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Olivier Liron

Olivier Liron
Né en 1987 à Melun, Olivier Liron étudie la littérature et l'histoire de l'art à Normale Sup' avant de se consacrer à la scène et à l'écriture.

Avis sur cet auteur (67)

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    Couverture du livre « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron aux éditions Alma Editeur

    Chantal Lafon sur Einstein, le sexe et moi de Olivier Liron

    Personnellement, j’aurais passé ma vie à essayer de ne pas entrer dans les moules que la société nous impose et Olivier Liron « Le Bienheureux » est un décalé de naissance.
    Ce livre m’attendait, l’invitation était lancée.
    Olivier se présente en une longue liste de j’aime, j’aime pas mais il...
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    Personnellement, j’aurais passé ma vie à essayer de ne pas entrer dans les moules que la société nous impose et Olivier Liron « Le Bienheureux » est un décalé de naissance.
    Ce livre m’attendait, l’invitation était lancée.
    Olivier se présente en une longue liste de j’aime, j’aime pas mais il est facile de deviner que cela ne le définit pas.
    Il a comme nous tous une fiche d’identité : « Baccalauréat à 17 ans, classe préparatoire littéraire à 18 ans, entrée à l’Ecole Normale supérieure à 20 ans. Agrégé à 23 ans. Enseignant à la Sorbonne à 24 ans. Julien Lepers à 25 ans. Dépucelage à 26 ans. Dépression à 27 ans. »
    Il va plus loin en utilisant son expérience de candidat à un jeu télévisé. Dois-je dire tout de suite que Julien Lepers m’a toujours agacée prodigieusement ?
    Le décor est planté : « La vie est une histoire pleine de cruauté, de bruit et de fureur et elle est racontée par Julien Lepers. »
    Ce jeu apparaît, pour moi lectrice, comme une arme dans les mains d’Olivier. Il y engage la même violence que celle qu’il a enduré.
    La violence du monde actuel, qui brille par sa technologie. Technologie qui devrait nous faire gagner du temps et non nous asservir. Un temps qui devrait pouvoir être utilisé à mieux partager, se connaître, apprécier les différences. Mais il n’en est rien et comme le dit si bien Michel Serres « L’espérance de vie qu’ils ont gagnée, ils la perdent à devenir con. »
    En refermant ce livre, j’ai eu le sentiment, la sensation que l’arme dans les mains d’Olivier s’était changée en poésie, comme un aveugle qui aurait retrouvé la vue découvrant la beauté des couleurs de la nature ou le sourd qui entendrait pour la première fois le chant des oiseaux.
    Souhaitons-lui que la lumière et la musique l’habitent longtemps, et que l’écriture, sa compagne, nous offre encore de beaux voyages.
    Et lui dire merci, tout simplement.
    Pour laisser le mot de la fin à Olivier, qui m’a bouleversée par cette tendresse sous-jacente, car s’il raconte l’intime, il va vers l’universel, car chacun peut se retrouver dans les affres du monde contemporain.
    « Dès la naissance on ne le sait pas encore, mais il n'y a plus qu'à attendre la mort en essayant d'être tendre avec soi, le plus tendre possible, aimant avec les autres, le plus aimant possible, et révolté contre tout le reste. Il suffit de le comprendre pour que la vie devienne une fête. »
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 18 décembre 2019.

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    Couverture du livre « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron aux éditions Alma Editeur

    Evlyne Léraut sur Einstein, le sexe et moi de Olivier Liron

    Original, atypique, acidulé, « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron est un ticket d’entrée sur le manège de la vie. Ce récit est mené avec doigté, sans procès d’intention, sans vouloir démontrer. Affirmer subtilement l’exactitude avec doigté, en touches musiciennes douées à l’extrême....
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    Original, atypique, acidulé, « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron est un ticket d’entrée sur le manège de la vie. Ce récit est mené avec doigté, sans procès d’intention, sans vouloir démontrer. Affirmer subtilement l’exactitude avec doigté, en touches musiciennes douées à l’extrême. C’est une grande chance. Plusieurs lectures sont s’inviter dans cette cour des rois. On grandit en maturité. L’intelligence est donnante. Le lecteur saisit les brassées verbales, s’accorde le détournement de la trame pour la faire sienne, en cachette. Ce récit est le kaléidoscope d’une vie, celle d’un enfant bousculé par les affres du mépris. Ce petit être reçoit en saveurs d’enfance, une violence en paroxysme, des coups sur le cœur qui feront de lui un étranger à lui-même. Les maux de l’auteur sont dans cette délivrance qui déchire les parois du ciel à coups de cutter, les sanglots d’une écriture brillante et généreuse. Notre hôte des pages est autiste Asperger, normalien, et son récit est un saut dans la flaque des souffrances, des différences rejetées, des griffures sur un corps en advenir. Olivier Liron, Petit Page se fraie un chemin entre les buissons de la haine. S’éprend des chiffres, la clairvoyance en levier initiatique, il va trouver sa voie dans la noblesse mathématicienne d’une mémoire extraordinaire. Un beau pied de nez face au conventionnel et à l’adversité ! Sa fragilité devient une force. Sa cornélienne posture est non pas une faiblesse mais la somme des contraires assemblés formant la glaise de la sagesse. On rêve d’assister aux cours d’Olivier Liron. Apprendre de ses savoirs, lui qui connaît le nom de chaque mystère. Lui qui écrit en maître d’orfèvre. Ce récit à l’enrobée parabolique d’un jeu, en l’occurrence « Questions pour un champion » est à comprendre dans un deuxième degré des plus exquis. On est en transmutation, en pleine émission et l’on revit des mêmes moments que l’auteur. Quelle prouesse ! Ce récit est un cri arraché aux myriades d’oiseaux. Une fleur sur le goudron de la persévérance en récompense symbolique. Un espoir à offrir pour tous les humiliés. Un hymne à l’intelligence, à la culture et à la modestie. Brillant, émouvant , empreint de beauté, la vraie. Edité par Alma puis en Points Poche ce roman est une nécessaire leçon de vie.

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    Couverture du livre « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron aux éditions Alma Editeur

    Jen sur Einstein, le sexe et moi de Olivier Liron

    Einstein le sexe et moi est un récit autobiographique court et piquant parsemé de culture générale à picorer. L’écriture y est rythmique, certaines pensées sont assénées parfois très abruptement comme dans une partie de ping-pong ou l’auteur s’envoie parfois lui-même ces propres balles....
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    Einstein le sexe et moi est un récit autobiographique court et piquant parsemé de culture générale à picorer. L’écriture y est rythmique, certaines pensées sont assénées parfois très abruptement comme dans une partie de ping-pong ou l’auteur s’envoie parfois lui-même ces propres balles. Certains passages un peu crus m’ont dérangé, absolument pas par excès de pruderie mais la violence des mots lorsqu’il s’agit de relations notamment sexuelles me heurtent parfois.

    Olivier Liron arrive à exposer avec recul son impossibilité d’éprouver socialement ce que le commun des mortels peut potentiellement ressentir, dire ou faire. Ces constatations sont relatées avec humour et franchise, sans filtre ni retenue, à l’image de l’autisme asperger.

    D’apparence léger au début on y retrouve une analyse fine des comportements sociétaux avec certains paragraphes tels la tranchée, véritablement poignant et glaçant.

    Sous fond du célèbre jeu « Question pour un champion » (que je n’ai jamais aimé, la voie de Julien Lepers me rendant dingue), la vie de l’auteur est déroulé de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. On y découvre un compétiteur féroce et un homme sensible et bienveillant.

    Quatre manches pour décrire l’affrontement, face au jeu mais aussi face à la vie avec l’autisme et ces dérèglements relationnels en toile de fond. Cette difficulté à être et vivre avec l’autre quand les codes sociaux ne se fondent pas en nous dès l’enfance. Quatre manches pour narrer l’indispensable réparation.

    Se réparer pour survivre et ne plus avoir envie de déchiqueter le monde avec ces dents.

    Quelques propositions autour de cette lecture :
    Une BD : La différence invisible de Julie Dacher qui est autobiographique et très documenté. Les mécanismes de l’autisme y sont décrits avec une grande précision et l’histoire de l’auteure est touchante.
    Deux films : Elephant de Gus Van Sant que l’auteur évoque et celui We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay qui le complète parfaitement et qui est tout aussi bouleversant.
    Un album jeunesse : La petite casserole d’Anatole d’Isabelle Carrier, véritable pépite pour évoquer la différence avec les plus jeunes.

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    Couverture du livre « Einstein, le sexe et moi » de Olivier Liron aux éditions Alma Editeur

    Marie-Hélène Fasquel sur Einstein, le sexe et moi de Olivier Liron

    Un livre frais, un personnage / auteur fascinant, qui exprime tant de choses que je partage en tant qu’enseignante ! La différence a toujours été pour moi, et le sera toujours, une richesse, une source d’enrichissement pour tous et de talents uniques ! Chez mes élèves, la première chose que je...
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    Un livre frais, un personnage / auteur fascinant, qui exprime tant de choses que je partage en tant qu’enseignante ! La différence a toujours été pour moi, et le sera toujours, une richesse, une source d’enrichissement pour tous et de talents uniques ! Chez mes élèves, la première chose que je cherche, ce sont leurs talents personnels, leurs spécificités, ce qui les fera briller et ce qui les rend créatifs et uniques ! C’est ainsi que l’on avance et que l’on fait profiter toute la société de ces talents ! C’est comme cela aussi que l’on progresse et que l’on s’investit dans des apprentissages parfois ingrats !
    Ce livre très atypique se lit d’une traite ! Merci Olivier !

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