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Ce n'est pas un fleuve

Couverture du livre « Ce n'est pas un fleuve » de Selva Almada aux éditions Metailie
  • Date de parution :
  • Editeur : Metailie
  • EAN : 9791022611718
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

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Avis (3)

  • Sur un petit bateau au milieu du fleuve, trois hommes luttent depuis plusieurs heures pour sortir de l’eau la raie géante qu’ils ont ferrée. Ecrasés par la chaleur, la fatigue et le vin, ils viennent finalement à bout de l’animal à coups de revolver.
    Plus tard, sur l’île où ils campent pendant...
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    Sur un petit bateau au milieu du fleuve, trois hommes luttent depuis plusieurs heures pour sortir de l’eau la raie géante qu’ils ont ferrée. Ecrasés par la chaleur, la fatigue et le vin, ils viennent finalement à bout de l’animal à coups de revolver.
    Plus tard, sur l’île où ils campent pendant ce week-end de pêche, les habitants s’approchent d’eux. Des hommes méfiants, des jeunes filles curieuses. L’atmosphère est tendue, la violence n’est pas loin.
    Puis vient la nuit, affluent les souvenirs – le père d’un des trois hommes est mort noyé des années auparavant –, et les rêves, qui sont peut-être l’écho du futur.
    Difficile d’en dire plus, car ce qui commençait comme une histoire réaliste se transforme peu à peu en récit onirique où les temporalités se mêlent et où les drames du passé ne se sont peut-être pas encore produits.
    Est-ce la nature luxuriante, la chaleur tropicale, les odeurs, l’alcool qui provoquent cette confusion, qui exacerbent la violence des hommes ?
    Dans un style brut, sec, épuré, Selva Almada fait de ce court roman un texte âpre et déroutant sur la vie, la mort et la violence, défiant la rationalité et la chronologie. Mais un texte puissant, envoûtant, poétique, qui réussit le tour de force de faire surgir tout un monde en quelques mots. On dirait de la magie.

    En partenariat avec les Editions Métailié.

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  • Quand la mort étend ses tentacules

    L’argentine Selva Almada nous entraîne dans une nature sauvage où vit un petit groupe d’habitants qui tentent de survivre dans ce milieu hostile, générateur de tensions et de violence.

    C'est l'histoire de trois copains, trois garçons qui ont grandi...
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    Quand la mort étend ses tentacules

    L’argentine Selva Almada nous entraîne dans une nature sauvage où vit un petit groupe d’habitants qui tentent de survivre dans ce milieu hostile, générateur de tensions et de violence.

    C'est l'histoire de trois copains, trois garçons qui ont grandi ensemble et que l'on retrouve au début du roman lors d'une partie de pêche. Après plusieurs heures à traquer une raie géante, ils vont parvenir à leurs fins et sortir l'animal géant de près de 100 kilos du fleuve.
    «Tous les trois sont déjà des hommes. Pas des gamins, comme Tilo en ce moment. Des hommes qui approchent de la trentaine. Célibataires. Ils n’allaient pas se marier. Aucun d'entre eux n'allait se marier. Jusqu'à ce jour, du moins, aucun d’entre eux n'allait se marier. Pour quoi faire. Ils étaient là les uns pour les autres. Et quand ce n'était pas le cas, Enero avait sa mère; Negro avait ses sœurs, qui l'ont élevé; Eusebio pouvait avoir qui il voulait. Alors à quoi bon se maquer avec une fille, puisqu'il pouvait les avoir toutes.»
    Mais à l'image de leur prise, ce gros poisson qui fait leur fierté, ils se heurtent à l'indifférence d'une micro-société qui a appris qu'il n'y a aucune raison de fanfaronner dans ce coin perdu d'Argentine, que seules les tournées de Maté et l'ivresse qui les accompagnent peuvent leur faire oublier leur condition peu enviable.
    À la suite de la disparition d'Eusebio, emporté par le fleuve et dont les plongeurs finiront par retrouver le corps, une suspicion générale s'installe. Du côté des anciens, du côté des femmes et même au sein du groupe désormais décimé.
    La raie va finir par suivre le chemin d'Eusebio et provoquer colère et incompréhension. La mort va étendre ses tentacules. C'est dans cette chaleur moite, ce climat très lourd, tendu, que l'on va finir par comprendre le concours de circonstances qui a conduit au drame.
    Selma Almada a expliqué que lorsqu’elle était enfant, elle voyait son père partir à la pêche avec ses amis et revenir après quelques jours, la plupart du temps sans poissons mais avec la gueule de bois. Des souvenirs d’enfance qui souvent chez elle forment le point de départ de ses romans. Les fidèles de l’autrice argentine se souviendront avec bonheur de Après l’orage, Les Jeunes Mortes ou encore Sous la grande roue. On y retrouve cette plume âpre et sensuelle, ces paysages qui sont des personnages à part entière et ce goût particulier à sonder l’âme humaine dans des situations de crise. C’est alors – comme ici – qu’elle se met à nu. La violence qui sourd derrière les silences et qui se nourrit des légendes – forcément noires – que l’on aime à se raconter pour conjurer la peur.
    https://urlz.fr/jFgN

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  • Coup de coeur pour ce court roman de Selva Amada, auteure argentine.
    Le récit non linéaire nous plonge dans une atmosphère de pleine forêt tropicale, la chaleur est moite, l'on boit beaucoup, du maté,de l'alcool, le fleuve noir est un cercueil . le réel et l'onirique se mêlent,le présent fait...
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    Coup de coeur pour ce court roman de Selva Amada, auteure argentine.
    Le récit non linéaire nous plonge dans une atmosphère de pleine forêt tropicale, la chaleur est moite, l'on boit beaucoup, du maté,de l'alcool, le fleuve noir est un cercueil . le réel et l'onirique se mêlent,le présent fait ressurgir des fragments du passé égrenés tout au long du livre. Il n'y a pas véritablement d'intrigue, le narrateur raconte des évènements et des rêves prémonitoires d'autres évènements .Le récit déroule avec sensibilité des histoires tragiques d'hommes et de femmes ,et parfois seul le déni permet de survivre.
    Trois citadins Enero, Negro et Tilo viennent camper le temps d'un week end au bord du fleuve.Ils pêchent une énorme raie d'une centaine de kilos,trois trous de balle sont visibles.Le poisson commençant à sentir, les citadins le rejettent dans l'eau, un acte répréhensible pour les gens du coin. Le passé s'invite au bord du fleuve. Enero ne cesse de parler du Noyé. "C'est sûrement qu'il reste quelque chose des gens à 'endroit où ils meurent." Eusebio , le père de Tilo, s'est noyé dans le fleuve il y a longtemps .Eusebio, Negro et Enero étaient amis depuis l'enfance.Tous trois étaient ensemble le jour du drame. Tous trois connaissaient Diana Maciel, la mère de Tilo." Lucy et Mariela, adolescentes du coin, filles de Siamora, une mère célibataire qui aime faire du feu, les invitent à venir au bal le soir même...

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