulte : j'apprends la violence du monde.
    Très vite la colère monte en moi.
    Mais j'ai trouvé une meilleure parade. J'écris. J'écris pour me venger.
    J'écris car l'écriture est une arme.
    J'écris dans le petit cahier que ma mère m'a donné comme seul refuge et comme seul héritage.
    J'écris mes poèmes. J'écris mes rêves. J'écris mes coups.
    J'écris que le monde est ensanglanté. J'écris le sang dans mon chant.
    J'ai dix, onze ans et je n'aime pas les prédateurs. Ceux qui abusent de leur pouvoir pour vous détruire. Je ne veux pas être une proie.
    Je m'évade."

    Ce récit très personnel est un magnifique cadeau que fait Olivier Liron à sa mère qu'il a libérée de la honte de ses origines et de son histoire. Il complète parfaitement son précédent roman "Einstein, le sexe et moi" avec lequel j'avais découvert cet auteur. De sa plume fluide et poétique, Olivier Liron nous brosse le portrait d'une femme à la personnalité et au parcours fort intéressants, "architecte de sa propre joie et de son propre destin", avec en arrière-plan une éblouissante Carmen dont j'aime l'humour, l'éternelle bonne humeur et le bon sens.
    J'ai aimé la fraîcheur des souvenirs d'Olivier, enfant qui a toujours appelé sa mère Neige, la façon dont il raconte comment, élevé par une mère qui lui a donné le goût de lire, il en est venu à l'écriture.
    J'ai été particulièrement touchée par la dernière partie du livre quand, alors qu'Olivier n'a que 10 ans, Neige sombre dans une tristesse qui le hante et le contamine. Olivier Liron aborde la dépression de sa mère et le sentiment d'abandon qu'il a alors éprouvé avec une pudeur et une sensibilité qui m'ont émue. Cette dernière partie du texte, empreinte d'une infinie tristesse, m'a énormément remuée.

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    Couverture du livre « Le livre de neige » de Olivier Liron aux éditions Gallimard

    Chantal YVENOU sur Le livre de neige de Olivier Liron

    Le livre de Neige, autrement dit Maria Nieves, est un hommage de l’auteur à sa mère. « Un livre pour elle, entre vérité et fiction ».

    Maria Nieves est née en Espagne et vivra dans son enfance la guerre civile, puis l’exil, vers la France, le séjour dans les bidonvilles de la Plaine saint...
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    Le livre de Neige, autrement dit Maria Nieves, est un hommage de l’auteur à sa mère. « Un livre pour elle, entre vérité et fiction ».

    Maria Nieves est née en Espagne et vivra dans son enfance la guerre civile, puis l’exil, vers la France, le séjour dans les bidonvilles de la Plaine saint Denis, dans l’atmosphère enfumée des usines qui occupaient alors le site.

    L’enfant est curieuse, avide de comprendre, passionnée par les sciences et aura un parcours scolaire d’autant plus remarquable qu’il faut faire doublement ses preuves lorsque les origines sociales sont toisées par les autorités qui décident. Elle aura la chance de rencontrer des enseignants assez lucides pour repérer ses capacités hors norme et encourager l’enfant hors des routes toutes tracées.

    Viendront le temps des amours et du mariage, d’où naitra l’auteur de ce récit attendrissant. Ses propres souvenirs se mêleront à ce qu’il comprend des forces et des faiblesses de sa génitrice.

    Outre l’intérêt historique du texte et de ce qu’il enseigne sur la guerre civile espagnole, Olivier Liron dresse un magnifique portrait d’une femme dont la clairvoyance sur la condition féminine a été très précoce.

    Roman émouvant d’autant que l’on perçoit la sincérité de cet amour filial sans concession.

    229 pages Gallimard 10 février 2022

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    Couverture du livre « Le livre de neige » de Olivier Liron aux éditions Gallimard

    Lex_Libris_ sur Le livre de neige de Olivier Liron

    Neige. Maria. Maria Nieves. Neige comme Nieves en espagnol. C'est l'histoire d'une jeune fille qui grandit sous la dictature franquiste avant d'atterrir à Saint-Denis, en plein dans la misère des bidonvilles. Une jeune femme qui se créer, se forge à coup d'humiliation, de crainte, de passion, de...
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    Neige. Maria. Maria Nieves. Neige comme Nieves en espagnol. C'est l'histoire d'une jeune fille qui grandit sous la dictature franquiste avant d'atterrir à Saint-Denis, en plein dans la misère des bidonvilles. Une jeune femme qui se créer, se forge à coup d'humiliation, de crainte, de passion, de force, de travail, d'amour.

    "Le livre de Neige", c'est aussi l'histoire d'Olivier Liron, l'histoire de sa famille, l'histoire de sa mère qu'il nous livre à travers une grande déclaration d'amour. Ce roman ne peut se résumer en quelques lignes, il se lit, il se vit, il se ressent, il nous apprend, il nous transmet et il nous touche ! Car malgré les épreuves de la vie, Neige a transmis à son fils la force, le courage, la passion des mots et l'amour de la vie.

    Olivier Liron a les mots beaux et doux, ceux qui savent toucher en plein coeur. Car comment ne pas tomber en admiration devant cette femme ? Une femme brillante, intelligente, forte, où a travers les chapitres et les photographies en sortent une admiration, l'admiration d'un fils envers sa mère.

    Tout est pudeur, tout est intimité, Olivier nous livre sa propre histoire, une histoire lumineuse, mélancolique, ou tout est beau ! Bref, un roman coup de coeur, sublimé par les émotions qui en dégagent, par le regard d'amour et de bienveillance sur cette mère au destin incroyable !

    Entre fiction et réel, entre vérité et douceur, Olivier Liron signe un très beau et grand roman. Une très belle réussite, une mère qui doit être fier !

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    Couverture du livre « Le livre de neige » de Olivier Liron aux éditions Gallimard

    Ghislaine Degache sur Le livre de neige de Olivier Liron

    Quel beau cadeau a fait Olivier Liron à sa mère Maria Nieves, dite Nieves, Neige en espagnol, en lui dédiant ce magnifique roman : Le livre de Neige. C’est un tendre et bel hommage qu’il rend à celle qui a « la pudeur des sensitives » et qui lui a transmis l’amour de la vie et le transport par...
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    Quel beau cadeau a fait Olivier Liron à sa mère Maria Nieves, dite Nieves, Neige en espagnol, en lui dédiant ce magnifique roman : Le livre de Neige. C’est un tendre et bel hommage qu’il rend à celle qui a « la pudeur des sensitives » et qui lui a transmis l’amour de la vie et le transport par la littérature.
    Pour esquisser ce portrait romanesque, Olivier Liron remonte d’abord aux origines, à ce Madrid des années 1930, au quartier de legazpi, au sud de la ville, où vit la petite Carmen de la Fe avec sa famille, famille bientôt confrontée, dès 1936 à la guerre d’Espagne. Quand les franquistes entrent dans Madrid, le 28 mars 1939, Carmen n’a que dix ans.
    Quelques années plus tard, elle va rencontrer Paco. Amoureux ils se marient en 1953.
    « À l’hiver 1954, au moment où, en France, l’abbé Pierre lance son insurrection de la bonté, une petite fille naît à Madrid. » On appelle la petite fille Maria Nieves, Marie des Neiges, peut-être parce qu’il faisait très froid à Madrid cette année-là…
    Bébé, elle attrape la coqueluche et s’en sort in extrémis. Elle en gardera une légère surdité et un farouche instinct de survie ne la quittera plus, peut-être dû au fait d’avoir frôlé la mort.
    À l’école franquiste du quartier où les cours sont pris en charge par l’Église, Nieves sent monter en elle un sentiment de révolte. « Est-ce à l’école franquiste que Nieves a commencé à ne plus croire en Dieu ? Est-ce parce que la religion lui donnait trop de crampes qu’elle est devenue, plus tard, une scientifique ? Est-ce cela qui l’a poussée à se tourner vers une autre religion, celle de la nature ? ».
    En tout cas, elle n’a pas envie de ressembler à ces femmes soumises qu’on lui donne en modèle et elle comprend très tôt que la liberté passe par le savoir et par les livres.
    Au début des années 1960 ses parents partent en France chercher du travail et Nieves restera chez sa tante Bernarda avant de les rejoindre en octobre 1963. Dans cette cohabitation en famille qui dure plus longtemps que prévu, Nieves, fille unique, se retrouve avec ses quatre cousins, intégrée à leur bande et vit les plus beaux mois de son enfance.
    Elle quitte le sol natal en automne donc, vivant là un véritable arrachement.
    Arrivée à Paris, elle connaît la misère des bidonvilles de la Plaine Saint-Denis, la plus grande zone industrielle d’Europe.
    Nieves subit des humiliations et la honte, au début, de ne pas parler français.
    Mais elle n’abandonnera jamais, gravissant tous les obstacles « Il ne faut jamais se décourager ».
    Parlant de mieux en mieux le français, dès le CM2, sous l’impulsion de la nouvelle maîtresse, Madame Blin, Nieves se sent pousser des ailes et travaille comme jamais, finissant son année deuxième au classement général et reçoit le prix d’honneur.
    Quelques années après être arrivée en France sans comprendre un seul mot de la langue, au bac de français elle obtiendra un 17/20 !
    Elle demande en 1973, la nationalité française qui marque la fin de cette lente reconstruction.
    Passionnée par les sciences, elle rencontre en classe préparatoire un garçon fort en maths lui aussi, Gabriel qui deviendra le père de l’auteur.
    La deuxième partie du roman montre comment l’enfant s’est construit avec ce passé, en grandissant dans une famille heureuse. Ce sont ces souvenirs d’enfance et ces moments de tendresse qu’évoque Olivier Liron avec une grande sensibilité. Sa mère lui raconte comment l’écologie, c’est faire sa part pour sauver le monde et comment comprendre la nature peut aider à rendre heureux.
    Sa maman n’évoquant jamais son passé, c’est sa grand-mère Carmen qui lui offre quelques histoires sur ses origines.
    Mais Olivier ne comprend pas tout, ni les moqueries dont il fait l’objet à l’école, et encore moins la tristesse soudaine de sa mère. Triste lui aussi, il voudrait dire tant de choses à cette mère qu’il aime, et, n’y parvenant pas, les écrit dans son cahier...
    Le livre de Neige, écrit entre réalité et fiction, m’a particulièrement touchée.
    J’ai été éblouie par l’histoire de cette enfant qui a grandi sous la dictature franquiste, qui a connu l’exil et l’arrachement à sa terre natale, qui a dû affronter en arrivant en France la xénophobie et la misère et qui, grâce à une grande force morale, a rapidement compris qu’elle devait conquérir sa liberté et que cette liberté, c’était le savoir et les livres.
    Ce n’est pas sans émotion que j’ai découvert cette vie et révisé cette période de l’histoire espagnole. J’ai été à la fois bouleversée de découvrir toutes les difficultés et les douleurs que Nieves a dû affronter et admirative sur la manière dont elle a bravé l’adversité.
    Son analyse des religions : « Toutes lui apparaissent comme un système hiérarchisé, avec un règlement », et son désir : « Elle voudrait inventer sa propre religion, celle des livres. » me conviennent parfaitement.
    De même, je ne peux que souscrire à son engagement pour l’écologie et le féminisme.
    La plume délicate d’Olivier Liron, empreinte de douceur, de chaleur et de poésie donne une force éclatante au portrait de cette héroïne si brillante et pourtant si discrète.
    L’intérêt de ce roman est aussi d’avoir inscrit cette histoire humaine dans la grande Histoire, notamment cette période de l’histoire espagnole qu’a été la dictature franquiste mais aussi, cette période de l’histoire de France dont il est peu fait mention dans les livres, à savoir celle de l’immigration. J’ai trouvé particulièrement pertinentes les questions que posent Olivier Liron : « Pourquoi, en France, les jeunes générations n’ont pas davantage accès à l’histoire de l’immigration ? Pourquoi cette histoire commune , belle et nécessaire, n’est pas inscrite dans les programmes scolaires ? Pourquoi des phénomènes aussi massifs occupent-ils si peu de place dans la mémoire collective ? Quelle amnésie nous constitue ? »
    Le livre de Neige est un hommage d’Olivier Liron à sa mère empreint de délicatesse, de sincérité, de poésie, d’humour aussi où l’émotion transpire à chaque ligne et c’est aussi une ode à la vie, à la nature et à la puissance de la littérature.
    À noter que plusieurs petits clichés de Nieves apportent au fil des pages une authenticité rafraîchissante.
    Mais ce livre n’est-il pas aussi le récit de la naissance, de l’avènement d’un grand écrivain, à qui sa mère a su transmettre ses valeurs ?
    Je remercie les éditions Gallimard pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir la plume d’Olivier Liron en m’offrant ce magnifique livre dédicacé !

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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