Zeina Abirached

Zeina Abirached
Libanaise, Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981. Elle vit actuellement entre Beyrouth et Paris. Après des études à l'Académie Libanaise des Beaux arts (ALBA), elle a suivi un cursus spécialisé en animation à l' Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle est l'auteur de [Beyrouth] Ca... Voir plus
Libanaise, Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981. Elle vit actuellement entre Beyrouth et Paris. Après des études à l'Académie Libanaise des Beaux arts (ALBA), elle a suivi un cursus spécialisé en animation à l' Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle est l'auteur de [Beyrouth] Catharsis, 1er prix du festival de bande dessinée de Beyrouth en 2002 et du « livre-objet » 38 rue Youssef Semaani.

Avis (8)

  • Couverture du livre « Prendre refuge » de Mathias Enard et Zeina Abirached aux éditions Casterman

    Missbook85 sur Prendre refuge de Mathias Enard - Zeina Abirached

    Il aura suffit d’une rencontre au Salon du Livre de Beyrouth en 2015, pour que les auteurs du roman « Boussole » et de la bande dessinée « Le piano oriental » nous offre le fruit de leur riche collaboration. En effet, sous la plume de Mathias Enard et les illustrations de Zeina Abirached,...
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    Il aura suffit d’une rencontre au Salon du Livre de Beyrouth en 2015, pour que les auteurs du roman « Boussole » et de la bande dessinée « Le piano oriental » nous offre le fruit de leur riche collaboration. En effet, sous la plume de Mathias Enard et les illustrations de Zeina Abirached, sort en 2018 le splendide album » Prendre refuge « aux éditions Casterman. Ce livre tout à fait atypique par sa forme, questionne sur la notion de refuge. A la fois poétique, symbolique mais aussi historique, entre Berlin et l’Afghanistan, hier et aujourd’hui, il révèle l’amour comme la plus belle des aventures.
    A travers » Prendre refuge « , un livre emprunté à son amie Elke, un jeune berlinois se plonge dans l’histoire de la rencontre de deux femmes en 1939, sur un terrain de fouilles archéologiques, en Afghanistan. En parallèle, tel un effet de miroir, Karsten rencontre une jeune syrienne lors d’une kermesse.
    » Dans Berlin, ciel immense, ville détruite, comme la mienne. J’ai voulu prendre refuge en toi. Mais mon pays perdu bat en moi. «
    Deux pays. L’Allemagne et l’Afghanistan. Deux espaces géographiques. Berlin d’une part, ville chargée de la mémoire, de la destruction et du souvenir, et d’autre part Bâmiyân, espace d’immensité complètement ouvert. Deux époques. 1939 et aujourd’hui. Deux histoires d’amour. Celle d’un jeune berlinois passionné d’Orient prénommé Karsten et d’une jeune femme d’origine syrienne Neyla, et celle entre l’écrivain et archéologue suisse Anne-Marie Schwarzenbach et Ria Hackin, une archéologue présente sur le site incroyable de Bâmiyân aux pieds des Bouddhas. Deux histoires d’amour impossible, que l’époque sépare.
    » Karsten, j’ai mal et j’ai peur. J’ai peur de ce nouveau pays et de cette ville où mes yeux ne peuvent attraper les yeux des autres. «
    Des destins croisés et entremêlés au cœur des conflits et bouleversements mondiaux. C’est ainsi que la notion de » prendre refuge » prend tout son sens. Lorsque l’on a perdu un pays, une patrie, une langue ou bien encore un amour, l’être humain prend refuge de diverses manières. Le refuge prend ainsi différentes formes : dans le bouddhisme, dans l’amour de l’autre, en échappant à la guerre, mais aussi dans l’immensité du ciel.
    » Regardons encore une fois ces bouddhas, éternels gardiens du temps, le temps que l’orage passe. On y prendrait bien refuge. «
    La place qu’accorde Mathias Enard à l’astronomie dans cet album, confère aux entités d’intemporalité et d’immensité universelles d’un ciel étoilé, le moyen d’y prendre refuge. Admiré et étudié depuis la nuit des temps, il est encore et toujours objet de contemplation et d’inspiration, partout et par tous.
    Le trait inimitable et talentueux de Zeina Abirached se retrouve dans cet album, telle une encre de charbon, avec des illustrations très géométriques, essentiellement en noir et blanc, avec une nette inspiration orientale, dans une puissante osmose graphique.
    Déjà charmée par son précédent roman « Boussole » qui avait reçu la distinction ô combien méritée du Prix Goncourt en 2015, j’ai retrouvé ici la plume érudite et poétique de l’auteur. Mathias Enard est d’abord un homme de ponts, ceux qui peuvent et doivent relier l’Orient et l’Occident, ceux qui permettent d’accéder à l’autre et à l’étranger d’être accueilli, par le biais de la littérature.
    Les extraits du poète syrien Nizar Qabbani qui s’immiscent au centre de l’album sont une ode à l’Orient, et enchantent le lecteur.
    Le minimalisme et la sobriété de cet ouvrage n’enlèvent rien à l’intensité de la lecture, bien au contraire ! L’essentiel est presque subjectif… Un petit bijou d’humanisme, un livre qui marque !

    » On ne se convertit pas au bouddhisme. On y prend refuge. «

  • Couverture du livre « Prendre refuge » de Mathias Enard et Zeina Abirached aux éditions Casterman

    nathalie vanhauwaert sur Prendre refuge de Mathias Enard - Zeina Abirached

    Ce roman graphique tout en noir et blanc est un vrai petit bijou.


    Deux époques :


    - 1939 : Afghanistan sur le site des Bouddhas de Bâmiyan. Anne-Marie Scharzenbach tombe en amour de Rita, une archéologue. La guerre éclate en Europe.

    - 2016 : Berlin. Karsten, passionné de l'Orient,...
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    Ce roman graphique tout en noir et blanc est un vrai petit bijou.


    Deux époques :


    - 1939 : Afghanistan sur le site des Bouddhas de Bâmiyan. Anne-Marie Scharzenbach tombe en amour de Rita, une archéologue. La guerre éclate en Europe.

    - 2016 : Berlin. Karsten, passionné de l'Orient, rencontre dans une fête scolaire Nayla, une jeune réfugiée syrienne.


    Deux cultures : l'Orient et l'Occident vont se rencontrer.
    Deux langues : l'allemand et le syrien
    Avec une économie de mots, un graphisme en NOIR et BLANC somptueux, ces deux destins vont s'entremêler par le biais du livre que Karsten va lire.

    C'est la difficulté de vivre un amour hier et aujourd'hui.

    C'est l'histoire des opposés qui se rencontrent, de cultures et de langues qui s'apprivoisent.

    Il y a peu de mots, des onomatopées mais le visuel est tellement puissant, des regards qui se croisent, des situations que l'on "entend" presque tellement le dessin est fort.

    De la poésie, des moments magiques, un ensemble de petits riens qui permet de prendre refuge dans l'autre. C'est profond, intime, on entend, on ressent les émotions au plus profond de soi.

    Un roman graphique à lire et à relire, à parcourir au hasard des pages pour sa beauté.

    La fin m'a bouleversée, secouée. Sublime !

    Encore un joli coup de coeur. ♥♥♥♥♥

    https://nathavh49.blogspot.com/2018/11/prendre-refuge-mathias-enard-et-zeina.html

  • Couverture du livre « Prendre refuge » de Mathias Enard et Zeina Abirached aux éditions Casterman

    Dominique JOUANNE sur Prendre refuge de Mathias Enard - Zeina Abirached

    BD talentueuse signée Mathias Enard et Zeina Abirached.

    Le titre : « Prendre refuge ». Non pas ‘chercher’ ou ‘trouver’ mais ‘prendre’. « On ne se convertit pas au bouddhisme mais on y prend refuge. On prend refuge dans le Bouddha, dans la sagesse, dans la compagnie des amis. »

    2...
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    BD talentueuse signée Mathias Enard et Zeina Abirached.

    Le titre : « Prendre refuge ». Non pas ‘chercher’ ou ‘trouver’ mais ‘prendre’. « On ne se convertit pas au bouddhisme mais on y prend refuge. On prend refuge dans le Bouddha, dans la sagesse, dans la compagnie des amis. »

    2 histoires se juxtaposent, l’une en Afghanistan en 1939, sur le site des Bouddhas Bâmiyân et l’autre de nos jours en Allemagne avec des personnages allemands et réfugiés syriens.

    En 1939 l’histoire est inspirée des écrivaines Anne-Marie Schwarzenbach et Ella Maillart et des archéologues Ria et Joseph Hackin qui se rencontrèrent à Bagram en Afghanistan juste avant la déclaration de guerre en Europe. « Nous nous sommes très librement inspirés de cet épisode relaté (entre autre) par Ella Maillart dans ‘La voie cruelle’. »
    « Regardons encore ces Bouddhas, éternels gardiens du temps. »
    Ces statues monumentales dont la construction se situe dans une époque allant des années 300 à 700 ont été détruites à l’explosif par les Talibans en mars 2001.
    Comme quoi, ce que l’on pense être éternel sur terre n’est qu’une illusion. L’éphémère…

    De nos jours, Karsten aime Neyla… Une très belle histoire d’amour mais qui rencontre aussi toutes les difficultés des réfugiés en Europe. On ‘est pas réfugié pour son plaisir…
    « J’ai voulu prendre refuge en toi mais mon pays perdu bat en moi. »

    Des extraits de poèmes du poète syrien Nizar Qabbani très célèbre en Orient, orne ce magnifique livre : « L’amour mon amour est un beau poème brodé sur la lune. » « Tes yeux sont les deux derniers navires en partance… »

    Des dessins talentueux en noir et blanc. Un texte magnifique. Une histoire très rythmée. Un très bel ouvrage à lire et relire, relire, relire… car il est truffé de détails, de symboles, de philosophie et de beaucoup d’amour, d'espoir de paix, de voyages, de saveurs orientales, de joie de vivre, d’énergie, de tapis d’étoiles aux constellations immuables, tout en dénonçant la haine, l’extrémisme, la guerre et les destructions imbéciles.
    Ceci n'est pas un résumé. Il faut découvrir ce livre avec ses profondeurs et ses messages inhérents à chacun au travers de l'écriture de Mathias Enard et les dessins magnifiques de Zeina Abirached.qui leur aura pris deux ans de travail. Plus que 5 étoiles : un énorme coup de cœur!
    PS: Vous serez surpris. Les phrases de M. Enard ne font pas 6 ou 300 pages, mais juste quelques mots...

  • Couverture du livre « Le piano oriental » de Zeina Abirached aux éditions Casterman

    Owlygirl sur Le piano oriental de Zeina Abirached

    Avec cette BD j’ai découvert le trait de Zeina Abirached, c’est-à-dire du noir et blanc, un peu à la façon de Marjane Satrapi et Persepolis. La comparaison s’arrête là. Ici je suis tombée sous le charme de ses dessins tout en rondeur, doux et qui souvent se passent de dialogue. On alterne avec...
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    Avec cette BD j’ai découvert le trait de Zeina Abirached, c’est-à-dire du noir et blanc, un peu à la façon de Marjane Satrapi et Persepolis. La comparaison s’arrête là. Ici je suis tombée sous le charme de ses dessins tout en rondeur, doux et qui souvent se passent de dialogue. On alterne avec des dessins sur toute une page, une double page, des cases « classiques », et même une magnifique double-page-qui-se-déplie. L’histoire est parsemée de petits bruits tels que le petit oiseau, les chaussures d’Abdallah, les notes du piano, les petits « poc » de son tarbouche (son chapeau)…

    Tous ces changements de style et de texte m’ont donné une impression de mouvement, j’étais ballotée par les notes de musique, entre l’histoire romancée d’Abdallah Kamanja, inventeur de ce fameux piano oriental et celle autobiographique de l’auteure, petite-fille du pianiste qui m’a emportée dans une sorte de bulle bienveillante. Abdallah est un homme que l’on voudrait tous avoir pour grand-père, il est bienveillant, simple, bricoleur.

    Beyrouth et le Liban sont souvent associés à la guerre, ici on découvre une autre facette de l’histoire de ce pays via la langue et la musique. Comme un pont entre deux cultures : Abdallah qui voudrait pouvoir jouer à la fois des morceaux occidentaux et orientaux sur son piano et Zeina qui hésite entre deux cultures, deux langues.

    En le refermant je n’avais qu’une envie, écouter ce fameux piano ! (bon et aussi manger libanais^^)

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