Abigaël

Couverture du livre « Abigaël » de Magda Szabo aux éditions Viviane Hamy
  • Date de parution :
  • Editeur : Viviane Hamy
  • EAN : 9782878589801
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Gina ira en pension. Son père adoré l'a décrété sans donner la moindre explication : « Ne dis au revoir à personne, amie ou connaissance. Tu ne dois pas dire que tu quittes Budapest. Promets-le-moi ! » Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une... Voir plus

Gina ira en pension. Son père adoré l'a décrété sans donner la moindre explication : « Ne dis au revoir à personne, amie ou connaissance. Tu ne dois pas dire que tu quittes Budapest. Promets-le-moi ! » Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte, reconnue pour la qualité de son enseignement.

Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. Seule solution pour survivre, l'évasion... qui se solde par un échec piteux. Désespérée, l'adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l'antique tradition matulienne, Abigaël aiderait tous ceux qui le souhaitent. Et, miracle, l'ange gardien se manifeste ! Une série d'aventures rocambolesques sortent Gina du purgatoire et lui font comprendre la douloureuse décision de son père en même temps que le sens des mots honneur, solidarité et amitié.

Donner votre avis

Les derniers avis

  • Le général, un veuf, et sa fille Gina sont inséparables et pourtant il l’envoie à présent dans une école privée, elle ne peut dire au revoir à personne, ni dire qu’elle quitte Budapest pour la province. L’institution Matula est l’école la plus sévère du monde, un ancien monastère qui ressemble...
    Voir plus

    Le général, un veuf, et sa fille Gina sont inséparables et pourtant il l’envoie à présent dans une école privée, elle ne peut dire au revoir à personne, ni dire qu’elle quitte Budapest pour la province. L’institution Matula est l’école la plus sévère du monde, un ancien monastère qui ressemble plus à une forteresse qu’à une école. On lui prend toutes ses affaires personnelles, elle ne peut communiquer librement avec ses proches. Ici on pratique le sport en jupes-culottes et en bas car l’exhibition des jambes est jugée inconvenante. Gina va être rejetée par toutes les filles de sa classe, elle a l’impression d’être absorbée, de ne plus être elle-même.
    Au fond du jardin, dans l’épaisseur du mur, se trouve une niche contenant une statue d’une jeune femme, Abigaël, on prétend qu’elle fait des miracles, quand on a de gros embêtements elle vous aide, mais il faut garder le secret. Qui se cache derrière Abigaël ?
    Cette histoire d’une jeune fille recluse pendant la seconde guerre mondiale ne m’a pas enthousiasmé. Certes l’écriture particulière de l’auteur est agréable à lire, les personnages sont singuliers Peter Kalmar, le professeur principal dont toutes les filles sont amoureuses, Zsuzsanna la préfète, la sainte saucisse, Konig un prof faible, couard et empoté. La description de l’éducation Calviniste très rigoureuse et uniquement faite d’interdits, l’arrivée du communisme et la résistance qui se met en place présente un intérêt certain, mais cette enquête autour de la mystérieuse Abigaël semble aussi longue que le temps qui passe dans cette institution désuète. Le lecteur a parfois l’impression de lire Les malheurs de Sophie ou les petites filles modèles de la comtesse de Ségur. Un livre qui peut intéresser les jeunes lecteurs à qui ce livre était destiné.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • De certains livres, on sait qu'on ne les oubliera jamais.
    Pour moi, Abigaël fait partie de ceux-là, de mes livres cultes qui ont ce quelque chose de fascinant, de mystérieux, de grave qui les place au-dessus des autres.
    C'est pour le 100e anniversaire de la naissance de Magda Szabó (1917-...
    Voir plus

    De certains livres, on sait qu'on ne les oubliera jamais.
    Pour moi, Abigaël fait partie de ceux-là, de mes livres cultes qui ont ce quelque chose de fascinant, de mystérieux, de grave qui les place au-dessus des autres.
    C'est pour le 100e anniversaire de la naissance de Magda Szabó (1917- 2007) que les Éditions Viviane Hamy publient ce roman d'initiation devenu un classique beaucoup lu en Hongrie, notamment par les jeunes, et pour la première fois traduit en français.
    Peut-être connaissez-vous du même auteur La Porte, prix Fémina étranger en 2003 ? Si ce n'est pas le cas : courez chez votre libraire !
    Dans Abigaël, nous sommes à Budapest pendant la Seconde Guerre Mondiale. Georgina Vita, jeune fille choyée et gâtée, mène une existence heureuse avec son père, un général veuf qu'elle aime d'un amour fusionnel, et Marcelle, sa gouvernante française obligée de regagner rapidement son pays. Gina doit donc entrer en pension. C'est la décision de son père et elle est irrévocable. L'adolescente fait tout pour y échapper, propose de rester avec sa tante Mimó qui s'occupera d'elle. Elle refuse de quitter son lycée Atala Sokoray, toutes ses amies et le jeune lieutenant dont elle est secrètement tombée amoureuse. Non, ce n'est pas possible !
    Mais son père demeure inflexible et Gina ne comprend pas pourquoi cet homme plein d'amour pour sa fille semble soudain vouloir l'éloigner … A-t-il une maîtresse ? Oui, c'est sûrement ça, pense Gina, il veut se remarier.
    « Ne dis au revoir à personne, amie ou connaissance, ni même au personnel. Tu ne dois pas dire que tu quittes Budapest. Promets-le-moi ! » lui souffle son père avant de la quitter. Pourquoi tant de mystères ?
    C'est ainsi que Gina sera conduite à Árkod, au Nord-Est du pays, au bout du monde pour elle et son nouvel établissement scolaire, la sévère institution calviniste Matula, l'effraie terriblement. « Massive, austère, blanche. Les fenêtres sont petites, la porte cochère renforcée de ferrures, et il y a des grilles aux fenêtres. Cet endroit doit être très vieux et ne ressemble pas à une école, mais à autre chose. A une forteresse. » On a envie d'ajouter : à une prison !
    Pourquoi son père l'abandonne-t-il ainsi sans lui donner aucune explication ?
    La jeune fille est prise en charge par sœur Zsuzsanna, la préfète d'internat, qui lui demande tous ses objets personnels avant de lui remettre une triste blouse sans ornements…. C'est le désespoir !
    Il va lui falloir maintenant se faire de nouvelles amies, accepter des jeux qui ne lui sont pas familiers, se plier à une discipline de fer et à une vie austère dont elle n'a pas l'habitude.
    À la limite, Gina serait prête à faire un effort si au moins elle savait pourquoi son père qu'elle aime tant la laisse seule et si loin de lui.
    Et, croyez-moi, la jeune fille est loin d'être au bout de ses peines: elle va devoir se plier à la vie en communauté, s'intégrer au groupe des jeunes filles, accepter des règles très strictes, apprendre à connaître et à respecter chacun de ses professeurs, être capable de dépasser les apparences, cesser d'être une petite fille fière, impatiente et capricieuse… autrement dit, grandir...
    Pas si simple !
    En est-elle capable ?
    Et si fuir s'avérait finalement être LA solution ?
    Heureusement, au fond du jardin, se cache une statue de jeune fille que tout le monde surnomme Abigaël et qui a un don : oui, elle fait des miracles, on peut lui confier ses peines sous forme de messages écrits, elle fera tout pour réconforter, consoler, apaiser celle qui souffre.
    Mais qui se cache derrière cette statue ? Qui est toujours là pour soulager la peine des pensionnaires ? Qui est Abigaël ? Encore un autre mystère…
    Je le dis clairement : ce livre est un pur délice, vous allez partager le quotidien des Matuliennes, découvrir des personnages fascinants, des portraits extraordinaires, il vous faudra tenter de percer des mystères épais comme les murs de Matula !
    Le suspense omniprésent et l'intrigue captivante m'ont tenue éveillée bien tard : j'ai adoré l'atmosphère mystérieuse et inquiétante de ce livre, ce huis clos un peu étouffant élèves/professeurs, l'évocation de la vie quotidienne dans ce pensionnat et la présence angoissante de la guerre qui menace et se rapproche chaque jour de Matula…
    Mes enfants auront eu leur Harry Potter, moi j'ai mon Abigaël… et il est… génial !

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Gina, notre héroïne, est une adolescente dont les repères ont été bousculés. Mais c’est une jeune fille au caractère bien trempé et habituée à être au centre de l’attention. Ses débuts au sein de l’école Matula vont donc être tumultueux. Gina rejette non seulement l’institution mais va également...
    Voir plus

    Gina, notre héroïne, est une adolescente dont les repères ont été bousculés. Mais c’est une jeune fille au caractère bien trempé et habituée à être au centre de l’attention. Ses débuts au sein de l’école Matula vont donc être tumultueux. Gina rejette non seulement l’institution mais va également se mettre à dos l’ensemble de ses camarades. Si elle n’a pas perçu tout de suite les liens indéfectibles qui lient les Matuliennes, elle en fera vite l’expérience. Gina n’a que quinze ans. Elle est en plein dans l’adolescence et on suit son évolution au fil des pages. Tantôt petite fille capricieuse tantôt jeune femme déterminée, elle fera autant preuve d’égoïsme que de générosité, de légèreté que de gravité.

    Pourquoi donc Abigaël me direz-vous ! Dans ce lieu si strict, les Matuliennes ont beaucoup de traditions et coutumes secrètes. Abigaël fait partie de ces secrets. Quand les jeunes filles sont désespérées, elles s’en remettent à une statue au fond du jardin : Abigaël. Les rumeurs circulent sur les miracles qu’elle a réalisés et la protectrice des Matuliennes aura son importance dans les aventures de Gina.

    Magda Szabo écrit dans une langue plutôt soutenue. Il m’a fallu quelques pages pour m’habituer à sa mélodie. Mais je me suis glissée dans cette histoire rapidement et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les déboires de Gina. Il règne dans ce roman une atmosphère étrange liée à cette école. Nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale. La guerre semble à la fois très loin de Matula et présente dans tous les secrets. Cela donne l’impression d’une forteresse bien protégée mais prise d’assaut.

    Je garde une petite frustration sur la fin de ma lecture. Je me suis progressivement beaucoup attachée à Gina et je ne m’attendais pas à ce que le roman se termine à ce moment de sa vie. La fin m’a semblé un peu abrupte et j’aurais vraiment aimé en savoir plus.

    Pour conclure, Abigaël a été une belle découverte. Cette lecture a été immersive. Je me suis vraiment sentie déconnectée de ma réalité à chaque fois que je reprenais ma lecture pour parcourir les couloirs glacés de Matula.

    https://lecturesdemistinguette.wordpress.com/2017/08/23/abigael-magda-szabo/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions